
C’est avec le souvenir de Veiller sur elle et les larmes de mon épouse après avoir refermé ce nouveau livre de Jean-Baptiste Andrea, que j’ai ouvert Des diables et des saints.
J’ai tout de suite retrouvé avec bonheur la plume de cet écrivain dans l’histoire de Joseph, le petit orphelin. N’importe qui d’autre aurait pu écrire cette histoire un peu facile, mais rares sont ceux qui auraient su lui donner vie.
Joseph est un pianiste talentueux mais il ne joue que dans les lieux publics, les gares et les aéroports, jamais dans les salles de concerts. Il l’attend.
Enfant, il perd sa petite soeur et ses parents dans un accident d’avion. Il est alors placé dans l’orphelinat des Confins, à la frontière espagnole, où se déroule presque toute l’histoire.
Un orphelinat catholique géré par l’abbé Senac, Grenouille le surveillant tortionnaire, Rachid, le prof de sport et quelques bonnes soeurs.
Le roman tire sur des ficelles connues, l’enfance, l’amour, l’amitié, l’emprisonnement et les méchants adultes. Mais raconté par Jean-Baptiste Andrea, la facilité de l’intrigue devient une belle histoire. Un roman que j’aurais certainement dévoré en quelques heures si mon agenda l’avait permis.