Neal Morse Band – L.I.F.T.

Image

Neal est de retour avec sa bande et je n’ai pu m’empêcher de monter dans l’ascenseur avec eux. Soixante-huit minutes de musique, quatorze morceaux et un long format de plus de onze minutes, le Neal Morse Band fait toujours dans la démesure et j’aime ça.

L.I.F.T. raconte l’histoire d’un homme qui renoue avec le monde qui l’entoure après s’être perdu en chemin. Bref un concept album à la Neal Morse, dieu en moins, encore que…

Avec Neal Morse, c’est toujours la même histoire. Je me dis que je vais arrêter, mais je n’y peux rien, à chaque fois, je replonge.

Il faut dire que les gars savent vraiment y faire. Des musiciens d’exception, un art de la composition consommé et une grandiloquence assumée. Le défaut, c’est que les musiques et les histoires se ressemblent beaucoup d’un album à l’autre.

Par chance, le Neal Morse Band n’en compose pas un tous les ans, ce qui laisse le temps d’oublier et de retrouver le plaisir d’en écouter un nouveau.

L.I.F.T. est un album comprenant de longues parties instrumentales grandiloquentes. On aime ou on déteste, mais c’est la signature de The Neal Morse Band. Du prog symphonique assez pompier avec plusieurs voix (principalement Neal et Eric) qui se croisent et se mélangent  Il n’y a que Randy qui ne pousse pas la chansonnette sur cet album, même Mike y va de sa voix de canard.

Neal Morse puise son inspiration musicale un peu partout, ce qui donne à L.I.F.T. une impression de grande familiarité dès la première écoute. Vous allez y entendre du piano à la Supertramp et des touches de SAGA dans ‘Fully Alive’, du Genesis dans ‘Shattered Barricade’, des cordes et des cuivres dans ‘Fully Alive, Pt 2’ (enfin des synthés) sans parler des figures de styles classiques de Neal.

Que vous dire de plus sur cet ascenseur ? (oui lift en anglais c’est un monte charge ou un ascenseur en anglais). Ben franchement, pas grand chose.

J’ai eu beaucoup de plaisir à l’écouter mais ça reste du Neal Morse alors il ressemble énormément aux autres albums du pape du prog. Les fans apprécieront certainement ce nouvel opus, les détracteurs de Neal le jetteront à la corbeille, c’est un peu comme un Dream Theater, on est fan ou pas.

Il n’y a pas de juste milieu. Moi j’aime. Et ça ne se discute pas.