
Cette chronique sera sans doute le premier et dernier live dont je parlerai cette année. Je n’ai pas pour habitude d’écouter des concerts enregistrés, je vais dans les salles bruyantes transpirer avec le public, c’est nettement plus drôle. Mais voilà, je suis tombé sur une vidéo Arte Concert du live du groupe God Is An Astronaut au Hellfest 2026.

Et entre les deux frères Kinsella, se tenait une belle violoncelliste que je connais bien, Jo Quail, alors j’ai regardé et écouté leur performance et ce que j’ai entendu m’a bien plu.
Il faut dire, le post rock en live, c’est toujours très différent. Parce que de base, je ne suis pas forcément un aficionados de God Is An Astronaut. Vous savez, le post rock et moi, ça n’a jamais été très simple.
N’empêche, après avoir visionné le live, je suis allé sur Bandcamp pour écouter le groupe, et je suis tombé sur leur live au Hellfest. Voilà comment, j’en suis arrivé à parler de God Is An Astronaut une nouvelle fois.
Live @ Hellfest dure seulement quarante-quatre minutes comme leur performance sur scène. Le groupe joue six morceaux tirés de quatre albums, All Is Violent, All Is Bright, Epitaph, Embers et The End of the Beginning, autant dire qu’ils ne font pas vraiment la promotion de leur dernier album Embers où jouait justement Jo Quail.
Ce qu’il y a de bien avec le post-rock, c’est qu’en live, ça s’énerve pas mal et ce Live @ Hellfest ne déroge pas à la règle. Bon, visuellement sur scène, il ne se passe pas grand-chose, mais dans les oreilles, c’est une tout autre affaire, tout particulièrement sur ‘Sceance Room’.
La présence de Jo Quail entre les deux frangins n’est pas du tout anecdotique, elle n’est pas là pour faire jolie plante entre deux guitaristes. Par contre, il faudra pousser un peu le son pour bien l’entendre lorsqu’elle ne joue pas en solo.
De six morceaux joués en live, c’est ‘Embers’ qui a ma préférence. Je n’ai jamais écouté sa version studio (il faudra que je le fasse un jour), mais cette version live possède plein de sonorités qui chatouillent mes oreilles. En plus le titre de presque neuf minutes déborde d’une énergie qui manque souvent au post-rock et que j’aime.
Si vous aimez God Is An Astronaut, j’imagine que vous avez déjà vu ce live, si vous aimez Jo Quail aussi probablement. Et si vous ne connaissez pas le groupe, ce live est une belle entrée en matière à mon avis, d’autant qu’il est téléchargeable à petit prix sur Bandcamp, alors pourquoi s’en priver.