Alcest – Les Chants de l’Aurore

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J’ai eu l’occasion d’écouter Alcest en live à deux ou trois reprises. La dernière fois, c’était aux Dominicains à Guebwiller pour le festival Spirit in Black.

Alcest est un groupe de post black métal français que je connais mal pour la bonne raison que je n’ai jamais franchement accroché à leur univers musical. Mais comme ils passaient aux Dominicains, je me suis plongé dans leur album Les Chants de l’Aurore sorti il y a deux ans. 

Et j’ai adoré… la pochette.

Les Chants de l’Aurore fait manifestement référence à la culture japonaise et au monde onirique. La musique n’a de black metal que l’étiquette. Et même si un peu de growl pointe son nez, c’est un shoegaze atmosphérique qui domine. Seule la batterie absolument fabuleuse de Winterhalter transmet son énergie aux sept morceaux de l’album. 

Des morceaux de trois à presque neuf minutes pour un album de moins de trois quarts d’heure que je trouve pourtant assez long.

Je n’aime pas beaucoup le timbre du chant clair, au choix je préfère le growl. D’ailleurs en écoutant l’album, j’ai bien été en peine de savoir dans quelle langue étaient chantées les paroles et il a fallu que je cherche sur Internet pour réaliser qu’elles étaient en français.

Pour la musique, sortie de la batterie et de quelques claviers décoratifs, les guitares ne font pas vraiment d’étincelles exception faite de ‘Flamme Jumelle’. Résultat, je manque de stimulations tout au long de l’album.

Il y a pourtant des idées que j’aime beaucoup comme les cris aiguës dans ‘Komorebi’, le growl de ‘L’envol’, le court ‘Réminiscence’ au piano et violoncelle soutenu par des choeurs, le texte en japonais au début de ‘L’Enfant de la Lune’ et le délicat titre final ‘L’Adieu’.

Comme vous pouvez le constater, dans l’ensemble je préfère les formats courts de Alcest aux pièces de huit minutes et quelques. 

Après avoir écouté et réécouté cet album sans parler de les avoir vus en concert, je ne suis toujours pas convaincu par l’univers du groupe même s’il possède une indéniable originalité. Ce concert et cet album furent l’occasion de découvrir un peu mieux ce groupe français.

De là à vous le recommander, c’est une autre histoire. Quoi qu’il en soit, vous pouvez vous faire votre propre opinion en l’écoutant sur Bandcamp.