L’hébergement

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Mon prestataire internet, OVH, a eu la délicieuse idée de doubler les tarifs de mon hébergement web. Les montants mensuels passent de 3.59 € à 7.19 € TTC pour une offre Cloud Perso sans parler de la location du nom de domaine neoprog.eu.

L’an passé ils avaient déjà procédé à une hausse des tarifs. Bien sûr ils proposent à chaque fois plus de puissance, plus d’espace, plus de bases de données, mais pour que faire ? Mon blog attire vingt à quarante visiteurs quotidiens et deux cents spammeurs.

Donc je me suis dit, pourquoi ne pas m’auto héberger ? Après tout j’ai un serveur NAS à la maison qui pourrait faire le boulot, à condition de le laisser tourner vingt-quatre heures sur vingt-quatre. 

Oui sauf que, je n’ai pas fait d’administration système depuis des années, sans parler du codage en PHP. Alors c’est compliqué.

J’ai rapatrié ma base de données OVH et le code de mes trois sites via FTP. Déjà ça, ce fut long. Ensuite j’ai installé sur mon NAS Synology un service web Apache et une base de données compatible avec MySql. J’ai installé la dernière version de PHP et j’ai déployé mon code ainsi que la base sur le NAS.

Evidemment, ça n’a pas fonctionné du premier coup. J’ai dû me replonger dans le code PHP et placer des drapeaux echo ‘coucou’; un peu partout pour trouver où le code plantait. J’avais par exemple oublié de monter l’extension MySql sous PHP 8.2, mis les mauvais comptes de connexion et une de mes classes PHP s’appelait Attribute, un mot qui est réservé en PHP 8.

Après il y a eu quelques erreurs détectées par PHP que la version 6 laissait passer sans problème, genre des débordements de tableaux. Mais après quelques heures, l’ancien site Neoprog (l’ancien webzine) tournait à nouveau sur mon NAS. 

Ce que je n’avais pas anticipé, c’est qu’un site internet comme Neoprog, cela prend de la place, beaucoup d’espace disque en fait, et j’ai clairement dimensionné mon NAS à l’économie.

Alors après avoir passé des heures à bidouiller pour que cela fonctionne, j’ai tout désinstallé. Je n’avais plus d’espace disque pour lancer les sauvegardes du Mac. Et entre augmenter la capacité du NAS et payer l’abonnement OVH, le choix a vite été fait.

Ananas

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Certains estiment que disposer des tranches d’ananas sur de la sauce tomate et du fromage est une hérésie, moi j’aime bien. En plus l’ananas est juteux et bourré de vitamines, sont seul défaut c’est d’être un fruit exotique assez pénible à découper.

Bon pourquoi je vous parle d’ananas ? Parce que c’est le petit nom que j’ai donné à un équipement informatique que je viens d’acheter, en l’occurrence un NAS. 

Vous vous souvenez peut-être que j’ai changé d’ordinateur, passant d’un iMac 27 pouces 2 To à un MacBook Pro 14 pouces et 1 To. A l’usage j’ai vite constaté que j’étais à l’étroit devant l’écran et pour le stockage, surtout pour la photographie qui est mon activité principale sur le Mac.

Un ami m’a prêté un écran 28 pouces 4 K pour travailler de manière plus confortable, restait à résoudre le problème du stockage. Parce que avec 500 Go de photos, 500 Go de musique et 1.5 To d’images d’astronomie, j’avais un problème. 2.5 To ne tiennent pas dans 1 To. J’ai d’abord travaillé avec des disques externes, branchant et débranchant les câbles USB C en fonction de mon activité du jour, mais je n’avais plus de sauvegarde de mon travail. Et ça je n’aime pas trop. 

Une des solutions possibles était d’utiliser un système de sauvegarde en réseau qui assure lui-même le backup en temps réel. Un équipement que l’on appelle un NAS. Nos services informatiques en utilisent au travail et j’ai plusieurs amis, photographes et geeks, qui ont adopté cette solution. Vous utilisez un petit ordinateur sous Linux ou Androïd relié au réseau local, qui pilote un ou plusieurs disques de grande capacité et qui est vu, via le réseau comme un disque dur.

Suivant les conseils avisés de mon entourage j’ai opté pour la marque Synology, un partage Samba compatible Apple, Linux et Windows ainsi que deux disques durs mécaniques de 6 To.

L’installation n’est pas compliquée pour quelqu’un qui connaît un peu l’informatique, surtout en suivant les conseils de quelques amis plus expérimentés. Une fois les partages Samba réalisé, j’ai transféré les données sur le NAS, une opération laborieuse qui a pris quelques heures tout de même. 

Une fois terminé, j’ai voulu lancer le logiciel Lightroom qui me sert pour le développement photo. Et là, patatras ! Lightroom n’accepte pas d’accéder à son catalogue via un disque réseau. La guigne !

J’ai rapatrié l’énorme fichier sur le Mac et ré indexé tout le catalogue des photos présent sur le NAS. Apparemment tout s’est bien passé. Enfin j’espère mais j’ai eu très peur, c’était quand même la raison de l’achat du ce NAS. Ensuite j’ai configuré la Time Machine pour sauvegarder le MacBook (la première sauvegarde de la machine a duré une après-midi tout de même). 

Maintenant je vais voir si je monte de nouveaux services comme un Cloud personnel au lieu de m’appuyer sur Google et compagnie. J’ai transféré toute ma musique numérique pour pouvoir la jouer indifféremment de la tablette, de mon téléphone ou du Mac à condition d’avoir un casque sous la main et je mets également en place un album de photos consultable d’après où je le désire. Après il va quand même falloir que je blinde là sécurité de ma box pour éviter les problèmes.

Mais je réalise déjà que je risque d’être rapidement à l’étroit dans 6 To. Et dire que lorsque j’ai débuté en informatique, je ne disposais que des 5 Ko de mémoire vive du Commodore Vic 20. Effrayant !