Photo mattons – le développement – 6

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Je vais vous expliquer la manière dont je procède avec Lightroom. Ce n’est qu’une aide pour débutant, surtout pas une bible, de toute façon je ne suis pas croyant.

Importation des photos

Oui, la première chose à faire, c’est d’importer ses fichiers RAW. Une fois Lightroom lancé et la carte SD glissée dans le lecteur, allez dans le menu Bibliothèque pour importer vos images. Des miniatures de vos images s’affichent presque immédiatement à l’écran et là déjà, vous pouvez faire un premier tri et décocher les images manifestement moisies. Lancez alors l’importation véritable, le temps de boire un café ou deux, vos fichiers RAW seront sur votre ordinateur et vous pourrez travailler.

J’importe toutes mes photographies dans un répertoire de travail portant la date de prise des images. C’est le bac à sable dans lequel je vais travailler.

Tags et sélection

Ensuite je sélectionne toutes les images et je leur ajoute des tags, c’est à dire des petits textes qui me permettront plus tard de les rechercher, de les classer. Par exemple je mets l’année, “2018”, je mets, “concert”, “noir et blanc”, “portrait”, “Strasbourg”, “paysage”, “vacances”, “chat”…

La seconde étape est le tri, je regarde chaque photo minutieusement. Celles qui sont ratées je leur donne le drapeau non retenue, celles qui sortent du lot, le drapeau retenue. Je peux ainsi, ensuite, ne me concentrer que sur les photos retenues à l’aide d’un filtre. Les photographies non retenues passeront à la corbeille, mais plus tard, après une relecture de la pellicule à froid (c’est très important). Celles n’ayant pas été classées repasseront au tri un autre jour où finiront à la poubelle en fonction de mon humeur.

Développement

Allez dans le menu développement de Lightroom. A droite se trouvent les outils de correction de votre photographie, à gauche des pré réglages.

Le cadrage

Occupons-nous de ce charmant raton laveur qui fait une sieste si vous le voulez bien.

La première chose, c’est de recadrer, redresser, la photographie, si elle en a besoin. Pensez à la règle du tiers, aux diagonales, à la symétrie, la perspective, ce que vous voulez montrer.

Ici je recadre pour la démonstration, je ne suis pas forcément convaincu de l’utilité en fait.

La balance des blancs

Si les couleurs ne vous semblent pas conformes à ce que vous avez photographié, visages gris ou roses, ciel vert, murs jaune, c’est que votre appareil s’est fait piéger par l’éclairage.

Pour faire simple, chaque type de lampe possède une certaine température, du bleu au rouge. L’éclairage dominant va donner une teinte à votre sujet.

Si vous voulez corriger cela, vous pouvez jouer sur la température de l’image, plus froid, plus chaud, et même jouer sur la teinte. Ici, il s’agit d’une photo en plein jour, en extérieur donc Lumière naturelle me semble tout à fait appropriée, l’image perd de sa dominante bleue et devient plus chaude.

La lumière

Maintenant regardons cette image. Elle comporte beaucoup d’ombres et une zone de hautes lumières centrale. Équilibrer ces deux paramètres la rendrait peut-être plus harmonieuse. Nous allons jouer sur quatre curseurs pour y parvenir, Hautes lumières, Ombres, Blancs et Noirs, et ceci avant de jouer sur le contraste.

Vous le voyez, le centre lumineux est atténué et le tronc est moins sombre.

Présence

Donnons un peu de peps à l’image maintenant, cela se trouve juste en dessous dans la colonne de droite. Ajoutons de la vibrance (le soleil), de saturation dans les couleurs et un peu de clarté.

Comparons maintenant les deux photographies, l’image issue du fichier RAW et celle traitée avec Lightroom, elles sont manifestement très différentes, même si je ne suis pas persuadé qu’au final j’aurais choisi ces réglages pour un vrai développement.

Avant Lighroom
Après Lightroom

Ceci est un très rapide aperçu de ce que l’on peut faire avec Lightroom, juste pour vous convaincre qu’une photo peu gagner beaucoup à être retouchée avec un logiciel avant de la présenter à vos amis.

Rangement

A la fin de la séance de développement, je déplace les photos retravaillées dans un répertoire qui n’est plus celui de travail, l’arborescence de toutes mes photographies, classées par années, thème etc… Je note également les meilleures, pour constituer plus tard une collection de mes photographies préférées et j’exporte quelques images au format JPEG pour les publier sur Flickr, Facebook ou préparer un album photo papier.

Photo mattons – le développement – 5

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En photographie, l’action de transformer ses photographies avec un logiciel comme Lightroom ou Photoshop s’appelle la retouche, pour ma part je lui préfère le mot développement. 

Pourquoi photographier en RAW plutôt qu’en JPEG ?

Le format RAW transporte toutes les informations relatives à la prise de vue (exposition, ouverture, sensibilité, heure, lieu, balance des blancs…). Il permet également des modifications non destructives de votre image. Car quand vous modifiez un JPEG, un PNG ou un TIFF, chaque changement altère définitivement l’image et le retour arrière n’est plus possible une fois que vous avez quitté le logiciel de retouche.

En RAW, c’est un petit fichier annexe qui contient les transformations et celles-ci sont appliquées à la volée devant vos yeux. Vous pouvez revenir sur une transformation, la supprimer, la modifier, même plusieurs jours après. Vous pouvez même recommencer à zéro votre travail, essayer plusieurs versions de la même images, ceci à condition de conserver bien entendu le précieux fichier.

Un fichier RAW n’est pas une image, même si certains systèmes d’exploitations, comme Windows 10, savent maintenant afficher une vignette de la photographie. Un fichier RAW, c’est l’enregistrement brut, le signal numérisé par le capteur de votre appareil, sans retouche, avec toutes les informations relatives aux réglages de votre boitier et objectif.

Pour transformer un fichier RAW en image présentable, il vous faudra passer par un outil de développement, un peu comme à l’époque de l’argentique, où l’on transformait une pellicule en épreuve finale avec un agrandisseur et des bains chimiques, révélateur, fixateur.

Les outils sont nombreux, certains sont livrés avec votre appareil, d’autres s’achètent dans le commerce ou se téléchargent librement. J’en ai essayé plusieurs : DXO, RAWTherapie, Lightroom, ACDSee, Nikon Capture NX-D.

J’ai commencé avec Nikon Capture, il fait le travail mais reste assez limité et d’une ergonomie hasardeuse. J’ai joué avec RAWTherapie avant de renoncer rapidement car je ne comprenais rien (mais j’étais tout débutant). J’ai utilsé DXO mais mon PC ne tient pas la distance face aux ressources exigées par le monstre. Finalement, j’ai opté, comme beaucoup de monde, pour Lightroom.

Chacun de ces outils possède avantages et inconvénients.  Lightroom est cher, super cher, environ 144 € par an, car oui c’est un abonnement. Mais il est presque complet, sauf si vous désirez faire de la retouche avec des calques, dans ce cas là il vous faudra Photoshop en plus.

Ces outils permettent de transformer un RAW en JPEG. Ils permettent de convertir une images couleurs en noir et blanc mais également de jouer sur une quasi infinité de paramètres de l’image, balance des blancs, cadrage, format, contraste, exposition, lumières, saturation, clarté, netteté, bruit, luminances et que sais-je encore.

Lightroom permet tout cela et plus encore : le classement des photographies et quelques retouches locales très utiles, à condition de ne pas en abuser.