L’album de l’année 2022

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J’ai comme une impression de redite, mais rassurez-vous, je ne vais pas chroniquer une seconde fois le groupe Wilderun. Je vais vous parler photographie. Car tous les ans, depuis maintenant 2015, je m’imprime un album photo, sorte de best-of de mes clichés de l’année.

Je me promène presque tout le temps avec un appareil photo et je publie, en dehors des concerts, trois images par semaine sur Flickr. J’ai d’ailleurs deux comptes Flickr maintenant, un pour les concerts, l’autre pour mes tentatives artistiques. Sur ce dernier compte, je ne conserve que les photographies qui dépassent les vingt like, autant dire que je fais régulièrement du ménage.

Mais les photographies qui rentrent dans mon album photo de l’année n’ont pas forcément été plébiscitées par mes followers, ce sont celles que j’aime. 

Pour la réalisation de l’album je reste fidèle à Photobox, en partie pour le prix raisonnable (il y a toujours des promotions genre 50%) et parce que je connais bien leur interface. Leur défaut principal est un léger virage magenta sur les tirages noir et blanc qu’ils doivent probablement traiter de la même manière que la couleur. Ils proposent des livres A4 à couverture rigide en tirage mat, exactement ce que je recherche pour mes images.

J’effectue le tri avec Lightroom, qui pour ceux qui l’ignorerait, est également une bibliothèque. Toutes mes photographies y sont référencées avec leurs métadonnées, rangées par thématiques avec des tags pour l’année, le matériel, l’optique, le thème, le lieu…

Tous les ans, je construis une collection dynamique des images portant le tag de l’année et ayant le drapeau ‘image retenue’. Ce drapeau est le préalable au développement. Lorsque j’importe ma pellicule après une promenade, je marque les images qui pourraient faire l’objet d’un travail ainsi que celles qui vont passer à la poubelle. Un pré tri bien utile lorsque vous devez choisir parmi plusieurs milliers de photographies.

Une fois la collection dynamique établie, je  la parcours et note les cliqués avec les étoiles de un à cinq. J’enlève certains drapeau et refait plusieurs sélections pour ne garder au final qu’une cinquantaine d’images.

C’est là que je reprends parfois le développement de certaines d’entres-elles, car je ne suis pas toujours satisfait de mon travail, loin de là. Un problème de teinte, un cadrage approximatif, un sujet mal mis en valeur, quelques heures supplémentaires de travail avant d’exporter les images en pleine résolution.

Ensuite j’importe mon travail de l’année dans l’interface de Photobox, je choisis mon livre et je me lance dans la mise en page. Pas de texte, ni de cadre, le plus souvent un fond noir et une photographie par page, mes livres photos sont là pour mettre en valeur les images, pas pour raconter des histoires, enfin pas ceux-là. 

Je m’en sors le plus souvent à une cinquantaine d’euros frais de ports inclus pour un livre A4 mat couverture rigide ceci grâce à une réduction de 50% sur le livre. C’est un cadeau raisonnable une fois l’an qui me permet de constater mes progrès en photo depuis que je suis passé au reflex numérique, de conserver des souvenirs de promenades et de concerts, tout cela sans aller sur l’ordinateur. Car j’ai constaté que les clichés qui saturent le Cloud, déposés en vrac sans développement, ne font qu’encombrer des serveurs. On ne les regarde presque jamais. Alors que je reviens régulièrement et narcissiquement sur mes livres photo mais rassurez-vous, lorsque quelqu’un vient à la maison, je ne lui inflige pas l’épreuve de tourner les pages de mes chefs-d’œuvre.

Je vous encourage vivement, si vous faites un peu de photo, à travailler avec les réglages manuels de votre boitier (M), à enregistrer en RAW (pas de JPEG), à trier vos « œuvres », à utiliser un logiciel pour développer vos images (au moins le recadrage, les couleurs et le contraste) et un imprimer vos plus belles réalisations en papier, tableau ou livre pour pouvoir les contempler ensuite. C’est ça aussi la photographie.

Petite précision, ce billet n’est pas sponsorisé par Nikon, Adobe ni Photobox… Et c’est bien dommage.

Le Guirbaden

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Samedi, je suis allé me promener au château de Guirbaden. En réalité, je cherchais une autre ruine sur la carte lorsque je suis tombé sur ce site. Un château dominant le village de Mollkirch, à une demi-heure en voiture de Strasbourg. J’en ai visité des monuments depuis que je suis en Alsace, mais celui-ci ne figurait manifestement pas dans mes promenades passées.

J’ai trouvé sur Visurando une randonnée qui partait de Grendelbruch pour rejoindre le Guirbaden mais elle dépassait mes capacités physiques actuelles entre un reste de grippe et l’épitotruc du pied droit, même si mon kiné me dit de reprendre la marche, le sadique ! Rien d’insurmontable pour un être humain normalement constitué, deux heures trente-cinq de marche et cent soixante mètres de dénivelé. Mais voilà, deux heures c’est ma limite haute, après le genoux gauche commence à donner des signes de faiblesse et bien avant ça le pied droit clignote au rouge. C’est vraiment moche de vieillir.

Alors je suis parti un peu au hasard, sans itinéraire programmé, direction Mollkirch. Dans les rues étroites du village deux panneaux indiquant Château du Guirbaden m’ont conduit à une impasse et ce n’est que grace à la compétence Contacter résident (Mega) que j’ai trouvé la direction de la ruine. Il faut dire qu’après m’avoir vu passer trois fois devant leur maison au ralenti avec la voiture, les locaux sont devenus nerveux. Il fallait les rassurer.

Après avoir embourbé la voiture en forêt pour me garer, un chemin forestier en pente balisé d’une croix jaune (le club vosgien) grimpait en une trentaine de minutes au sommet de la montagne.

Là se dressait le château, sans doute le plus grand d’Alsace. L’édifice bâti au onzième siècle abriterait un trésor jalousement conservé sous les pierres. Dommage pour moi, je ne l’ai pas trouvé. Le château a été construit sur un ancien site romain et devait servir à défendre l’abbaye d’Altorf, autre lieu de promenade bucolique dominical.

Aujourd’hui une association s’occupe de sa restauration. Certaines parties, comme le donjon, sont fermées pour des raisons de sécurité mais il reste un vaste espace à visiter dont le palais qui constitue une pièce de choix.

Après avoir fait le tour des ruines et quelques photographies, je suis descendu au niveau des deux portes. Et en poursuivant mon chemin, je suis arrivé sur l’Esplanade, une seconde enceinte herbue fortifiée où se dressent la chapelle Saint-Valentin, la tour de la Faim et quelques ironiques tables à picnic. Cette partie du site est encore plus impressionnante que le château lui-même par ses dimensions même si au niveau architectural, elle est nettement plus épurée.

Le soleil de janvier jouait avec les fenêtres, les remparts et les tours, une belle lumière pour réaliser quelques clichés. J’ai regretté, comme à chaque fois que je visite un château, de ne pas avoir un drone pour capturer le monument vu du ciel et selon des perspectives différentes. Mais cela aurait encore alourdi mon barda constitué cette fois du Nikon Z6 II et d’un 24-200 mm passe partout.

Je suis revenu avec une soixantaine de clichés dont quelques un présentaient à mes yeux assez d’intérêt pour y consacrer quelques minutes de développement, fort de ma formation à Lightroom que je n’ai toujours pas achevée.

J’y retournerai certainement, en me garant cette fois au parking au lieu du chemin boueux en pleine forêt. De là le sentier doit-être balisé (ce sera plus simple que suivre le GPS de Visurando de mon iPhone). Une randonnée facile et bien indiquée – si on sait lire les panneaux – qui conduit à un site assez exceptionnel, même pour l’Alsace et qui me rappelle la magie des châteaux cathares.

Le marché de Noël

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Comme raconté précédemment, je m’étais juré de programmer une sortie photo au marché de Noël de Strasbourg. En réalité j’en ai fait plusieurs, de jour comme de nuit.

Le problème de Strasbourg Capitale de Noël, c’est l’affluence. Même dans les transports en commun c’est l’horreur alors autour des chalets illuminés, je vous assure qu’avancer dans la foule dense armée de gobelets de vin chaud et de smartphones, c’est l’enfer.

Pour réaliser des clichés de nuit, si on ne veut pas grimper dans les ISO, il es nécessaire de trimbaler un pied photo. J’ai emporté un mini pied très léger en fibres de carbone qui monte à peine à 1.50 m pour les longues poses et le Nikon Z6 II avec le lourd 24-70 ouvert à 2.8 constant pour la lumière.

Et pour tout vous dire, j’ai fait principalement de la merde. J’ai voulu jouer avec des poses très longues mais dans la foule dense cela ne donne pas grand chose. Les illuminations de Noël changeantes m’ont donné plus de fil à retordre que les éclairages de concerts et j’ai renoncé à de nombreux spots prometteurs à cause de la foule anarchique. En plus il faisait froid et malgré les gants en soie, la doudoune et les chaussures fourrées, j’ai rapidement eu les pieds et les mains engourdis.

Sur quatre-vingt clichés, je vais probablement n’en conserver que quatre ou cinq, autant dire un ratio catastrophique. Je n’ai pas réussi à photographier la porte de Noël, les perspectives illuminées, la magie de Noël et la foule en mouvement.

J’ai quand même quelques images acceptables que je vous livre ici et je vais essayer d’aller au sommet de la cathédrale de nuit pour capturer les lumières de la ville vues du ciel mais avec la sécurité déployée, je ne suis pas certain qu’ils me laissent monter avec mon attirail.

Une promenade à Strasbourg

Le vendredi avant le Black Friday, je suis allé me balader à Strasbourg avant la cohue du vendredi noir et du marché de Noël. Car à partir de fin novembre, la ville ne nous appartient plus.

J’aime déambuler de la place de La Bourse jusqu’à la place des Halles en empruntant des rues et ruelles en fonction de mon humeur. J’emmène toujours un appareil photo au cas où, histoire de donner un but à la promenade autre que le shopping.

Cette fois je partais avec le Nikon Z6 II et le tout petit 40 mm ouvert à f 2, afin de travailler avec une focale fixe en manuel. Cela oblige à réfléchir plus sa photo et à trouver le bon spot.

C’est en sortant de la boutique LEGO, place des Halles que j’ai réalisé les quatre clichés de la journée. Le ciel offrait quelques éclaircies et le soleil baissait à l’horizon, la plus belle lumière qui soit.

La première photo fut pour cette sculpture moderne de la place de Halle, une femme qui escalade un poteau métallique dressé vers le ciel. Une œuvre d’art que j’ai photographié souvent mais jamais sous cette angle.

Le seconde fut prise d’un pont. Un coucher de soleil on ne peut plus classique sur l’Ill mais la perspective me plaisait comme les lumières.

Passé le pont, il y avait le quai longeant l’Ill, au bout duquel pointait le soleil. J’y voyais déjà une image en noir et blanc hyper contrastée dont j’ai l’habitude.

La quatrième et dernière s’est présentée à moi cinquante mètres plus loin. La la ville se reflétait dans une grande façade vitrée aux couleurs du couchant.

Chacune de ses images est passée par Lightroom. La femme dans le ciel n’a pas exigé beaucoup de travail. J’ai par contre passé beaucoup de temps sur la photographie du pont, atténuant le soleil, renforçant les reflets, masquant les lumières parasites. La photo des quais fut vite réglée, c’est une technique que je maîtrise bien maintenant et je suis nettement plus à l’aise en noir et blanc. J’ai pas mal tâtonné avec la façade vitrée, déjà pour redresser l’image et ensuite pour choisir entre noir et blanc et couleur. J’ai finalement opté pour la dernière solution. 

Sur ces quatre photographies prises en quelques minutes dans un rayon de deux-cent mètres, trois on fait un bide et une à dépassé les cent favoris sur Flickr.

Dans une exposition j’aurais tout misé sur la rue en noir en blanc mais c’est le couché de soleil sur le pont qui à eu du succès. Je ne suis pourtant pas vraiment satisfait du développement malgré les leçons que je poursuit sur Lightroom.

Il est vrai que je me suis retiré de nombreux groupes Flickr où je partageais abondamment mes photos pour ne me concentrer que sur une petite poignée en fonction du thème de l’image. Du coup je touche nettement moins de monde.

Ce week-end je vais essayer d’aller au marché de Noël équipé d’un pied photo pour réaliser des images de nuit. L’exercice risque d’être périlleux avec la foule compacte mais l’aventure est tentante.

Z neuf

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Depuis sa sortie, je fantasme sur le boîtier pro hybride haut de gamme de chez Nikon.

Plusieurs raisons à cela, son capteur, son grip intégré, le shutter absent des autre modèles de la gamme, son autofocus accrocheur et mon vieux D810 qui est à bout de souffle.

Le monstre coûte un bras et, il y a peu, je n’aurai pas eu les moyens de me l’offrir sans saigner le budget familial. 

Un tel boîtier dans les mains d’un amateur, c’est clairement de la confiture donnée aux cochons.

Mais soudain, j’ai eu les moyens de mon rêve, alors pourquoi ne pas me la peter devant mes camarades de jeu pendant les concerts après tout ?

J’y vais, j’y vais pas ? Allez ! Qu’est-ce cinq mille neuf cent quatre vingt dix neuf euros pour un smicard ? 

Plusieurs mois de salaire…

Mi novembre, le Nikon Z9 est redevenu disponible chez les revendeurs, je pouvais réaliser mon fantasme.

Pourtant c’est un petit accessoire à moins de cent euros qui a principalement fait basculer mon choix. Le Kase filter dont je vous ai déjà parlé et qui redonne ses lettres de noblesse au Nikon Z6 II.

Ensuite il y a ma fibre écologique qui a fait pencher la balance. Pourquoi acheter quelque chose dont je n’ai pas forcément besoin et qui lors de sa fabrication possède une empreinte carbone non négligeable sans parler des terres rares nécessaires et de son transport en Europe.

Il y a également le fait que je couvre nettement moins de concerts et que le Z6 est un boîtier plus lumineux que le Z9. J’ai même testé Chez Paulette une config avec un seul boîtier et un objectif. Ça peut le faire car je travaille principalement au 70-200 mm ouvert à 2.8.

Donc c’est décidé, je vais rester avec le Z6 II. J’ai déjà étendu ma gamme d’objectifs à monture Z avec le 40-2 et le 24-200. Le premier pour la vidéo, le second pour les promenades. J’utilise nettement moins le D810 lourd et encombrant, surtout avec son grip, et même le Panasonic GX9 que j’emmenais partout commence à être remplacé par le Z6 sans le grip équipé du 40 mm pour voyager léger.

Je louche quand même du côté des drones de temps en temps pour faire des clichés vu d’en haut de paysages et châteaux. Quand je vois certaines photographies vues du ciel ça me fait envie. Mais c’est encore un gadget onéreux qui ne servirait pas souvent, tout ça pour faire moins bien que d’autres photographes. 

Je vais par contre surveiller les futures productions TAMRON pour la monture Z. Pour l’instant il n’y a qu’un 70-300 mm au catalogue mais il est question que cela évolue. J’aurais bien besoin d’un objectif macro et d’un bon doubleur.

Voyager léger

Avec mes soucis de santé, les longues marches solitaires dans les Vosges, chargé d’un lourd sac à dos, ne sont pas recommandées. Mais c’est l’automne et je n’ai pas l’intention de me priver des magnifiques couleurs de la nature. 

Pour palier à ce problème, je choisis des itinéraires faciles et surtout je voyage léger.

J’avais pris l’habitude de trimbaler un Nikon D810 avec son grip et des optiques magnifiques mais très lourdes comme le 70-200 mm ouvert à 2.8. Mais un sac à dos chargé de cinq à sept kilos de matériel qui n’arrange rien à mes problèmes de talon.

Avec le Kase Filter, je redécouvre le boîtier Z6 II, ses performances, ses fonctionnalités et son poids nettement inférieur. J’ai démonté le grip pour gagner quelques grammes et je pars avec une seule optique. Pour l’animalier c’est le 200-500 mm ouvert à 5.6 auquel je rajoute un doubleur. Je passe en format DX, gagnant encore un facteur 1.5 soit une focale réelle de 1500 mm. Avec le pied, ça reste très lourd mais difficile de faire autrement. Avant je faisais la chasse aux canards avec un D810 alourdi par son grip, le 200-500 et le doubleur. L’avantage, c’est qu’en DX, il me restait encore pas mal de pixels.

Maintenant c’est nettement plus ric rac mais j’ai redécouvert la mise en relief du sujet lors de la mise au point manuelle, un algorithme très performant qui m’a autorisé la première photo nette de la planète Jupiter. Car avec le doubleur, adieu l’autofocus et quand on est bigleux comme moi, cela donne des images floues.

Pour les promenades j’emmenais le 24-70 mm et le 70-200 mm mais je viens de m’équiper d’un 24-200 mm ultra polyvalent et encore plus léger afin de n’emporter qu’un seul caillou avec moi. Je passe de 3.5 kg à 1.3 kg dans cette configuration.

Je n’ai pas besoin d’une ouverture constante à 2.8 pour mes promenades dominicales et si une photo exige une optique plus performante, je recommencerai avec tout le barda. Ce ne sera pas la première fois que je reviendrai sur une promenade juste pour refaire une image.

Et pourquoi trimbaler un sac photo, si je ne part en promenade qu’avec un objectif et un boîtier ? Je vais arrêter de jouer à l’astronaute et au kéké avec son gros matos sauf pour les occasions où un équipement exigeant sera requis comme lors des concerts.

Pour la vidéo, je vais également troquer le 24-70 ouvert à 2.8 pour un 40 mm entrée de gamme ouvert à 2. Un tout petit objectif hyper léger qui sera bien plus simple à mettre en place derrière le prompteur.

L’idée c’est d’utiliser le Nikon Z6 comme le Panasonic GX9, c’est à dire de voyager léger mais avec quand même un boîtier qui tient la route et qui ne pèse pas deux tonnes. Un petit investissement optique pour des promenades sans les courbatures.

Reste à trouver un remplaçant au Nikon D810 qui commence à donner des signes de faiblesse. J’ai regardé du côté de chez Sony et Canon pendant un temps mais cela impliquerait de changer mes optiques. Le Nikon D850 est un candidat sérieux mais je regarde également du côté du Z7 II et bien entendu le Z9. Du simple au double question budget.

Formation à Lightroom

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Depuis quelques années je travaille avec Lightroom pour développer mes photographies. Un logiciel en abonnement de chez Adobe qui est une des références en matière de traitement des fichiers RAW.

Mais j’avoue, je ne me suis jamais vraiment formé à l’outil. J’ai bidouillé, tâtonné, acquis quelques automatismes sans vraiment savoir ce que je faisais.

Alors je le suis décidé pour suivre une formation en ligne, pas sur le logiciel lui-même mais sur la manière de l’utiliser pour donner du peps à mes images.

Il y a pléthore de formations de ce genre sur la toile. J’ai choisi celle d’un youtubeur dont je regarde régulièrement les vidéos, Benjamin Tantot et son émission Derrière la Caméra. Pourquoi lui ? Déjà pour encourager son travail et parce que j’aime bien son style.

La formation en cinquante-sept leçons commence par une présentation de tous les outils de Lightroom dans l’ordre logique de leur utilisation en treize vidéos, des réglages de base jusqu’à une explication bienvenue de l’histogramme.

J’ai appris beaucoup de choses sur cette première partie. Il y a des concepts que j’utilisais à l’aveugle et d’autres outils que je n’utilisais tout simplement pas faute de comprendre leurs effets.

Du coup, après ces présentations, je me suis retrouvé perdu avec toutes ces nouvelles possibilités qui s’offraient à mon image. Je n’arrivais plus à développer un cliché. Honnêtement, je ne me suis pas encore remis complètement et mes retouches prennent maintenant beaucoup plus de temps qu’auparavant.

Ensuite Benjamin se lance dans des cas pratiques, avec des fichiers RAW qu’il met à votre disposition pour pouvoir jouer à la maison.

Ces parties vont trop vite pour moi même si chaque vidéo est assez longue. Il touche une jauge, ajuste une autre, revient en arrière, passe à un autre outil, corrige à nouveau, tâtonne, hésite tout en commentant ses choix. Après des traitements de base, que j’aurais probablement appliqué à peu près de la même manière, Benjamin pousse assez loin le traitement avec des retouches locales, ouvrant de multiples possibilités insoupçonnées mais qui vont bien au-delà de ce que je considère comme étant du domaine du développement photo. Après, il faut bien avouer que le résultat final est impressionnant.

Son analyse de la photographie est très intéressante également : d’où vient la lumière, les tonalités chaudes et froides, la dramatique de l’image, les perspectives, les différents plans. Mais sur cette partie-là, j’aurais clairement besoin d’un module supplémentaire pour apprendre à analyser un cliché. Je ne sors pas des beaux-arts et mon approche d’une image est purement instinctive.

J’ai encore beaucoup de cas pratiques à regarder, mais déjà, je change mon approche des photographies avec Lightroom, ce qui était le but initialement recherché. Je ne sais pas si mes photographies seront plus belles pour autant mais je comprends mieux ce que je fais et comment.

Donc si vous êtes un peu léger avec la manipulation de Lightroom, je ne peux que vous encourager à suivre une formation comme celle de Benjamin Tantot

Le filtre

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Ceux qui suivent ces billets régulièrement doivent savoir que je me prends pour un photographe. Il faut bien donner une raison à son existence n’est-ce pas ?

Un photographe très amateur mais qui n’hésite pas à s’offrir du matériel haut de gamme. Après un Nikon D7200, un D7500, un D810 et un Panasonic Lumix GX9 j’ai craqué pour un Nikon Z6 II.

Rassurez-vous, je n’ai pas tout ces boîtiers à la maison. J’ai revendu le D7200 puis le D7500 et leurs optiques au format DX au fur et à mesure des nouvelles acquisitions.

J’ai été un peu déçu par le Z6 II. Car d’accord le boîtier est léger mais les optiques sont toujours aussi lourdes. Mais surtout, cet hybride possède un gros défaut, il prend la poussière. Non pas parce que je ne l’utilise pas, bien au contraire, mais parce qu’à chaque changement d’objectif ou presque, même en faisant très attention, de la poussière se dépose sur le capteur.

Et comme je traite la plupart de mes images en noir et blanc très accentué, ces petites imperfections se voient et nécessitent une retouche. Et je déteste faire de la retouche locale. Je suis adepte du développement Lightroom, pas Photoshop.

Du coup, alors que je nettoie le capteur du D810 une fois par an, celui du Z6 II fait une toilette mensuelle et après chaque concert. Et le plus souvent, je ne change pas l’objectif monté dessus. Je n’ai du coup que deux optiques Z.

Il y a peu, en trainant sur les forums, j’ai lu des sujets sur le problème. Le Z9 a six mille euros à résolu le souci avec un rideau comme ses concurrents Canon et Sony. Oui mais bon, je suis un photographe amateur tout de même. Un Z9 serait de la confiture donnée aux cochons. 

Certains photographes préconisent d’enlever la batterie du Z6 en marche. Une action audacieuse qui a pour effet de refermer le rideau et de protèger le capteur lors du changement d’objectif. Mais Nikon recommande de ne jamais faire cette manip et tout informaticien qui se respecte doit comprendre pourquoi. L’électronique n’aime guère ce genre de traitement.

Une autre personne a laissé un lien sur le forum en conseillant y jeter un coup d’œil. A la suite, de nombreux commentaires criaient au miracle. Alors je suis allé voir, car j’aime bien croire aux miracles.

Le bidule s’appelle le Filtre Kase Clip-in pour Nikon Z6 et Z7. C’est un tout petit filtre qui s’installe dans le boîtier entre le capteur et l’objectif. Une minuscule feuille de verre de 3,3 grammes qui a pour fonction de protéger le capteur des poussières lors d’un changement d’objectif. 

Vous me direz, si les poussières ne se déposent par sur le capteur, elles vont le faire sur le filtre. Exact, mais reconnaissez qui est nettement moins flippant de nettoyer un filtre qu’un capteur.

Le hic, c’est qu’il s’agit de 3,3 grammes au prix de l’or, 79 euros sans les frais de ports et taxes douanières. Au bout du compte le filtre m’a coûté environ 115 euros. Ça fait réfléchir. Mais depuis le temps que je m’interdisais d’utiliser d’autres optiques que le 24-70 sur le Nikon Z6, la dépense valait peut-être le coup.

J’avoue que j’ai flippé pour l’installer. D’abord il fallait évidemment nettoyer le capteur avec un petit bâtonnet imbibé, histoire de partir sur une bonnes bases. Et je n’aime pas faire ça. Ensuite il a fallu déposer le filtre avec son applicateur devant le capteur sans faire de bêtise, la moindre erreur pouvant être fatale. 

Ensuite le filtre prend vite la poussière et du coup une fois en place, j’ai dû le démonter, le nettoyer et le remettre en place. Enfin, le clip donne vraiment l’impression de tenir par la Voix du Saint Esprit, ce qui est assez flippant.

Mais voilà, le Kase Filter est maintenant installé devant le capteur du Nikon Z6 et il semble tenir. Je peux changer d’objectif sans craindre de salir les photo cellules si fragiles et enfin utiliser la bague adaptatrice pour mes optiques en montures F.

Reste à tester les éventuelles aberrations optiques que pourraient engendrer la présence de ce filtre entre les optiques et le capteur. Je vous en parlerai certainement dans un prochain billet, si je trouve quelque chose à dire.

La chasse à la Galinette

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Pendant ma semaine de vacances, je suis retourné à la Volerie des Aigles à Kintzheim. J’y avais déjà été en famille quand mes garçons étaient tout petits.

Le site se trouve dans les ruines du château, au pied du Haut Koenigsbourg. Nous sommes en plein triangle des Bermudes touristique de l’Alsace. Il y a le vignoble, les châteaux, la Serre aux Papillons, la Montagne des Singes, Cigoland et la Volerie des Aigles sur quelques kilomètres carrés.

La Volerie des Aigles est un conservatoire pour oiseaux, aigles, faucons, vautours, un lieu pour sauver certaines espèces en voie de disparition et pour les présenter au grand public.

Et du public il y en avait pour un mercredi de juillet, des familles entières ainsi qu’un paumé solitaire avec son appareil photo. 

Car je n’étais pas venu pour visiter le château que je connais déjà, ni pour regarder des gros oiseaux en cage, mais pour les photographier en vol. En effet plusieurs fois par jour, et pendant une quarantaine de minutes, les soigneurs font évoluer quelques oiseaux en toute liberté au-dessus des spectateurs médusés.

L’exercice s’apparente à la chasse. Faut bien viser et tirer juste. Les oiseaux passent à toute vitesse au raz du sol ou juste au-dessus de nos têtes. Il faut les suivre et shooter au bon moment. L’avantage, c’est qui si on tire à côté, personne n’est blessé et que si on vise dans le mille, l’oiseau continue son vol. De la chasse écologique quoi.

J’y suis allé avec le D810 et le 70-200 stabilisé sport. Un combo de concert parfaitement adapté à l’exercice. C’était un après-midi ensoleillé avec quelques cumulus et une trentaine de degrés à l’ombre. Chapeau obligatoire. 

Dans le ciel, l’autofocus en mode auto C, ça passe mais au raz du sol le mode pin était nécessaire. Avec une ouverture à 5.6 ou 2.8, en rafale haute, je pouvais shooter sans peine au 1/1000 ce qui était parfois insuffisant. Car c’est comme photographier une voiture de course. Les oiseaux peuvent atteindre des vitesses proche de 200 km/h en passant à quelques mètres de l’objectif. Ça va très très vite.

J’ai rapidement compris qu’il était plus facile de suivre un rapace venant vers moi que s’éloignant de l’objectif. Il suffisait de repérer le soigneur tenant l’oiseau et celui vers lequel il allait se diriger pour calculer la trajectoire optimale de l’objectif sans éborgner mes voisins. Je m’étais d’ailleurs mis en bout de banc, en plein soleil, à cinquante centimètres de toute personne pour éviter un accident de chasse.

Au final, je ne suis pas très content du résultat. La plupart des clichés manquent de netteté, mise au point ou léger bougé, et je n’ai pas capturé les moments les plus spectaculaires. C’est vrai que je suis assez lent à la détente. Si j’avais eu un fusil, je serai certainement entré bredouille de la chasse à la Galinette.

Le Batteur

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Que serait un groupe de metal sans le batteur ? Imaginez Dream Theater sans Mike Portnoy, en fait, pas besoin d’imaginer si on réfléchit bien…

Les autres membres du groupe se calent sur lui pour jouer, le bassiste jette toujours un oeil de son côté et les autres suivent. Le batteur est la colonne vertébrale du groupe, le piller. Sans lui pas de musique encore que certains le remplace par de la programmation de nos jours. Mais c’est mal.

Alors j’ai une question. Comment se fait-il que le batteur soit le plus éloigné du public, noyé dans les fumigènes et souvent mal éclairé ?

Ok, le gars sue comme un bœuf, sent la transpi, menace d’éborgner ses potes avec ses sticks et fait un potin du diable avec sa grosse caisse. C’est une bonne raison pour le mettre au coin.

Photographier un batteur, oui c’est là où je voulais en venir, relève de l’art. De base, photographier un groupe en live c’est chaud. Les lumières changent tout le temps, il y a des fumigènes, les mecs bougent tout le temps. f 2.8, 4000 ISO au 1/100 suffisent à peine pour chopper les gars. Alors imaginez le batteur.

Il est loin ce con, à plusieurs mètres, dans un coin sombre, noyé dans les fumigènes et en plus il n’arrête pas de bouger. Sur les grandes scènes, l’angle de vue depuis la fosse est juste impossible pour choper le tatoué qui s’excite au fond, à moins de soulever à bout de bras les trois kilos de matos sans trembler et cadrer à l’aveugle. L’autre solution est de poser le matos sur le bord de scène et de tenter de passer entre les projos, les retours, les câbles et les pieds pour dégager une vue sur le batteur. C’est là que le chanteur, le guitariste ou le bassiste masque le champ, juste au moment où il n’y avait plus de fumigènes.

Un batteur se choppe avec une focale de 200 mm au minimum. Pour lutter contre la brume, j’ouvre un plus plus, f 3.5 jusque 4.6 si je peux, j’ajoute du contraste et de la correction de voile en baissant les niveaux de blanc. Pour la vitesse, je monte à 1/400 et même là les sticks peuvent être flous, après ça peut être sympa aussi. Pour les ISO ben je monte, je monte, tant pis pour le bruit. Je cale la mise au point sur un des montants du kit ou sur le visage du batteur quand c’est possible parce mon Tamron est vite en panique sinon avec l’autofocus en mode pin. 

Ce qui est pas mal, c’est d’être autorisé à monter sur scène pour shooter – c’est rare mais n’hésitez pas à demander à la sécurité – derrière la scène c’est pas mal également comme sur les escaliers d’accès avec en bonus la vue sur le public. 

Reste le trop rare solo de batterie. Le moment parfait pour shooter. Encore faut-il qu’il y en ait un et que vous arriviez à temps pour photographier. A ce moment-là, les places sont chères dans la fosse.

Mais généralement, quand toutes ces conditions idéales sont réunies, c’est le moment où le titre s’achève, que le groupe se lance dans un morceau acoustique ou que le batteur se gratte son eczéma.

Bref j’ai trop peu de belles photos de batteurs. J’en ai une vraiment sympa de Lazuli et je crois que c’est tout. Un jour j’y arriverai, enfin peut-être.