God save the queen

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C’est une émission radio, Affaires Sensibles sur France Inter, qui m’a donné envie de visionner la série The Crown. J’en avais souvent entendu parler en bien, mais de là à me plonger dans l’histoire d’Elisabeth II, reine d’Angleterre, il y avait du chemin.

Oui parce que la famille royale, je m’en moque un peu, autant que de la vie de Sarkosy.

Je suis tellement à la ramasse en histoire que je croyais qu’Elisabeth II avait régné au cours la seconde guerre mondiale. Oui je sais, à treize ans… Du coup j’ai été quelque peu surpris de découvrir un Churchill décati avant de comprendre ma bêtise. 

La saison une de The Crown raconte l’histoire d’une jeune femme qui devient la reine d’un grand royaume après le décès prématuré de son père. La série raconte également les coulisses de la famille royale, l’étiquette, les scandales, bref tout ce qui passionne les britanniques.

N’étant ni royaliste ni anglais, The Crown m’a séduit par son souci du détail historique et par la reconstitution des décors et des costumes. Des épisodes qui mélangent avec habileté le tournage aux images d’archives.

On y découvre une jeune femme fraîchement mariée qui doit renoncer à sa vie privée pour devenir la Reine d’Angleterre. On roule en Rolls Royce et en carrosse d’apparat, on enterre les morts dans les cathédrales et on déjeune, entouré de majordomes.

Ceci posé, après huit épisodes, j’ai estimé que la guillotine était une belle invention française. La vie des Windsors et leurs mesquines intrigues m’ont rapidement ennuyés. Alors je me suis arrêté là. Vive la république, vive Carla Bruni (non, je déconne… j’ai toujours préféré les cougars transgenres).

IQ – Dominion

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Oui, je suis passé à côté de la sortie du dernier album du groupe IQ. Ça arrive, même au meilleur. Et c’est par hasard que je suis tombé sur Dominion en surfant sur Bandcamp.

IQ est un des fers de lance de la mouvance néo-progressive. Le groupe est né en 1981 sous l’impulsion de Mike Holmes et de Martin Orford alors que le prog était déjà moribond. Ils ont composé quelques un des chefs-d’œuvre du genre comme Subterranea ou Road of Bones, des albums qui resteront assurément des références dans le petit monde du rock progressif.

En live, le groupe connaît des hauts et des bas, souvent à cause de la voix capricieuse de leur chanteur, Peter Nicholls. Mon unique expérience avec eux a été tout simplement désastreuse, Nicholls était grippé. Mais ce ne fut quand même une meilleure prestation que celle de Weather Systems.

Mais revenons à Dominion.

L’album d’un peu moins d’une heure comporte seulement cinq morceaux dont deux pièces de choix, ‘The Unknown Door’ qui dure vingt-deux minutes et ‘Far From Home’ qui avoisine les treize minutes.

La première impression que m’a laissé l’album, c’est l’apparente tranquillité des compositions. Il y a bien quelques parties plus denses et énervées, mais globalement, je trouve l’album assez apaisé. On est loin de l’univers torturé de Road Of Bones.

Pourtant l’album parle de la mort, oui encore. ‘The Unknown Door’ s’ouvre sur l’annonce radiophonique du début de la seconde guerre mondiale, un thème récurrent chez Nicholls que l’on retrouve dans The Seven House ou encore Frequency.

Après, pas de doute, c’est bien du IQ, limite sans grosse surprise.

Le problème, c’est qu’avec ce groupe, une certaine monotonie s’installe au fil des morceaux. Et Dominion n’échappe pas à la règle. Ce ne sont pas les quelques claviers symphoniques de ‘No Dominion’, les cuivres de ‘The Unknown Door’, le trop court solo de basse de ‘Neverland’ ou bien la boîte à musique de ‘Far From Home’ qui vont y changer quelque chose. La voix si particulière de Nicholls imprime sa marque sur chacun de leurs albums.

Il y a pourtant il y a ‘One of Us’, la petite respiration acoustique de Dominion, qui contraste avec la grandiloquence des claviers de ‘The Unknown Door’, un titre qui, lui-même, prend le temps de respirer à partir de la quatorzième minute.

Si vous n’y prenez pas garde, vous vous perdez rapidement pendant l’écoute de Dominion. Personnellement, je m’égare dès la seconde moitié de ‘No Dominion’, lorsque la musique reprend du poil de la bête.

Et c’est bien dommage, car si le dernier IQ n’est pas leur chef-d’œuvre, il s’agit tout de même d’un très bel album. Alors, écoutez-le au casque pour ne pas en perdre une miette, concentré avec le livret sous les yeux puisque même en digital, vous le recevrez avec un PDF de seize pages contenant les paroles et l’artwork.

My Lady Jane

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Dans l’Angleterre des Tudor le roi Edward se meurt. Jane Grey accède à la couronne mais contrairement à l’histoire connue, elle ne sera pas décapitée au bout de neuf jours de règne. 

My Lady Jane est un roman et une série TV, s’inspirant de l’Histoire pour dériver dans la romance, la fantasy et l’humour. 

L’Angleterre est peuplée d’édiants, des humains pouvant se transformer en animaux, créatures mises au ban de la société par les puissants et pourchassés à mort. La famille Tudor intrigue activement pour accéder au pouvoir et tous les moyens semblent bons pour y arriver.

Jane, herboriste dans l’âme, jeune femme rebelle, sensible et cultivée est mariée de force à Gildford le noceur pour renflouer les caisses de la famille. Las Gildford n’est pas l’homme qu’il prétend être et leurs destinées vont devenir indissociable l’une de l’autre.

My Lady Jane est conté par une voix off des plus impertinente, rythmée par des reprises de rock cultissimes et des répliques hilarantes. Combats, sexe, bondage, intrigue, la série est totalement addictive et en quatre soirées nous avions dévoré les huit trop courts épisodes.