Monkeys on Mars au P8

Image

Samedi dernier, avec Seb et Clovis, nous partions en Allemagne pour un triple concert joué par seulement deux groupes : Mars Red Sky, Monkey 3 et leur fusion, Monkeys on Mars.

J’y allais principalement pour écouter Monkeys on Mars dont j’ai adoré le premier EP, mais j’ai finalement découvert avec bonheur deux autres groupes, un trio stoner et un quatuor space rock.

La grande salle du P8 était bien remplie et muni de mon pass presse, il n’a pas toujours été facile de bouger pour photographier les trois formations.

Un immense écran rond à la Pink Floyd dominait la scène où deux batteries se dressaient telles des tours. Entre les deux, les claviers de Monkey 3 et juste devant le public, des machines à fumée étaient disposées de manière à créer des piliers de brouillard.

C’est Mars Red Sky qui ouvre le bal. Le trio stoner français est assez statique. Il joue devant des vidéos vintages un rock psyché épais sur le chant fragile de Julien. Le spectacle vient principalement de leur batteur qui toute donne la dynamique à leur musique. Pour faire bonne figure, les éclairages sont principalement marsiens et je galère pour faire des images acceptables, le rouge étant l’ennemi du photographe.

A la fin du set de Mars Red Sky, Monkey 3 rejoint le groupe et c’est un fondu enchaîné improbable que nous offrent les deux formations. Les français s’effacent pour laisser les quatre suisses prendre la relève, tout ça sans interruption. Oui, Monkey 3 ce sont quatre musiciens, comme l’indique le nom du groupe : un bassiste, un guitariste, un claviériste et un batteur…

Le groupe est un quatuor space rock instrumental souvent inspiré par les Floyd. Et si leur dernier album studio ne m’a pas franchement inspiré, en live c’est une toute autre histoire. En live, ça déchire ! 

Les gars se donnent en spectacle, un peu à l’opposé de Mars Red Sky, et leur musique me parle vraiment maintenant. L’écran projette des motifs psychédéliques et les lumières varient les couleurs. C’est un peu moins la galère pour shooter, sauf pour le batteur haut perché sur la gauche que je n’arrive jamais à choper. dB, au look Led Zepp, derrière ses claviers vapote entre deux soli, secoue sa crinière et harangue le public. Jalil sur sa basse joue de manière démonstrative et Boris semble en transe avec sa guitare. Bref il y a du spectacle.

Et puis c’est au tour de Mars Red Sky de rejoindre Monkey 3 pour former un groupe de sept musiciens, Monkeys on Mars. Deux batteurs, deux bassistes, deux guitaristes et un clavier sur scène. C’est juste énorme et en plus maintenant je suis en terrain connu puisque je connais par coeur leur EP.

Après une reprise des plus western, Monkeys on Mars tire sa révérence, 2h30 de concert grand spectacle, la dernière date de leur tournée européenne. Bravo !

Le son était bon, les musiciens excellents, la bière allemande (tout ne peut pas être parfait), ce fut un superbe concert comme il y en a souvent au P8. Je ne regrette pas d’y être allé malgré la fatigue.

Merci Mars Red Sky et Monkey 3 pour la musique, à Bert pour l’accréditation et à Seb et Clovis pour m’avoir accompagné, mention spécial à Seb qui revenait juste de Normandie le matin même.

Vous pouvez regarder toutes les photos sur mon compte Flickr.

Monkeys On Mars – Monkeys On Mars

Image

Après le voyage sans retour de la chienne Laïka dans l’espace, ce sont maintenant des singes que l’on va envoyer sur Mars. Ils ne savent plus quoi inventer.

C’est Stéphane Gallay qui m’a fait découvrir Monkeys On Mars, la compression de deux groupes de stoner, Mars Red Sky et Monkey 3.

Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas un inconditionnel de ces deux formations françaises et suisses. Pourtant, lorsque j’ai écouté cet EP, symbiose de leurs deux démarches musicales, j’ai immédiatement accroché.

L’EP Monkeys On Mars ne comprend que trois titres pour vingt-huit minutes de musique, deux grands formats et un petit morceau de trois minutes qui n’est autre que la version edit du premier morceau. Les pièces empruntent principalement au psychédélique et au space rock avec des sonorités vintages pour faire bonne figure. Un EP majoritairement instrumental chantées par Julien Pras du groupe Mars Red Sky.

Le premier titre, long de dix minutes, s’intitule ‘Seasonal Pyres’, les bûchers saisonniers. Un long texte empreint de multiples connotations religieuses, qui reste, après plusieurs lectures, relativement ésotérique. Libre à vous de l’interpréter comme il vous plaira. La pièce prend son temps pour se mettre en place sur des claviers space rock avant l’arrivée de la basse et de la guitare. Le chant quasi féminin de Julien, prend alors la relève sur un rock progressif où les guitares ont le beau rôle.

‘Hear The Call’, le titre le plus long de l’EP du haut de ses treize minutes instrumentales,  baigne dans de fortes influences orientales. Un titre en trois grandes parties qui débute par une longue section space rock cinématique avant de nous guider en Orient puis de nous plonger dans du psychédélique au solo de guitare hallucinogène.

Bien évidemment, vingt-huit minutes, c’est bien trop court, surtout lorsque trois de ces minutes reprennent le premier morceau en version edit. Mais voilà, c’est très bon, alors pourquoi bouder notre plaisir ?

Le groupe passera au P8 à Karlsruhe en Allemagne le 25 avril, la dernière date d’une longue tournée européenne, je vais essayer d’en être.

Je vous engage fortement à découvrir cet excellent EP, il est à petit prix sur Bandcamp, alors ne vous privez pas.