Alex Henry Foster – The Power Of The Heart

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Vous êtes fan de Lou Reed ? Moi pas particulièrement. Pourtant je vais vous parler d’une de ses chansons, ‘The Power Of The Heart’, reprise entre autres par David Bowie et Peter Gabriel.

Le titre ne laissera pas indifférent, une magnifique chanson d’amour chantée d’une voix éraillée sur une musique minimaliste. La chanson était un hommage de Lou Reed à l’amour de sa vie, Laurie Anderson, qu’il épousa le 12 avril 2008 et avec qui il vécu jusqu’à sa mort en 2013.

Cette fois c’est le québécois Alex Henry Foster qui reprend la chanson en radio édit ainsi qu’en version longue. Alex Henry est tombé amoureux de Lou Reed avec le vinyle Transformer trouvé dans la collection de son père, un album sorti en 1972.

‘The Power Of The Heart’, initialement édité en 2008, un an après le dernier album solo Hudson River Wind Meditations, durait cinq minutes trente secondes à la guitare acoustique et violon. Alex Henry se l’approprie à deux voix sur une orchestration beaucoup plus riche.

J’avais découvert Alex Henry Foster en live à Strasbourg en première partie de The Pineapple Thief et ce fut un coup de foudre que je ne m’explique pas vraiment. Depuis ce concert, je le regarde souvent en streaming et j’écoute régulièrement son album Windows in the Sky

Il sera en live à Sélestat au Rock Your Brain Fest dimanche prochain en compagnie entre autres de King Buffalo. Évidemment, je serais de la fête.

La version de Alex Henry Foster s’offre une ouverture instrumentale cinématique un peu inquiétante avec cette guitare frottée et ces sons de cloches avant que le piano ne pose le thème principal.

Après quatre-vingt dix secondes, la musique rentre dans le texte de Lou Reed sur du piano, violon, synthé et des guitares toujours jouées à l’archet. Une orchestration très riche qui n’étouffe pas pour autant le chant et l’esprit de Lou Reed. On retrouve les atmosphères de Windows in the Sky avec ces voix éthérées et le chant quasi parlé du québécois.

Le titre s’achève en apothéose orchestrale. Un philarmonique s’accordant avant la première, d’abord les cordes, puis les cuivres pour finir par les percussions, une poignée de secondes explosives pour un final de feu d’artifice.

La version radio edit, elle se concentre sur l’essentiel, un peu moins de quatre minutes dont sont absente l’ouverture cinématique et le final orchestral. Un single parfait pour les ondes et donne envie d’écouter la version longue.

Alex Henry Foster réussit ici une magnifique adaptation du titre de Lou Reed. J’espère qu’il jouera ‘The Power Of The Heart’ en live dimanche au Rock Your Brain Fest, ce serait un beau cadeau.

Teeshirt : Alex Henry Foster

Le Grand Ried

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Lundi matin, café tiède et retour de vacances. Il fait doux, je troque les habits d’hiver pour ceux d’été et sors ma pochette noire pour y ranger mes papiers.

Arrivé au travail, je cherche le GPS dans lequel sont enregistrés les quatre sites que je dois visiter aujourd’hui et surprise, l’appareil n’est pas dans le bureau. Je me souviens l’avoir laissé pour une mise à jour au service informatique, une semaine plus tôt, car oui, nous ne pouvons pas le faire nous-même, c’est ainsi. Après trente minutes de recherche, je trouve enfin l’objet tant convoité, charge la voiture et prend la route du grand nord. Visite du Grand Ried, ses sens interdits que le GPS ne connaît pas malgré une mise à jour, ses cigognes, ses castors, ses sympathiques habitants xénophobes anti Allemands, antisémites, puis exploration de la campagne profonde, sur de petites routes peuplées de tracteurs.

Une souche bancale comme base instrumentale de précision, un thermomètre aux mesures aléatoires à moins que ce ne soit les relevés qui ne manquent de justesse et un ventre qui gronde, l’heure du repas approche. On me conseille une bonne adresse pas loin de là, « c’est notre fille qui fait le service », alors si c’est votre fille…

Mais où se trouve donc ma pochette noire ? Vous savez la pochette noire, avec dedans les papiers de la voiture, la carte de péage d’autoroute et de carburant, mon portefeuille, mon téléphone portable. Pas de pochette noire.

Demi tour. Je remonte vers le Grand Ried, passe une nouvelle fois le long la Ligne Maginot qui se marre faute d’avoir servi à quelque chose. Après un détour d’une heure et quelques sueurs froides, je récupère la pochette noire que je ne lâcherais plus de la journée.

Mon estomac n’en peu plus mais je n’ai plus le temps pour un repas chaud au restaurant. Au programme salade sandwich Sodebo sur le bord d’une départementale bruyante, un petit chemin bucolique que tout le monde emprunte pour soulager sa vessie et ses intestins. Charmant…

J’arrive juste à temps, après un café McDo, pour la troisième visite du jour, accueilli par deux pyrénéens joueurs, un agneau collant et un cheval taquin. Je sors du coffre le grand jeu cette fois: table de camping, ordinateur portable, jumelles, trépied, pour effectuer un relevé d’obstacles tip top. Le temps d’expliquer, d’installer, de relever 200 des 360° à effectuer, la batterie du super PC semi durci me lâche. Génial, une manip pour rien. Normal, je l’ai chargé à fond juste avant de partir en vacances. Je découvre que la batterie toute neuve ne tient pas la charge. Toujours bon à savoir pour la semaine prochaine. Je remballe le matos, il faudra revenir.

Dernière visite, je descends vers Strasbourg, talonné par un utilitaire pressé d’en découdre avec un fonctionnaire. Au milieu d’une végétation luxuriante, je découvre la merveille de technologie, une centrale autonome météorologique, alimentée par le soleil, qui envoie toutes les heures ses relevés thermiques et pluviométriques via le réseau mobile à Toulouse, alimentant en temps quasi réel, nos bases de données. Une petite merveille de technologie à l’ombre d’un sapin de quinze mètres, le long d’un mur de pierre, mesurant la température de l’ombre en hiver, celle du mur en été et comptant les gouttes d’eau tombant des épines toute l’année. Une mesure représentative du jardinet, pas de l’Alsace.

C’était mon premier jour, la première des dix tournées pour visiter notre réseau de mesure. Le temps était agréable, les rencontres sympathiques, les chiens joueurs, le restaurant rigolo, la route belle. Une agréable journée de reprise.

Lundi prochain quatre nouvelles visites, dans le nord-ouest cette fois.