Zéro

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Les plus anciens de mes lecteurs se souviennent sans doute des épisodes de Zorro qui passaient en noir et blanc à la télévision.

Enfant, j’adorais cette série avec le sergent Garcia, le serviteur muet Bernardo, le cheval noir Tornado et bien sûr Don Diego qui la nuit devient Zorro, le justicier masqué.

En 2024, Jean Dujardin a eu le mauvais goût d’endosser la cape et le masque de Diego dans une mini série en huit épisodes.

Malgré un beau casting, André Dussolier, Grégory Gadebois, Eric Emosnino, Audrey Dana, nous n’avons pu dépasser de deuxième épisode.

Ce sont Emilie Noblet et Jean-Baptiste Saurel qui ont commis cette hérésie télévisuelle. Si visuellement la série réussit à convaincre, le scénario et l’humour à deux balles gâchent tout le plaisir,

Dujardin en OSS 117 c’était crédible, par contre en vieux Zorro sur le retour, c’est un désastre.

L’humour à deux balles ne passe pas, l’histoire du couple de Don Diego n’intéresse personne, le fantôme du père de Diego est ridicule, la batcave de la cachette de Zorro aurait pu être une idée amusante mais elle est traitée avec une lourdeur sans nom.

Le méchant est pathétique, Dujardin en fait des tonnes et finalement, il n’y a que le sergent Garcia qui est presque crédible.

J’ai cru comprendre dans mes lectures que la série originelle était une propagande anti mexicaine, et bien la nouvelle série, elle, est une propagande anti cinéma français !

Alphonse

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Une fois n’est pas coutume, j’ai regardé une série française jouée par Jean Dujardin, Charlotte Gainsbourg et Pierre Arditi. 

Alphonse est l’histoire d’un vendeur de montres qui devient gigolo sur les conseils de son père. Mais un gigolo pour vieilles dames, car il reprend la clientèle âgée de son père, forcé d’arrêter ses turpitudes suite à un AVC.

La série friponne, amusante et tendre, montre la transformation d’Alphonse, cet homme qui jusqu’alors était un raté étouffé par son épouse. Alphonse apprend à s’habiller, à tenir un rôle, à séduire, il prend de l’assurance et découvre un père qu’il ne connaissait pas.

Plusieurs récits parallèles étoffent les six épisodes : les relations tumultueuses entre Alphonse et son épouse, un petit fils violent que sa grand mère veut déshériter, le commerce lucratif du père d’Alphonse, l’histoire de la mère d’Alphonse disparue alors qu’il était enfant, et toutes les histoires de ces vieilles dames en manque d’amour.

Si les quatre premiers épisodes de la série sont fabuleux, le cinquième part clairement en vrille et le sixième n’arrive pas à terminer l’histoire qui avait pourtant si bien commencé.

Dommage car la série bénéficie d’un casting cinq étoiles avec dans le rôle des vieilles dames de fabuleuses actrices comme Nicole Garcia ou Marie-Christine Barrault sans parler de Jean Dujardin, Charlotte Gainsbourg et Pierre Arditi.