Marc Atkinson – Voices

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Dois-je encore vous présenter Marc Atkinson ? Qui ne le connaît pas encore ici ?

Marc est le chanteur du groupe Moon Halo.

Il a également œuvré dans Nine Stones Close, Riversea et Mandala band et c’est aussi un artiste solo. Et surtout, j’adore la voix de Marc.

Si j’ai boudé le dernier Moon Halo, Trichotomy, j’ai n’ai pas pu résister à l’appel de son nouvel album solo Voices que j’ai précommandé sur Bandcamp.

Voices, ce sont quatorze titres pour presque une heure en quart de musique où vous retrouverez deux musiciens de Moon Halo ainsi que l’épouse de Marc et sa fille.

Disons-le tout de suite, Voices est un album trop long d’autant qu’il manque de rythme. Il démarre pourtant sur les chapeaux de roues avec l’excellent et très marilionesque ‘Where Do I Begin’. Hélas, après cela, l’album se noie rapidement en chemin.

Par exemple, le ‘If I Could’ me fait beaucoup penser à du Vanessa Paradis avec ses chœurs de Tamsin et Enya. Un titre tellement sirupeux qu’il en devient limite insupportable à écouter.

Le court ‘Home’ donne le change avec une musique rythmée à la manière de ‘Big Time’ de Peter Gabriel. Rien de bien révolutionnaire, mais l’album avait besoin de ça pour nous donner un coup de fouet alors qu’avec ‘Help Me Believe’ j’ai l’impression d’aller à la messe. Bon, il y a aussi ‘The Future Starts Tonight’ qui secoue un peu, mais lui et moi, c’est juste pas possible.

Je reconnais tout de même que Martin Ledger fait des étincelles avec sa guitare sur de nombreux titres comme ‘Everything Is Possible’ là où les claviers de Marc se contentent de nappes de remplissage quand ce ne sont pas les chœurs qui se chargent de ce travail.

Il y a quelques textes qui contrastent avec la musique comme dans ‘Say It Isnt So’ où vous entendrez des extraits de discours de mon ami Trump (un gars bien croyez-moi). Mais dans l’ensemble, Marc parle de beaucoup d’amour, du couple, de l’espoir, mais aussi de sa musique (‘Home’, ‘Voices’).

Je ne vous cache pas que sorti de quelques titres comme ‘Where Do I Begin’, ‘Say It Isnt So’ et ‘Home’, l’album Voices m’a fait somnoler malgré la voix de Marc. Je l’ai trouvé trop long et trop paisible. Peut-être n’était-ce pas le bon moment pour l’écouter.

Marc Atkinson – Heart & Soul

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Faut-il que je vous présente encore Marc Atkinson ? Je vous ai parlé maintes fois de de Nine Stone Close, de Riversea et de Moon Halo. C’est lui, le chanteur de ces projets. Un anglais qui vit à la campagne, pas loin de York (j’ai dit Cork ?) et qui joue dans les pubs le week-end pour gagner sa vie.

Il est également artiste solo et c’est dans ce rôle que nous le retrouvons aujourd’hui avec Heart & Soul, son nouvel album treize titres.

Ici pas de rock progressif, encore moins de metal, mais de la pop rock au chant et à la guitare avec parfois de la basse, de la batterie, des claviers ou de la guitare électrique.

Je n’ai aucun recul sur le travail de Marc. J’aime trop sa voix et sa manière de chanter. Comme ça vous êtes prévenus. Donc lorsque Marc sort un disque, je l’achète et me délecte de sa musique.

Aux côtés de Marc, il y a sa compagne Tamsin aux chant, sa fille Enya pour l’artwork, Martin Ledger à la guitare, Maurizio Fornacca à la batterie, Bob Fleming à la basse et son compère Iain Jennings aux claviers.

Dans l’ensemble Heart & Soul est dans un mood relativement soft : guitare acoustique et chant soyeux mais de temps en temps, le ton se durcit comme dans ‘Never give up’. Les textes, eux, parlent d’amour, de Lewis Caroll, de la guerre en Ukraine et même un peu de mysticisme. Un album un peu plus sombre que d’accoutumée comme Marc s’en explique dans le livret.

L’album est pop rock, soul, blues, parfois country et même presque metal avec la guitare rageuse de ‘Never Give Up’. Comme l’explique Marc, Heart & Soul est à la fois un album solo et un projet de groupe. Cinq titres sont joués avec une section rythmique, Martin pose ses soli de guitare sur dix pièces et Iain des claviers sur ‘See Right Through You’. On y retrouve donc un peu de l’esprit de Moon Halo d’autant que Martin, Bob et Iain jouent également dans cet autre groupe.

Certains trouveront probablement cet album facile, voire même sirupeux avec la voix feutrée de Marc, les paroles pleines d’amour et la guitare sans grand défi technique sur de nombreux titres, et ils auront raison. Heart & Soul n’est ni original ni dans la performance musicale. C’est un album bâti sur des émotions, une parenthèse de douceur dans un monde de brutes et j’adore ça.

Mon morceau préféré s’intitule ‘Before The Day The World Dies’, vous me reconnaissez bien là avec mon optimisme naturel. J’ai également un faible pour ‘Have You seen Alice’, certainement à clin d’œil à sa compagne, mais tous les titres de cet album me touchent, chacun à sa manière.

Alors si vous êtes curieux de connaître les raisons qui me font aimer Marc Atkinson, je vous recommande d’écouter Heart & Soul avec tout votre coeur votre âme.

Il est sur Bandcamp.

Moon Halo – Together Again

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Si j’écoute Moon Halo, c’est principalement parce que Marc Atkinson, le chanteur du groupe, figure dans mon top ten vocal.

J’ai connu Marc avec Nine Stone Close puis en solo, avec Riversea et enfin dans Moon Halo.

Leur premier album Chroma ne m’avait pas emballé outre mesure, justement parce qu’il était plus pop rock que progressif. C’est également le cas du second, intitulé Together Again, mais cette fois j’étais préparé psychologiquement.

Et comment résister à la pochette signée Maurice Bishop, cet arbre rouge dans un ciel bleu qui porte une balançoire ?

Together Again, ce sont treize titres sur lesquels jouent et chantent Marc Atkinson, Ian Jennings, David Clements, Alex Cromarty, Martin Ledger et Anne-Marie Helden.

Les claviers sonnent eighties, la rythmique est un peu trop disco à mon goût, la batterie pourrait presque être programmée, les guitares rappellent d’autres groupes comme Pink Floyd ou Dire Straits, les titres possèdent des formats resserrés et pourtant le CD passe en boucle sur ma chaîne depuis son arrivée. Un tour de magie qui tient à la douceur de la voix de Marc mais également à des compositions habilement écrites.

Il faut dire que certaines pièces comme ‘If This Is All There Is’ rappellent Peter Gabriel ou Fish dans ‘Life Goes On’. ‘Wasteland’ est probablement le morceau de facture le plus progressif et dans mes préférées il y a ‘Stories To Tell’ au superbe solo de guitare.

Tout n’est pas parfait cependant. Dans ‘It Was You’ qui débute et s’achève comme un quarante-cinq tour, j’ai l’impression d’entendre un chat miauler dans le fond pendant le refrain, à moins qu’il ne s’agisse de claviers malheureux.

Comme son titre l’indique, Together Again est un album au message étonnamment positif en ces temps sombres, des textes remplis d’espoir, d’amour, qui parle de la vie, de retrouvailles, des générations, exception faite de ‘It Was You’ et ‘The Sandman Is Waiting’ aux atmosphères plus lourdes.

Together Again ne figurera sans doute pas dans la liste des albums de l’année mais il aura une place toute particulière dans ma discographie, le genre de disque que l’on déguste avec plaisir lorsque l’on désire s’aérer la tête. Allez le découvrir, il est sur Bandcamp.

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