Omnium Gatherum – May the bridges We Burn Light the Way

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Mardi dernier, je suis allé shooter Omnium Gatherum et Fallujah au Grillen à Colmar.

Fallujah je les connaissais grace à leur dernier album Xenotaph. Par contre, pour Omnium Gatherum, j’étais sec même si l’ami Stéphane a souvent parlé du groupe sur son blog. Le plus simple pour moi était d’écouter leur dernier album May The Bridges We Burn Light The Way pour me faire une idée, et tant qu’à l’écouter, pourquoi ne pas en faire une chronique ici.

Omnium Gatherum est un groupe finlandais qui sévit depuis 2002 dans les sphères du death metal mélodique. Moi je parlerais plutôt de heavy hard rock avec du growl. Un metal à growl et chant clair à trois voix des plus rythmé qui joue un peu à la guitar hero.

Honnêtement leur musique n’est clairement pas ma came, enfin, disons pas ce que j’écoute d’habitude. Le côté trépidant du duo basse batterie doublé d’une grosse voix démoniaque pendant quatre-vingt dix pourcent de l’album, ce n’est pas ce que je préfère. Mais un peu de changement n’a jamais fait de mal à personne.

May The Bridges We Burn Light The Way délivre neuf titres de une à presque sept minutes pour moins de trois quarts d’heure de musique à l’écriture presque pop métal.

Il y a un côté dinosaure du rock dans leur musique : ces voix claires très 80’s et ces chœurs qui rencontrent un growl caverneux à souhait sur des traits de guitares d’un autre temps. La batterie de Atte est galopante et les guitares de Markus en font des tonnes. Mais au milieu de tout cela vous allez entendre Aapo se défoncer aux claviers pour donner un air de metal symphonique à l’ensemble.

Les chœurs et les voix les claires de Markus et Mikko comme dans ‘My Pain’ nous feraient presque oublier qu’ici on écoute du métal. Évidemment, le growl brutal de Jukka, qui ne cherche jamais à être mélodique, nous rappelle tout le temps le contraire.

Il s’agit bien de death metal et ça dépote. Mais figurez-vous que passée la première surprise, j’ai pris goût à ce mélange improbable.

Il n’y aurait pas Jukka qui s’arrache les cordes vocales, Omnium Gatherum pourrait presque passer pour du bon vieux hard rock un peu kitch. En fait, May The Bridge We Burn Light The Way est un album assez fun.

N’empêche, les deux titres instrumentaux, intitulés respectivement ‘May The Bridges We Burn Light The Way’ et  ‘Road Closed Ahead’, qui ouvrent et concluent l’album sur des instrumentaux qui nous offre un répit salutaire au growl caverneux.

Lorsque vous arriverez à la fin de l’album et que résonneront les premières notes de ‘Road Closed Ahead’, vous aurez l’impression d’écouter le plus beau morceaux de tous les temps.

Je peux me coucher moins bête maintenant que j’ai écouté le groupe Omnium Gatherum en studio et en live. Je ne vous promets pas pour autant de recommencer l’expérience de si tôt car leur musique est à la frontière de ma zone de tolérance.

Arch voices

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Imaginez quatre blondes platines plus vraiment toutes jeunes jouant du manche sur la scène du Grillen. Je suis certain que ça vous émoustillerait.

Et bien non, désolé de vous décevoir pour les photos, je ne suis pas allé shooter un spectacle burlesque à Colmar mais le groupe filandais Omnium Gatherum.

En vérité j’y allais surtout pour écouter les ricains de Fallujah que je connais un peu mieux, mais au final, le groupe qui m’a fait forte impression venait de Finlande.

Je ne vous cache pas que je n’étais pas au mieux de ma forme. La veille je photographiais les étoiles près de  Grendelbruch avec les copains et nous sommes rentrés tard. Qu’importe, je suis parti à Colmar un peu avant 18h, le réservoir et le ventre vide, avec quelques heures de sommeil depuis la veille.

L’association Headbang m’avait accrédité pour la soirée, donc c’est avec mon lourd attirail photo que je suis allé écouter In Mourning, Fallujah et Omnium Gatherum. Une soirée placée sous le signe du growl, car si ces trois groupes usent également de chant clair en studio, en live, ils gueulent, et fort.

La salle du Grillen est bien remplie et il faut jouer des coudes pour se déplacer. Le public va de vingt à soixante-dix ans, du coup je me situe dans la moyenne haute. Des métalleux embourgeoisés qui boivent encore des bières, mais avec modération.

Pas de cervoise pour moi, je suis fatigué, je fais des photos et surtout je conduis.

In Mourning, que j’avais déjà eu l’occasion d’écouter avec l’album The Immortal, est un groupe de métal progressif suédois. Pour une première partie, ce fut plutôt une bonne surprise même s’ils n’ont pas joué très longtemps. Un quatuor de métal prog très mélodique avec chant clair (enfin en studio) et du growl caverneux. N’ayant pas vraiment d’attente, j’ai été agréablement surpris par leur musique comme leur présence sur scène.

Pour Fallujah ce fut l’exact opposé. J’avais de grosses attentes et j’ai été déçu. Les hurlements du chanteur ont dominé leur set et franchement la prestation scénique était des plus pauvres. Je n’ai pas réussi à faire une seule photo un temps soit peu sexy. C’est sans doute les frappes en Iran qui les perturbaient.

Et puis les six gars de Omnium Gatherum sont arrivés et là il y a eu du spectacle. J’avais écouté leur dernier album avant de venir (je vous en parlerai mardi), et surprise, j’avais bien accroché.

En live, ça fonctionne également plutôt bien. Quatre guitares au premier rang tenues par des blondes platines secouant leur crinière, un batteur métronomique à la moustache genre Village People et enfin un claviériste (le premier de la soirée, Fallujah jouait au click), la petite scène du Grillen était bien remplie comme la salle.

Les quatre blondes jouent à tour de rôle à Guitar Hero, enchainant les soli démonstratifs, secouant leur crinière platine et hurlant dans les micros. 

Moi qui suis le plus souvent près des caissons de basses, je suis pris de violents spasmes provoqués par la batterie de Atte et la basse de Mikko. Ça fait mal ! Lorsque je m’éloigne pour réaliser des plans d’ensemble je respire un peu plus. Mais ça cogne quand même très fort !

Après trois morceaux de rappel (c’est leur dernier soir alors ils se lâchent), les finlandais nous abandonnent abasourdis, surtout sourdis en fait. Cela fait tout de même quatre heures que la fête bat son plein, j’ai cinq cents photos principalement ratés dans les boîtiers photos, il n’y a plus qu’à rentrer à la maison trier tout ça.

Je reviendrai certainement le 15 avril pour écouter Iotunn, In Vain et Nephylim histoire de changer du métal. Un grand merci encore à l’association Headbang pour son accueil.

Le prochain concert de mon agenda 2026 bien chargé sera le 3 avril pour un tout autre genre de musique puisque j’irai écouter Lazuli Chez Paulette.