Mon beau Nikon

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Il y a quelques semaines, je déballais le Nikon Z8 et préparais le boîtier pour ses premières sorties. 

Après un moucheron collé au capteur, c’est la bague d’adaptation FTZ qui m’a donné du fil à retordre. Disons que j’ai eu un mal de chien à la fixer sur le boîtier. Et puis plus rien. Plus de moucheron, plus de problème de fixation d’objectifs et depuis quatre concerts je peaufine tant bien que mal mes réglages. 

Puis j’ai reçu un e-mail du revendeur pour m’avertir que certains Z8 avaient un problème de verrouillage de l’objectif et que la marque rappelait certaines séries. C’est là que je me suis souvenu du problème avec la bague FTZ. Alors j’ai vérifié sur le site de Nikon, et mon boîtier faisait bien partie des appareils rappelés par le fabricant. Décidément, je jouais de mal chance.

D’autant plus que le boîtier serait absent pendant quinze jours à un mois, ce qui m’obligerait à revenir au Z6 et son capteur  très encrassé.

Après avoir fait des démarches auprès du SAV, j’ai été mis en liste d’attente pendant une dizaine de jours avant de recevoir mon bon de retour. Sauf que le grand soleil revenait et que je voulais monter au Champ du Feu regarder les étoiles. En plus, quelques membres du club photo projetaient une sortie ornithologique en Allemagne la semaine suivante. Difficile de me séparer du Z8 dans ces conditions.

C’est un peu comme renvoyer son cadeau de Noël au magasin parce qu’il y a un truc qui ne fonctionne pas bien. C’est carrément trop injuste. 

Ceci dit, il fallait bien que je l’expédie ce Z8. Alors, après avoir repoussé maintes fois ma décision à cause d’une sortie astro, de photos d’oiseaux ou de concerts, j’ai fini par emballer le boîtier et le livrer au relais le plus proche.

Je viens d’apprendre que des modèles de Z8 auraient également des problèmes au niveau des ergos de la courroie. J’espère qu’ils vérifieront ça lors du SAV car je ne voudrais pas me retrouver avec un Z8 et son objectif au sol, comme c’est arrivé à un photographe il y a peu. Je ne voudrais surtout pas subir un second rappel du boîtier dans quelques semaines. En fait j’aimerais surtout profiter de mon nouveau joujou.

Guêpiers

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En Allemagne, sur les pentes d’un volcan éteint depuis longtemps, des oiseaux multicolores viennent se reproduire chaque année.

Il s’agit d’un événement incontournable pour les photographes animaliers, incontournable certes, mais pour ma part, je n’en avais jamais entendu parler. Ça en dit long sur le photographe que je prétends être…

C’est mon épouse qui m’a parlé la première fous de ce site. Une association de petits vieux proposait une promenade pour découvrir ces oiseaux magnifiques. Mais comme les retraités ne travaillent pas, ils se promènent souvent en semaine. 

La seconde fois, c’est mon ami Robert du club photo que je fréquente qui m’a proposé d’aller un samedi après-midi sur ce spot qu’il connaît bien. Hélas, je couvrais ce jour là un concert en Lorraine donc j’ai dû décliner l’offre alléchante.

La seconde proposition fut la bonne. Le jeudi en soirée, juste après le travail et le quatorze juillet, nous sommes partis à trois direction le Kaiserstuhl, chargés de bazookas et déguisés comme des combattants.

A bien y réfléchir, j’étais dans une voiture avec deux retraités. Cela n’aurait pas beaucoup changé de la promenade proposée par mon épouse au final.

Les guêpiers d’Europe, les oiseaux que nous étions venus photographier, nichent dans des trous dans la roche, sur les parois verticales. Ils se nourrissent d’insectes comme les guêpes (d’où leur nom) qu’ils attrapent au vol. 

Des oiseaux très agiles qui virevoltent, manœuvrent et s’accrochent à la pierre pour rentrer dans le nids, nourrir leurs oisillons et repartir aussitôt à la chasse.

Tout va très vite entre le moment où le guêpier approche du trou et où il en repart. Il faut être rapide, réactif et prêt pour réussir une photographie. Avec un 200-500 mm à bout de bras et des réflexes de tortue, l’exercice est des plus difficiles pour moi.

Avec une focale de 500 mm en DX au 4000eme de seconde, 5.6 d’ouverture, un autofocus à détection d’animaux et une cadence infernale de 20 images par seconde, j’avais bon espoir de réussir quelques images.

Les débuts furent pathétiques. Capturer un oiseau virevoltant dans le ciel avec 4,5 kilogrammes à bout de bras, un oeil dans le viseur, l’autre pour guider la manœuvre, c’est assez sportif. Quand je cadrais l’oiseau, l’autofocus était en panique et sinon je chopais du ciel bleu. La moitié des photos prises ce jour là montrent des feuilles, des murs et du ciel bleu. Rien d’autre.

J’ai fini par attraper quelques chose en plein vol. Un ULM en fait, puis je me suis concentré sur les guêpiers sortant des trous. Là encore, j’ai souvent visé le mauvais nid et malgré un déclenchement au 4000 eme j’ai loupé les instants cruciaux faute d’une rafale adaptée.

Après quelques réglages, choix de spots, j’ai enfin eu quelques petites victoires histoire de ne pas rentrer bredouille. Il faut dire qu’avec plus de 700 déclenchement, je pouvais espérer obtenir quatre ou cinq clichés acceptables.

Outre les guêpiers, nous sommes tombés sur un faucon, un machin huppé (que je n’ai pas vu) et des petits piafs. J’ai photographié également un chasseur d’images camouflé et planqué qui nous a bien fait comprendre que si nous approchions, son 600 mm servirait de massue au lieu d’objectif.

Il faut dire que les trois français sont arrivés avec leurs gros sabots sur le terrain de chasse des photographes déjà installés. Bizarrement, les guêpiers se sont fait particulièrement discrets après notre débarquement tout en finesse et le déploiement de l’artillerie lourde. Les oiseaux ont attendu une bonne demi-heure avant de reprendre leur va et vient jusqu’aux nids. Mais nos voisins d’outre Rhin, sans doute habitués aux gauloiseries, ne nous en ont pas trop tenu rigueur et l’un d’entre eux nous a même désigné du doigt un guêpier posé sur la vigne tout près de nous.

Au final je repartirai avec quelques photos dont je suis relativement content. La balade valait le coup, même si j’ai dû attendre 22h pour remplir mon estomac après la salade verte du midi.

Le long des écluses

Pour aller de l’Alsace à la Lorraine, les péniches empruntent un  ascenseur. Si si !

Cela se passe près de Arzviller, lieu choisi par les clubs photo de Sarrebourg et de Lunéville pour organiser leur rencontre annuelle des associations.

Je n’avais jamais parcouru ce canal aux nombreuses écluses pittoresques et j’étais curieux de rencontrer d’autres photographes. Donc samedi matin j’ai pris la route d’Arzviller pour atteindre la seconde écluse où de nombreuses voitures étaient déjà garées. Il y avait nettement plus de boîtiers photos que de personnes présentes, pourtant, il y avait du monde. 

Plusieurs clubs avaient répondu présents, venant pour certains en force et de loin comme d’Epinal. Moi j’arrivai d’Illkirch et j’étais seul ce qui a nettement facilité mon accueil dans ce groupe d’habitués.

Le matin, de dix heures à onze heure trente, heure sacrée pour l’apéro lorrain, nous avions quatre écluses à visiter et quatre-vingt dix minutes pour faire connaissance.

Je me suis tout d’abord concentré sur la photo, en solitaire, peinant à trouver mes marques au milieu de tout ces inconnus. Mais petit à petit les échanges ont commencé. Le conseil d’un angle de vue, un mot sur le matériel, un spot à ne pas manquer. 

L’apéro approchant nous sommes revenus vers le camp de base pour gouter au punch Lorrain, une spécialité peu recommandable par grosse chaleur. Les langues se sont déliées et les derniers glaçons ont fondu. 

Après un casse croûte, une ébauche de sieste pour certains, ce fut l’heure de la photo de groupe, que Sébastien, grand organisateur de l’événement confia au petit nouveau de la bande, c’est à dire moi même. Par sécurité, car il ne faut jamais se fier à un petit jeune et son déclenchement à distance hasardeux, un second photographe ainsi qu’un drone assurèrent mes arrières, au cas où.

L’après-midi, ceux qui étaient restés, sont repartis, cette fois en petits groupes, pour descendre les 18 écluses qui jalonnent les deux kilomètres du canal. Un parcours ombragé sur une piste cyclable jalonné de maisons d’éclusiers pour certaines bien restaurées et pour d’autre, presque à l’abandon. 

Cette promenade bucolique fut l’occasion de mieux faire connaissance avec quelques personnes, de parler photographie et de réaliser quelques images intéressantes comme celle d’un canal asséché ou des lourdes portes d’écluses.

En fin de journée, les plus courageux sont montés jusqu’à un château pas trop éloigné. Pour ma part je suis reparti vers l’Alsace retrouver mon épouse, inquiète de n’avoir pas eu de nouvelles depuis le matin. Une chouette initiative, interrompue par la COVID-19 et que j’ai bien l’intention de renouveler l’année prochaine.

Réglages

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La petite boîte noire de moins d’un kilogramme est arrivée et l’heure est aux essais et réglages.

Avec presque 300 grammes de plus que sa version Z6, elle pose déjà un premier problème. Mine de rien, c’est comme manipuler le un boîtier avec grip et deux batteries. Ca pèse. D’ailleurs, les premiers essais sur le télescope ont mis en relief un problème d’équilibre de la monture. Bref, c’est du lourd. 

En plus, je dois avoir deux petites mains car j’ai du mal à accéder aux boutons personnalisables sur la façade avant. Il va falloir que je prenne mes repères. Par contre, je retrouve avec plaisir un bouton de réglage AF dédié mais il faudrait une troisième molette pour choisir le sujet.

La détection des visages fonctionne assez bien même de dos avec des lumières changeantes en concert. Par contre, quand la fumée s’en mêle, c’est la panique totale, l’algorithme fait n’importe quoi.

Au final, malgré l’usage de l’IA et ses fonctions avancées, je vais probablement revenir à l’AFS et le spot pour les images de spectacles en faible lumière. Je trouve que mes premières photos manquent de piqué.

Le boîtier offre une multitude de modes personnalisés, quatre pour la prise de vue, quatre pour la vidéo et autant pour la visualisation sans parler de la programmation des boutons, écrans, menus etc.

Du coup, j’ai préparé quatre modes : un pour l’astro photographie, un pour les concerts, un pour l’animalier et enfin un pour tout le reste. J’ai différencié mes réglages, comme la profondeur de champ, le type d’autofocus, la plage de sensibilité, la cadence de rafale, mon interface tactile et les commandes indispensables dans certains des modes. Par exemple pour la photo animalière, j’ai programmé un bouton pour passer du format FX à DX en un clic.

L’écran arrière gagne un degré de liberté même s’il ne peut toujours pas se tourner dans le sens de l’objectif. Il permet cependant d’afficher les informations en mode portrait. 

Les commandes n’ont pas la même souplesse que sur le Z6 II mais c’est probablement dû à la jeunesse de l’équipement.

Je n’ai pas parlé du principal, le capteur 45 MP. Cela fait de grosses images, même très grosses dans lesquelles on peu croper allègrement pour recadrer ou zoomer. Un capteur multi couches sans obturateur mécanique, donc totalement silencieux (parfait pour l’animalier).

Le volet qui protège le capteur lors d’un changement d’objectif est un vrai plus qui manquait au Z6 et Z7. Avec le Z8 c’est enfin réparé. Sauf que, en moins d’une semaine d’utilisation, un insecte a réussi à se coller sur les photosites pendant un concert, alors que je n’avais pas procédé à un changement d’objectif. J’imagine que la bestiole s’est glissée entre le rideau et le capteur pendant une session astro et à décidé de mourrir sur le capteur en plein shooting.

Photographier en Z8 c’est un peu comme effectuer 250 km avec une Renault Zoe en hiver. On a les yeux rivés sur la jauge de la batterie. Si le Z6 est sobre, le Z8 est gourmand, et ça sans l’éclairage des boutons ou l’affichage de l’image à chaque cliché. A propos de cliché, pensez à diminuer la rafale si vous n’en avez pas absolument besoin, la carte CF 64 GO se remplit très vite si on ne fait pas attention.

Bon après, je suis assez content de la bête, surtout pour frimer dans le club photo. Maintenant il faut que j’apprenne à maîtriser le monstre.

Le manque de réflexes

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45 millions de pixels et 20 images par seconde tout ça dans 910 grammes de technologie, Nikon vient de dégainer le Z 8.J’attendais un Z 6 sur vitaminé, Nikon a sorti un Z 9 allégé. Évidemment, ce n’est pas le même budget, car à 4599 euros, il y a de quoi rebuter plus d’un photographe amateur.

Le Z 8 est l’alter ego hybride du reflex D 850. Un boîtier robuste, dédié aux amateurs exigeants comme aux professionnels, qui sur le papier, se classe parmi les hybrides les plus performants.

L’annonce tombait le 10 mai même si nous savions déjà à quoi nous attendre. Le soir même les premières présentations fleurissaient sur YouTube et dans la presse.

Mais à ce prix là, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de la folie et commander un Z 9, après tout, le haut de gamme n’est que 1500 euros plus cher.
Oui mais. Je vous ai déjà parlé de voyager et 400 grammes de moins, c’est toujours ça de gagné.

Le truc que j’attendais, c’était la présence d’un rideau de protection du capteur comme sur son grand frère, car Kase filter ou pas, l’encrassement du Z 6 est un véritable problème pour moi qui change régulièrement d’objectif sur le terrain.

Le Z 8 traine le même défaut que le Z 9, un pré focus en JPG au lieu du RAW contrairement à la concurrence. On espère toujours qu’une mise à jour viendra corriger ce gros défaut, car la fonctionnalité intéresse grandement les photographes animaliers ou de sport mais j’ai peur que ce soit une contrainte matérielle qui impose ça.

L’autonomie pourrait être un autre problème. Avec un tel processeur, il risque d’être plus gourmand que le Z6. Du coup le grip s’impose et la question de passer au gros monobloc du Z 9 se pose à nouveau.

Après 24h de réflexion, j’ai décidé de me lancer dans le pré commande du Z 8. D’ici la fin du mois, si tout va bien, je pourrai faire mes premières armes avec l’engin. Et comme je ne collectionne pas les boîtiers, je vais essayer de revendre le D 810 avec le seul objectif qui n’est pas compatible avec la bague FTZ, un zoom 24-85 qui possède un mode macro. Cela va alléger la facture.

  • Monture d’objectif : Z
  • Capteur d’image : FX, CMOS, 35.9 mm x 23.9 mm
  • Nombre total de pixels : 52.37 million
  • Système anti-poussière : Image sensor cleaning, Image Dust Off reference data (requires NX Studio)
  • Pixels effectifs : 45.7 million
  • Formats de fichiers : NEF, JPEG, HEIF
  • Supports d’enregistrement : CFexpress (Type B) ,  XQD ,  SD ,  SDHC (UHS-II compliant) ,  SDXC (UHS-II compliant)
  • Double logement pour cartes
  • Obturateur : Electronic shutter with shutter sound and sensor shield
  • Vitesse d’obturation : 1/32000 à 30 s, bulb, time
  • Modes d’exposition
  • Sensibilité : ISO 64 to 25600 
  • Zone de mise au point : 493

Le sac idéal

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En photographie, la préparation de son sac est primordiale. Il ne faut pas se retrouver sur le terrain avec l’image de rêve devant les yeux et pas la bonne focale pour la capturer. Il y a bien entendu des sacs spécialisés comme pour l’astronomie, la photographie animalière ou encore les concerts, mais pour le quotidien, j’ai deux recettes qui couvrent presque tous les situations.

Idéalement je dois couvrir une focale allant de 24 mm à 200 mm pour mes besoins principaux. C’est même vrai en concert. Au delà de 200 mm, autant s’approcher du sujet sauf s’il est très farouche ou accroché aux étoiles.

Pour couvrir cette plage de focale je dispose de plusieurs optiques. Un zoom Nikkor 24-85 mm f 2.8-4 monture F, un zoom Nikkor Z 24-200 mm f 4-6.3, un zoom Nikkor Z 24-70 mm f 2.8 et un zoom Tamron 70-200 mm 2.8 en monture F. Bien évidemment les deux derniers sont mes préférés même s’ils sont lourds et encombrants. 

Le premier, le Nikkor 24-85 possède l’intérêt de disposer d’un mode macro en plus d’être compact. Mais il ne fonctionne pas avec mon adaptateur FTZ pour être monté sur le Nikon Z6 II et possède pas mal de défauts optiques.

Le Nikkor Z 24-200 couvre toute la focale requise et est léger, mais lui aussi ne brille pas par ses performances optiques même s’il est nettement meilleur que le précédent. Je l’utilise avec le Nikkon Z6 II pour voyager léger, pendant les promenades et les voyages. Il tient dans petit étuis Manfrotto. Autant dire la solution compacte et légère, c’est ma première configuration.

Le Nikkor Z 24-70 2.8s (il en existe un autre ouvert à f 4) est une petite merveille, lumineux et au piqué irréprochable, mais il est lourd à mon goût. Je l’emporte lorsque je désire vraiment une belle image ou que je suis dans des environnements sombres. Son compagnon de route est naturellement le Tamron 70-200 fixé avec la bague FTZ. Une belle optique qui complète la focale. 

Cela donne un sac avec deux objectifs et un boîtier, un peu plus de trois kilogrammes sans l’emballage ce qui reste relativement raisonnable pour crapahuter longtemps en montagne. C’est cette seconde configuration que j’emmène pour mes promenades dédiées à la photographie en solitaire.

Vendredi photo

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Tous les quinze jours, le vendredi soir, je fais de la photographie. Plus précisément je me rends à la réunion du club photo local

J’avais rencontré plusieurs de ses membres lors du Carnaval de Rosheim et l’idée de rejoindre ce groupe de passionnés de photographie a germé dans ma petite tête. 

Après un contre temps pour cause de concert, j’ai enfin pu assister à leur réunion bimensuelle. Un vingtaine de photographes amateurs qui se réunissent dans une salle pour organiser des sorties, présenter leur travail et débattre sur deux photographies de membres de l’association. 

Occasionnellement, un intervenant vient parler d’un sujet lié à la photo, Thierry, le dernier en date nous a présenté son travail d’astrophoto et ce fut vraiment impressionnant pour un passionné comme moi qui débute dans le domaine.

Ces réunions m’ont donné envie de me lancer dans un nouveau projet vidéo, Histoires de Photographies, que je démarre aujourd’hui. Il s’agit d’un mixte entre l’analyse d’une de mes photos et l’étude de son développement comme le fait Benjamin dans sa formation Lightroom. 

Je prends un de mes clichés, qui pour une raison ou une autre possède un intérêt particulier pour moi, je vous le présente et ensuite je décortique sommairement son développement.

Je n’ai pas la prétention ici de vous donner des leçons de développement sous Lightroom, bien mal m’en prendrai, mais de vous montrer ce que j’ai fait de l’image et pourquoi j’ai photographié cette scène.

Techniquement cette vidéo est filmée en deux parties. La première dans le studio où je capture les Chroniques en Images, la seconde depuis le Mac, où je manipule le logiciel Lightroom. Pour l’instant le son est enregistré durant la première partie, dans le studio et pour être raccord sous Lightroom, c’est un peu compliqué mais promis, je vais améliorer ça.

Je travaille toujours au prompteur car l’improvisation devant une caméra ça n’est définitivement pas pour moi. Donc je prépare mon script, tourne la caméra d’environ 150 degrés vers les maquettes de fusées Lego, tourne également le projecteur Neewer qui se reflète d’ailleurs sur un cadre, déplace le tabouret, le microphone, le retour vidéo et c’est parti.

Le montage va assez vite une fois les effets sonores choisis (ma palette iMovie est des plus réduite) car ici je travaille sans écran vert ce qui me simplifie beaucoup la tâche.

Ces vidéos s’adressent principalement aux débutants en photographie et aux curieux qui voudraient connaître les dessous de mes clichés. J’espère qu’elles permettront de convaincre certains d’entre vous de l’intérêt à développer ses images et d’expliquer ma démarche photographique aux autres. Il n’y aura pas de version blog de ces vidéos contrairement à Chroniques en Images car l’exercice est nettement plus visuel qui littéraire.

Ma méthode de travail sous Lightroom est très imparfaite et ma technique photographique n’est guère mieux, donc ne prenez surtout pas exemple sur ce que je fais, mais regardez plutôt comment une image peu être améliorée avec un petit peu de travail.

Bref, j’espère que ces vidéos vous plairont, elles sortiront à un rythme sans doute irrégulier en fonction de mon emploi du temps et des clichés que j’aurais réalisé. En attendant, bonne vidéo !

Shoot in !

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Il y a quelques temps, Didier le frontman du groupe Plus 33 m’a demandé si j’étais partant pour réaliser des photos pour leur prochain album. Pas la pochette, juste des clichés du groupe pour la promotion du disque. J’avais répondu pourquoi pas, même si je ne maîtrise pas du tout l’exercice. 

Après tout, pourquoi ne pas essayer, quitte à ce qu’il fassent appel à un photographe pro si mon travail était trop moche.

La première chose fut de déterminer leur besoin en images, du studio, des portraits individuels, de groupe, sur fond uni, en extérieur, dans un des décors naturels et si oui lesquels.

Le choix du lieu pour les photos de studio était également important, car si j’ai un studio à la maison, il convient pour de l’enregistrement vidéo en solo, pas pour un groupe.

Ensuite il fallu convenir d’une date où j’étais disponible et à laquelle il était possible de réunir tout le groupe avec en plus une météo favorable. Il fallait également décider des lieux en extérieur, sans prendre l’avion jusqu’en Islande pour réaliser deux images.

Restait enfin pour moi le choix du matériel, projecteurs, écrans, optiques, boîtiers, flash, pied, rallonge, de quoi remplir le coffre de la voiture.

Finalement un vendredi, en début d’après-midi, je suis parti, le coffre chargé de mon barda, direction un studio d’enregistrement où j’avais déjà passé une journée, lors de la finalisation du dernier album de Out5ide.

Évidemment, il pleuvait, sinon ça n’aurait pas été amusant. Une genre de bruine sous un ciel gris uniforme, le cauchemar du photographe.

Arrivé au studio j’ai retrouvé les membres du groupe pomponnés pour l’occasion. Didier que j’avais rencontré au Grillen pour le concert de The Watch, Philippe que je connais depuis longtemps, le batteur, la chanteuse et le bassiste, le bout en train du groupe qui est arrivé en retard ainsi que le propriétaire du studio que j’avais déjà rencontré.

Le studio est situé au sous-sol d’une maison. J’ai pu constater que le plafond était bas comme dans mes souvenirs, très bas en fait, disons à deux mètres. De plus il n’est pas large et éclairé par des néons et des LED de toutes les couleurs sans parler des lucarnes qui diffusaient une timide lumière. J’avais bien fait d’apporter mes projecteurs. Le Neewer pour la lumière principale et un des deux Starblitz pour déboucher les ombres. Ensuite j’ai installé l’écran noir, fait quelques essais d’éclairages avec le batteur et le shooting a pu commencer. Je me suis, comme toujours, battu avec les plis du fond noir, afin d’obtenir un arrière plan le plus lisse possible. La technique pourtant éprouvée des pinces à linge n’est pas arrivée à bout du problème, mais il faut avouer que j’étais un peu stressé.

Pendant ce temps, les musiciens écoutaient quelques extraits du futur album que j’ai découvert du coup en avant première. Un disque avec trois pièces principales dont un titre avec des voix féminines, deux courts interludes et beaucoup de piano.

J’ai commencé par des portraits individuels sur fond noir avec ou sans leur instrument, le modèle assis sur un tabouret de bar pour pouvoir le cadrer correctement malgré la faible hauteur de plafond, l’idée étant de faire disparaître l’arrière plan au développement. 

Je n’ai pas l’habitude de diriger un modèle, ça ne s’improvise pas en fait ce genre de chose. J’ai essayé de décoincer les sourires, de proposer différentes attitudes, d’orienter les regards, de faire rire les musiciens pour obtenir des réactions tout en shootant à très forte cadence. Sur les plus de quatre cent photos il y aura plus de 90 % de déchets.

Ensuite nous avons attaqué les photographies de groupe et croyez-moi, caser cinq personnes devant un petit écran noir dans une pièce au plafond bas, c’est tout un poème. Enfin bon… Là aussi, il a fallu diriger tout ce petit monde et ce ne fut pas une mince affaire avec le bassiste qui n’arrêtait pas de faire le mariole.

Malgré une forte résistance, nous avons également fait des extérieurs, dans un parc à proximité du studio. La lumière était contre nous, le parc ne se prêtait pas vraiment à l’exercice et nous avons dû gérer les promeneurs curieux. Mais bon, j’ai rempli mon contrat avec des images en extérieur.

Évidemment je ne suis pas très satisfait de mon travail. Soit le modèle n’est pas sexy, soit l’éclairage laisse à désirer, soit le cadrage, contraint par la pièce et mon fond, est merdique. J’ai envoyé une quarantaine d’épreuves au groupe pour qu’ils choisissent des images. Celle qu’ils ont retenu pour le livret est probablement celle que j’aurais jeté en premier, comme quoi je n’ai clairement pas compris leurs attentes. L’attachée de presse elle a aimé les images des musiciens avec leur instrument prises sur un fond noir, et c’est tant mieux car c’est celles qui m’ont demandé le plus de travail en post production.

Même si le résultat n’est pas satisfaisant, ni pour le groupe, ni pour moi, ce fut une expérience pour le moins enrichissante et je ne vous cache pas que j’aimerai bien poursuivre dans cette voie.

DXO Pure RAW 3

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La lumière est un des problème principaux en photographie. Si le sujet se déplace rapidement, il est recommandé de réduire le temps de pose et par le fait, moins de lumière atteint le capteur, même en ouvrant au maximum le diaphragme.

Pour régler le problème de la lumière, il faut souvent monter en ISO et si la qualité d’une image est tout à fait acceptable à 400 ISO, à partir de 1000, elle commence à se dégrader selon les capteurs. On appelle ça le bruit. Votre appareil est bien entendu équipé d’algorithmes pour réduire ce grain sur les images et des logiciels comme Lightroom possèdent des outils pour limiter la casse, n’empêche, un cliché à 6400 ISO, même bien traité, reste relativement bruité.

C’est là qu’intervient DXO Pure RAW, un logiciel qui peut se greffer à Lightroom en module externe pour faire le boulot à votre place. DXO Pure RAW a pour fonction principale de supprimer le bruit et de rajouter de la netteté à votre photographie, à condition bien entendu que celle-ci soit au format RAW. DXO Pure RAW peut travailler également sans Lightroom pour vous générer un fichier DNG, JPG ou TIFF.

C’est Adrien Coquelle qui, sur sa chaîne Pose Nature, présentait le produit DXO de manière assez convaincante, suffisamment du moins pour que j’essaye le produit, DXO propose en effet une licence de test de 31 jours. Et comme j’ai fait quelques images d’astronomie et de concerts ces derniers temps, j’avais du matériel bruité à souhait pour vérifier les performances de Pure RAW.

J’avoue qu’à la base j’étais assez sceptique sur les performances annoncées de l’outil, mais force est de constater que ça marche. Vous prenez votre RAW, vous lancez le traitement qui prend 10 à 20 secondes par image tout de même et vous obtenez un fichier DNG tout propre en sortie. Il ne reste plus qu’à le développer et le tour est joué.

Pour vous convaincre, voici trois exemple de développement Lightroom du même cliché à ISO 5000, f 2/8 au 1/100s pris avec le Nikon Z6 II au 24-70 mm. Ok un zoom un peu extrême sur la partie gauche en haut d’une photo de concert. Le premier est sans traitement de la luminance. Le second est le développement complet Lightroom avec le traitement du bruit. Et le dernier a d’abord été traité par DXO Pure Raw 3 puis j’ai appliqué les mêmes corrections Lightroom mais sans la luminance.

cliché complet en RAW
Lightroom sans traitement de la luminance
Lightroom avec luminance à 57
DXO Pure Raw 3 plus Lightroom sans luminance

Je crois qu’il n’y a pas photo.

Pour l’instant j’utilise la version démo gratuite de 31 jours pour vérifier si le logiciel tient bien ses promesses car c’est une dépense à 129 euros tout de même pour une licence à vie, mais les premiers essais sont assez bluffants pour que je me décide rapidement même si, comme sur la dernière photo, on peu constater quelques dérives chromatiques sur les lunettes.