300 nights

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Je suis parti dans les Alpes de Haute Provence avec mon épouse, un piano, une lunette, une monture équatoriale et un appareil photo. Objectif passer des vacances, voir la belle famille, le fiston à Lyon mais également faire de l’astronomie.

Car la région de Saint Michel de l’Observatoire est réputée pour ses cieux limpides. A l’Observatoire de Haute Provence où j’ai pu admirer le T193 sous sa coupole (comprenez le télescope de 193 cm), celui qui a détecté la première exoplanète, 51 Pegasi b en 1995,  on annonce fièrement pas moins de 300 nuits d’observation par an contre une vingtaine à Strasbourg.

Avec une location en pleine campagne non loin de Mane et donc tout près de l’OHP, un setup astro lumineux, plein de temps libre et pas de contraintes de réveil, j’allais pouvoir m’en donner à coeur joie avec les étoiles.

C’était sans compter sur les prévisions météorologiques. Clairement nous n’étions pas dans les fameux 300 nuits de ciel clair. Pas même dans les 30 jours avec éclaircies ni même dans les 20 jours de temps incertain. Nous étions plutôt dans les quinze jours annuels de pluies diluviennes.

Bon d’accord, j’exagère un peu, nous avons eu quelques brèves et éphémères éclaircies et même un coucher de soleil nuageux même si à Lyon il est tombé quatre vingt dix huit litres de pluie par mètre carré en vingt-quatre heures (un record absolu soit dit en passant). En gros le même temps qu’en Alsace depuis le mois d’Octobre.

Le dernier jour de nos vacances, nous avons eu droit tout de même à un lever de soleil et une belle matinée venteuse avant que le ciel ne s’ennuage à nouveau. Nous nous sommes promenés à pied dans la nature autour de l’observatoire de Haute Provence et la coupole du télescope de 1.93 m, par contre ma lunette de 72 mm est restée sagement dans sa valise toute la semaine.

C’est une semaine après notre retour en Alsace que j’ai pu enfin sortir mon setup astro et monter au Champ du Feu pour photographier M 51 et étrenner la fameuse lunette toute neuve. Comme quoi, pas besoin de traverser la France pour trouver le ciel bleu.

La cargaison

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Comme vous ne le savez pas, nous sommes partis en vacances pendant une semaine dans le sud-est de la France. Une semaine au soleil dans un gite pas très loin de ma belle famille.

Qu’est-ce que vous emportez lorsque vous partez en vacances ? Un maillot de bain, un bouquin, des lunettes de soleil, ce genre de truc. Ben pas nous. Enfin si mais pas que ça.

Pour ma part, je prends toujours un appareil photo, parce que les vacances c’est l’occasion de capturer de nouveaux paysages. Mais depuis quelques temps, j’ai renoué avec l’astronomie qui est une vielle passion et étant donné que le ciel n’est pas vraiment clément depuis le mois d’octobre, j’espère qu’en allant vers le sud, ce sera un peu mieux. 

Donc j’emmène également une monture équatoriale, une lunette, des oculaires, un télescope et des batteries sans parler des accessoires indispensables comme les contrepoids, les câbles et les adaptateurs. Largement de quoi remplir un coffre.

Ma femme, elle est musicienne et doit se produire cinq fois en public d’ici la fin de l’année avec plusieurs oeuvres à travailler. Elle emporte donc un piano numérique mais comme son second instrument est un violoncelle, les places arrières vont être prise par son étuis. 

Avec tout cela, la voiture est remplie. Mais comme Gaston avec sa valise à piles, il fallait trouver une petite place pour la brosse à dent et le dentifrice, sans parler des vêtements et des livres.

Au final, il a fallu faire quelques sacrifices. Piano et violoncelle ne tenaient pas ensemble à l’arrière de la voiture. Mon épouse n’a conservé que le clavier numérique. Et une fois la valise rangée dans le coffre, il n’y avait plus de place pour le Celestron et la valise à oculaires, j’ai dû me contenter de la lunette avec la petite monture ZWO.

Même avec nos deux enfants, on n’avait jamais été aussi chargé pour partir en vacances. Il va bientôt nous falloir un camping car avec une coupole sur le toit ainsi qu’une salle de concert à l’arrière.

Image empruntée à Franquin.

Sardaigne – Strange rock

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Je continue d’exploiter les photographies de vacances en Sardaigne. Une série en noir en blanc traitant de la pierre dans son état naturel ou bien travaillée par l’homme.

Nous sommes au Capo d’Orso, près du célèbre rocher de l’ours. Mais ce jour là, c’est cette roche assez surprenante, façonnée par les vents, qui a attiré mon attention.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-200 mm, 1/100s, f/11, ISO 110, 90 mm

Sardaigne – trou blanc

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Je continue d’exploiter les photographies de vacances en Sardaigne. Une série en noir en blanc traitant de la pierre dans son état naturel ou bien travaillée par l’homme.

La photographie est prise dans un nuraghe, l’objectif pointé vers le ciel. Un puit de lumière dans cette structure de pierres sèches obscure. Une photo assez difficile à réaliser étant donné l’énorme contraste de lumière entre le ciel et les pierres. Le ciel est inévitablement brûlé, car ici pas question d’utiliser un flash. Un temps de pose très long 1/10s, sans bouger.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-200 mm, 1/10s, f/6.3, ISO 500, 24 mm

Sardaigne – La Rampe

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Je continue d’exploiter les photographies de vacances en Sardaigne. Une série en noir en blanc traitant de la pierre dans son état naturel ou bien travaillée par l’homme.

Il s’agit ici la forteresse du mont Altura près de Palau au Nord-Est de l’île. Elle possède un escalier monumental (croyez-moi je l’ai gravi) qui permettait d’acheminer l’armement et les munitions au sommet des remparts.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-200 mm, 1/200s, f/6.3, ISO 72, 67 mm

Lighthouse

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La pointe du Capo d’Orso n’est accessible que par un petit chemin caché dans le maquis et bien entendu non balisé, car nous sommes en Sardaigne, pas sur les sentiers Vosgiens. La promenade se mérite, d’autant que presque personne ne va là bas, mais comme un phare se dresse sur la pointe, je n’ai pas résisté à la promenade. Ce n’est qu’une photographie de vacances à l’heure du coucher de soleil, avant que la nuit ne tombe et que les sangliers n’investissent le maquis.

A l’arrière plan se dessine les célèbres îles de la Maddalena et de la Caprera, petits paradis dans cet archipel déjà magnifique.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-200 mm, 1/80s, f/11, ISO 64, 62 mm

Parking

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La nuit vient de tomber sur la Sardaigne et je quitte la location à pied pour grimper au Capo d’Orso dans le noir. Une longue côte bordée de places de parking vides à cette période de l’année. C’est là que je tombe sur ce lampadaire. Cela me rappelle le travail d’un photographe qui capture des stations services la nuit en monochrome et comme j’aime beaucoup son travail, je copie. Cinq secondes de pose, cela ne se réalise pas sans un trépied évidement, mais j’en ai toujours un dans mon sac, un tout petit, qui, s’il ne monte pas très haut, permet de stabiliser le boîtier pour des longues poses.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-200 mm, 5.0s, f/4,0, ISO 200, 24 mm

Sunrise

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Je continue avec mes photographies de vacances en Sardaigne, il faut bien rentabiliser la péllicule. Cette image aurait pu faire partie de la série lever de soleil. Elle a été prise le premier matin sur la plage où je descendais chaque jour. Elle reflète assez bien cette semaine de vacance dans le Nord-Est de l’île, de belles lumières, la mer, la plage et le soleil avec parfois quelques nuages.

Pour la petite histoire, c’est une touriste qui assistait au lever de soleil avec son appareil photo qui m’a incité à m’éloigner du bord de l’eau pour englober les parasols et les transats sur l’image. Donc merci à elle, même si elle ne voulait probablement pas mettre de sable sur ses chaussures.

Nikon Z8, Niikor Z 24-200 mm, 1/100s, f/11, ISO 64, 24 mm

Quoi ma gueule ?

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Oui, il a une sale gueule, un sale caractère aussi. Je ne sais même plus le nom de ce gros volatile, si le marabout d’Afrique, merci Google. Par contre je me souviens l’avoir photographié dans la volière africaine du Parc de Villars Les Dombes mi août. Je crois que le bestiau m’aurait bien bouffé s’il avait eu des dents, toujours est-il qu’il voulait en découdre avec moi.

Le photographie animalière dans un parc est nettement moins sportive que dans la nature il faut bien l’avouer. C’est même trop facile. Il suffit de s’approcher en fait. Donc je me suis approché, de toute façon je n’avais pas d’équipement pour ce genre de sport.

Nikon Z8, Nikkor 24-200 mm, 1/500s, f/6.3, ISO 200, 160 mm.

Las Gas Uas ?

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Voici le premier tag que j’ai découvert dans le fort, un texte indéchiffrable peint sur un mur derrière la porte d’entrée d’un bâtiment ruiné. C’est lui qui m’a donné envie de m’aventurer entre les murs fissurés, sous des toits ajourés et au milieu des ronces et des vipères pour découvrir d’autres oeuvres picturales sardes.

J’aime la composition de l’image, la porte qui encadre de tag et le contraste produit par la végétation rampante au premier plan. C’est pour cela que j’ai opté pour une assez grande profondeur de champ (f/9.0) même si j’ai dû descendre à un temps de pose assez long (1/30s, la limite pour moi sans trépied) afin de rester à 64 ISO.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-200 mm, 1/30s, f/9.0, ISO 64, 36 mm