Black Out

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Un matin à 7h00, en arrivant au travail à vélo, j’ai découvert une petite lumière rouge clignotante au-dessus de la porte d’un local. 

En garant mon deux roues dans le parc à vélo, je me suis dit qu’il faudrait que je jette un oeil à ce truc après mon café. Maid arrivé devant la porte du bâtiment, un mot écrit à la va vite invitait tous les agents à rentrer chez eux pour télétravailler. 

J’avoue que ça a piqué ma curiosité. Je n’ai pas suivi l’injonction et suis rentré dans les locaux.  Après tout je suis responsable de la logistique du site. 

Il n’y avait pas de lumière dans les couloirs déserts et le chauffage semblait éteint. J’avais l’impression de visiter un vaisseau spatial fantôme ou d’être revenu au premier confinement. Poutine avait attaqué ? 

Surprise, le directeur adjoint était déjà sur le pont, d’ailleurs nous étions seuls à bord du navire en perdition. Il me résuma sa nuit en quelques mots. Notre onduleur avait cramé, les pompiers étaient intervenus et le bâtiment n’avait plus du courant. Il avait passé sa nuit en coup de téléphone pour gérer la crise et m’avait laissé in message sur mon portable professionnel sagement rangé dans le bureau en mode avion.

Chez nous, qui travaillons vingt-quatre heures sur vingt-quatre sept jours sur sept et qui ne pouvons tolérer aucune coupure de courant, nous sommes équipés d’un groupe électrogène doublé un très gros onduleur afin d’être protégés. En cas de coupure, l’onduleur délivre le courant accumulé dans ses batteries et déclenche la mise en route du groupe électrogène qui prend ensuite la relève, nous promettant cinquante heures d’autonomie sans alimentation secteur EDF. 

Oui mais. Si l’onduleur crame, vu que tout passe par lui, nous n’avons plus rien.

La lumière rouge devant la porte du TGBT s’expliquait soudain. Le TGBT est le local où se situe le tableau général basse tension et l’onduleur. Un machin plein de disjoncteurs dont il faut s’approcher prudemment. Le détecteur de fumée s’était déclenché dans la pièce et l’alarme n’était toujours pas coupée.

Maintenant, il s’agissait de remettre en marche le courant. Oui mais comment ? Le triphasé arrive directement sur l’onduleur avant de desservir le bâtiment, et l’onduleur sentait furieusement le brûlé. Pas question de relancer le disjoncteur général sans quelques précautions élémentaires. On a qu’une vie et elle est courte. Encore que depuis quelques jours, on peut prendre plus de risques avec les russes qui tirent sur les centrales nucléaires.

J’ai passé une heure au téléphone à essayer de contacter des électriciens. Soit ils dormaient encore (nous ouvrons à 9h), soit il n’était pas disponibles (je suis sur un chantier en Ukraine), soit le problème dépassait leurs compétences (vous savez nous on s’occupe d’installations domestiques). Après une heure d’efforts, j’essaye la société en charge de la maintenance de l’onduleur. Pourquoi n’y avais-je pas pensé avant me direz-vous ? Bon. Après plusieurs tentatives et quelques redirections, je tombe sur le technicien miracle capable de nous donner la procédure de bypass de l’onduleur, celle qui permettra d’alimenter le bâtiment sans passer par la machine infernale qui sent le cramé.

Vers 9h30 le courant est relancé pour ce qui est de l’éclairage et du chauffage. Je peux enfin boire mon premier café de la journée. Il était temps.

Pour l’informatique, tout a disjoncté et c’est étape par étape que les systèmes peuvent être redémarré, modems, routeurs, switchs, serveurs, ordinateurs. A part quelques équipements capricieux et switchs hors services, nous nous en sortions sans trop de casse.

Pendant vingt-quatre heures, notre activité pour le grand quart nord-est de la France a été totalement paralysée. Et tant que nous n’aurons pas changé l’onduleur, nous serons à la merci d’une surtension ou d’une coupure qui pourraient provoquer d’autres dégâts.

Tout cela aurait pu être évité bien sûr. L’onduleur aurait pu être remplacé en novembre, nous avions le budget et les devis comme le feu vert technique. Mais pour l’installer, il fallait procéder impérativement à une coupure électrique de quelques heures, le temps de tout arrêter proprement, de changer l’onduleur et de tout relancer étape par étape. Hélas, mille fois hélas, les services opérationnels avaient mis leur véto à cette opération. Pas de coupure avant mi avril, fin de la période hivernale.

Finalement ils auront deux coupures avant la date butoir. Le bon côté c’est que maintenant nous sommes rodés à l’opération.

J’ai la trique

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Je ne vais pas remettre en cause ici les décisions gouvernementales, je laisse ça à d’autres, je vous raconte simplement la réalité du terrain.

Les administrations doivent effectuer leur transition énergétique sous la pression de nos gouvernants. Isolation des bâtiments, modernisation des chaudières, végétalisation des toits, écopaturage, recyclage et fin des véhicules thermiques.

En début d’année nous avons donc reçu notre première Zoe. Une voiture électrique offrant 370 km d’autonomie théoriques c’est à dire 250 km par vent arrière en plein été sans clim à 90 km/h. 

Une Zoe oui, mais pas de borne de recharge. Oups ! Il faut plus de 12 heures pour charger complètement une Zoe sur une prise secteur. 

Si je fais un Strasbourg/Nancy aller-retour, je suis obligé de rester dormir sur place pour repartir le lendemain. Si je vais à Besançon, je n’arrive que le lendemain car il faut que je m’arrête pour recharger, si je vais à Troyes, cela me prends troyes jours pour m’y rendre, six aller-retour.

Alors bien entendu il y a des bornes de recharge sur la route et nous avons une carte pour les utiliser. 

Encore faut-il que la borne soit compatible avec la carte, que le câble électrique soit approprié, que l’emplacement soit libre et que l’appareil fonctionne. Pour la petite histoire un Strasbourg/Mulhouse aller-retour s’est achevé à 80 km/h pour économiser la batterie. À Mulhouse les bornes étaient hors service, occupées ou non compatibles et sur l’autoroute, la seule aire de repos avec recharge était fermée pour travaux.

L’ennui c’est que notre zone de responsabilité augmente alors que le rayon d’action des véhicules diminue et que l’on nous demande d’aller de plus en plus sur le terrain. Alors nous prenons le train ou l’avion et louons un véhicule thermique à l’arrivée… Question bilan carbone, y a comme un os.

Installer des bornes de charge rapide n’est pas une mince affaire. Généralement vous êtes obligé de changer votre abonnement et votre compteur et ça seulement si vous avez la chance d’être calé en triphasé. Sans triphasé votre borne ne charge pas votre voiture en quatre heures mais en huit. 

Afin d’installer les bornes, une équipe parisienne va parcourir la France en véhicule thermique accompagnée d’une seconde équipe chargée des travaux ainsi que d’un responsable de site. Trois voitures, cinq personnes, cinquante sites, de quatre cent à mille kilomètres à chaque fois. Faites le calcul. Et là je ne parle pas des travaux mais de la pré-étude. Car si nous avons commandé les bornes il y a six mois, étant donné la pénurie de matières premières, nous ne les aurons, au mieux, que dans six autres mois. Pendant ce temps, notre Zoe reste en charge la nuit et ne quitte jamais le département. Et comme dit si justement John Snow, l’hiver arrive.

Comptez aussi pour l’installation d’une borne, un nouveau coffret électrique, une centaine de mètres de câbles, quelques trous dans les murs et une grosse coupure de courant. C’est bête mais chez nous, couper le courant c’est un peu comme débrancher un patient sous respirateur. On meurt, et on a pas le droit de mourrir, du moins pas pendant la saison hivernale. Les coupures propres ne peuvent être réalisées qu’en été lorsque la situation le permet. 

Bref, nous ne sommes pas prêt de brancher la Zoe à une borne. D’ici là nous aurons peut-être reçu des directives pour rouler à l’hydrogène qui sait ?

Electricity

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Vous saviez qu’Ewan McGregor était un motard ? Moi non, même si j’ai vu presque tout ses films. Avec un pote il fait régulièrement des road trips en moto à travers le monde et cette fois il a décidé de remonter l’Amérique du sud, de Ushuaïa jusque Los Angeles. 

Pourquoi pas me direz-vous ? Oui mais attention un road trip en moto électrique car « l’électricité c’est l’avenir », dixit Ewan. 

Le hic c’est qu’au moment de l’expédition, les motos électriques, ça ne courrait pas les routes, pas plus que les pickups 4×4 électriques pour accompagner l’expédition. Alors pendant le premier épisode on découvre l’équipe bossant avec des constructeurs auto et moto pour leur fabriquer des prototypes.

Le second problème, c’est qu’avec deux-cent-cinquante kilomètres d’autonomie et plus de vingt-mille kilomètres à parcourir, il faudrait recharger souvent, très souvent. Et les bornes de recharge rapide se comptent sur les doigts d’une main sur leur chemin.

Alors ni une ni deux, ils font installer cent-cinquante bornes de chargement sur leur route. Heu ? Sérieux ? Oui oui, juste pour que deux gars remontent en motos électriques l’Amérique du sud. Le comble c’est que leur caméraman, lui aussi à moto, aura un moteur thermique et que le van transportant les panneaux solaires de recharge, est un gros diésel qui pue.

Je résume: Ewan et son pote voyagent léger et incognito en motos électriques d’Ushuaia jusque Los Angeles accompagné de deux gros SUV électriques, d’une moto thermique, d’un van diésel sur une route jalonnée de stations de chargeurs rapudes installées juste pour eux. Le message écolo est limpide.

Cerise sur le gâteau les gars ont moyennement anticipé que s’il fait chaud chez eux, c’est parce que l’hiver bat son plein sous l’équateur. Et, si vous ne le saviez pas encore, les batteries chargent mal dans le froid et leur rendement est nettement moins bon.

Après un pilote prototypes, les trois épisodes suivants sont consacrés à trouver une prise électrique entre l’Argentine et le Chili, à arriver au bac avant qu’il ne s’en aille ou avant la panne seiche. 

Les gars sont tellement bien préparés qu’à deux reprises ils font venir un groupe électrogène monté sur un camion pour recharger les véhicules en plein milieu de nulle part. Respect !

Vous savez quoi ? Je n’aime pas les grosses cylindrées chromées et les bikers. J’ai toujours trouvé que les véhicules électriques étaient la plus grosse mascarade du siècle. Mais j’aime bien Ewan McGregor, enfin les personnages qu’il incarne et j’adore voyager en images. Mais là franchement, je me demande encore pour quelle raison je regarde ces épisodes. Peut-être dans l’espoir que la production ne lance le chantier d’une centrale nucléaire dans les Andes pour que nos deux bikers terminent leur périple en temps et en heure ?
Electricity

Vous saviez qu’Ewan McGregor était un motard ? Moi non, même si j’ai vu tout ses films. Avec un pote il fait régulièrement des road trips en moto à travers le monde et cette fois il a décidé de remonter l’Amérique du sud, de Ushuaïa jusque Los Angeles. 

Pourquoi pas me direz-vous ? Oui mais attention un road trip en moto électrique car l’électricité c’est l’avenir, dixit Ewan. 

Le hic c’est qu’au moment de l’expédition, les motos électriques, ça ne courrait pas les routes, pas plus que les pickups 4×4 électriques pour accompagner l’expédition. Alors pendant le premier épisode on voit l’équipe bosser avec des constructeurs auto et moto pour leur fabriquer des prototypes.

Le second problème, c’est qu’avec deux-cent-cinquante kilomètres d’autonomie et plus de vingt-mille à parcourir, il faudrait recharger souvent, très souvent. Et les bornes de recharge rapide se comptent sur les doigts d’une main sur leur chemin.

Alors ni une ni deux, ils font installer cent-cinquante bornes de chargement sur leur route. Heu ? Sérieux ? Oui oui, juste pour que deux gars remontent en motos électriques l’Amérique du sud. Le comble c’est que leur caméraman, lui aussi à moto, aura un moteur thermique et que le van transportant les panneaux solaires de recharge, est un gros diésel qui pue.

Je résume: Ewan et son pote voyagent léger et incognito en motos électriques d’ushuaia jusque Los Angeles accompagné de deux gros SUV électriques, d’une moto thermique, d’un van diésel sur une route jalonnée de stations de chargeurs rapudes installées juste pour eux. Le message écolo est limpide.

Cerise sur le gâteau les gars ont moyennement anticipé que s’il fait chaud chez eux, c’est parce que l’hiver bat son plein sous l’équateur. Et, si vous ne le saviez pas encore, les batteries chargent mal dans le froid et leur rendement est nettement moins bon.

Après un pilote prototypes, les trois épisodes suivants sont consacrés à trouver une prise électrique entre l’Argentine et le Chili, à arriver au bac avant qu’il ne s’en aille ou avant la panne seiche. 

Les gars sont tellement bien préparés qu’à deux reprises ils font venir un groupe électrogène monté sur un camion pour recharger les véhicules en plein milieu de nulle part. Respect !

Vous savez quoi ? Je n’aime pas les grosses cylindrées chromées et les bikers. J’ai toujours trouvé que les véhicules électriques étaient la plus grosse mascarade du siècle. Mais j’aime bien Ewan McGregor, enfin les personnages qu’il incarne et j’adore voyager en images. Mais là franchement, je me demande encore pour quelle raison je regarde ces épisodes. Peut-être dans l’espoir que la production ne lance le chantier d’une centrale nucléaire dans les Andes pour que nos deux bikers terminent leur périple en temps et en heure ?

La poussette électrique

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Au commencement Dieu créa le rasoir électrique Philips car l’homme devait chaque jour couper sa barbe avec une lame et de la mousse alors qu’il aurait pu la sectionner avec une machine vibrante. Dieu vit que l’homme était rasé de près et s’en réjouit. 

Dieu récompensa la femme le deuxième jour avec un couteau électrique Moulinex pour la fête des mères. EDF se réjouit du pic de consommation d’énergie pour découper la brioche et le gigot du dimanche midi. 

Le troisième jour, Dieu créa le vélo électrique car il avait fait croitre des montagnes sur la Terre et que Poulidor finissait toujours deuxième.

Le quatrième jour, pour ne léser personne, Dieu offrit aux enfants les trottinettes électriques et remplit enfin les belles salles d’attente des urgences. 

Le cinquième jour, Dieu creusa la Terre pour y puiser les dernières gouttes de pétrole afin que les voitures puissent encore rouler. Dieu offrit également le vibromasseur électrique à l’épouse délaissée par son époux qui roulait dans son bolide. 

Le sixième jour, en panne sèche, Dieu convertit tous les constructeurs automobiles au moteur électrique et le monde fut beau et propre. 

Le septième jour, assis près de Fukushima, les pied dans l’eau radioactive, Dieu s’ennuyait. Il vit passer une petite fille malade traînant une poussette cassée dans laquelle dormait une jolie poupée calcinée. Dieu réalisa alors que le monde était imparfait. Alors pour parachever son oeuvre, Dieu conçu la poussette électrique pour que les mamans ne peinent plus en promenant leurs enfants leucémiques dans les forêts de Tchernobyl. 

Et le monde fut enfin parfait.

L’habit ne fait pas le moine

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Il m’arrive de bricoler, comme dans ma salle de bain aujourd’hui terminée. Plâtre, plomberie, électricité, j’y arrive, mais je ne suis pas doué. Par exemple je déteste la plomberie, craignant sans cesse la fuite. Cela me donne même des insomnies. Pour ce qui est du placo, je ne fais pas confiance à mes fixations et je crains toujours que le plafond suspendu me tombe sur la figure, quant à la l’électricité, imaginez mes angoisses.

Mais voila, mon nouvel emploi d’homme à tout faire m’amène de temps en temps à devoir bricoler au travail, une porte récalcitrante, un serrure à changer, une fuite dans les toilettes, une prise électrique à remplacer. Du travail de base, qui ne demande pas de grandes qualifications, mais qu’il faut bien faire si on ne veut pas que nos locaux tombent en ruine.

Le hic, c’est que pour monter sur une échelle (même un escabeau), une habilitation travail en hauteur est obligatoire, et je ne l’ai pas. Embêtant non ? Si je tombe, l’administration pourra toujours dire que je n’avais pas l’habilitation pour monter dessus. Alors que fais-je, je monte ou je ne monte pas ? Ben je monte.

Pour l’électricité, c’est la même chose, avant de démonter un interrupteur, rentrer dans un local électrique, abaisser un disjoncteur, il faut être habilité, et là, je le comprends nettement plus. Peut-être parce que je ne suis pas très rassuré quand je touche au fils (d’ailleurs lequel faut-il couper, le jaune, le rouge, le bleu ou le noir ?).

J’ai donc insisté pour faire un stage d’habilitation électrique. J’en vois déjà certains qui se marrent au fond de la salle, et ils ont raison.

Mon service formation permanente m’inscrit donc à un stage d’habilitation électrique, neufs mois après ma prise de fonctions et plusieurs interventions électrique sur le site. Trois jours intensifs non loin de chez moi.

Jusque là tout va bien.

Je me pointe donc le premier jour avec une dizaine d’autres personnes, pour tout savoir de comment travailler en toute sécurité pour changer une prise et une ampoule sans monter sur un escabeau cela va sans dire. Sauf que dans l’assistance, le public est très très hétérogène, une ingénieur chimiste de maintenance de spectromètres de masses, un électricien haute tension, un gars d’une SSII, un vendeur Leroy Merlin etc etc… Je commence à avoir une petite inquiétude.

Le formateur, un gars bien sympathique, commence par nous poser à tous une question étrange : « Pour quelle habilitation venez-vous à ce stage ? ». « Ben heu, électrique » lui répondis-je naïvement. « Oui d’accord mais laquelle ? », et là il nous énumère toutes les lettres de l’alphabet ainsi que les chiffres dans diverses combinaisons, la liste des habilitations existantes H0, BS, B2V, HC, B2MT et j’en passe. Certains répondent, d’autres hésitent et moi je ne sais que dire.

« Bon vous faites quoi au travail comme manipulations électriques ? » me demande-t-il. « Heu je change les ampoules, remplace un interrupteur, une prise, c’est tout ». « Ok c’est le BS ça, mais ici on ne prépare pas au BS, nous faisons les habilitations pour électriciens, votre employeur n’aurait pas du vous inscrire à cette session, mais à celle d’avant hier. On verra avec la secrétaire ce qu’ils ont demandé pour vous tout à l’heure. ».

La fille qui bosse sur des spectroscopes de masse comme le gars de la SSII sont un peu comme moi, sauf qu’eux ne touchent même pas une prise ou un interrupteur, sauf pour débrancher un appareil où allumer la lumière.

La formation commence, très intéressante, me faisant réaliser très vite qu’il faut que j’arrête de bosser comme un salop sinon je ne vivrai pas très vieux, quand après la pause, le formateur revient avec la listes des habilitations demandées par nos employeurs. Pour moi ils ont exigé ceci : BS, BC, BR, B2V.

Mais encore me direz vous. Je dois pouvoir changer une prise, une ampoule, un interrupteur hors tension, jusque là tout va bien, je dois pouvoir consigner un circuit électrique (la version hyper sécur de baisser le disjoncteur), là ça se corse, je dois pouvoir intervenir seul sur une installation électrique de moins de 32 A et 400 V, sérieusement ?, je suis chargé de travaux électriques aux voisinages de pièces nues sous tension, mais vous êtes dingues ? Ils ne manquerait plus qu’il me demandent l’habilitation 50000 V sous tension tant qu’à faire… Non sauvé, la formation ne porte pas sur la haute tension.

Il doit y avoir une couille dans le pâté. Je ne suis pas électricien, tout juste si je me souviens de la loi d’Ohm. Je veux juste une autorisation légale pour changer les ampoules grillées du bâtiment, pour ne pas faire venir un électricien au boulot, juste une petite BS de rien du tout. Ben non… J’ai presque la totale, le formateur est mort de rire.

Après trois jours passés les mains dans une armoire électrique sous tension, après avoir regardé des vidéos hilarantes montrant des ouvriers se faire électrocuter (c’est à dire mourir à cause de l’électricité), après avoir contemplé des photographies de bras brûlés, de visages défigurés, après avoir partagé nos diverses expériences d’électrisation, nous passons l’examen final, des QCMs pour chaque habilitation remplis de questions tordues.

Par malheur, je m’en sors pas trop mal, à croire que j’ai écouté pour une fois au lieu de dormir. Le formateur donne un avis favorable afin que mon employeur m’octroie les habilitations BS, BC, BR, B2V. Merde…

Alors j’ai négocié avec lui, pour qu’il mette des fortes réserves sur les BC, BR, B2V, car je n’ai pas très envie de travailler sous tension dans une armoire électrique, posé sur un tapis isolant, équipé de gants en latex et recouvert d’un casque pour remplacer un disjoncteur de puissance alors que tout le bâtiment est sous tension.

Dans mon iPhone n°52

Galerie

Cette galerie contient 20 photos.

L’année s’achève avec vingt albums dans mon iPhone, cela en dit long sur la quantité de disques que l’on nous propose quotidiennement. Je cherche toujours à équilibrer la balance entre grosses sorties et artistes de l’ombre, cherchant à mettre en … Continuer la lecture

Cloclo je t’aime !

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Ce post est dédié à Cloclo, disparu trop tôt, il y a presque quarante ans.

Vous souvenez-vous des travaux de ma salle de bain ? Je vous avais annoncé que la chaudière serait bientôt changée, et bien c’est fait. D’accord, l’artisan va devoir revenir, car l’évacuation de la cheminée n’est pas franchement très catholique, mais bon passons…

Et donc, après le chauffagiste, c’est bibi qui doit se mettre au travail et du travail, il va y en avoir, croyez moi. Après quelques mesures, je me suis rendu compte que le plafond en lambris, accusait une pente de cinq centimètres, de l’entrée de la salle de bain jusqu’au bout de la pièce. Qu’est-ce cinq centimètres lorsque le plafond culmine à deux mètres vingt me direz-vous ? Ben, plus de 2% d’erreur tout de même, ce n’est pas rien. Et pour un gars qui a dans l’idée d’installer une double porte coulissante pour cacher la misère de la chaudière, cinq centimètres c’est l’enfer !

Solution, refaire un plafond. Oui mais souvenez-vous, la cloison entre l’entrée et la salle de bain prend appuis sur le lambris. Si j’enlève le lambris, je fais tomber la cloison, je fais tomber la douche, facture : vingt-mille euros.

Alors j’ai décidé de découper une partie du lambris et de refaire un plafond suspendu en placo, un plafond droit sur lequel je pourrais poser ma double porte coulissante. Mais quel génie je suis ! Dire que j’ai demandé au chauffagiste de passer le câble de la sonde thermique sous le lambris que je m’apprête à découper.

Munis d’une perceuse, d’une scie sauteuse, de lunettes de protection, de gants, et après avoir vidé la pièce de tout le fatras qui l’encombrait, serviettes, gel douche, tapis de bain, poubelle, papier toilette, parfum, rasoir, brosses à dents, ciseaux à ongles, déodorant, dentifrice, shampoing, rouge à lèvres, préservatif usagé, crème à récurer, radiateur, cotons tiges, javel, éponge, tampax… je me mis à l’ouvrage. Latte après latte, j’arrachais le plafond en lambris à 2% de pente, dévoilant à la face du monde toute l’horreur insoupçonnée que cachait ce bois vernis. J’ai bien fait d’être prudent avec ma scie sauteuse, sinon j’aurais sectionnée une bonne partie du circuit électrique de la maisonnée. C’est là que j’ai découvert les talents d’électricien du précédent propriétaire, la photo parle d’elle-même, mais ce que vous ne voyez pas, c’est la Cloclo machine. La Cloclo machine se situe à l’angle droit de la douche, autrefois cachée juste sous lambris. Un boiter électrique posé là pour prolonger un câble trop court, un boiter pas fermé, avec ses fils à nus, juste au-dessus de l’endroit où nous prenions nos douches, depuis des années, dix centimètres au-dessus pour être précis.

Cloclo je t’aime.

Abracadablant !

Ce WE j’avais une mission, cabler la Switch sur le home cinéma. Mais voila, ça n’est jamais simple. Tout d’abors la Switch ne dispose que d’une sortie HDMI et mon vieux vidéo projecteur BenQ ne possède pas de connectique de ce genre. Il me fallait donc un convertisseur HDMI Vidéo, pas évident de trouver un truc pas cher qui fasse correctement le travail, merci Hong Kong, 6€, check ! Ensuite mon ampli Yamaha, n’a plus d’entrée HDMI de libre, du coup achat un switch HDMI, ça c’est plus classique mais la version sélection auto est plus rare, surtout sans alim et à moins de 8€. Cerise sur la gâteau coup il me fallait des câbles HDMI, plein de cables. Enfin, l’ampli ne dispose que d’une sortie HDMI, donc nécessité d’un splitter pour aller vers la TV et le vidéo projecteur sans devoir se glisser derrière les appareils et brancher et débrancher sans cesse. J’ai trouvé la perle rare chez Pearl, encore que le premier modèle trouvé splittait bien mais une seule sortie à la fois, bref inutile  (le vendeur m’a expliqué que le produit ne fonctionnait que pour les cartes vidéo)… Retour chez Pearl donc ce matin, pour échanger le splitter qui ne slpitte pas contre un slip qui splitte, le truc à 14€ du début m’a fibalement coûté nettement plus cher, tout ça pour quoi ? Pour ne pas avoir à expliquer à ma famille comment se débrouiller, déjà qu’avec la télécommande universelle c’est la panique… Super me voila prêt ! Sauf que le splitter a besoin d’une alimentation, il me fallait donc une prise électrique de libre. J’ai du installer une multiprise de plus. Gare au feu ! Car sur une prise, viennent se greffer 13 appareils, oui vous avez bien lu 13 : téléphone, box, box TV, ampli, slitter, TV, imprimante, lecteur DVD… Tout ça est bien entendu câblé dans un profond respect des normes environnementales et électriques. Une multiprise alimentant deux multiprises à interrupteurs afin de n’allumer que le strict nécessaire. Abracadablant non ?