Mother of Millions – T

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T, le nouvel album de Mother of Millions, a quelque peu bousculé mon programme musical. Je ne l’attendais pas et lorsque j’ai appris sa sortie sur les réseaux sociaux, je me suis empressé de l’écouter. C’était le 11 septembre dernier, tout un symbole, et depuis je l’écoute quatre à cinq fois par jour.

Mother of Millions est un groupe grec que j’apprécie beaucoup et leur précédent album Magna Mater, sorti il y a deux ans, compte parmi mes préférés. Alors cette fois, je me suis offert T en édition vinyle. Hélas, je ne le recevrais que début octobre, donc pour l’instant, je me contente d’écoutes numériques.

T est un album de trois quarts d’heure et dix morceaux de une à huit minutes. Il commence très fort avec un ‘The wound’ métal progressif pour terminer par un ‘Death’ des plus folk.

Entre les deux, le groupe mélange les genres avec de l’électro-métal dans ‘The War’, des voix masculines et féminines, des violons dans le court ‘As One’, un peu de growl comme dans ‘The Sun’ ou des chœurs à la Evergrey dans ‘The Aftermath’. Cela fait de T un album easy listening assez varié bien que metal progressif dans l’âme qui nous parle des troubles qui secouent notre planète aujourd’hui.

On pourrait reprocher à Mother of Millions de s’inspirer d’un peu tous les groupes de metal progressif de la planète comme Voyager, Evergrey, Leprous ou Soen. Mais franchement, ne serait-ce pas ici une des forces du groupe puisque ces artistes réussissent à proposer un album assez unique en son genre malgré des ressemblances ?

La pochette du disque a été une autre source de plaisir pour moi. Ces drapeaux déchirés qui pendent comme du linge mis à sécher au soleil, avec en arrière-plan, la silhouette d’un homme qui regarde vers l’horizon.

Presque tout est dit dans l’image.

Mon titre préféré est l’avant-dernier de l’album, ‘The Sun’ avec ses huit minutes et vingt secondes, parce que, j’aime beaucoup que l’on prenne le temps pour développer une idée musicale. Son intro comme son final sont superbes et entre les deux ce n‘est pas mal non plus.

Si je me suis offert T en vinyle, vous vous doutez bien de ce qui va suivre. Le nouveau Mother of Millions va rejoindre la petite liste des albums susceptibles de rentrer dans mon top 2026.

Donc évidemment, je vous le recommande sans réserve.

Mother of Millions – Magna Mater

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Je connais le groupe grec Mother of Millions depuis l’album Sigma en 2017. Et si vous vous souvenez bien, leur précédent EP Orbit sorti il y a deux ans m’avait fait forte impression.

Ils reviennent ce mois-ci avec Magna Mater, un album neuf titres d’un peu moins de quarante cinq minutes.

Clairement ce n’est pas la pochette de cette reine brune déguisée de rideaux pastels qui m’a vendue l’album. Il y a peut-être un message caché dans l’image, dans ce cas je ne l’ai clairement pas compris. Je ne vois pas Cybèle la mère des dieux dans ce déguisement ridicule.

Par contre la musique est des plus réussie. Ici le djent côtoie le symphonique, l’électro, le cinématique et plusieurs voix dont une féminine se rencontrent sur les morceaux.

Le groupe considère à raison qu’il s’agit de son album le plus intense mais aussi le plus pêchu de leur carrière. C’est vrai que l’on s’éloigne du post rock pour aborder des rivages post metal progressifs plus intenses.

Magna Mater donne le ton dès les premiers titres ‘Inside’, ‘Feral’ et ‘Magna Mater’ qui lancent des charges lourdes mais n’oublie pas également de faire vibrer notre corde sensible avec du chant débordant d’émotion et des passages épurés au piano comme dans ‘Space’. ‘Magna Mater ‘ ose même le growl, chose pour le moins inhabituelle chez Mother of Millions.

La musique de ce nouvel album n’est pas sans rappeler Leprous comme dans ‘Liminal’ même si la performance vocale n’est pas forcément du même niveau. D’ailleurs, en parlant de chant, il y a celui de ‘Celestial’ qui me chagrine un peu. Il semblerait que le lead ne soit pas tout à fait au diapason de la trentième seconde à la fin de la première minute.

‘Irae’ qui est au passage le titre le plus long de l’album avec un peu plus de six minutes, donne dans le post-metal cinématique symphonique grandiose. Après quatre minutes vocales lentes et solennelles portées par quelques claviers, guitares et percussions, le morceau gagne en puissance pour culminer dans les dernières secondes.

‘Space’ qui conclue l’album est quasiment son négatif. Une partition piano et guitares toute simple agrémentée d’une petite ritournelle pour enfants en guise de refrain. Un titre qui contraste beaucoup avec le reste de l’album nettement plus pêchu et qui permet de sortir en douceur de la musique.

Si Magna Mater n’est pas follement original, il se rapproche trop de Leprous ou de Earthside pour cela, c’est un magnifique album qui prouve la fabuleuse progression musicale du groupe depuis leurs débuts.

Il s’agit de leur plus bel album à ce jour même si le groupe a peut-être perdu un peu de son identité originelle au passage en devenant plus mainstream. Ne passez pas à côté, d’autant que vous pouvez le découvrir sur Bandcamp par exemple.

Mother of Millions – Orbit

Galerie

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Mother Of Millions est né en 2008 à Athène sortant son premier album Human, – un concept comme il se doit – en 2014. Viendront ensuite Sigma et Artifact après plusieurs concerts avec Ocean of Slumber, Leprous ou Sleepmakeswave. Continuer la lecture →