Stars die

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Samedi dernier, je me rendais à la Laiterie à Strasbourg pour couvrir le concert de Steven Wilson pour un autre webzine.

Quoi ? Comment ça je travaille pour la concurrence ? Oui, je suis un vendu… Je respecte beaucoup le travail et je lis régulièrement le webzine en question – dont je tairais le nom pour ne pas leur faire de tord – . Ils n’avaient pas de photographe pour shooter le concert de Wilson à Strasbourg. Ils m’ont demandé gentiment et j’ai accepté avec plaisir. Honnêtement, je n’aurais pas été à ce concert sinon, l’ayant vu dans d’excellentes conditions à Fribourg cet été. La Laiterie à guichet fermé est plus étroite qu’une boite de sardines conditionnée avec 15% de rab.

Donc me voilà, un pass photo en main, un sac de plusieurs kilos sur le dos, prêt pour trois morceaux et puis dégage. Trois morceaux ? Non deux, ce soir, ce sera seulement deux morceaux. Wilson fait sa loi. Sachant qu’il aime bien tendre un voile entre le public et ses musiciens pendant son show, je suis un tantinet inquiet et lorsque que je rentre dans la salle, je prends peur. Le rideau translucide est bien là, descendu jusque environ 1.40 m du sol. La galère. Mais rassurons nous, il va bien le lever ce foutu rideau,
après le premier titre, comme à Fribourg. L’espoir fait vivre.

Un titre, deux titres, le rideau ne bouge pas d’un centimètre. Vautré par terre, je tente de trouver un angle favorable entre la base du rideau et la scène pour photographier la star. Rien à faire, même au 200 mm il me manque toujours un bout de crâne. En dix minutes je gâche 60 clichés moisis et torture mon hernie discale en salissant mon jean. Le webzine va adorer mes images… 

Bien évidemment, passé le second morceau, lorsque les gentils vigiles nous font signe qu’il faut dégager, devinez qui se lève ? Le rideau bien sûr…

Le concert se joue à guichet fermé. La Laiterie est bondée, impossible de se glisser dans le public avec deux APN et un gros sac à dos pour voler quelques photographies à la sauvette. Je ne peux même pas décemment profiter du concert, sauf du bar, affligeant. Trois heures il a dit le Steven ? Pas de Paul Draper en première partie, pas de photos acceptables, 180 minutes dans un hall plein de courants d’air à écouter les basses résonner sur les murs, sincèrement je préfère rentrer me glisser au chaud sous la couette.

Qu’un artiste ne veuille pas qu’on le photographie, je peux comprendre à la rigueur, pas de problème, moi-même je déteste être enfermé dans la boite à images. Mais que l’on invite des photographes à venir à un concert, même pour shooter pendant deux morceaux et que l’on fasse tout son possible pour les décourager de fabriquer un beau cliché, je trouve cela absolument débile, irrespectueux, même insultant.

La plus grande part des photographes comme moi font des photos pour assurer la promotion des artistes, rédiger des live reports, faire rêver ceux qui n’ont pas pu aller au concert, donner envie aux autres de s’y rendre. Nous ne gagnons pas d’argent avec nos clichés, nous faisons ça pour le plaisir.

Protection rapprochée

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L’an passé, un réparateur d’ordinateur me recommandait PcProtect pour protéger mon ordinateur, car sous Windows, sans antivirus point de salut. L’antivirus étant un facteur non négligeable de ralentissement de la machine sans parler de toutes les mises à jours qui consomment du CPU en permanence, autant bien choisir. 

Donc confiant – le gars avait bien bossé sur ma machine, lui donnant un second souffle – je vire Avast, installe PCProtect et paye 31 € pour une année d’abonnement sur leur site. L’antivirus semble fonctionner, tout comme Avast d’ailleurs qui, notons le est gratuit dans sa version de base.

Hélas, quelques jours après une mise à jour Windows 10, je découvre que PCProtect ne me protège plus. Le service après vente contacté sous entend que j’ai installé un second antivirus sur ma machine, ben voyons… je suis stupide mais quand même, et puis, j’ai été admin Windows NT dans ma jeunesse, il ne faudrait tout de même pas me prendre pour un béotien en informatique… Bref. Je finis par désinstaller PCProtect et le réinstaller pour que tout revienne à la normale. 

L’incident se répète presque à chaque mise à jour Windows 10 et souvent, pendant quelques jours je suis sans protection avant de découvrir à nouveau l’anomalie. 

Fatigué du couple infernal Windows 10 et PCProtect, je désinstalle l’antivirus et remet Avast à la place. Tout va soudain beaucoup mieux. Je suis protégé en permanence et gratuitement.

Mais, surprise, en faisant mes comptes en janvier, je découvre un débit imprévu de 118.80 € sur mon compte. PCProtect ! Mais heu ? Je vais sur leur site et découvre que le 2 décembre 2018, ils ont, sans m’en informer, renouvelé mon abonnement et prélevé 118.80 € sur le compte bancaire avec ma carte. 


Bonjour,


J’ai découvert ce jour, en consultant mes relevés de comptes, que vous m’avez facturé automatiquement 118.80 € le 02/12/2018.
Je n’ai été averti par vos services à aucun moment d’un éventuel renouvellement de mon abonnement et je n’utilise plus votre antivirus  depuis plusieurs mois déjà.

Je vous prierai de bien vouloir rembourser ce montant dans les plus brefs délais.
Cordialement

A cette date PCProtect était déjà de la préhistoire pour moi d’où ma surprise. Je contacte donc poliment leur support, les informant que je n’ai jamais souscrit pour une année supplémentaire, que je n’ai pas autorisé le débit des 118.80 € et que je n’utilise plus leur antivirus depuis plusieurs mois. 


Salut Le Brun,
Je m’appelle Elaine F. Riney et je suis membre de l’équipe de conservation de la clientèle de PCProtect Antivirus.
Votre demande de renseignements récente concernant la facturation m’a été transmise et je voulais contacter personnellement pour vous aider à répondre à toutes vos préoccupations.
Après avoir localisé l’historique de votre compte, je constate que vous avez acheté le package Antivirus Pro de 12 mois le 2 décembre 2017.
Nos archives indiquent que vous utilisez activement notre logiciel antivirus en temps réel sur votre ordinateur Windows 10.
Le Brun, en tant que nouveau client, vous aurez droit à une remise de lancement qui, une fois renouvelée, sera rétablie au taux normal.
Cela dit, je vous ai accordé un remboursement partiel de 96,00 € pour vous garder avec nous.
Cela signifie que vous ne payerez plus que 22,80 € pour une protection supplémentaire contre les programmes malveillants de 12 mois.
S’il vous plaît laissez-moi savoir si vous n’êtes pas satisfait de cette résolution.
Passez une bonne journée,
Elaine F. Riney 
Représentant du service à la clientèle, 
PCProtect

Vingt quatre heures plus tard ils me renvoient un courriel. Ils me proposent alors une grosse réduction, très grosse, ce à quoi je réponds fermement que je veux un remboursement complet de leur prélèvement. 



Bonjour Madame Riney,

J’ai désinstallé PCProtect il y a plusieurs mois et l’ai remplacé par Avast.
Je n’avais pas été sur le site pcprotect.com pour retirer mon ordinateur des appareils utilisant votre antivirus, ignorant qu’il y avait un renouvellement automatique de l’abonnement à l’antivirus.
Je ne désire pas utiliser votre produit, qui lors des mises à jours Windows 10, se désactive sans prévenir et qui nécessite alors une réinstallation du produit.
N’ayant pas été informé d’un éventuel renouvellement de l’abonnement, je vous demanderai de résilier mon abonnement et de rembourser au plus vite les 118.80 € débités le 2/12/2018 sans mon consentement.


Cordialement

Le lendemain je reçois leur réponse, ils me remboursent. Enfin, d’ici quelques jours.

Salut Jean-Christophe,
Merci pour votre réponse.
Je peux confirmer que votre compte PCProtect a été entièrement annulé et qu’aucun autre paiement ne sera effectué.
Le montant total de 118,80 € a été remboursé. Le remboursement devrait apparaître sur votre compte dans les prochaines 48 heures. Toutefois, cela peut prendre jusqu’à 7 jours ouvrables en fonction de votre banque; ne vous inquiétez pas si cela prend un peu plus longtemps.
S’il vous plaît laissez-moi savoir s’il y a quelque chose d’autre, je peux vous aider avec.
Sincères amitiés, 
Jay Sparks 
Représentant du service à la clientèle, 
PCProtect

Honnêtement, trouvez-vous ces pratiques correctes ? Cela s’apparente à de la vente forcée. Vous achetez un produit et sans en être informé, vous vous retrouvez avec un renouvellement automatique annuel et un prix multiplié par quatre. En creusant dans les recoins du site PCProtect vous trouverez peut-être, avec beaucoup de patience, comment annuler votre abonnement. Croyez -moi c’est tordu, et si vous n’allez pas sur leur site, que vous désinstallez l’antivirus et que vous ne suivez pas scrupuleusement vos comptes, vous serez débité de montants farfelus sans y prendre garde.

Microsoft pratique également cet exercice pour l’abonnement en ligne de la XBox. Si vous le souscrivez pour un mois, ils renouvellent automatiquement l’abonnement le mois suivant, mais au moins là, vous êtes prévenus, même si, pour mettre fin au renouvellement automatique, vous devrez là encore vous accrocher.

Cabossage

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Nous vivons dans un bien étrange monde et une drôle d’époque. Pour protéger nos vies, nos biens, nous souscrivons des assurances en quantité, mais lorsqu’un jour survient un problème, nous découvrons la futilité de ces choses.

Fin novembre, une voiture en marche arrière emboutissait la notre, défonçant la porte arrière. 

L’homme au volant, après s’être énervé, donne finalement son numéro de téléphone et assure qu’il passera le soir remplir le constat (nous n’en avions pas sur nous). 

Le dit soir, pas de nouvelles. A force relancer le bonhomme, il nous annonce qu’il avait trop de travail. Rendez-vous est pris pour le surlendemain matin, mais pas de chance, il a du conduire sa fille à l’hôpital. Vraiment pas de chance… Il promet de venir le lendemain soir. 

Entretemps nous prévenons l’assurance et découvrons que la voiture qu’il conduisait n’est pas son véhicule, le problème se précise.

Le lendemain soir, avec du retard, l’homme se présente finalement à la maison, mais sans papiers et refusant de remplir le constat à l’amiable. Il nous propose cependant de remplacer la porte lui-même. Soit.

Nous sommes des personnes naïves, pas assez méfiantes, avec un minimum de foi en l’être humain, et c’est une grave erreur.

Nous lui laissons quinze jours, lui faisant signer tout de même au passage un document comme quoi il a bien endommagé la voiture et qu’il s’engage à la réparer sous quinzaine. 

Quinze jours passent, pas de nouvelles malgré nos relances, l’homme ne répond plus à nos appels ni à nos messages.

Nous revenons donc vers l’assurance, qui, avec les documents en main, nous informe qu’il n’y a pas délit de fuite et qu’elle ne peut pas se retourner contre le conducteur.

Nous allons donc porter plainte à la Police, mais celle-ci nous tient à peu de choses près le même discours, la plainte ne changera rien.

La plainte sera devant un magistrat, avec un peu de chance, au printemps prochain, et il donnera peut-être sa réponse d’ici un an, avec un beaucoup de chance. 

D’ici là la voiture aura du passer au contrôle technique et nous aurons du, au préalable, remplacer la porte endommagée à nos frais.

Bien entendu nous pourrions faire marcher l’assurance, mais dans ce cas, l’augmentation de la cotisation ajoutée à la franchise nous coûterait plus cher que la réparation.

Moralité, même si la Police et la Justice existent, même si vous êtes assuré tout risque dans une bonne assurance, et que quelqu’un défonce votre voiture, vous n’avez plus que vos yeux pour pleurer si le conducteur du véhicule incriminé est malhonnête. Il y a quelque part des choses qui m’échappent dans les lois et règlements des assurances. Cela donnerait presque envie d’aller chez le bonhomme lui défoncer sa voiture, mais voila, non, nous, nous sommes des honnêtes gens trop cons.

Mes bonnes résolutions

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Le début de l’année est un bon moment pour décider de la conduite à tenir pour les 365 jours qui viennent. Après un bilan consternant, voici mes bonnes résolutions 2019 :

Boire plus, car une dizaine de bières et trois verre de vin par an, ce n’est pas assez.

Grossir. Avec mes 60 kilos tout habillé, lorsque le vent souffle en rafale, je m’envole.

Dire du mal des autres, car on ne le fait jamais assez. Et quand je pense à toutes les crasses qu’ils doivent balancer dans mon dos, j’ai de la marge.

Finir les travaux de cette fichue salle de bain avant la retraite, je n’ai pas envie d’être emmerdé par ce genres de choses à 70 ans.

Ne pas faire de sport, ça fait vraiment mal.

Ajouter « is tique » à l’extension de tous les fichiers log de mon serveur, histoire de me souvenir que je ne suis plus informaticien mais magasinier.

Débrancher internet et aller voir mes amis, encore faut-il que je souvienne qui sont mes amis.

Changer de médecin généraliste car à ce train là, c’est à l’autopsie que l’on découvrira de quoi je souffrais.

Arrêter de me plaindre constamment, oui mais bon, si je ne le fais pas, qui s’en chargera ? Bon, je vais me plaindre de manière plus convaincante alors.

Positiver. Cesser d’être l’oiseau de mauvaises augures. Il est possible que mes idées noires influent sur le destin de la planète.

Ne plus mettre de gilet jaune pour aller travailler à vélo. Mare de recevoir le soutient des brûleurs de CO², c’est pas le but, c’est pour éviter qu’ils m’écrasent. En plus, un jour, je risque de me faire arrêter pour activisme passif.

Ne pas prendre de bonnes résolutions pour l’année à venir, je ne les tiens jamais.

Un bilan ?

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Début 2018, j’ai commencé a être opérationnel dans mon nouveau job commencé trois mois plus tôt et qui s’achèvera au tout début 2019.

A l’automne, j’ai failli fermer un webzine qui tournait depuis vingt ans avant de me décider à recruter de nouveaux talents et relancer la machine.

Je me suis débarrassé d’un ado et me fait remettre en place quotidiennement par le second.

J’ai péniblement avancé dans les travaux de réfection d’une salle de bain,
pardon, de l’unique salle de bain de la maison, en chantier depuis 2016.

J’ai décidé de calmer les dépenses du foyer et me suis offert un 70-200 à 2.8 et un plein format.

J’ai limité mes acquisitions de CDs qui prenaient vraiment trop de place et me suis découvert une passion pour les vinyles.

J’ai diminué ma consommation d’expressos, passant de deux mugs et une tasse à une tasse et deux mugs.

J’ai réduit ma présence sur Internet, ne publiant plus que 150 chroniques, 700 actualités, 100 billets d’humeur ainsi que quelques photographies tous les an.

J’ai pris la grande résolution de limiter mon empreinte énergétique avant de m’envoler pour des vacances en Sardaigne.

J’ai acheté un nouveau jean pour remplacer mon pantalon usé puis j’ai repeint la salle de bain avec.

J’ai renoncé aux navets du potager, que personne n’aime dans cette maison, pour semer des rangées de betteraves rouges et jaunes que personne n’a mangé.

J’ai arrêté la morphine, je suis clean maintenant avec des trypans et le Lyrica.

J’ai repris le sport : je me suis réinscrit au club de tennis de table, 30 minutes de marche allez retour.

Et surtout, j’ai enfin ouvert une boutique en ligne, dépensé 150 € en produits divers et récolté 0 €.

Et surtout, j’ai arrêté de poster des billets débiles.

Rétro pédalage

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La transition énergétique, voila le sujet à la mode, surtout depuis l’annonce d’une taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres.

Peut-on concilier petits salaires et écologie ? Je pense que oui, à condition de revoir notre mode de vie.

Commençons par la voiture qui a cristallisé bien des débats. On nous dit, passer à l’électrique. “Votre vieux véhicule pollue énormément, mettez-le à la casse, en plus vous recevrez une prime”. C’est vrai que le véhicule électrique n’émet pas de CO² par le pot d’échappement. Mais pollue-t-il moins qu’un bon vieux diesel crachant sa fumée noire ?

La construction d’un véhicule électrique est, à ce jour, plus polluante qu’un véhicule diesel. Ben oui, c’est comme ça, les batteries c’est sympa mais elles sont remplies de composants très polluants qui nécessitent des matériaux rares et complexes à produire. Lorsqu’un véhicule électrique roule, il consomme de l’électricité, c’est évident n’est-ce pas ? Mais d’où vient l’électricité ? De l’éolien, du solaire, des barrages ? Non, principalement du nucléaire ainsi que du thermique en France. Alors si dans l’hexagone nous disposons de beaucoup d’électricité venant de l’atome, ce n’est pas le cas de la Chine par exemple où des Etats-Unis. Et électricité, dit transport et pertes , beaucoup de pertes (de l’ordre de 10%). Si tout le monde passe à l’électrique, il va falloir la produire cette électricité. Va-t-on construire des éoliennes, des fermes solaires, des EPR, des centrales à charbon ? Gardez votre voiture pourrie qui pollue, vous polluez moins qu’en jetant votre caisse à la décharge et en vous offrant un calèche rutilant de chrome, et vous économiserez de l’argent. En plus, il est probable que l’on vous enfume un peu sur ses magnifiques performances énergétiques, l’autonomie et le taux de pollution des nouveaux véhicules. 

On nous demande d’être écolo mais qui a eu l’idée de relancer le transport en bus sérieusement ? Prenez le bus (vous savez le gros truc diesel qui se traîne pendant 6 heures pour faire un Strasbourg-Paris), le train c’est trop cher. Du coup nous avons plein de bus qui sillonnent la France, une belle idée. Sans parler des camions. Pourquoi favorise-t-on toujours ce mode de transport des marchandises, est-il si important d’encombrer la route avec des 38 tonnes alors que nous avons un réseau ferroviaire très dense et des canaux. C’est un choix politique, ne pas faire de vagues. Les routiers sont sympas, mais faut pas les énerver non plus.

Et si vous essayez de raisonner vos déplacements ? Covoiturer pour aller bosser, marcher à pied ou à vélo pour des petits trajets, utiliser les transports en commun lorsque c’est possible, éviter de prendre l’avion pour aller bronzer vos fesses aux Maldives. Je ne dis pas que tout le monde peut le faire, la SNCF supprimant à la pelle les petites lignes ces dernières années, mais cela vaut la peine d’essayer. Des petits efforts au quotidien, qui une fois encore, vous ferons faire des économies. Oui parce que entre l’achat, l’assurance, l’entretien, le carburant, une voiture, ça coûte une blinde !

Et que penseriez-vous de moins consommer ? C’est bête mais évident pourtant, si on consomme moins, on pollue moins, tout simplement. Pourquoi changer de smartphone tous les ans, pourquoi acheter une télévision 3D 4 K alors que celle qui trône dans votre salon fonctionne parfaitement ? Pourquoi s’offrir une paire de Nike à la mode alors que celles que vous portez sont en bon état ? Pourquoi changer de déco alors que celle que vous avez est encore très belle ? Pourquoi commander un truc sur Internet alors qu’il y a des boutiques près de chez vous, pourquoi demander la livraison pour demain alors que votre commande pourrait arriver dans une semaine ?

Nous sommes conditionné à acheter compulsivement. Nous sommes noyé sous les publicités pour alimenter nos insatisfactions. Nous sommes manipulés pour consommer. Il faut de la croissance pour créer de l’emploi nous dit-on. Connerie !

Et si nous fabriquions des produits réparables, des machines à laver qui durent dix ans, des voitures increvables, des appareils solides, résistants, qui lorsqu’ils tombent en panne, peuvent être amené dans une échoppe, pour être remis en état. Que faites-vous lorsque votre cafetière tombe en panne ? Vous la jetez non pour acheter le dernier modèle avec des LED bleues. La réparation créerait l’emploi perdu dans la fabrication. Des métiers valorisant en plus, il est toujours plus sympa de remettre en état un lave linge que de l’assembler à la chaîne.

Et si nous mangions mieux ? Je ne prône pas la culture végétarienne, loin de là, mais a-t-on besoin de manger autant de viande ? J’aime un bon steak saignant, j’ai dit  un bon steak, mais je ne suis pas obligé d’en manger un par jour. Un par semaine, c’est amplement suffisant et du coup, je m’offre de la viande de qualité, pas celle que vous trouvez dans un hamburger de chez McDo. Manger mieux c’est aussi ne pas gâcher. Pourquoi acheter des aliments infects pour les jeter à la poubelle ensuite ? Et si nous mangions d’abord les produits que nous cultivons chez nous, pas forcément dans notre jardin, mais des produits qui poussent en Europe, de préférence dans notre département pour limiter les transports. Pourquoi se gaver de soja, d’oranges, d’ananas, de bananes, d’huile de palme et j’en passe alors que localement vous pouvez manger des pommes, des poires, des prunes, des pommes de terre, des courgettes, des carottes, du choux ? Manger local en circuit court, idéalement bio, ça n’est pas forcément plus cher. Je ne parle pas d’autarcie soyons clair, je laisse ces idées à la con aux extrémistes, je parle juste de faire attention. Pas question par exemple de se passer de café et de cacao, sans café je suis mort, sans cacao, ma femme est invivable.

Chauffer moins, éclairer ce qu’il faut, débrancher ce qui est inutile. Oui c’est bête mais c’est facile à faire. Un pull, des chaussettes, des chaussons et à 18°C vous serez très bien chez vous et vous économiserez sur votre facture de gaz, d’électricité ou de pétrole. En plus ça vous rapprochera très vite de votre moitié sous la couette vous verrez. Attention, ne soyez pas des lapins non plus, nous sommes trop nombreux sur la planète. Alors oubliez les familles nombreuses et protégez-vous. Baissez les thermostat, mettez le chauffage en veille quand vous vous absentez. Éteignez les lumières dans pièces où vous n’êtes pas, ne laissez pas les appareils électriques en veille. C’est si compliqué ?

Et Internet, avez-vous conscience de l’énergie dépensée à chaque fois que vous êtes sur Internet ? Vous me direz, ça n’apparaît pas sur la facture, oui c’est vrai, mais indirectement, vous le payez forcément. Rien n’est gratuit sauf l’air que vous respirez, enfin, pour l’instant. A chaque recherche Google, à chaque Tweet, à chaque vidéo de chaton regardée, vous faites tourner la machine infernale des équipements web éparpillés sur la planète, routeurs, serveur, onduleurs, switchs, data-centers… A chaque action sur votre smartphone, tablette ou PC, vous brûlez de l’énergie. Alors raisonnez votre usage du net. 

Oui mais que va-t-on faire si on ne traverse pas la France en voiture, si on ne survole pas les océans en avion, si on se les gèle dans la maison, si on peut peut plus grignoter n’importe quoi, si on ne joue pas avec le dernier gadget inutile, si on ne surfe pas sur la toile ? On va s’ennuyer !

Faites du sport, revoyez vos amis, jouez avec vos enfants, lisez un livre, faites un potager, réparez les trucs en panne chez vous, reposez-vous, marchez, promenez-vous à vélo dans la campagne, vivez quoi !

Tout ça c’est bien joli, mais c’est plus facile à écrire qu’à mettre en pratique. Je ne suis pas pauvre, pas encore, mais la retraite approche… Ma voiture est pourrie et je ne vais pas la changer. Je chauffe peu ma maison (17°C) et je fais attention aux lumières et aux appareils électriques. Je roule très peu, j’utilise beaucoup les transports en commun, mes pieds, le vélo et je prends l’avion, au maximum une fois par an sur des trajets raisonnables (en fait je déteste voyager, mais chut !). Hélas tout le monde ne dispose pas non plus d’un réseau de transports en communs bien organisé, les citadins comme moi sont des privilégiés. 

J’achète beaucoup de musique, de jeux et de matériel photo, je l’avoue, des produits conçus et fabriqués dans des pays lointains le plus souvent et que je fais venir par des transporteurs pollueurs.

J’essaye toutefois de limiter ma consommation culturelle en livres et DVDs en empruntant dans les médiathèques, même si ça me fait mal au cœur pour les libraires indépendants. Et encore une fois, soyons honnête, tout le monde ne dispose pas de ces lieux de culture qui existent dans les grandes villes.

J’aime le jus d’ananas, le café et les clémentines mais je mange peu de viande.

Et pour Internet, je suis un très mauvais très élève, la preuve, j’en use et en abuse et c’est mal. Bon, il faut dire que mes enfants ne veulent plus jouer avec moi, que les galipettes sous la couettes c’est sympa mais fatiguant et surtout je ne peux plus faire de sport, alors bon, je compense.

Docteur, j’ai mal

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Moi – Docteur, j’ai mal.

Mon docteur adoré – Le rein est rétabli non ?

Moi – Oui mais j’ai mal.

Mon docteur adoré – Mal comment ?

Moi – Une douleur sourde tout le temps et quelques crises plus violentes.

Mon docteur adoré – Où est cette douleur ?

Moi – Sur le flanc gauche, vous savez, depuis mon accident.

Mon docteur adoré – Votre accident est loin.

Moi – Oui mais c’est la même douleur depuis la sortie de l’hôpital docteur, un peu moins violente, mais toujours là.

Mon docteur adoré – Vous avez des antécédents de cancer du colon non ?

Moi – Heu oui pourquoi ?

Mon docteur adoré – Nous allons faire une coloscopie.

Moi – Nous ?

Mon docteur adoré – Non vous !

La lune se lève.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Vous venez pour une coloscopie de surveillance ?

Moi – Oui et non.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Oui ou non ?

Moi – Oui, parce que il y a des antécédents de cancer du colon chez et moi…

Le spécialiste mondial du touché rectal – Donc oui.

Moi – Et non, parce que je viens pour une douleur au flanc gauche.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Bon, je note coloscopie de contrôle.

Les chiens aboient.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Coloscopie claire, pas de polype, vous allez bien.

Moi – Mais mes douleurs ?

Le spécialiste mondial du touché rectal – Aucun rapport, c’est mécanique, sans doute le dos.

La caravane passe.

Mon docteur adoré – Bonne nouvelle, vous voyez, tout va bien. On en prévoit une nouvelle en 2022.

Moi – Oui, mais j’ai mal.

Mon docteur adoré – Pas de polypes, pas de cancer et votre rein doit être rétabli depuis le temps.

Moi – Heu j’espère, mais j’ai mal depuis deux ans quand même.

Mon docteur adoré – Vous devriez reprendre le sport.

Moi – Je voudrais bien mais ça me fait encore plus mal.

Mon docteur adoré – Vous avez fait des radios ?

Moi – Oui, le dos, les hanches, échographie du rein, analyses sanguines, recherche de sang dans les urines.

Mon docteur adoré – Et ?

Moi – Et rien.

Mon docteur adoré – Donc votre rein est quasi fonctionnel et votre dos va bien.

Moi – Oui mais j’ai mal tout le temps.

Mon docteur adoré – Tout, tout le temps ?

Moi – Oui.

Mon docteur adoré – Depuis l’accident ?

Moi – Oui, c’est ce que je me tue a vous dire depuis deux ans.

Mon docteur adoré – Quand vous bougez ?

Moi – Quand je me lève, que je monte des marches, que je me penche, quand je suis allongé.

Mon docteur adoré – Vous prenez des antidouleurs ?

Moi – Non ça ne fait pas assez mal, c’est supportable, sauf pendant les crises.

Mon docteur adoré – Elles surviennent avec les changements de temps ces crises ?

Moi – Heu non.

Mon docteur adoré – Vous portez des vêtements en cuirs moulants, des strings, vous avez une cravache ? Vous aimez les gladiateurs ?

Moi – Heu… Non !!!

Mon docteur adoré – Bon dommage. Et les patchs antidouleurs que vous mettez durant les crises enlèvent la douleur ?

Moi – Un peu, c’est plus confortable.

Mon docteur adoré – Vous êtes tombés comment déjà ?

Moi – Un soleil au dessus du vélo et chute sur le flanc gauche docteur… c’est dans le dossier.

Mon docteur adoré – Oui. La colonne aurait pu prendre un coup.

Moi – Peut-être, c’est ce qu’à dit le spécialiste du touché heu…

Mon docteur adoré – Qui ?

Moi – Le gastro truc…

Mon docteur adoré – Ok. Et à l’hôpital ils ne vous ont pas fait d’examens.

Moi – Non, juste quatre scanners en une semaine, la pression toute les quinze minutes, une prise de sang par jour et une analyse d’urine toutes les heures. Ils ont juste sauvé mon rein, c’est déjà pas mal.

Mon docteur adoré – Et là vous avez mal.

Moi – Oui docteur, j’ai mal tout le temps, depuis plus de deux ans, 24 heures sur 24, mais on s’habitue à tout à la longue.

Mon docteur adoré – Et là si j’appuie là ça fait mal ?

Moi – Non

Mon docteur adoré – Et là, et là ?

Moi – Non, non.

Mon docteur adoré – Et vous avez mal là tout le temps ?

Moi – Oui.

Mon docteur adoré – Et comment vont vos migraines ?

Moi – Mes migraines ? Comme d’habitude, une crise par semaine en moyenne.

Mon docteur adoré – Vous avez eu des traitements ?

Moi – Oui plein, ceux que vous m’avez donné d’ailleurs, ça marche un peu pendant quelques mois puis ça revient comme avant, sans parler des effets secondaires des molécules.

Mon docteur adoré – Vous avez pris du Dodoziryladictifradioactif ?

Moi – Oui, j’étais un légume.

Mon docteur adoré – Du Nepasavalerçadonnelamort ?

Moi – Oui sans effet et ça bousille les synapses a ce qu’il paraît

Mon docteur adoré –  Mais non.

Moi – Vous êtes certaine ?

Mon docteur adoré – Oui oui, pas plus que les OGM. Du Situveuxteflinguerprendsçamongars ?

Moi – Oui, résultat des migraines permanentes pendant un mois.

Mon docteur adoré – Le Trucpassepartoutmaissuperdangereux avait marché un peu, non ?

Moi – Oui pendant trois mois.

Mon docteur adoré – Bon, vous allez en reprendre, ça va peut-être soulager vos douleurs.

Moi – Les migraines ? 

Mon docteur adoré – Oui aussi peut-être.

Moi – Et pour les autres douleurs ?

Mon docteur adoré – Vous allez passer une IRM, nous avons peut-être loupé quelque chose.

Moi – Loupé quoi ?

Mon docteur adoré – Une vertèbre fêlée, un nerf coincé, une sonde oubliée, que sais-je ?

Moi – Ha, bon bon, merci docteur.

Mon docteur adoré – Portez vous bien !

Moi – Heu… vous aussi.

On a marché sur la Lune

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-200 avant notre ère, Ératosthène prouvait que la Terre est ronde et en calculait la circonférence.

Au dix-septième siècle, Galilée posait les bases de l’héliocentrisme et connu quelques déboires avec l’église catholique.

En 1907, Albert Einstein affirma que la vitesse de la lumière était l’ultime limite.

Dans les années cinquante, les deux plus grandes puissances mondiales, se lancèrent dans une folle compétition,  celle de la course à l’espace.

Le 4 octobre 1957, les russes envoyaient dans l’espace le premier satellite de l’histoire et moins de quatre ans plus tard un homme dans l’espace.

Les américains enragèrent, mais le 21 juillet 1969, Neil Armstrong, posait le pied sur la Lune.

En 2018, le GIEC annonce que la température sur Terre augmentera le 1.5°C d’ici la fin du siècle.

Non mais sérieusement ? Vous croyez à toutes ces bêtises ?

La Terre est plate, si elle était ronde, l’horizon ne serait pas plat, il devrait former un cercle autour de nous. Et sachez que les images de la NASA ne sont que des montages.

La théorie officielle veut que la rotation de la lune s’effectue en simultanéité parfaite avec celle de la terre. Sa période de rotation orbitale sur 27,5 jours serait la même que la période de sa rotation sur elle même, de sorte que nous ayons l’impression que celle-ci soit immobile, du coup la lune présenterait tout le temps la même face. Vous ne trouvez pas ça gros comme coïncidence ?

Héliocentrisme ? Foutaises. Selon le modèle héliocentrique, la terre est censée effectuer des spirales dans l’espace (rotation autour du soleil, qui lui même tourne en même temps autour du centre de la galaxie). Mais avez-vous déjà photographié le déplacement des étoiles dans le ciel la nuit ? Elles tournent autour de l’étoile polaire, dessinant un cercle parfait. Où est notre spirale dans cette histoire.

Et depuis quand la lumière se déplace ? Le son passe encore, on l’observe lors d’un orage, mais la lumière ? Quand on éteint l’interrupteur, il fait immédiatement noir, un point c’est tout. Les scientifiques ont annoncé que si un homme passait les 100 km/h,  son corps exploserait. Nous savons depuis l’invention du train que c’est une énorme erreur. Les scientifiques ont affirmé également que le mur du son était infranchissable, parlez-en aux pilotes de chasse. Albert Einstein a finalement écrit que la vitesse de la lumière était infranchissable, qu’en déduisez-vous ?

Et si même, en poussant l’absurde jusqu’à son extrême, l’espace existait, comment donc serait-il possible de lancer un objet sans qu’il ne retombe immédiatement sur Terre. Lancez donc un caillou en l’air, aussi fort que vous le pouvez, que fait-il ? Bon, et vous croyez encore qu’il a été possible lancer un objet dans le ciel pour qu’il tourne ensuite autour d’une terre plate ? Tout ça est ridicule.

Un an avant l’alunissage d’Apollo 11, Stanley Kubrick sortait le film 2001 Space Odyssey, des images extraordinaires de l’espace et d’une base lunaire, un film de science-fiction qui est encore à ce jour une référence du genre. Des décors prêts à recevoir les équipes Apollo, histoire de donner le change à nos amis russes. Oui, l’homme n’est jamais allé sur la lune, comment voulez-vous poser le pied sur une petite lumière pendue au bout d’un fil ?

Alors quand on me parle de réchauffement climatique, je rigole. La planète ne se réchauffe pas évidemment. Ce sont des racontars de pseudos scientifiques à la solde de politiques cherchant à favoriser de nouvelles industries comme le nucléaire, voulant plomber la prospection pétrolière, l’économie américaine et interdire ces magnifiques SUV si confortables.

Cessez de croire tous les mensonges dont on vous abreuve chaque jour. La terre est plate, nous ne sommes jamais allé dans l’espace et la femme est sortie de la cuisse d’Adan, alors continuez de polluer gaiement la planète, nous ne risquons rien, pas vrai Donald ?

Et la chat de Schrödinger a fait pipi, si ça ce n’est pas une preuve !

96 heures chrono

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La vie d’un chroniqueur de rock progressif ressemble souvent à celle de Jack Bauer. Neal Morse parlait de son agenda surchargé, moi c’est presque la même chose, si on oublie le fait que je ne vis pas de cette activité, bien au contraire.

Ordinairement, je consacre une vingtaine d’heures par semaine au magazine. Vingt heures devant l’ordinateur sans parler du temps d’écoute de la musique. 

Mais le weekend dernier était particulier. Même en posant deux journées de congés, je me suis retrouvé totalement débordé.

Vendredi matin, 7h00, me voilà devant le PC à publier chronique et actualité sur le site puis Facebook, Twitter et Google+. Après ces activités récréatives, je prépare les publications pour la semaine suivante, afin que tout soit prêt pour lundi. Vers 13h00, je prends la route pour me rendre au Studio Wan, écouter Out5ide enregistrer son nouvel album. De retour à la maison vers 20h00, je jette une oreille sur les dernières promotions avant de me coucher.

Samedi, aux aurores, je développe les photographies prises la veille et prépare mon texte pour l’article à publier mardi. Après une courte promenade, je me lance dans une nouvelle écoute du dernier Esben and the Witch pour le chroniquer, je me couche pour lire quelques pages de La Longue Route avant de sombrer dans les bras de ma femme.

Dimanche, à 04h00 du mat, une violente migraine me rappelle que je ne suis pas un surhomme et que mon métabolisme ne tient pas la route. En parlant de route, ce soir, je dois faire 400 km pour aller écouter un concert. Concert dit révisions. Je réécoute le dernier album de Soup, Seven de The Watch, je mets un point final au brouillon de la chronique de Nowhere, fait quelques pas au soleil avec mon épouse et part pour la Lorraine avec, par chance un chauffeur, même s’il peste contre les gilets jaunes.

Nous revenons vers 01h00 le lundi, fourbus et pas forcément emballés. A peine cinq heures plus tard réveil, café, publication de la chronique et des news du jour, recherche d’un bug dans la newsletter (non résolu à ce jour), puis commence le tri des cent quarante photographies de la soirée chez Paulette. Développement de Soup, repas sur le pouce, développement de The Watch, écriture du live report et là soudain, horreur, je me rends compte que la nuit est déjà tombée. Il me reste juste assez de temps pour mettre au propre la chronique d’Esben and the Witch pour relecture dans le cloud et il est temps pour moi de me coucher. Demain commence l’activité rémunératrice qui me permettra, le weekend prochain, de continuer à gérer le webzine et à nourrir la famille.

C’est ça “la chance d’être un chroniqueur”.

Coup de pompe

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Le carburant va augmenter pour inciter à moins polluer.

Bravo ! J’approuve des deux mains (il faut dire je vais à vélo au travail, ça aide à défendre les idées écolos).

Donc l’état s’est enfin décidé à sanctionner les pollueurs, quel courage ! Nous allons revenir rapidement, grâce à cette brillante initiative, à une stabilisation des températures du globe après de vaines tentatives pour contrer le réchauffement climatique.

Mais qu’entends-je ? L’état va également inciter les employeurs à indemniser leurs employés qui roulent en voiture pour venir au travail, il y aura des chèques énergie pour les plus démunis et des primes pour acheter de nouveaux véhicules ?

Là, je l’avoue, je ne comprends plus. Donc, on augmente le prix du carburant et on aide à le brûler, c’est ça l’idée ?

Attention, une grosse partie sera payée par les employeurs, car en France nous avons assez peu de pauvres qui roulent en voiture ou qui connaissent les subtilités des chèques énergie, et de toute façon une bonne partie crève de froid dans des tentes au bord de la route ou meurt broyée sous les décombres d’immeubles insalubres.

Donc on augmente le prix du carburant, une bonne affaire pour les caisses de l’état providence qui va certainement réinjecter cet argent le développement durable, on demande aux entreprises de payer une partie de la facture, on s’offre cinq nouveaux EPR et on affiche une belle conscience écologique.

Comme la colère gronde, pour étouffer le mécontentement, Jupiter glorifie le passé militaire d’un général quelque peu controversé. Le tour est joué. La polémique se déplace ailleurs.

Suis-je une bûche en politique ? Serions-nous manipulés ou bien nos gouvernants feraient-ils n’importe quoi ?

Je vais acheter un bonnet rouge, accrocher mon gilet jaune à l’arrière du vélo et partir chaque matin, ainsi affublé, pour aller travailler sur un poste qui bientôt n’existera plus. C’est vrai, plus de réchauffement climatique, donc plus besoin de météorologues après tout…

La planète se réchauffe, vous en êtes conscient ? Nous en sommes tous responsables, ça aussi vous en êtes conscient ? Votre discours, je le connais, “ce sont toujours les mêmes qui payent”, “il faut bien que nous allions au travail gagner notre vie”, c’est vrai, mais c’est aussi notre responsabilité d’essayer de limiter la casse. Covoiturez, prenez le train, venez à vélo, limitez vos déplacement en avion, chauffez moins, surfez moins, consommez moins, arrêtez de demander des livraisons pour le lendemain.

Les mesures du gouvernement me laissent septique, samedi je ne serais pas sur la barricades à brûler des pneus dégageant un peu plus de CO² dans l’atmosphère.

Et si samedi, personne ne roulait, une journée morte, sans voiture, que des piétons et des vélos, même avec des gilets jaunes sur le dos si ça vous fait plaisir ? Ce serait une belle manifestation, une manifestation pour une cause juste, la sauvegarde de notre planète, pas celle de notre pouvoir d’achat.