Concorde

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Le Concorde s’est écrasé le 25 juillet 2000 à Gonesse, juste après son décollage de l’aéroport Roissy Charles de Gaule. Tout le monde sait cela.

Ce que vous ignorez sans doute, c’est qu’il a terminé sa course sur l’hôtel où ma femme et moi-même avons dormi quelques nuits avant de trouver un logement en région parisienne. C’était huit ans plus tôt. Nous sortions de l’école et nous alliions débuter notre carrière sur l’aéroport en question.

Notre traitement de fonctionnaire ne nous permettait pas de profiter d’un vol Paris New York en quatre heures. Nous n’avons jamais volé dans l’oiseau blanc. Par contre, nous avons eu l’occasion de le visiter alors qu’il était encore en service.

Nous avons quitté Roissy pour Strasbourg en 1995. Nous avons donc échappé à l’enquête aéronautique qui a suivi le drame. Et tant mieux pour nous, car le seul crash que nous ayons ey à gérer à Roissy pendant notre service, un petit bimoteur de la Lufthansa, avait bien compliqué notre quotidien de météorologue pendant plusieurs semaines.

Outre le fait qu’il s’agisse presque du seul avion supersonique civil ayant jamais volé, le Concorde avec sa ligne si particulière, ses ailes delta et son nez inclinable restera toujours un peu spécial pour moi.

Du coup quand Lego a annoncé la sortie d’un modèle à l’échelle 1/60, mon coeur n’a fait qu’un bon. Pourtant le visuel m’a finalement rebuté, particulièrement le nez et j’ai renoncé à la précommande. Je suis ensuite allé régulièrement dans la boutique Lego vérifier s’ils avaient le modèle en stock mais non, rien. Alors j’ai patienté, car je voulais avoir une meilleure idée de la chose avant de me décider.

Chez Lego il y a des modèles rendu très sexy par leurs photographes qui déçoivent une fois monté comme le phare motorisé et d’autres qui à l’inverse possèdent un rendu photo décevant alors que lorsqu’ils sont assemblés, sont tout simplement magnifiques, comme le NASA Apollo 11 lunar lander.

Quelques jours avant mon anniversaire, je suis passé, comme par hasard, à la boutique Lego. Il y avait la nouvelle cabine téléphonique britannique, l’ornitopthère de Dune, un astronaute en combinaison et surtout le concorde. J’ai vu la grosse boite, j’ai vu le prix, j’ai regardé l’image du Concorde et je me suis emparé du carton pour aller droit vers la caisse. C’est la crise mais on a qu’une vie.

Mon épouse a accueilli la dépense avec son éternelle bienveillance, déclarant qu’elle préférait le Concorde aux fusées. Ce qu’elle ne savait pas encore, pas plus que moi au demeurant, c’est que l’objet assemblé mesure plus d’un mètre de long. Ouille !

A peine rentré, je me suis mis à l’ouvrage. Deux mille et quelques pièces dans une vingtaine de sachets et une notice avec pas mal de pages m’attendaient au tournant. 

C’est un modèle assez simple à assembler et la marque LEGO a eu le bon goût de livrer des pièces spécialement étudiée pour simplifier le montage des briques. En fait presque tout est symétrique et le plus gros travail est l’aile delta et le mécanisme de déploiement du train d’atterrissage qui est escamotable.

Six à huit heures confortablement installé dans le salon à assembler des petites briques tout en écoutant de vieux albums de rock progressif. Il y a plus désagréable pour occuper un week-end.

Par contre, je n’avais vraiment pas anticipé la taille du monstre. Je n’ai aucune étagère assez grande pour l’exposer à la maison. Du coup il est arrivé au bureau pour tenir compagnie au rover Persévérance et à deux boîtiers photo.

Encore un câble broyé

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Je n’ai décidément pas de chance avec ma monture de télescope AM5 de chez ZWO.

Alors qu’il faisait -4°C dans le jardin, j’ai courageusement sorti le matériel pour essayer le trio monture, Celestron et boîtier photo. L’alignement polaire a duré moins de cinq minutes, la calibration du guidage une dizaine et ensuite j’ai pointé le setup sur la galaxie M 33 avec succès. En moins d’un quart d’heure mon télescope était opérationnel et réalisait sa première photo de deux minutes de pose. 

Juste génial ! 

Sauf que ce soir là j’étais installé dans le jardin et M 33 était assez proche de la Lune, des conditions assez mauvaises pour réaliser une longue série de photographies. Alors j’ai changé de cible, pointant l’horizon Est au lieu du zénith où se levait la constellation d’Orion. L’idée était d’essayer de photographier la nébuleuse obscure de la tête de cheval en ville. Ambitieux…

Je programme l’objet, la monture se contorsionne, le télescope s’oriente et crac, le câble de déclenchement de l’appareil photo se brise. Malgré sa conception étirable, la tension a été plus forte que la prise.

Si, avec le setup boîtier photo et objectif 500 mm, je maîtrisais bien les risques, avec le tube de 200 mm et l’adaptateur T2 pour l’appareil photo, je ne m’étais pas aperçu qu’il me faudrait peut-être des câbles plus longs. La manoeuvre vers la constellation d’Orion éloignait trop l’appareil photo fixé au télescope à l’Asiair, accroché lui à la monture.

Résultat, le câble est fichu et je b’en ai qu’un seul évidemment.

Dépité, je remballe tout le matériel et le range dans la salle de jeu.

Toutefois, afin de vérifier qu’il n’y a pas eu plus de casse, je fais un essai au chaud, et surprise, malgré l’absence de câble de déclencheur, l’Asiair Plus pilote mon APN via l’USB C !

Le câble du déclencheur ne sert en fait à rien ! Un petit câble propriétaire presque impossible à trouver dans sa version longue de plus de 20 cm qui m’a fait perdre un temps précieux sur les boutiques Internet spécialisées et qui manifestement est totalement inutile pour l’astrophoto.

Je suis maudit et débile. Pour une fois que le ciel voulait bien dévoiler se secrets.

Il faut vraiment que je pense à garder un oeil sur les câbles pendant la manoeuvre de la monture avec un doigt au-dessus de l’arrêt d’urgence de la tablette en cas de catastrophe.

La grande lunette

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Au Jardin Botanique de Strasbourg se dresse la coupole d’un observatoire construit en 1840 par nos voisins d’outre Rhin.

Le lieu abrite une lunette de 49 cm de diamètre, un tube métallique de 7 mètres de long porté par une énorme monture.

Avec de gros interrupteurs, des leviers et des molettes, l’opérateur oriente la coupole, déplace le siège où s’assoit l’observateur et guide la lunette. Une vieille machinerie très bruyante qui fait vibrer le plancher de la coupole pendant les manœuvres.

Lorsque le ciel est limpide, quelques privilégiés gravissent les marches conduisant sous le dôme métallique et mettent en route le monstre antique qui ne saurait rivaliser pourtant avec mon petit Celestron Edge HD long de 30 cm.

Pourtant, dès que j’en ai l’occasion, je monte avec d’autres membres de la SAFGA, l’association astronomique strasbourgeoise, observer la Lune, Jupiter ou Saturne avec le vénérable instrument. C’est souvent ainsi que nous terminons nos réunions ou conférences.

S’assoir sur le siège en bois polis par le vénérable postérieur d’astronomes pendant des décennies est un rare privilège. Manoeuvrer le tube et pointer un astre, s’aidant d’une antique lunette guide mal alignée est une sensation grisante et quand l’objet apparaît enfin dans l’énorme oculaire, c’est comme remonter un siècle en arrière.

L’image souffre de défauts chromatiques terribles, la Lune est cerclée de jaune poussin, Jupiter s’invente de nouvelles couleurs, mais malgré cela, on se presse devant les marches menant au siège pour profiter de quelques minutes d’observation. 

Au côté de cela, un télescope Seestar de 50 mm, qui tient dans une petite mallette, photographie la nébuleuse de la tête de cheval en quelques minutes en plein centre ville et renvoie l’image directement sur un smartphone. Pas besoin de coupole, de machinerie, d’opérateur ou de connaître son ciel. L’astronomie à la portée de n’importe qui pour moins de 700 €, probablement un gadget qui finira au grenier après quelques semaines d’utilisation, parce que les belles images sont déjà sur Internet.

Je préfère manoeuvrer l’antique lunette dans le froid de la coupole, entendre les moteurs ronronner, poser l’oeil sur l’oculaire et observer une image assez médiocre de la Lune. La faute à mon côté romantique passéiste même si j’adore les nouvelles technologies.

Merci, mais je chronique pas les promotions

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Depuis que j’ai fermé le webzine Neoprog, je ne chronique plus d’albums proposés par des labels ou des artistes. J’ai envoyé des courriels à tous nos contacts dans ce sens et fermé presque tous les canaux permettant de me contacter sur la toile.

Et cela a assez bien fonctionné jusqu’à présent. Sorti de rares et accidentels envois postaux de CD, je ne recevais plus de sollicitation média. Tous les albums dont je vous parle chaque semaine ont été achetés un jour en digital ou bien en support physique.

Pourquoi ce choix ? 

La première raison est de garder une totale liberté sur ce que j’écris. Non pas que les labels et artistes nous influencent, encore que, mais qu’il m’arrive de donner un petit coup de pouce à certains groupes en étant plus indulgent que de raison.

La seconde, c’est que, lorsque l’on accepte des promotions, le bouche à oreille fait son oeuvre et que l’on se retrouve rapidement submergé de sollicitations, au point de ne plus pouvoir tout écouter. Pour la petite histoire, vers la fin de Neoprog, nous recevions plus d’un album de rock progressif par jour.

Enfin, j’ai envie de parler de la musique que j’aime vraiment, d’albums qui m’ont fait vibrer, sauf pour de rares coups de gueule.

L’inconvénient de la chose, c’est que je tourne un peu en rond, découvrant de moins en moins souvent de pépite, sauf à aller butiner chez mes confrères ce que je ne le prive pas de faire éhontement. 

Mais étrangement, depuis peu, je suis à nouveau sollicité via Messenger (je n’ai pas fermé ce canal). Il y a eu coup sur coup un label vendant son projet de métal progressif français et un groupe de psyché stoner russe.

Pour les français, j’ai beaucoup hésité avant d’écrire une chronique que je ne publierai jamais. Il y avait de bonnes choses dans le projet mais, pour être tout à fait honnête, je n’aurais pas acheté l’album. Du coup, après avoir écrit un texte, sans doute trop complaisant, j’ai jeté la chronique à la corbeille.

Pour les russes, je me suis à nouveau posé la question. L’album est bien fichu avec une chanteuse qui tient la route et des compositions originales, mais ce n’est pas vraiment la musique que j’écoute d’ordinaire. Et puis, si je rédige cette chronique, combien de propositions arriveront ensuite ?

Ce n’est pas évident de se tenir à une règle stricte lorsque l‘on est sollicité par des artistes en manque de visibilité. Surtout s’ils sont doués. Mais je me souviens trop bien de la dérive à Neoprog, l’afflux de promotions de hard rock, punk, pop, new wave, jazz, metalcore, death metal, alternatif, tellement d’albums que j’en étais arrivé à ne plus prendre de plaisir à écouter de musique.

Alors, merci, mais je ne chronique pas de promotions. Pourtant, ce serait un bon moyen pour faire quelques économies…

Au passage, pour les curieux, j’ai remis l’archive de Neoprog en ligne. Je vais même l’alimenter petit à petit.

Une année sans triptan

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Vous-vous en souvenez peut-être, il y a un an, j’arrêtais de soigner les migraines avec des médicaments de la famille des triptans.

Cela vous paraît peut être anodin mais j’aimerais vous raconter mon chemin de croix quand même.

Adolescent, disons il y a plus de quarante ans, j’ai eu ma première crise. Mal de tête pulsatif, nausées, hyper sensibilité aux bruits, odeurs et lumière et vingt-quatre heures d’enfer. Ma mère a tout de suite identifié les symptômes puisqu’elle même était atteinte de ces maux de femme comme les appelait les médecins.

A l’époque on associait cette maladie aux cycles menstruels et aux contrariétés, enfin chez les femmes au foyer.

Il n’y avait aucun traitement, ni même de médicament de crise. L’enfer !

Depuis cette première alerte, j’ai de plus en plus régulièrement été malade, une crise par mois en moyenne, alité dans le noir à vomir pendant plus d’une journée, autant dire que je ne grossissait pas.

Et puis quelques médicaments et traitement ont vu le jour. Les molécules pour gérer la crise permettaient d’atténuer un peu la douleur ce qui n’empêchait pas la visite régulière de SOS médecin pour une injection de morphine certaines nuits.

Les traitements expérimentaux ont causé plus de dégâts qu’ils n’ont produit de bienfaits, transformant les attaques en douleurs lancinantes permanentes ou vertiges épouvantables.

Puis un jour, un médecin m’a prescrit des triptans, une nouvelle molécule miracle, qui effectivement calmait la migraine en moins d’une heure et permettait de vivre presque normalement. Le prix à payer était fort, des effets secondaires importants comme la rigidité musculaire, la perte de l’équilibre et un manque de concentration. Impossible de conduire par exemple.

C’est à cette époque que la fréquence de mes crises ont augmenté. Une par semaine, puis deux, puis trois, parfois quatre et de rares plages de rémission d’un mois. Ma consommation en triptans devenait dangereuse pour l’organisme.

Alors j’ai testé plein de nouveaux traitements de fond avec des neurologues, anti épileptiques, antidépresseurs, béta blocants, trucs étranges, que des molécules qui vous transforment en zombie tout en ayant toujours autant de crises. J’ai même pris rendez-vous à la clinique de la douleur, qui après un scanner, un IRM et d’autres examens, m’a prescrit des triptans.

Mon médecin traitant tout de même trouvé un traitement de fond à base de béta bloquants qui diminuait légèrement la fréquence des migraines. Je le prends toujours.

J’ai arrêté l’alcool, le chocolat, les graisses, le sucre, le gluten, la caféine, sans succès. J’ai vécu comme un moine, sans stress, sans fatigue, en vain.

Je ne pouvais plus sortir, voyager, voir des amis, boire un verre, sans que la menace d’une attaque ne plane. Je ne vivais plus tout simplement et mon humeur s’en ressentait énormément.

Puis début 2023, après une série de quatre crises en une semaine, j’ai décidé d’arrêter les triptans. Il a fallu un peu de volonté au début car une migraine, c’est plus qu’inconfortable même avec des antidouleurs très forts. 

Les crises se sont espacées et estompées peu à peu. Aux premiers symptômes je prends du CBD et si la chose s’envenime, je prends un dafalgan codéiné. Ça n’est pas tous les jours très confortable mais les crises ne surviennent plus que tous les quinze jours à trois semaines et se résume le plus souvent à la prise de trois gouttes d’huile de CBD sans effet secondaire.

Je bois à nouveau de l’alcool raisonnablement et mange même du chocolat, produit que j’avais banni de mon alimentation et que j’étais même arrivé à détester. Je sors, je voyage, vais à des concerts de rock sans à avoir un prix fort à payer le lendemain. Bref, je revis.

Il y a-t-il un lien avec les triptans ? Je n’en sais rien, je laisse ça aux médecins biologistes et chimistes. Toujours est-il que je vais beaucoup mieux aujourd’hui.

L’enfer du décor

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Les loisirs ont un prix. Je ne parle pas ici d’achats dispendieux mais d’espace. 

Mon épouse, à elle seule, occupe deux pièces pour ses instruments de musique sans parler du bureau où elle travaille. De mon côté, avec la musique, la photographie et l’astronomie, j’ai également besoin d’espace mais je suis plus raisonnable. Je n’occupe que la chambre de notre aîné qui vit aujourd’hui dans un appartement (bon aussi un peu le salon pour écouter de la musique et travailler sur l’ordinateur).

Cette chambre sert à de multiples usages. C’est là que j’expose les Lego, que je range les bandes dessinées, que j’entrepose le matériel photo et tout le matériel dédié à l’astronomie. C’est aussi là que j’enregistre les vidéos de Chroniques en Images chaque semaine.

Lorsque j’ai arrêté de filmer avec un fond vert, j’ai dû trouver un décors. Au début, je mettais des tirages photos au mur et des engins spatiaux en Lego sur les étagères. Ça n’était pas trop raccord avec le thème des vidéos mais au moins, cela me ressemblait. 

J’ai remplacé les photos par des affiches et posters de rock puis j’ai ajouté quelques pass presse au mur. Ensuite j’ai déplacé les fusées et installé l’ampli et la guitare en Lego. C’était plus raccord. 

Puis j’ai enlevé les fusées comme la Saturne V, la Falcon Heavy et le V2 ainsi que quelques sondes spatiales pour installer des coffrets de musique comme les Beatles, Marillion ou Ayreon. C’était plus dans le thème. 

Tant qu’à changer, j’ai également revu l’éclairage car je trouvais l’arrière plan très froid, surtout avec ce papier peint aquarium que je déteste (au passage il faudrait vraiment que je refasse cette pièce un jour). Pour l’éclairage, j’ai opté pour des LED à température variable que j’ai depuis assez longtemps. J’ai choisi une température chaude orangée pour le fond et une key light à 5600 K. Et j’ai décidé d’assumer la présence du micro dans le champ de la caméra, c’était trop pénible de le placer hors champ, il y avait toujours un petit bout le la bonnette qui dépassait.

Du coup, j’enregistre au milieu de legos, de Gaston Lagaffe, d’objectifs, de trépieds, de posters d’adolescents, de projecteurs, de montures équatoriales et d’un télescope. Une vraie salle de jeu qui me ressemble assez bien.

Que voulez-vous, c’est la crise mon bon monsieur 

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L’abonnement à Apple TV+ vient de prendre près de 50% d’augmentation dans les dents, nos forfaits téléphoniques respectivement 10 et 20%, le carburant frise les 2 euros le litre, Facebook et X mettent en place des comptes payants, l’abonnement Flickr est devenu ruineux, le prix de ma box internet a encore grimpé et mon point d’indice de fonctionnaire est très en retard sur l’inflation. 

Notre pouvoir d’achat baisse de jour en jour. Et même si ne nous sommes pas à plaindre, je commence à regarder où économiser dans les dépenses fixes mensuelles. Car nous avons un étudiant à nourrir et à loger, un grand vivant au SMIC à aider et de nombreuses activités assez onéreuses à financer.

Exit Apple TV+, c’est bien mais il n’y a pas assez de contenu pour occuper toutes mes soirées. Je vais faire de même avec Disney+ et probablement passer sous Netflix. L’économie n’est pas énorme, mais j’ai aussi envie de changer de crèmerie. Pour la téléphonie, je vais réduire la voilure, de 5G à 4, de 80 Go à 20. Je vais passer de 9.99 à 7.99 euros mensuels. Je ne consomme pas beaucoup de DATA et la 5G ne m’apporte pas grand chose au final. Pour la box, difficile de trouver moins cher que 16 euros sur le marché actuellement et nos besoins sont assez modestes. J’ai égoïstement renoncé à financer Flickr vu que j’expose assez peu de photos. Par contre je garde mon abonnement Ligthroom, qui lui n’a pas encore augmenté, parce que sans cet outil, je serais clairement démuni. J’ai fermé la boutique photo également car elle coûte cher et ne rapporte vraiment rien. J’ai fermé mon compte Twitter mais pour d’autres raisons que pécuniaires, son propriétaire déconne vraiment trop avec son réseau social dévoyé. Le plus difficile à été de stopper mon abonnement Patreon à la chaîne de Stéphane Gallay, mais j’espère qu’il comprendra, c’est pour la bonne cause, je pourrais continuer d’acheter un peu de musique. Pour le point d’indice, je ne peux rien faire à part la grève ce que je n’envisage pas car cela n’a aucun impact. Et puis si on devait se battre aujourd’hui dans la fonction publique, ce ne serait pas le salaire qui serait mon premier combat.

La mutuelle me prend 10% de mon salaire mensuel, le carburant 5%, l’assurance encore 5%, l’énergie pas loin de 10%, les divers abonnement encore 5% du budget, les enfants plus de 50% et l’alimentation 70%. 

Damned ! 70 + 50 + 5 + 10 + 5 + 5 + 10 ça fait 155 % ! Par chance mon épouse gagne aussi sa vie ce qui nous laisse à chacun plus 20% de mou pour les imprévus, les économies, les vêtements et les loisirs.

J’aime pas

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Voilà voilà, je me suis fait un nouveau copain sur Youtube. Un gars qui n’a pas aimé mon best of 2023. Il n’a pas aimé mes choix, mon humour débile et mes vidéos amateurs. 

Bon moi non plus je n’aime pas mes vidéos, par contre, la musique que j’écoute, je l’aime généralement. Mais bon, les goûts et les couleurs…

Alors le gars a posté un commentaire, limite désagréable auquel j’ai répondu poliment je crois. Deux autres personnes ont répondu également à son message, l’une pour lui demander de s’expliquer, genre donnes-nous ton best of, l’autre l’invitant à un peu plus de tolérance. Merci de leur soutien.

Il semblerait que notre mécontent ait effacé son commentaire, pas joueur le garçon, mais j’ai eu le temps de trouver son profil Facebook grace à son pseudonyme Youtube. Ça n’était pas bien difficile.

Je suis tombé sur un de ces fichus nostalgiques du rock progressif des seventies, un intégriste du prog d’ailleurs plus très actif sur le réseau social des vieux. Du coup, je comprends mieux qu’il n’ait pas aimé ma sélection des albums 2023.

Il a retiré son commentaire mais depuis il clique sur le bouton ‘je n’aime pas’ des Chroniques en Images, exactement l’inverse de ce que je préconise à la fin de mes vidéos. Il a dû mal comprendre le message.

Je ne recevais déjà pas beaucoup de j’aime, maintenant, à cause de ce vilain personnage, sans doute aigri, je vois brutalement mon score de contentement passer de 100% (avec neuf votants) à 90%. La catastrophe ! Rendez-vous compte, mon e-réputation !

J’avais oublié combien les gens peuvent être puérils sur les réseaux sociaux, j’avais pourtant eu ma dose avec Facebook du temps de Neoprog, mais bon, on oublie vite.

Les gars, si vous n’aimez pas la chaîne, passez votre chemin, c’est pas comme si il n’y avait pas assez de blogueurs sur terre pour parler de musique. A quoi ça sert d’enquiquinner le monde en râlant à longueur de temps pour se cacher ensuite en effaçant ses commentaires ?

En attendant la vidéo a fait un excellent score, en comparaison des autres bien entendu, comme quoi un pénible peut donner un bon coup de pub. Du coup, merci Jean-Luc ! Reviens quand tu veux.

Notre bilan carbone 2023

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A l’heure de la COP 28 présidée par un magnat du pétrole, il est l’heure de vous révéler notre bilan carbone 2023.

Malgré une flambée des prix du gaz cette année et grace à un redoutable ascétisme, nous avons réussi à baisser notre facture de chauffage, donc à consommer beaucoup moins que prévu. L’hiver a été pourtant relativement froid avec quelques jours à moins 10, mais en fixant le thermostat à 17 lorsque nous sommes dans la maison (15 la nuit et le reste du temps), en portant de gros pulls et des chaussettes épaisses, nous avons survécu.

Le rez de chaussée est maintenant équipé de nouveaux doubles vitrages antibruit et thermiquement plus efficaces qui devraient encore faire baisser la facture. Seul hic, ils sont en PVC (nous n’avions vraiment pas le budget pour du bois) donc bof.

Les appareils électriques non vitaux ont été débranchés comme la box pendant la nuit, la console, la télévision et je fais depuis longtemps la guerre aux pièces vides éclairées. 

La conséquence de toutes ces adaptations au réchauffement climatique, c’est que nous vivons dans une maison froide et sombre en hiver, étouffante en été.

Nous n’avons fait que 10 000 kilomètres en voiture (ce qui est encore beaucoup trop) sachant que nous avons dû réaliser quelques aller-retours à Lyon pour installer notre petit dernier ainsi qu’un grand week-end road movie dans la même région pour voir des oiseaux. Le reste, 7000 kilomètres représentent des promenades dans la région et les courses. Cela représente presque 20 kilomètres par jour tout de même.

Pour les trajets au travail c’est toujours le vélo sauf le jour des courses et quelques accidents climatiques dévastateurs. Sinon j’utilise beaucoup mes pieds. 

Nous avons tout de même pris deux fois l’avion pour partir en vacances, et ce dans la même année, des courts courriers pour l’Italie à chaque fois. Mais si je ne cède pas au moins une fois par an, ma femme me quittera c’est sûr !

Question déchets, en plus du composteur au fond du jardin, nous trions tous nos emballages aujourd’hui. Sans être au zéro déchet loin de là, nous jetons environ 30 litres à l’incinérateur tous les deux semaines au lieu de six fois plus auparavant. Après, ce qui est fait du recyclable reste un autre problème.

Question alimentation, sous la pression de notre petit dernier, nous avons renoncé à la viande bovine comme au porc. Nous ne mangeons plus qu’un peu de poulet et de canard, une viande moins gourmande en eau et au bilan carbone bien meilleur. 

Nous mangeons bio, local, du jardin idéalement, bien que cette année je n’ai pas récolté grand chose à cause de la sécheresse. 

En parlant de sécheresse, je n’ai arrosé qu’avec l’eau pluviale, j’ai installé des gouttes à gouttes pour les cultures, j’ai laissé l’herbe pousser et je n’ai taillé les haies que début août pour préserver la nidification.

Là où cela ne va pas du tout, ce sont les dépenses compulsives réalisées en 2023. J’avoue, cette année j’ai fait fort avec un télescope, une tablette, un nouveau boîtier photo et une seconde monture équatoriale. Que des objets hi tech superflus manufacturés en Asie consommateurs de terres rares, transportés en porte-containers et fabriqués par des petits n’enfants. Oui je grossis un peu le trait volontairement mais pas tant que ça en fait.

Mais mon empreinte carbone est également liée à mon travail. J’ai beaucoup roulé en 2023. 6500 kilomètres, 1500 en train, 5000 en voiture mais dont 4000 en électrique. Bref ‘seulement’ 1000 kilomètres en véhicule thermique.

A coté de cela j’ai baissé le chauffage des dix centres sous notre responsabilité à 19 degrés, installé une borne de recharge électrique, respecté les consignes de vitesses (110 km/h sur autoroute et 100 sur quatre voies), changé les éclairages anciens pour des LED avec détecteurs dans trois nouveaux sites, remplacé trois chaudières à gaz par du chauffage urbain et une chaudière à pellets, limité le nombre de ballons d’eau chaude en fonctionnement, éteint les éclairages extérieurs, installé des poubelles de recyclage, bridé les climatisation à 26 degrés, favorisé l’usage du vélo (atelier réparation, abris) et passé des marchés avec des clauses éco responsables. Bref, j’ai suivi les instructions de notre ministère.

Notre bilan carbone est de 7,3 tonnes de CO2 par an. Peut mieux faire. Idéalement il faudrait arriver à 2 tonnes par personne ce qui va être complexe avec notre vieille maison. On peut déjà baisser côté transports.

Pour l’année prochaine, l’objectif est d’arrêter d’acheter des trucs inutiles, de voyager plus près et de rouler encore moins. Cela devrait être possible grace à notre perte de pouvoir d’achat car notre petit dernier reprend ses études et que cela va nous coûter une blinde. 

Je crois une fois de plus que l’éco responsabilité passe par la décroissance soutenue moralement par la baisse du pouvoir d’achat. Et pour Noël, nous avons opté pour un seul modeste cadeau par personne, genre livre ou disque. Finie l’orgie.

Vivons pauvres, nous sauverons la planète, enfin peu-être…

L’exposition

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Les 4 et 5 novembre dernier, le club photo dont je fais partie, organisait sa grande exposition annuelle dans la même salle que le salon caritatif du flipper une semaine plus tôt.

Il s’agissait de la première manifestation où j’exposais mon travail. Nous devions présenter une série de photographies sur un thème libre dans des cadres rectangulaires noirs de 50 par 40 centimètres.

La première étape fut de proposer une série au club. Je sélectionnai deux thèmes en noir et blanc : des portraits de concert et des images de Pompéi. Les images de rock n’ayant aucun succès, je penchais pour mon second choix, les ruines au pied du Vésuve.

J’avais seulement six clichés en monochrome à proposer après notre voyage à Naples. Après les avoir retravaillé une dernière fois, il fallait les imprimer et pas question de confier à Photobox les tirages cette fois, ma précédente expérience ayant été assez décevante.

Je suis allez voir Fabrice, un imprimeur débordé avec qui j’ai choisi avec soin le papier et à qui j’ai confié le tirage. Joli travail, le grain du papier se mariant aux images noir et blanc mats très contrastées de mes ruines romaines. Par contre je ne sais toujours pas combien cela va me coûter, faute de devis ou de facture deux mois après. Mais c’est ainsi qu’il bosse.

J’ai acheté six cadres Leroy Merlin qui sont la référence du club pour les expositions et j’ai placé mes clichés dans leurs écrins.

J’avoue que le résultat en jette même si les photographies elles mêmes ne sont pas extraordinaires. C’est quand même très sympa les tirages papier au bout du compte.

Vendredi après-midi nous montions l’expo. Préparation de la salle, mise en place des grilles, des cadres et le petit rectangle A5 plastifié décrivant chaque série. J’étais en fond de salle, dans un secteur peu éclairé avec derrière moi un vidéo projecteur présentant des diaporamas. Pas idéal.

Après la mise en place assez longue, nous avons pu découvrir le travail des autres membres du club. Des séries sur les oiseaux, le carnaval, des chevaux camarguais, des paysages de montagne, de l’urbex, des images prises depuisun drone, des éclairs et les photos de voyage de notre invité.

Samedi matin, vers 9h30, nous nous retrouvions dans la salle des fêtes glaciale pour les derniers préparatifs. Les premiers visiteurs arrivèrent au compte goutte vers dix heures avec un rush une heure plus tard lors de la visite du maire. Des amis, la famille, quelques photographes de clubs voisins et curieux étaient venus contempler nos oeuvres. 

J’avoue que j’ai assez mal vécu le premier jour. Je pensais que mes photographies attiraient le regard mais en réalité les personnes passaient devant dans la plus grande indifférence. Cela a clairement fait très mal à mon petit égo démesuré. Le sujet, des paysages de Pompéi et Herculanum traités en noir et blanc très accentués ne rencontraient pas le succès espéré. Au vote final du public, je suis dans les derniers, sachant que mon fils et une amie ont eu pitié de moi.

J’ai échangé avec quelques personnes, mais hélas pas sur mon travail, mais sur le matériel, sur les OVNIS, la spéléologie ou les clichés de mon voisin. A 18h, je n’en pouvais plus. J’avais froid, mal au dos et sommeil malgré tous les cafés avalés. 

Le dimanche même programme, mais cette fois j’avais ramené deux projecteurs pour nous sortir, mon voisin et moi, de l’obscurité. Ça n’a pas changé grand-chose à ma notoriété il faut bien l’avouer. Ce jour là j’ai fait un peu plus connaissance avec les membres du club que je connais encore qu’assez peu. J’ai eu mon lot de bavards, à croire que je les attire, mais à force de discuter, deux d’entre eux semblaient intéressés par le club : engagez-vous qu’ils disaient…

A 18h, le dimanche soir, il a fallu tout démonter, ranger les cadres, enlever les grilles et remettre les tables et les chaises pour transformer la salle d’exposition en réfectoire. Tout le monde était fatigué mais en une heure c’était plié. Après un au revoir à tout le monde, je suis rentré à la maison fourbu mais content malgré tout. J’avais participé à ma première exposition photo.