Silence ça pousse

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Vous connaissez beaucoup de geeks jardiniers ? Qui imaginerait un seul instant qu’un féru de consoles, d’informatique, de jeux de rôle, de rock progressif, de photographie, d’astronomie travaillant chez les faiseurs de temps puissent également se prendre pour Nicolas le jardinier. Cette activité n’est pourtant pas si éloignée de celle qui use nos yeux devant des écrans, juste qu’elle se passe en plein air.

Le jardinage possède une composante expérimentale évidente. Un potager est un laboratoire à ciel ouvert où la partie peut recommencer après le Game Over, il suffit d’attendre le retour du printemps pour insérer une nouvelle graine dans le sol. Le potager de grand père est résolu : culture hydroponique, en serre, en butte, en rang d’oignon, sur pied, en micro-jardin, tout est possible pour peu que vous y mettiez du vôtre.

Lorsque que nous nous sommes installés dans notre maison il y a une dizaine d’années, il y avait un petit bout de potager au fond du jardin avec des fraisiers mal en point. Pour faire bonne figure, je semais quelques radis la première année. La seconde, je plantais des courgettes et des tomates. La troisième, je bêchais quelques mètres carrés de pelouse et agrandissait la zone cultivable. Salades, tomates, concombres, haricots. Vint le tour des arbres fruitiers, pommier, poirier, figuier et des arbustes, groseilles, cassis, groseilles à macros, framboises. Une serre poussa le temps d’un été, et je commençais la culture en tunnel. Vint le temps des semis et de la récolte des graines. Je récupérais des semences chez un ami breton, panais, pommes de terres rouges, betteraves et enrichissais encore la diversité des cultures.

Je suis passé au 100% bio, ni engrais, ni désherbant, ni traitement. Je ne bêche même plus le sol. De juin à septembre, j’arrache les mauvaises herbes tous les jours en allant remplir le compost. Après deux jours de pluie suivi de soleil le jardin ressemble à une forêt vierge et tout est alors à recommencer. Un jour sans fin.

Il y a trois ans, une gentille pelleteuse fit tomber une grange de vingt mètres de haut dans le potager. Quelques tonnes de gravats et de poussière, un an de démolition et plus de jardin, un immeuble se construisait près de chez nous. Deux années seront nécessaires pour que le potager reprenne forme humaine, que la terre soit nettoyée de la brique, du verre et du métal et que des nouvelles plantations puissent pousser à nouveau.

L’an passé, faute à une stupide chute à vélo, le jardin resta en friche car mes enfants sont des geeks mais pas des jardiniers et que mon épouse avait bien autre chose à faire.

Cette année, j’ai pu reprendre le potager. Je me suis essayé à une culture très dense et aléatoire, mélangeant, maïs, poireaux, courgettes, potimarrons, carottes, salades, melons, haricots et tomates sauvages sur un très petit espace. Certaines associations n’étaient probablement pas judicieuses mais le couvert végétal a permis moins d’arrosage malgré la sécheresse estivale.

Le maïs n’a pas poussé, les courgettes ont bien donné, les haricots assez peu, les potimarrons furent précoces et petits – la faute à une terre trop pauvre (ceux qui ont poussé dans le compost sont énormes mais sont arrivés chez nos voisins) – les tomates foisonnent un peu partout, les poireaux sont rachitiques et les carottes ne mesurent que trois centimètres. Ne parlons pas des minuscules melons qui n’ont aucun goût.

Par chance nous avons des poires, des figues en abondance, des kilos de tomate depuis juillet. Il n’y a plus de courgette, et tant mieux, nous en avons consommé tout l’été en gratin, poêlées, ratatouille, farcies, gâteaux, rien que l’odeur me donne maintenant un haut le cœur.

Le geek jardinier, est celui qui installe sa récolte sur une table, prépare la mise en scène, installe le pied photo et l’appareil, attend la bonne lumière et capture les couleurs de l’été. Sept mois de labeur pour une seule photo représentant quelques fruits qu’il aurait pu acheter à Grand Frais (notez le double sens…) au lieu de s’éreinter à faire pousser des plantes dans une terre ingrate.

Sans moi

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Les méchants terriens se sont finalement tapés sur la figure avec l’arme nucléaire. Seuls quelques uns d’entre eux, alors présent dans des stations orbitales autour de la planète bleue, ont survécu. Il ne reste qu’une seule grande station aujourd’hui, regroupant les deniers humains. Sur cet assemblage hétéroclite orbitant au dessus des continents radioactifs, les rescapés doivent obéir à des lois très strictes sous peine de sévères condamnations. Les adultes sont jetés dans le vide, les ados emprisonnés.

En parlant d’ados justement… Cent d’entre eux, des condamnés, sont balancés sur Terre pour vérifier si l’air est respirable et mesurer le taux de radiations résiduel.

Des ados ? Je déteste les ados et 50% de la série est centrée sur eux. Les acteurs, de jeunes adultes, jouent très mal les rôles de ces ados rebelles abandonnés à leur sort sur la Terre.

Avec un budget sans doute misérable, les quelques effets spéciaux, comme la station spatiale orbitant autour de la terre ou le vaisseau qui emporte les cents boutonneux sur le plancher des vaches, sont pitoyables. Avec des personnages aux profils stéréotypés à l’extrême, Prof, Simplet, Blanche-Neige, Grognon… et un pilote absolument navrant, je n’ai pas été plus loin que le premier épisode de la série. Autant s’arrêter avant que tout cela ne s’enlise, ce sera 100 moi.

 

Le saigneur des poireaux

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C’était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
Qui sentait bon le bassin parisien
C’était un petit jardin
Avec une table et une chaise de jardin
Avec deux arbres, un pommier et un sapin
Au fond d’une cour à la Chaussée-d’Antin

Je vais vous raconter l’histoire d’un petit jardin caché entre des maisons, dans une petite ville alsacienne. Un petit jardin avec au bout une maison à colombages où il faisait bon vivre. Au fond du petit jardin, poussait un modeste potager avec ses tomates, courgettes, potimarrons. Un petit coin de paradis réservé à la sieste et à la croissance des légumes. Le petit jardin, chauffait au soleil printanier, abrité du vent par les murs bienveillants d’une ferme centenaire où vivait un paisible retraité. La campagne au milieu de la ville.

“Le mois de juin s’annonçait agréable et paisible lorsque des nazgûls survolèrent ma comté miniature. Appâtés par cette abondance de quiétude ils harcelèrent le vieil homme à barbe blanche afin qu’il abandonne son paisible abri. Des orcs gueules béantes, crachant le la fumée noire, défoncèrent la barrière d’entrée et piétinèrent les fleurs, abatirent les arbres et arrachèrent la clôture en bois.

Une armé des gobelins escalada les murs de briques de la grange et commença à piller tuiles et bois pour leur maître. Mais la ferme avait connu bien des tempêtes. Les crocs et les griffes des monstres n’eurent pas raison des murs et des vénérables poutres. Le nécromant  furieux appela à lui un troll hideux. Crachant, hurlant, la créature de pierre fonça dans les murs tête baissée, encore et encore, jusqu’à ce que les poutres cèdent sous les coups de boutoir et que les murs tombent dans un gigantesque amas de poussière.

C’était un petit jardin avec au bout une maison à colombages où il faisait bon vivre… Des tonnes de gravats, de la poussière, du verre, du bois, des clous, des vis s’abattirent sur le potager pendant que le troll et les gobelins dansaient la gigue sur les ruines de la ferme.

Tout l’été durant, les créatures festoyèrent, éructèrent, urinèrent, déféquèrent, creusant des galeries, charriant de la roche, de la terre, obscurcissant le ciel avec la fumée de leurs feux de camp.

Sous la poussière, les rares plantes survivantes étouffèrent, pendant que trolls et gobelins riaient. La terre autrefois grasse n’était plus que cendre grise. Les arbres étaient morts et plus aucun gentil hobbit ne se rendait dans le petit jardin.

Les hommes, les elfes et les nains rassemblèrent une immense armée et marchèrent vers le petit jardin. Une année durant, de terribles combats se déroulèrent sur ces terres désolées. Le sol trembla des jours entiers, des machines de guerre infernales déversèrent des coulées grises dans les tranchées et des fortifications s’érigèrent tout autour du petit jardin. La guerre prit fin un matin, dans une odeur de goudron. Le gobelins repartirent dans leurs tunnels, les trolls sous la terre. La grande armée des hommes, des elfes et des nains rendit un terre dévastée aux petits hobbits éplorés.

Aujourd’hui, le petit jardin, protégé par un haut mur, survit à côté des cavernes des suderons. Chaque soir rôtissent des imprudents qui se sont aventurés trop près de leur terres. Les hommes du Gondor surveillent la frontière et les rares tentatives d’invasion sont fermement repoussées. La comté a retrouvé sa vitalité d’antan mais le petit jardin ne sera plus jamais le même…”.

Les démolisseurs arrivèrent en juin 2014. Pendant près de trois mois, ils firent tomber des murs dans notre jardin, menaçant même l’intégrité de nos dépendances mitoyennes au chantier. Pendant plus d’une année, nous n’eûmes plus de jardin, à la place un vaste chantier avec des machines et des ouvriers sauf le week-end. En juin 2015, nous pouvions enfin nettoyer notre parcelle, replanter quelques arbres, semer de la pelouse et commencer un nouveau potager. Nous serons obligés d’attaquer la société Stradim, responsable du projet, pour être indemnisé – à peine de quoi payer les dégâts occasionnés – puis les harceler pour qu’il finissent par crépir le mur mitoyen resté brut de parpaings.

G 23-30

Je suis parti en ville, missionné par mon épouse, pour acheter des sacs poubelles après un SMS d’alerte enlèvement de notre fils aîné : “y a plus de sac poub !”.

Vous me direz, des sacs poub, cela se trouve partout en supermarché. Oui mais non, chez les bobos, on s’équipe en poubelles Brabantia, un cylindre chromé le premier jour avant d’être recouvert de déchets divers assez rapidement. Le truc qui fait bling bling la première semaine, crado la seconde. Poubelle design signifie également sacs à la con que l’on ne trouve que dans trois boutiques chicos à Strasbourg.

Alors une fois par an, madame fait un stock, histoire de ne pas recevoir d’alerte SMS trop souvent. Mais madame bossait et à la maison la crise sanitaire approchait. Alors suivant les indications approximatives de mon épouse, “tu verras c’est au BHV au bout de la Langstross”, j’arrive au bout de la Grande Rue et trouve une tout autre enseigne à l’endroit indiqué. Mais je connais mon épouse, ça doit être là. Dans le labyrinthe des pots de peinture, des éponges, des robinets et des couverts, je trouve le rayon poubelle, où bien entendu, point de sacs G Brabantia. Oui notre poubelle, elle aussi à son point G, c’est le compartiment de gauche, le plus grand… Point de sac. Une aimable vendeuse de porte de prison me conseille le rayon salle de bain à l’étage.

Logique non ? Les poubelles de cuisines avec compartiment compost se rangent dans les salles de bain. Bonjour l’odeur !

Je monte donc à l’étage et cherche en vain jusqu’à tomber sur un vendeur mal luné qui me conseille de descendre au rayons poubelles d’où je viens. Lui c’est un gars logique au moins. Il daigne néanmoins appeler un autre collègue, avenant en comparaison, qui lui confirme que les poubelles de cuisines Babrantia se trouvent comme les sacs, au rayon… salle de bain. D’un pas décidé, il nous conduit devant un rayon que j’ai arpenté dix fois sans succès. Mais miracle, juste au-dessus de mon nez (il est vrai que je suis gaulé comme Sarkozy, nabot mais bien équipé pour le compartiment gauche de la poubelle), se trouvent une collection de sacs 23-30 litres que je m’empresse de voler avant que quelqu’un d’autre ne s’en empare. Il n’est jamais facile de trouver un point G la première fois. Trop content, je passe en caisse avec mes six rouleaux blancs et m’enfuie en ville.

Vous avez déjà vu un mec dans un transport en commun avec six cylindres blancs qu’il tient sur son ventre pour qu’ils ne tombent pas ? Je vous jure que je n’ai pas abusé de la situation, cachant l’étiquette des rouleaux : “G 23-30” comme gaz neurotoxique au rayon d’action  mortel de 23 à 30 mètres. Le GIGN n’a pas eu le temps d’intervenir, quinze minutes plus tard, je descendais pour rejoindre à pied ma petite maison de banlieue avec sa cave remplie de bonbonnes de gaz, il faut bien se chauffer l’hiver…

Contrefait ?

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Il y a quelques jours, j’étais très content d’avoir trouvé sur Kinghtshops le coffret Beatles in Stereo au prix alléchant de 73 $. Etant donné que je ne possède aucun album du groupe mythique à la maison, je me faisais une joie de me replonger dans ces disques qui ont bercés mon enfance. Mais dès la commande passée, j’eu de petites inquiétudes, le site américain faisait appel à la poste chinoise pour m’envoyer le colis. Mathieu, un ami musicien (anasazi) m’alerta sur le fait que l’objet pouvait être une contrefaçon de piètre qualité.

L’objet est arrivé le jour de mon retour de Bretagne, très bien emballé, soit une semaine à peine après la commande, joie ! Au déballage, je découvrais quelques défauts sur la boite noire, tâches blanches et je fut surpris par la piètre qualité des pochettes d’album, livret froissé, pliage hasardeux, illustrations manquant de tonus. Mais j’avais enfin l’intégrale du groupe anglais à la maison. Un par un, je revisitais les albums des Beatles, et là encore j’eu quelques déconvenues. Le livret de l’album blanc comporte par exemple trois emplacements pour CDs et seulement deux CDs alors que les Past Masters deux CDs pour un seul emplacement. Et puis dans le lot, deux CDs ne passent pas sur mon lecteur Marrantz, Let It Be et Yellow Submarine.

J’ignore s’il s’agit d’une contrefaçon, n’ayant pas le produit original sous les yeux. J’ai bien cherché sur le net des photos ou des articles relatifs à une éventuelle contrefaçon, mais à ce jour, je n’ai à rien trouvé de probant.

Par chance, c’est un achat PayPal, et PayPal assure l’acheteur et pourrit la vie du vendeur, Alan du groupe Existence pourrait vous en parler longuement. Me voila donc à faire une réclamation sur la plateforme de paiement (ce n’est hélas pas la première fois).

De Acheteur – Neoprog

01/09/2017 01:00 CEST

I’ve received yesterday, Beatles in Stereo. The box is damaged (photos) and some of the CDs ‘Let It Be’, ‘Yellow Submarine’ don’t work correctly.

Can you tell me how works the refond or replacement of my purchase ?

Best regards

JC Le Brun

 

De Vendeur – Knightshop

01/09/2017 05:50 CEST

Dear Mr Le Brun,

Firstly thank you for your feedback and so sorry for this inconvenience.

Regarding to the damaged box, maybe it’s fault by delivery company. About the 2 CDs, I would like to refund to you 20 Usd because of your dissatisfaction . Please let me know if you are agree.

Sincerely,

Knightshop

 

De Acheteur – Neoprog

02/09/2017 09:57 CEST

Hello,

The damaged on the box and booklets are not due to delivery, the parcel was ok, but not the box inside. I’m afraid it’s due to the poor quality of the product, maybe a low cost copy of the original Beatles Box.

To buy the two albums in France the price of both albums is 22 € 26 $ USB.

So for the damage box and the two CDs a honest refund would be at least 36 $ USD.

Best regards

JC Le Brun

D’emblée ils m’ont proposé un dédommagement de 20 $ Usd, montant insuffisant à mon avis pour m’acheter les deux CDs rayés et ne couvrant pas les dommages de la boite. J’ai demandé 36 $ Usd de dédommagement auprès du vendeur, car après tout, ce qui compte pour moi c’est d’avoir l’intégrale des Beatles. Mon offre ayant été immédiatement acceptée, je me retrouve avec un coffret Beatles probablement contrefait à 37.5 $ Usd avec deux CDs rayés.

Je pourrais aller pleurer auprès de la répression des fraudes pour qu’ils détruisent mes CDs et blacklistent le vendeur après dix années de procès mais je crains que ce ne soit pas vraiment efficace. Alors n’ayant trouvé aucune information sur Internet, je me fends de ce post afin de vous avertir. Si les produits du site Knightshops sont très attractifs, ils sont peut-être contrefaits ou dans le meilleur des cas, celui que j’ai reçu était de très mauvaise qualité. Alors soyez plus prudent que moi. Dire que j’ai acheté il y a 8 mois un Nikon D7200 de la même façon sur un autre site, j’en tremble encore.

 

Gradient thermique

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Je viens d’inventer une nouvelle unité de mesure de vitesse, le °H. Combinaison de la mesure de la température, le degré Celsius et de la mesure du temps, l’heure. Le °H, permet de mesurer la vitesse d’un TGV entre Rennes et Strasbourg très précisément.

En début de semaine, je montais dans le mille pattes d’aluminium fabriqué chez Alstom, direction la Bretagne, sans changement. Quatre arrêts, 4h15 de trajet seulement et les deux bouts de la France se replient pour un voyage quasi instantané, comme par un trou de ver. Il y a encore peu, 4h15 ne suffisaient pas à relier Strasbourg à Paris et encore moins Paris à Rennes, alors Strasbourg à Rennes. En ce temps béni, les vaches regardaient passer les trains en broutant paisiblement, aujourd’hui, elles n’ont même pas le temps de relever leur cou que le convoi de voyageur est déjà à l’horizon.

Mais laissons les vaches et revenons à nos moutons. Un trajet Rennes Strasbourg s’effectue, selon mes mesures, à plus de 5.0°H alors que dans l’autre sens il s’approche de 0.5°H. Avec cette unité de mesure toute nouvelle, il sera bien entendu nécessaire d’intégrer le décalage horaire, la translation longitudinale et des effets de climatiques de bord incontournables ainsi que la force de Coriolis.

Comment se mesure le °H ? En réalité, le principe est assez simple. Avant de monter dans le train, vous prenez la température (extérieure, pas corporelle) et regardez l’heure. En descendant du train, vous procédez de même. Vous avez alors quatre paramètres T1, H1, T2, H2. Vous me suivez ? Il ne vous reste plus qu’à effectuer un calcul assez simple (T2-T1)/(H2-H1) et vous obtenez votre vitesse.

Vous me direz mon °H c’est un peu du temps divisé par du temps, une fréquence donc. Oui  mais de quel temps parlons-nous, du temps qu’il fait ou du temps qui passe ? Le temps c’est de l’argent même si ce temps est un temps de chien. Alors prendre le TGV pour aller en Bretagne c’est assurément gagner du temps, donc de l’argent même si je n’aurai rien fait de ce temps de toute façon. Et gagner du temps pour subir un sale temps, n’est pas une perte de temps ? Bref…

Bien entendu, vous pourriez être surpris par le facteur dix entre la mesure est-ouest et ouest-est. Celui-ci s’explique par un effet climatique connu sous le nom de ‘temps pourri breton’. Vous savez ce nom que scandent les parisiens en revenant de Bretagne alors qu’ils faisaient du camping.

La mesure est-ouest fut effectuée lundi. Premier sondage 23°C à 8h01 à Strasbourg. Second binôme à 12h15 à Rennes, 25°C sous un ciel orageux. (25-23)/(12-8)=0.5. 0.5°H.

La mesure ouest-est fut établie le mercredi. La température peinait à atteindre les 15°C à Rennes vers 14h39 sous des averses titanesques. Arrivé à Strasbourg à 19h05, le mercure avoisinait les 35°C. (35-15)/(19-15)=5.0. 5.0°H.

Autant la vitesse Strasbourg Rennes est supportable pour un organisme moyen, autant la vitesse Rennes Strasbourg est éprouvante. Car lorsque vous descendez du train, après 4h15 de trajet, en pull-over et jean et que l’air brûlant et poisseux de l’Alsace vous assaille, le choc est rude.

Plus étonnante encore est cette mesure de vitesse effectuée en Bretagne lors d’un trajet nul. Vous savez sans doute que la vitesse n’a de sens, d’après les scientifiques, que s’il y a déplacement. Cependant, mes premières expériences prouvent le contraire. La mesure a été effectuée sur une plage de la baie de Saint-Brieuc, un site orienté plein nord et non abrité. 16h, baigneurs, soleil, 25°C. 17h, front de nuage, vent à 50 km/h et 15°C. (25-15)/(17-16)=10. 10°H. Un record de vitesse immobile sur un trajet à peine plus long que la distance entre deux grains de sables sur une plage bretonne.

Autant dire que cette nouvelle mesure de vitesse, tout relative, va dans le sens des théories élaborées par Albert Einstein en son temps mais contredit assurément la limitation de la célérité à celle de la lumière. Il faudra encore quelques années pour mieux appréhender cette conception révolutionnaire de la vitesse, des dizaines de milliers de mesures assurément, mais cette première expérimentation bretonne semble un bon point de départ à des travaux qui ouvrent de nouvelles perspectives pour la science moderne.

En transit

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Je pré commande presque tous mes albums. De préférence je le fais sur le site de l’artiste, je suppose qu’ainsi plus d’argent rentre dans sa poche, inutile de graisser trop d’intermédiaires, quitte à payer un peu plus cher. Je passe également par les crowdfunding pour financer la production, avec une forte incertitude sur le jour où l’album sortira, s’il sort un jour.

Lorsque l’on pré commande, ou que l’on participe à un crowdfunding, inconsciemment, on espère recevoir l’album avant sa sortie, ou du moins à sa sortie, pas une fois que celui-ci trône fièrement dans les bacs des magasins.

Hélas la réalité est tout autre. Vendredi dernier, il y a presque une semaine donc, sortait To The Bone de Steven Wilson. Il est à la Fnac, sur Amazon, même probablement dans quelques grandes surfaces, mais il n’est pas à la maison. Je l’avais commandé le jour de l’ouverture de la pré commande, afin d’être certain d’avoir un exemplaire de l’édition spéciale aujourd’hui épuisée. Le 17 août, je recevais un mail me notifiant que le coffret venait d’être expédié. Je l’attends toujours, avec un peu de chance je l’écouterai ce soir, j’ai en effet reçu une notification Colisimmo hier soir, sans pouvoir déterminer ce que c’est. Mais comme le nouveau Leprous sort demain, lui que j’ai déjà écouté et chroniqué mais également commandé en vinyle, si ça se trouve c’est lui qui débarque aujourd’hui, suspens.

A moins que ce ne soit le coffret Beatles, mais là j’ai plus de doutes, car il partait de Chine hier matin. Je sais les avions sont rapides mais quand même. Car oui, j’ai commandé le coffret stéréo sur un site qui semblait très francophone et qui proposait de belles offres. J’ai eu la surprise de découvrir hier que le colis était pris en charge par la poste chinoise. Nous sommes à l’ère de la mondialisation que diable ! J’espère juste que le coffret n’a pas été produit en Europe, expédié en Chine pour être finalement commandé en France, sinon l’empreinte carbone de ma commande va être très moyenne. Et oui je sais, les puristes vont râler, les Beatles en stéréophonie, c’est un crime pour certains. Mais je n’ai aucun Beatles à la maison, même je connais tous les albums par cœur, alors c’était l’occasion, je me prépare un week-end au chaud dans le salon, à revisiter toute leur discographie studio avec bonheur.

Grand déballage

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Avez-vous déjà acheté une boite de biscuits conservés dans leur sachet fraîcheur ? Un emballage cartonné et des pochettes plastiques autour de chaque gâteau. Plus d’emballage que de contenu alimentaire et une grande partie non recyclable. Vous arrive-t-il d’acheter de la nourriture à emporter dans un fast-food ? Avez vous contemplé ce qu’il reste de papier, de polystyrène, de carton, de plastique une fois que vous avez ingurgité cette mal bouffe saturée en acides gras ? Avez-vous acheté de yaourts dans leur verre plastique, par pack de quatre, lui-même emballé dans du carton inutile ou ces briques de lait entourées de carton et plastique ?

Quand je fais mes courses, même en restant sur mes gardes, je remplis la poubelle papier au quart et la poubelle destinée à l’incinération d’un volume équivalant à chaque fois. Que des emballages qui ne servent qu’au transport magasin maison ou pour faire joli. Alors oui, c’est vrai, les magasins de distribuent plus de sacs de transport, ils les vendent, les fruits et légumes sont depuis peu dans des sacs en amidon de maïs, donc recyclable. Bel effort. L’amidon de maïs vient du maïs, vous vous en doutiez, une céréale qui pour pousser, a tellement besoin d’eau, que dans certaines régions françaises, elle assèche les réserve d’eau. Même chez mon boulanger, à 50 mètres de la maison, il mettent la baguette dans un sac en papier et quand je leur demande de ne pas le faire, ils m’expliquent qu’ils n’ont pas le droit. Alors je reviens chez eux tous les jours avec un vieux sac papier fatigué. Ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter de mettre le pain dedans, mais me rappellent à chaque fois qu’il va bientôt se déchirer. Pourquoi ne pas proposer un sac en tissu tout simplement ?

Pourrait-on limiter ces emballages ? Des solutions bobo existent, ces magasins où les écolos de gauche viennent avec leurs propres tupperwares pour faire leurs courses. On pèse le récipient vide , on le remplit, on le pèse à nouveau et on paye. Cela permet d’acheter la quantité désirée, ni plus ni moins, de ne pas jeter d’emballage et de se donner bonne conscience. Mais à grande échelle est-ce viable ? Et je fais comment avec le sable pour chat, le miel, les chips, le beurre et le déodorant ?

Ne pourrait-on pas simplement réglementer un peu plus les pratiques de l’emballage ? Des paquets neutres, du carton et juste un code barre avec une affichette à côté pour présenter le produit et ses ingrédients en gros. Ne pourrait-on pas cesser tout mettre dans des sachets ‘fraîcheur’ qui emballent ce qui est déjà empaqueté ?

Quelque chose ne tourne pas rond chez nous. Les océans abritent des continents flottants de déchets, nous brûlons chaque jour des tonnes de produits non recyclables et les pays comme la Chine qui nous rachètent (pour quelque temps encore) nos déchets deviennent les poubelles de l’occident.

Il faut relancer la consommation pour alimenter la croissance et sauver l’emploi, voila ce qu’affirment nos politiques. Et la planète, vous-vous en balancez ?

Les appareils sont aujourd’hui conçus avec une obsolescence programmée afin d’alimenter la machine capitaliste libérale. Les publicités vous signifient que vous êtes un loser si vous ne possédez pas le dernier modèle en date de la grosse pomme. Le gouvernement vous persuade que changer de modèle de voiture pour un moteur moins polluant va sauver la planète. Sérieusement, avez-vous pensé à l’énergie et aux matériaux nécessaires à sa fabrication, au déchets et à la pollution générés par la destruction de l’ancienne ? Les écolos louent la voiture électrique, solution ultime à la pollution urbaine. Quid des accumulateurs ultra polluants ? Et l’électricité, d’où va-t-elle sortir, des centrales éoliennes, du solaire ? Ben voyons. Si tout le monde passait à l’électrique, certes il n’y aurait plus de pots d’échappements polluants dans nos rues, à la place il faudrait juste des centrales thermiques et nucléaires pour fournir tous ces petits moteurs en électricité. Alors des vélos électriques, c’est écolo non ? Non. Pédalez, ça vous musclera, vous donnera de jolies fesses et vous fera perdre la graisse accumulée en mangeant chez Burger Truc.

Cette année nous avons commencé à consommer nos ressources planétaires à crédit le 2 août paraît-il. C’est a dire que nous avons consommé plus en huit mois que ce que la planète est capable de produire en un an. Les subprimes des ressources naturelles en quelque sorte. A quand la crise ?

Pollution, déchets, réchauffement climatique, course à la consommation, guerres, nous sommes vraiment mal barrés, mais en avez-vous conscience de temps ne temps ?

Home Sweet Home

It was Home Sweet Home, Home Sweet Home.
Just a place to lay our head, think of all the things we said
About in our Home Sweet Home.

Samedi dernier, j’étais au festival Rock au Château à Villersexel, à environ 200 km de mon nid douillet. J’avais pris mon billet pour les deux soirées. Restait à trouver un hébergement pour la nuit de samedi à dimanche.

Quand on s’y prend tardivement pour trouver un logement dans un département aussi désert que la Haute-Saône, il faut s’attendre à quelques déconvenues. Il y a deux ans, j’avais opté pour le camping de Villersexel. Outre une odeur persistante d’urine de chat dans ma tente, la pluie, un couché très tardif, j’avais été réveillé trois heures plus tard par des enfants jouant aux cowboys et aux indiens devant mon emplacement. Ouille ! ça pique. Donc plus question de camper. Cette fois, vive le confort ! Je recherchais donc des chambres à proximité du château, Booking.com, Gîtes de France et  cie. Mais comme j’ai des oursins dans les poches et que je m’y prenais vraiment tardivement, je ne trouvais que des chambres à Belfort (à quarante minutes de route du festival par temps clair). Dans les offres attrayantes, le Brit Hôtel, dans un bled paumé près de Belfort, proposait une chambre en promotion à 44€. Que demande le peuple, une chambre à Villersexel…

Samedi 15h30, j’arrive, non sans mal, devant la glorieuse façade du Brit Hôtel, un truc genre F1 à peine moins sordide. A l’accueil personne, porte fermée, automate de réservation en rade. Par chance, un numéro de téléphone d’urgence trône sur une affiche. J’appelle donc, expliquant mon problème et un gars relativement désagréable m’informe qu’il arrivera dans cinq minutes. Deux minutes plus tard, l’homme à la mine patibulaire, sort d’une des chambres de l’hôtel. Ni merde ni bonjour, il regarde ma réservation, ne trouve pas les clefs de la chambre – la chambre n’a pas du être encore préparée – fouille dans un coin et me donne la clef numéro 8, pas 13, la 8.

Nothing really worked out right; things got broke, they stayed that way.

Je me rends donc à mon paradis du WE, un grand lit pour moi tout seul, une grasse mat en perspective demain, quand je butte devant la porte à moitié défoncée de la chambre 8, ma chambre. Ça commence fort ! J’ouvre le nid douillet et sens une vague odeur de peinture. Du scotch de protection (le truc qui sert à ne pas peindre partout) recouvre la poignée de la porte. Je pose ma valise, prépare le matos photo et reprend la route de Villersexel, quarante minutes plus loin, dans la campagne perdue pour rejoindre Children In Paradise, Light Damage et Lazuli.

Called it Home Sweet Home, Home Sweet Home,
Eleven floors up in a tower block, happy just to have a home.
I’ve gone and changed the lock on our home.

Vers minuit, fatigué et heureux – oui j’ai zappé Magma, j’ai le droit de ne pas aimer Magma – je retrouve mon palace trois étoiles (si si). La porte est toujours dans un état pitoyable, difficile à ouvrir, encore plus à fermer. M’en fou, je suis crevé, je veux fermer mes petits yeux et dormir. Mais il y a comme une odeur de peinture dans cette chambre. Il semblerait bien, au vu des tâches au sol, du scotch de protection et de l’odeur résiduelle, que le rafraîchissement de la pièce soit très récent, voir même en cours. Je ferai avec, même si je suis un peu très allergique aux produits volatils. Je vais vers la fenêtre et ferme les volets afin d’être dans le noir – je ne dors pas s’il persiste la moindre lueur – oui je suis comme ça, même épuisé. Evidement, les volets ne descendent qu’à mi hauteur, ce serait pas amusant sinon. J’ai beau tirer dessus, sortir, les pousser, rien à faire, ils ne vont pas plus bas. Je rage ! Je tire les rideaux trop petits pour masquer les puissants éclairages du centre commercial qui me fait face, il fait jour dans la chambre, toute lumière éteinte. Tant pis pour la lumière et l’odeur, j’ai sommeil. Dans la salle de bain, je fais la rencontre d’une magnifique araignée encore vivante malgré les vapeurs de peinture, quelle résistance ! C’est beau l’évolution. Impossible d’ouvrir la fenêtre pour respirer un peu, la circulation extérieure est trop bruyante et les battants datent d’avant guerre, c’est tout ouvert ou tout fermé.

Suffocant dans les émanations toxiques, un oreillé sur la tête pour cacher la lumière, des bouchons de concert pour m’isoler des voisins, j’essaye de trouver le sommeil. J’émerge plusieurs fois au cours de la trop courte nuit dans un coma hallucinogène, fait d’éclairages urbains, de bruit d’autoroute et de vapeurs d’essence. 2h, 4h, 6h fin de la nuit, je n’en peux plus.

When I came home from work that night,
She’d jumped out the window with our child.

Si j’assiste à la deuxième soirée du festival, il va falloir que je traîne jusque 17h sans avoir vraiment dormi, que je reste debout pendant six heures et que je conduise encore deux heures pour rentrer. La messe est dite, je rentre à Strasbourg. A 7h30 je prends un déjeuné digne d’un cinq étoiles – jus de fruit concentré, café ignoble, croissant plastique – et je libère la chambre en promotion à 44€ et dont le prix normal est de 44€ toute l’année. A ce prix là j’avais une chambre d’hôte à vingt minutes du château. J’ai clairement choisi un bon hôtel… C’est d’ailleurs la première fois que je ne trouve pas dans une chambre les consignes d’évacuation et la plaquette des tarifs, peut-être sous une couche de peinture blanche fraîche ?

J’ai emprunté quelques paroles de Peter Gabriel tirés de sa magnifique chanson ‘Home Sweet Home’, Scratch (1978), j’espère qu’il ne m’en voudra pas.

Vase d’expansion

Image

Vous connaissez l’histoire du mec qui suit un blog. Un mec quoi, blanc, pas juif, pas arabe, pas FN, un mec normal quoi. Un mec qui a voté Macron parce que Marine franchement ça lui faisait mal au fion et qui commencerait presque à regretter s’il était débile. Des mecs comme ça j’en connais plein. Enfin bref…

Donc c’est l’histoire d’un mec, comme vous et moi, un mec sympa en fait, un mec qui après le boulot aime bien se reposer avec une Kronenbourg que bobonne lui apporte avec ses pantoufles. Heu non, ça c’est le mec qui a voté Marine.

Bref c’est l’histoire d’un mec qui lit un blog. Le mec il entend parler sur ce blog d’une série TV sympa, et le mec, il aime bien mater des séries TV le soir avec sa bourgeoise. Oui les mecs qui votent Macron appellent leur moitié bourgeoise, ça fait classos.

Mais c’est un mec geek qui n’a pas Netfix, un mec qui ne télécharge rien d’illégal, un mec qui ne regarde pas en streaming non plus. Oui je sais ce genre de mec ne coure pas les rues, un bobo macroniste geek non pirate.

Alors le mec, il cherche la série TV en Blu Ray ou DVD, mais rien, nada. Le mec, il est déçu. Alors le mec, car c’est un mec tenace, demande au mec du blog, le blogueur quoi, s’il y a bouquin avant la série, et le mec qui a écrit l’article du blog lui dit que oui.

Un mec bobo geek, ni noir, ni arabe, ni juif, ni coco, qui lit des livres, qui a voté Macron et qui commence à s’en mordre les couilles, c’est pas crédible, ben oui, mais c’est l’histoire de notre mec.

Alors le mec, ben il commande le bouquin quoi, le truc en papier, le premier tome, ben oui, parce qu’il y en a trois et que le mec il n’est pas sur, même si le mec blogueur en dit du bien, et qu’il a bon goût souvent, que le bouquin sera bien et il n’a pas forcément les intestins pourris tous les jours non plus pour utiliser autant de papier.

Alors le mec il arrive à la librairie, tu vois la boutique du pauvre où ils vendent des trucs en papier avec des petits machins gribouillés dessus, même qu’il faut mettre des loupes pour voir les machins en question, que la nuit ce n’est pas rétro-éclairé et qu’il faut savoir lire pour s’en servir.

Le mec récupère son bouquin, tout content, rentre à la maison, va sur son compte Babelio pour enregistrer le livre (parce que le mec il aime bien se la raconter sur la toile, c’est un mec avec un blog lui aussi), et là, ben le mec, pas juif, pas arabe pas FN mais très con, s’aperçoit qu’il a déjà lu le livre et même qu’il voulait lire la suite. Il le cherche et le trouve dans sa bibliothèque, non pas sur iTune, c’est un mec qui a des tunes justement, des meubles, même pas Ikea et des livres plein les étagères, un ouf quoi le mec.

Le mec il trouve le pavé, une ancienne édition, le même auteur, le même titre, le même tome, la même maison d’édition, mais pas la même image dessus.

En fait, c’est l’histoire d’un mec qui connaissait le bouquin bien avant que le blogueur ne regarde la série et pire, et qui se souvient maintenant que le bouquin devait être adapté en série TV et qu’il attendait ça avec impatience.

Le mec est un peu deg, qu’est-ce qu’il va lire maintenant ? Ben oui parce que le pauvre mec, il ne regarde pas Fort Boyard ou les Feux de l’Amour, il a voté Macron pour un changement, enfin surtout pour éviter de devoir quitter le pays si Marine devenait présidente, car c’est un mec qui aime bien les arabes, les juifs, les noirs et même quelques macronistes, c’est tout dire.

Alors ni une ni deux, le mec commande le second et troisième tomes de The Expanse de Jame S.A. Corey et pour patienter va relire le pavé de 700 pages, l’Eveil du Léviathan. Tant pis pour le gel du point d’indice, le jour de carence, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux et le passage arbitraire d’un technicien sur trois au grade d’ingénieur. Le mec, qui aime lire plutôt que s’abrutir devant le petit écran en absorbant les conneries des médias, préfère relire un bouquin en attendant que la suite arrive, plutôt que de zombifier devant le petit écran avec ceux qui ont voté Macron et qui regrettent maintenant. What did you expect ?