Laids povres

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Mais voisins sont pas français. Viene de l’est. Saver, de ché Poutin. Cause pas comme nous. Vive dans une p’tite maison, qu’on peut mêtre que deux personnes dedans. Mais c’est comme les lapins c’est gens. Ça fait des p’tits, plein. Z’on une grosse voiture et pas d’sous, les allocs, no sous oui ! Lui il est manuel comme Valse. Travail au noir. Elle ces la pire. Elle s’occupe des vieux, leur pisse et tout. Des boulots de povrent. 

Ils mange tout tant dehors, avec des barbes-culs, doive pas avoir le gas. Il parle même pas not’langue, ces mal polit, on comprant rien quand on les écoute parlé pour savoir ski dise. Z’on un chien qui gueule tout le tant comme leur fille, elle ces une vrai poissonnière, en plus elle sore avec un noir. Sur quel couche. 

La y a leur vieux, sont la pour tout lété j’pense. Tassé comme des sardines dehors autour du barbe-cul, ils cose dans leur langue moche des trucks contre nous certainement. Pasqu’on les aime pas, sa non ! Sur qu’il on pas voté le Pen eu, veule leur allocs. Con mais pas fou les étrangé.

Ils von nous emmerder tout lété avec le chien, les vieu migré et la grillade. Sans parlez qu’il boive la bière toute la nuit et gueule de plus en plus fort. Saloperie de migré. Moi j’lai remtrai dans les bottes people qui traverse le Rhin. Z’on cas rentrer ché eu ces con.

Après faudra trouver des masson et des cones pour torché les vieu. Mais y a plein de chomeur qui dit le Macron. Sa fera de l’anploi pour tout le monde. Des fois j’panse que Poutine devrait lancer une bombe nucléaire à netron, celle qui tu sur les cons. Sa ferai du bien a la planette.

Le jeu des mille bornes

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Dans le cadre de notre politique éco-responsable, nous électrifions notre parc automobile. Nous achetons des Zoe au rayon d’action réel inférieur à 300 km. 

Pour les recharger, nous avons commandé des bornes de recharge rapides deux fois 22 kVA. Avec de telles machines de guerre, une Zoe est chargée à 80% en trois heures ce qui permet d’aller sur un site en véhicule électrique et de repartir le jour même avec sans craindre la panne sèche ou la recharge en cours de route.

Mais pour installer ces bornes, il faut du courant triphasé et un abonnement adapté. Il y a également quelques petits travaux d’infra à prévoir, génie civil et électrique. Une poignée de milliers d’euros.

Cependant, souvent avant d’installer la borne, l’entreprise en charge des travaux, exige une pré-étude réalisée par un cabinet spécialisé. Encore quelques milliers d’euros à prévoir.

Pour alimenter un tel monstre, il faut un abonnement électrique à 72 kVA minimum, en fonction de la consommation du site où vous mettez en place la borne.

Il faut un tarif jaune ou C4, rien de comparable avec votre petit compteur électrique à domicile. Prévoyez des travaux lourds. Vous allez devoir changer la platine du compteur et installer un arrêt d’urgence en limite de propriété. 

Par chance, Enedis se charge de tout, moyennant quelques milliers d’euros.

Ce qu’Enedis ne vous dit pas forcément, c’est qu’il faudra également qu’un électricien pose un coupe circuit entre la platine C4 et le tableau électrique, un coupe circuit qui coûte lui aussi plusieurs milliers d’euros, sans parler de sa pose.

Ce qu’Enedis oublie également parfois, c’est que les câbles électriques qui alimentent la platine devront supporter 400 A et que ceux installés tiennent à peine le quart de l’intensité requise. Cinquante mètres de câbles enterrés à remplacer. Quelques milliers d’euros à ajouter sur la facture.

Le passage à 72 kVA va également mettre en défaut votre sécurité électrique. Les coupes-circuits présents dans le bâtiment seront bons pour être remplacés.

Pour finir, pour installer une borne, il faut une borne électrique, comptez quelques milliers d’euros également pour un modèle double 22 kVA.

Depuis sept mois, nous enchaînons les rendez-vous avec Enedis, Borne Solutions, des électriciens, des cabinets d’études, des réunions avec les services centraux, des déplacements au quatre coins de la France, tout cela pour tenter d’installer des bornes pour nos Zoe qui dorment sur les parkings depuis deux ans.

La première borne pourrait voir le jour au début de l’été. La seconde, peut-être en 2023, si le projet n’est pas purement et simplement abandonné. Dans la plupart des sites, nous allons renoncer aux bornes 22 kVA pour des 3.5 kVA, c’est à dire une grosse prise électrique qui charge une voiture en plus de huit heures.

En quelques mois la facture initiale a triplé, à croire que nous construisons un EPR. Et le plus drôle dans l’affaire, c’est que le ministère nous interdit d’acheter de nouveaux véhicules thermiques. Alors les Zoe patientent sagement, garées les unes à côté des autres, branchées pendant douze heures sur une prise électrique domestique et personne n’ose les conduire.

En attendant, nous prolongeons tant bien que mal la vie de vielles Clio diésel qui n’auront bientôt plus le droit de circuler, ZFE oblige. Espérons que d’ici là nous ayons des bornes ou des véhicules électriques à plus grand rayon d’action.

Je n’ai rien contre électrifier notre parc automobile, même si je me demande vraiment si ces véhicules sont si vertueux écologiquement parlant. Donnons-nous au moins les moyens de le faire correctement, achetons des voitures adaptées à nos besoins, trouvons des solutions raisonnables pour les recharges ou alors patientons encore un peu, en attendant que la technologie soit mature. Pour l’instant, nous perdons beaucoup de temps et nous gaspillons de l’argent pour rien.

The Return

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Alors oui, après près d’une année sans Facebook, je suis revenu sur ce réseau social que je déteste tant. J’en ai même profité pour rejoindre Instagram. Une vraie crise sociale en fait.

Pourquoi se revirement ? Une des raisons principales est de faire la promotion des Chroniques en Images sur une page dédiée, car FB est une magnifique machine pour se faire connaître et étant donné le score minable des vidéos, il fallait faire quelque chose d’urgence.

Ensuite, en quittant Messenger, j’avais perdu contact avec des amis et des membres de ma famille. Bizarrement je suis plus à l’aise avec Messenger qu’avec le téléphone. De plus Elon Musk a racheté Twitter, c’est flippant.

Enfin, pour suivre l’actualité musicale, Facebook est un excellent média, il faut bien l’avouer. Presque tous les groupes que j’écoute possèdent une page ou un compte.

Le défaut du réseau social de Zuckerberg, c’est quand même l’épouvantable concentration d’imbéciles qui racontent n’importe quoi et qui commentent à tout-vat.

Alors se réinscrire en plein conflit ukrainien et deux jours avant le second tour des élections présidentielles, ce n’était pas forcément très malin. 

J’ai retrouvé des amis qui ne m’en ont même pas voulu de les avoir laissé tomber pendant un an, mes nièces adorées et même mon épouse que j’aperçois quelques heures par semaine. Il n’a pas fallu plus d’une heure de présence sur Facebook pour qu’un label musical me contacte via Messenger, et une semaine pour le second. Encore un point qu’il va falloir bien surveiller de près car je n’ai pas l’intention de replonger dans la promotion musicale. J’ai donné.

Je n’ai pas non plus tardé à partager sur ma page un dessin rigolo concernant les élections, comme quoi les mauvaises habitudes ont la vie dure. Il va falloir que je me discipline sérieusement.

Les réseaux sociaux et moi c’est compliqué, sauf avec Twitter et Flickr sur lesquels je n’ai jamais été vraiment ennuyé, si on excepte ma rencontre avec les lobbyistes de la filière nucléaire.

Une fois par semaine, je publierai la Chronique en Image sur la page Facebook. Après deux semaines et quelques abonnés, cela fait déjà remonter les vues et j’ai gagné deux nouveaux followers sur Youtube. Après une année d’expérimentation, les vues ne décollent guère au delà de quinze par semaine, sauf de rares exceptions comme Marillion ou Cris Luna. Alors c’est décidé, je vais promouvoir les vidéos.

La crise du logement

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Cherche petite maison au calme avec jardinet à proximité de Strasbourg. Pas sérieux s’abstenir.

Une maison au calme, comprenez loin d’une rue passante et sans voisins bruyants, surtout la nuit. Idéalement avec ni piscine ni chien dans un kilomètre de rayon.

A proximité de Strasbourg, si possible à Strasbourg même, du moins à moins de 10 kilomètres avec des transports en commun et la proximité d’une gare.

Petite, enfin, au minimum trois chambres, un salon, deux salles de bains, deux WC séparés, une cave, un grenier et un garage. 

Le jardinet ne doit pas être trop grand mais permettre de faire pousser quelques arbres fruitiers, de cultiver un potager, de profiter d’une terrasse ombragée pour l’été, d’un peu d’herbe, de quelques fleurs et aucun de vis à vis avec les voisins bien entendu. Un jardinet de 5 ares à dix ares serait parfait.

Le salon doit pouvoir contenir un piano quart de queue, un home cinéma, une installation hifi, une grande bibliothèque, de la place pour un piano numérique, les CDs, les vinyles, les BDs et un violoncelle.

S’il y avait une ou deux pièces supplémentaires pour installer un studio d’enregistrement vidéo et une salle de musique insonorisée, ce serait un plus.

Une maison de caractère, de préférence ancienne et de plein pied pour les vieux jours. Ancienne mais avec un bon bilan énergétique parce qu’il faut rester écolo quand même.

Enfin, il ne faudrait pas que ce soit trop cher non plus.

Vous avez ça en magasin ?

Depuis quelques mois, nous cherchons la maison de nos rêves. Nous en avons visité beaucoup, vraiment beaucoup. Des ruines avec tout à refaire, électricité, chauffage, isolation, des horreurs innommables, des maisons de nains, des trucs sympathiques à quarante minutes de route sans transport en commun, des habitions au bord de l’autoroute, des passoires énergétiques, et même des jolies demeures pour gens normaux.

Ici en cassant le mur vous pourriez faire un grand salon. Faut l’imaginer avec du double vitrage et une cuisine équipée. Le grenier offre un grand volume dans lequel vous pourriez ajouter deux chambres et une salle de bain avec WC pour moins de vingt mille euros. Le chauffage central est une ancienne chaudière au fioul, mais elle fonctionne encore. La cave ajoute cinquante mètres carrés à la surface totale, ça fait un beau volume de cent mètres carrés. Le quartier est calme lorsqu’il y a peu de trafic aérien. Vous ne préférez pas un appartement ? Le jardin est en friche mais possède un beau potentiel. Alors, pour aller dans la seconde partie de la maison, il faut passer par cette salle de bain. Ici vous pourriez faire un gite ou mettre votre piano madame. Ce sont deux petites maisons en fait, mais elles disposent du même chauffage central.

Rho quelle est belle ! Tu as vu l’immense salon ! On met le piano là, la table monastère ici, la bibliothèque là. A l’étage tu peux installer le home cinéma, ton bureau, tes disques. Y a de la place pour faire un potager, tu as vu ? On signe ?

Combien de facture d’électricité par an ? Trois mille euros quand on fait marcher la cheminée ? Et la route devant mène à la gravière, combien de camions passent par jour ? Ha…

Elle est bien celle-ci hein ? Isolée, presque neuve, dans un quartier calme avec un petit jardin et un garage. Parfaite ! Une habitation pour famille raisonnable, fonctionnelle et sobre énergiquement. On signe ?

Chérie ? On met où le piano ? Dans le garage ? L’écran du vidéo projecteur, on le met sur quel mur ? Les disques, on les range dans les combles ? Où vas-tu jouer du violoncelle ? On vire les enfants ? Plus de potager alors ? On renonce aux BDs ? Tu as un coin pour tes partitions ? Moi je ne sais pas où caser mon matos vidéo.

Sur la trentaine de bien visités, nous avons hésité deux fois, enfin pendant quelques minutes. Et puis nous sommes rentrés à la maison. Le chien du voisin à gueulé comme d’habitude mais notre jardinet est si mignon avec son potager, ses arbres fruitiers, ses massifs de fleurs et sa terrasse avec pergola que nous n’avons rien regretté. Une jolie maison alsacienne bleue à colombages un peu penchée. Une maison avec trois chambres spacieuses, une grande cuisine et de multiples salons, pour le piano, la hifi, le home cinéma, le violoncelle et même un bureau pour mon épouse. Une maison en ville, à trois kilomètres du travail, dix minutes à vélo, près des transports en commun, de la boulangerie, d’une épicerie, près d’une forêt et pas si loin des Vosges tout compte fait. Que demander de plus, à part un peu de calme ?

Quand ma femme va lire ça, je vais prendre cher. C’est vrai, c’est moi qui me plaint tout le temps des voisins, mais je l’aime notre vieille maison et son jardin tout en longueur. Ça ne va pas être facile de trouver mieux et moins cher…

Sans gène

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Je suis un impatient de nature. Mon pire cauchemar est une traversée de la France en train d’ouest en est, à attendre, assis pendant des heures, que l’on arrive à destination. 

Et vous, vous aimez les salles d’attente bondées chez le médecin où il faut mémoriser l’ordre d’arrivée des patients pour être certain de ne pas se faire piquer son tour, tout ça en pleine crise de migraine avec une épouvantable nausée et la lumière des néons qui vous vrille les yeux ?

Vous aimez attendre sur le trottoir, grognon, pas encore vraiment éveillé, sous la pluie battante, que ce soit à vous de rentrer dans la boulangerie pour acheter les croissants ? 

Vous aimez, lorsque vous êtes au premier rang d’un concert de rock, vous faire bousculer par un retardataire, qui s’incruste avec sa bière et parle très fort avec son pote ?

Vous aimez les embouteillages vous ? Lorsque deux files se transforment en une voie unique et que des gros connards en SUV font le forcing sur la gauche pour doubler en espérant gagner trente secondes sur leur trois heures de trajet, provoquant un ralentissement supplémentaire ?

Vous aimez passer à la caisse du supermarché, faire la queue avec votre caddie, vous faire pousser par le chariot de derrière, voire une petite vieille se glisser devant vous en geignant qu’elle est pressée et que son cabas est lourd, assister, impuissant au refus de paiement du client à la caisse, à la pomme non pesée, commencer à déposer vos courses sur le tapis en même temps que la personne qui vous suit et ne plus avoir de place pour le contenu de votre caddie ?

Vous aimez les péages autoroutiers les jours de grands départs avec ces allemands bloqués devant les automates à carte bleue, leurs billets de 500 € dans la main ? Vous aimez la voiture de sport qui vous coupe la route pour passer plus vite à la barrière ?

Vous aimez les parcs d’attraction où, pour tester le nouveau grand huit, il faut faire sagement la queue pendant quarante-cinq minutes et que des enfoirés passent sous les barrières et vous bousculent pour gratter quelques places ?

Non ?

Vendredi, au philharmonique, après un magnifique concerto pour piano numéro 2 de Camille Saint-Saëns, nous avons voulu, comme beaucoup d’autres, faire dédicacer un CD par le pianiste prodige Alexandre Kantorow qui venait de jouer. Évidemment, nous n’étions pas les seuls, il faut dire, sa performance suivie de deux bis, avait été tout simplement éblouissante. Alors comme tout le monde, nous avons fait bien sagement la queue, attendant notre tour pour une petite signature dans le livret et surtout échanger quelques mots avec ce jeune pianiste talentueux. Lorsque ce fut notre tour, j’ai vu approcher un homme avec son CD, costume cravate des grands soirs de gala, flûte de champ à la main, qui sans vergogne, comme on ignore les gens du peuple, s’est imposé devant nous pour avoir son graffiti. Mais quel connard ! D’ailleurs je ne me suis pas privé de le dire. Mais ce genre de personne est bien au-dessus de ces bassesses, bien au-dessus de la piétaille, il ne nous entend pas, normal, il compte parmi ceux qui nous gouvernent. Le connard est parti avec son CD retrouver sa place VIP dans la salle. Mon épouse a pu alors jouer à la groupie devant le magnifique pianiste. Moi j’étais très énervé pour deux raisons : le connard et mon épouse aux anges. 

Après avoir rencontré dieu à contre cœur, emportant notre précieux CD gribouillé.  Nous avons quitté le concert, renonçant à Rachmaninov pour rester sur le souvenir impérissable d’un fabuleux concerto de piano de Saint-Saëns.

Tout ça pour dire que je déteste ces sans-gène, comme le gars que s’est garé l’autre soir devant le portail de l’immeuble d’à côté pour aller chercher sa pizza mal bouffe, provoquant un concert de klaxonnes enragés. Ce n’est pas si compliqué de se mettre dans la file et d’attendre, comme tout le monde, si ?

Il y a de l’eau dans le gaz

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J’utilise une énergie fossile pour chauffer la maison et je n’en suis pas fier. Mais voilà, fut un temps le gouvernement encourageait les propriétaires à se chauffer au gaz plutôt qu’au fioul ou à l’électricité. En plus, les tarifs étaient très attractifs.

Comme il s’agit d’une énergie fossile et que la maison est une vénérable jeune fille de plusieurs siècles, autant dire une passoire, et que j’ai la fibre de chanvre écologique, je me suis efforcé de diminuer notre empreinte carbone depuis que nous vivons entre ces quatre murs.

En chauffant moins et plus intelligemment, en remplaçant les deux chaudières par une à condensation, en isolant les combles et les pièces qui le pouvaient et en posant du double vitrage, nous avons divisé par deux notre consommation de gaz.

Certes, le réchauffement climatique nous a bien aidé. Lorsque nous sommes arrivés en Alsace il y a trente ans, les températures descendaient parfois sous les -15 degrés Celsius avec des vagues de froid sans dégel d’une dizaine de jours nous permettant de traverser les étangs à sec. Aujourd’hui si nous avons -5 degrés, il s’agit d’un matin exceptionnellement froid et le gel ne dure jamais longtemps.

Ma consommation de gaz a baissé et mes factures également. Sauf cette année. Cette année ma facture de gaz a explosé. Je suis passé de 1137 € à 1549 € ! 36% d’augmentation alors que chaque année je voyais ma facture diminuer. J’en suis tombé sur le cul.

Évidemment, j’ai cherché à comprendre, j’ai inspecté les chiffres. 

Oui l’hiver 21/22 avait été plus froid que le précédent, mais bon, rien de terrifiant non plus. Oui, avec l’âge on se fait plus frileux, mais on porte des pulls brise amour et devant la TV on se cache sous des plaids bien épais. Oui les prix du gaz ont flambé, mais quand même. 

Surprise, entre 2021 et 2022, nous avions encore moins chauffé que d’habitude. Pas beaucoup certes mais quand même 5% de moins. Donc nous aurions pu espérer une facture plus légère. Mais non, c’est tout le contraire en fait. 

Le kilowattheure de gaz coûtait 0,0363 € en avril 2021. Un an plus tard il est facturé 0,06079 €, soit une augmentation de 68% ! Imaginez notre facture en 2023 à ce rythme là sans parler du problème de l’approvisionnement en gaz russe.

L’installation d’un poêle à granulés ou d’une pompe à chaleur dans notre domicile relève un vrai défi technologique. Nous dormons déjà avec les animaux dans la pièce commune, ou presque. Nous portons des vêtements bien épais tue l’amour à l’intérieur, nous limitons l’usage de l’eau chaude. Les appareils électriques non indispensables ne restent pas en veille, nous roulons le moins possible en voiture, nous ne prenons plus l’avion, nous mangeons nettement moins de viande, j’achète même de plus en plus de musique dématérialisée, j’évite les plateformes d’achat comme Amazon, que puis-je faire de plus ?

Avec deux salaires et quelques efforts sur la température dans la maison, 17 degrés au lieu de 18 actuellement, en augmentant l’isolation des combles, nous ferons sans doute face au problème, mais quand est-il des smicards vivant dans une passoire thermique ? 

Contact

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Alors que le gouvernement autorise la fin du port du voile à peu près partout, j’ai officiellement battu mon record de cas contact. 

Quatre en quinze jours !

Certes, je me déplace beaucoup ces derniers mois, je rencontre de nombreuses personnes et je mange souvent au restaurant, ceci explique sans doute cela.

En déplacement à Paris un mardi matin, avant une formation, j’ai reçu le SMS d’un collègue qui venait d’être testé positif au COVID-19. 

Un écouvillon dans la narine gauche. 

En rentrant de Reims, mon smartphone m’informe que je suis cas contact d’un inconnu et que je dois m’isoler pendant quatre jours, comme si mon parcours vaccinal n’était pas complet. 

Deux cotons tiges dans les naseaux. 

Deux jours plus tard, un ami avec qui j’avais mangé dans un restaurant coréen m’annonce qu’il est touché par le virus et malade comme un chien. 

Premier auto test sur la table de la cuisine. 

Enfin, en fin de semaine, un collègue m’annonce au petit matin qu’il se sent fébrile et qu’il rentre chez lui. Fébrile et positif, d’ailleurs il est maintenant à hospitalisé  pour une embolie pulmonaire. J’avais mangé la veille en face de lui au restaurant d’entreprise. 

Second auto test sur la table de la cuisine, non remboursé cette fois, faute de déclaration officielle de cas contact.

Je n’en suis à huit tests en deux années de pandémie, des PCR, des auto tests, et un sérologique. Mais rien à faire. Malgré plein de symptômes psycho somatiques, états grippaux, rhumes, angines, je n’ai manifestement pas attrapé ce fameux virus dont tout le monde parle tant. 

A croire qu’il n’a jamais existé et que tout cela n’est qu’un complot visant à… Désolé, je regarde trop Facebook.

Bon il semblerait que je sois encore passé au travers des mailles du filet. Je pense que mon alimentation saine basée sur des produits bios en circuit court et faiblement transformés (rillettes d’oie, bières locales, bonbons Haribo) sont à l’origine de mes excellentes défenses immunitaires à moins que ce ne soit dû à la musique méditative que j’écoute en rentrant du travail (black metal, metal progressif, heavy metal, doom).

Ou tout simplement à de multiples précautions comme le port du masque même après la levée des restrictions, des lavages de mains fréquents, une distanciation sociale quasi permanente sauf au restaurant, une limitation des réunions avec les amis et surtout un bol monstrueux.

Mais quand je vois le gouvernement lever les restrictions sanitaires alors que le nombre de contaminations repart à la hausse, je me demande quand même s’il n’y aurait pas un petit effet élections dans l’air, une sorte d’aérosol exterminateur de virus lâché dans l’atmosphère par le président candidat, le rois guérisseur. 

Parce que, je ne vous cache pas, j’en ai marre de me fourrer des cotons tiges dans mes narines, surtout si c’est pour aller voter pour un programme politique auquel je n’adhère pas du tout.

Des fois je vois rouge

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Vous souvenez-vous des premiers films de Pixar, avant qu’ils ne soient rachetés par l’oncle Picsou ? Des dessins animés en images de synthèse à mourrir de rire et au graphisme bluffant pour l’époque. 

Je viens de visionner Alerte Rouge, le dernier long métrage de la lampe de bureau. Un titre terriblement d’actualité quand on y réfléchit. L’histoire d’une pré ado en pleine transformation. Non pas celle là, une autre, sorte de métaphore lourdingue pour parler de la première. 

Meilin, la gamine chinoise de l’histoire, lorsqu’elle ressent fortes émotions, se transforme en vilain panda roux semant le chaos dans sa vie bien ordonnée. Élève exemplaire, petite chérie de sa maman, servante dévouée du temple de ses ancêtres, amie fidèle, elle écoute en cachette un boys band qui gâche la bande son du film. Comme toute les fille de son age, elle déborde également d’hormones pour un garçon boutonneux plus âgé qu’elle. 

Bref c’est une histoire pour pré-ados et clairement j’ai passé l’âge de ce genres de conneries. Je ne l’aurai sans doute jamais regardé s’il n’y avait eu auparavant Wall E, Indestructible, Schrek, Soul, Lucas et d’autres merveilles chez Pixar comme Monstre & Cie que je viens justement de revoir. Alors je lui ai donné sa chance. Hélas le studio n’en est pas à son coup d’essai avec le thème du passage de l’adolescence comme dans Vice-versa et Lucas qui sont tout de même nettement plus réussis.

J’ai quand même ri de bon cœur lors de la dernière épreuve qu’impose la mère de Meilin à sa fille afin de déterminer si elle contrôle son panda : la boite remplie de chatons trop trognons.

Bon, si comme moi vous êtes atteint du syndrome de rentabilisation de votre abonnement Disney +, vous pouvez regarder Alerte Rouge, lais je vous aurais prévenu.

Studio Line

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Mine de rien, enregistrer une vidéo de trois minutes une fois par semaine, cela demande une certaine organisation. 

Tout d’abord il faut écouter de la musique, au moins un album par semaine. Pour être honnête ce n’est pas la partie la plus désagréable du travail maintenant que je ne dirige plus un webzine de rock. En effet, je ne cherche plus à me torturer avec des disques improbables mais plutôt à me faire plaisir. J’écoute brièvement des albums, je jette mon dévolu sur celui qui me fait envie, je l’achète (j’adore acheter un album, même en numérique), puis je l’écoute avec délectation des jours durant sur ma platine, sublimé par mon ampli et des enceintes colones.

Après il faut quand même commencer à travailler, prendre des notes, retranscrire mes impressions, me documenter parfois, mettre tout ça en ordre et préparer le script. Un travail que je fais toujours avec un bloc note et un crayon. Je viens d’ailleurs de terminer un bloc A4 80 feuilles commencé à l’époque de Neoprog avec la chronique d’Osyron et noirci depuis en recto-verso.

Ensuite je retranscris ma prose sur l’ordinateur à l’aide d’un outil de publication partagé, une habitude conservée de l’époque du webzine. Je recherche également des images pour illustrer la vidéo et parfois je vais jusqu’à enregistrer une musique débile sur le clavier MIDI pour amuser la galerie, enfin, ça n’amuse vraiment que moi mais passons…

Vient ensuite la préparation à l’enregistrement. Je transfère la chronique d’internet vers une application sur la tablette de mon épouse. Cette application est un logiciel de prompteur qui me permet de faire défiler le texte devant moi en contrôlant la vitesse avec une télécommande. C’est de cette façon que je teste le texte, le débit et que je corrige le tir avant l’enregistrement. 

L’opération Studio Line peut alors commencer: brossage des dents , rasage de près avec, épilation des oreilles, des narines et des sourcils, nettoyage des lunettes et le coup de brosse de la semaine sur mes quinze millimètres de cheveux. 

Le plus fastidieux débute enfin. Il faut installer l’armature de l’écran vert et bien tendre le tissu. Deux trépieds, deux montants, un bout de chiffon, trois pinces et une grande barre en aluminium pour tendre la toile au sol. Il faut monter puis mettre en place les deux projecteurs LED. Deux trépieds à déployer, deux soufflets à ouvrir à l’aide de huit piquets peu maniables qui se fixent sur les deux LED. Il faut ensuite orienter correctement les projecteurs, brancher l’alimentation, régler leur puissance et souvent revenir vers l’écran vert dont l’éclairage puissant souligne les défauts. 

Ensuite j’installe le tabouret où je vais poser mon séant, bien centré, ni trop loin, ni trop près de l’écran pour profiter du flou de l’ouverture à f 2.8, pour limiter également les ombres portées et surtout les déplacements d’air faisant bouger la toile. 

Vient le tour du premier pied photo qui va supporter l’appareil et le prompteur. A part le centrage et son réglage en hauteur, rien de compliqué. Là ou cela se corse, c’est avec un prompteur à miroir sur lequel se fixe le boitier photo et son objectif 24-70 mm à 2.8. Il faut visser le boitier au rail du prompteur et glisser l’objectif dans le soufflet puis aligner parfaitement tout le monde et régler enfin le zoom sur à peu près 50 mm. Il faut installer la tablette sur le rail du prompteur et réaligner si besoin tout le système. Maintenant il faut brancher le micro cravate au boitier et installer un second pied et son porte smartphone pour supporter le smartphone qui me servira de retour vidéo et de contrôleur à distance de la caméra. Car oui, je n’ai pas de caméraman avec moi.

Les dernières étapes consistent à jumeler en le smartphone avec le boitier photo et la télécommande avec la tablette, allumer le micro, tester la prise de son, d’image, le défilement du prompteur et lancer enfin l’enregistrement qui dure une dizaine de minutes le plus souvent.

Une fois fini, je retire la carte SD de l’appareil photo et descend travailler au montage sur l’ordinateur avec le logiciel de montage. Une étape fastidieuse d’une heure environ maintenant qui s’achève par un fichier .mov de trois à quatre minutes qu’il va falloir importer sur YouTube.

Deux « j’aime » et vingt vues plus tard, la vie de cette vidéo va s’achever dans l’oubli après sept jours de travail. De temps en temps un nouvel abonné rejoint la chaine – quatre depuis le début – et accidentellement, une vidéo dépasse les soixante-dix vues.

Beaucoup de temps passé, beaucoup d’équipements utilisés pour un piètre résultat au final. 

Ce billet aurait pu être sponsorisé par Rega, Bluetooth, Sensodyne, Akai, Nikon, Manfrotto, Menhen, Cullmann, Apple, Scan Disk, Neewer, Gilette, Marrantz, Starblitz, Google, Triangle, Grados, Neeweer, Boya, Ikea, Combar, Rhodia, Osyron,  Garnier, Cambrige, Cullmann et le Crédit Mutuel.

Mais avec vingt vues quotidiennes, ça n’intéresse personne. Ceci dit, pour une fois, la vidéo de Marillion – An Hour Before It’s Dark casse la baraque avec pas loin de 250 vues depuis sa sortie lundi. L’exception qui confirme la règle en fait.

Connecté

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Depuis le début de l’année je prends souvent le train pour le travail, visitant nos antennes locales dispersées dans le quart nord-est de la France.

Pour ces déplacements, nous faisons appel à une agence de voyage sensée nous obtenir des billets au meilleur prix. Un conseil, évitez.

Un des défauts de ces billets, sans même parler du prix, c’est qu’ils ne sont pas compatibles avec la fameuse application tant décriée SNCF Connect. Si vous renseignez le code de réservation et votre nom dans Mes billets, vous ne retrouvez pas le voyage en question. Dommage pour la dématérialisation, il faut imprimer sa réservation.

Vous savez sans doute, si vous voyagez un tant soit peu, que pour prendre les lignes grandes distances, il faut être muni du passe sanitaire qui est scanné à l’embarquement avant la vérification des billets. Là, la SNCF a eu une brillante idée pour une fois, fusionner le QR code du passe sanitaire avec celui du billet. Vous recevez le lien d’un formulaire sur lequel vous renseignez votre réservation et votre nom, et miracle vous voyez apparaître vos billets auxquels vous pouvez ensuite associer le passe sanitaire en le scannant.

Le plus fou, c’est que si SNCF Connect ne fonctionne pas avec nos réservations, ce portail pretavoyager.sncf.com lui sait les gérer. Trop bien ! 

Avant de partir pour Paris j’ai voulu jouer. Sur mon téléphone pro, j’ai cliqué sur le lien pretavoyager.sncf.com, renseigné ma réservation ainsi que mon nom et j’ai vu défiler les billets. J’ai alors scanné le QR Code de mon passe sanitaire et miracle j’ai obtenu un nouveau QR Code que j’ai enregistré dans photos. Plus besoin de billet papier. J’étais trop content.

À la gare de Strasbourg, sur le quai, au moment de l’embarquement, j’ai présenté mon iPhone pro muni de son joli QR Code au contrôle du passe sanitaire . Et là surprise, ça ne fonctionnait pas. « Désolé monsieur, on ne sait pas lire ce QR Code, vous avez votre passe sanitaire s’il vous plaît ? ». J’ai me suis mis sur le côté, pour laisser passer les autres passagers afin de sortir du fond de mon sac mon smartphone perso, éteint pour le voyage, car non, dans le train je n’emmerde pas tout le wagon avec ma vie. Tout ça pour présenter mon passe sanitaire. Heureusement, je n’étais pas à la bourre. « Merci monsieur et encore désolé. ». 

Et comme je suis joueur, au second contrôle, celui des billets cette fois, deux mètres plus loin, j’ai présenté à nouveau mon QR Code magique. Et là, là c’est passé, le contrôleur a même pu m’indiquer où était mon wagon et ma place, trop fort !

Une fois dans le train, nous avons eu un nouveau contrôle de passe sanitaire et des billets, des fois que. Et une seconde fois, le QR Code magique a fonctionné. Ils sont trop forts à la SNCF.

Pour résumer : ma réservation ne fonctionne pas sur SNCF Connect m’obligeant à imprimer les billets, mais fonctionne sur http://pretavoyager.sncf.com. Mon QR Code tout en un n’est pas validé au contrôle sanitaire mais passe auprès d’un contrôleur qui ne dispose pas de même terminal. 

Cela s’appelle la simplification et la dématérialisation administrative.