Entre les oreilles

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Quoi de neuf entre les oreilles ? Les derniers achats arrivés à la maison cette semaine sont au nombre de deux. Comedy of Errors et Ray Wilson. Comedy of Errors, qui sortait leur dernier album House of the Mind, est … Continuer la lecture

Les vieux

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Depuis combien d’années n’ai-je pas vu une tête blonde ? Un arrivage de chair fraîche tout droit sortie de l’école ?

Fut un temps, l’été venant, nous recevions notre cargaison de jeunes diplômés, piaffants d’impatience de se mettre au travail, bourré d’envie, de dynamisme et d’idées. Du sang neuf qui coulait à flot dans les veines des services, oxygénant les cerveaux et renouvelant le cheptel.

Dans la fonction publique, la réduction de personnel se fait par le non remplacement des agents qui partent à la retraite (il y a pire et bien plus brutal j’en conviens). Les centres ferment les uns après les autres, les missions changent, déplaçant des fonctionnaires fatigués, parfois aigris vers de plus grandes unités. La démotivation gagne en ampleur avec ce mécanisme migratoire forcé. La moyenne d’âge augmente avec son lot de petites misères, d’arrêts maladie de plus en plus nombreux, de fatigue et de manque de motivation.

La machine fatiguée n’a plus de pièces de rechange. Les pannes sont de plus en plus fréquentes. Les engrenages grippés ne tournent plus. Chaque mois voit sa nouvelle réorganisation, les tâches sont redistribuées, les fonctions changent d’appellation et quelques agents disparaissent mais le travail reste le même.

Je me souviens d’un bâtiment débordant de vie, de bureaux remplis à craquer, nous envisagions même la construction d’une extension. Aujourd’hui les couloirs ressemblent aux rues de Pripyat, les pièces abritent des chaises et tables poussiéreuses. Les téléphones sonnent dans le vide et bientôt des déambulateurs useront le linoléum.

Avec 30 ou 40 années de services, après plusieurs mutations forcées, réorganisations, changement de politique, ILS vous demande d’être motivé, proactif, à la pointe du progrès. Les rares agents de moins de 30 ans qui arrivent encore chez nous se dépêchent de s’enfuir du mouroir, démotivés par le travail qui leur est proposé. Il ne reste que des vieillards, ombre d’eux-même hantant les couloirs, attendant leur départ prochain, le sordide pot de retraite où ne se retrouve plus que des têtes blanches, sorte de cérémonie du Soleil Vert de la fonction publique.

Fut un temps, l’été venant… Personne cette année, et l’an prochain ? Quatre recrues pour 2018 sur la France entière…

Mission polaire

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L’éloignement, la solitude, la blancheur, le froid, le silence. Je poserai bien mes valises pour quelques semaines en Terre Adélie à condition que l’on m’y téléporte, parce que la traversée à bord du Marion Dufresne II, sans façon, de toute manière en ce moment l’océan doit être gelé. Sérieusement -40°C, mieux qu’au congélateur, la nuit permanente pour dormir tout son saoul au froid, quel pied !

Parce que là, avec +40°C en plein soleil, les voisins qui braillent jusqu’à point d’heure, le réveil qui sonne trois heures après pour aller bosser dix heures dans un bureau vitré sans climatisation, ça n’est juste plus possible. Mes doigts collent au clavier, mon tee shirt dégouline et le ventilo poussif arrive à peine à donner une vague sensation de brise chaude. Mon cerveau doit ressembler à du slim vert en ce moment.

Nous ne sommes même pas encore en été officiellement, c’est demain, et nous avons déjà explosé maints records de température, l’horreur ! Demain 22°C au réveil, 38°C de au plus chaud sous abri. Sous abri cela signifie à l’ombre, dans un abri blanc ventilé en PVC, imaginez en plein soleil… Mon seuil de confort se situe autour des 25°C, on y reviendrait jeudi prochain d’après les modèles. Mais d’ici là je fais comment pour survivre ?

Je vais sortir du freezer quelques des glaçons et me construire un igloo, comme les inuits avant que la banquise ne disparaisse totalement. Je vais aller piquer une tête à La Rochelle avant que le niveau de l’océan ne rejoigne la ville de Niort. Je vais profiter des derniers hivers froids avant que notre atmosphère ne se réchauffe de quatre degrés.

L’idée du siècle, c’était de partir en vacances dans le sud cet été alors que l’on suffoque au nord. Dans le sud d’accord, mais bien en dessous du tropique du Capricorne alors. Vivement d’automne !

Mario et les Lapins Crétins

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Les bruits allaient bon train concernant une double licence Mario et Lapin Crétins. La voici : Mario + The Lapins Crétins Kingdom Battle, un jeu qui sortira sur la Switch fin août. Inutile de vous dire qu’il s’agit d’un indispensable, Mario, Luigi, Yoshi et princesse Peach sont des incontournables de Nintendo et le premier Lapins Crétins sorti sur WII est le must have des jeux débiles sorti sur cette console, j’y ai passé des heures, voyez le résultat…

Des combats au tour à tour dans quatre mondes avec des énigmes en prime, de quoi occuper les longues journées de rentrée quand les ados auront enfin repris les cours.

Nous pourrons compter également sur un Super Mario Odyssey, un Kirby, un Yoshi, un Pokemon, un Rocket League, un Fifa, un Fire Emblem… Oui je sais, je n’ai pas fini Zelda, je ne dépasse pas le championnat 100 CC à Mario Kart et je n’ai même pas commencé le mode histoire de Bomberman et alors ?

 

Zut, j’ai oublié

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Après vous avoir bassiné avec les présidentielles pendant plusieurs mois, j’ai loupé le coche du premier tour des législatives. Il faut avouer que l’engouement n’était pas le même, le débat se résumant juste de savoir si notre nouveau président aurait une majorité à l’assemblée nationale ou pas.

Le weekend dernier, il faisait beau et chaud. Après une sortie street photography samedi, une compétition de tennis de table dimanche, j’ai totalement zappé le fait que nous étions invité à nous rendre aux urnes pour choisir notre nouveau député. A 19h, je me suis rendu compte de ma bévue, trop tard. De toute façon je ne savais pas pour qui voter, hésitant entre deux écolos qui ont fait respectivement 1 et 4%.

Le vote populaire à très fort taux d’abstentionnisme à placé au second tour un petit nouveau du LREM (35%) et notre député sortant PS (12%) juste devant la France Insoumise. Oui vous avez bien lu, un député PS, il en reste quelques uns (une race en voie de disparition) mais le LREM possède une sérieuse avance sur le sortant comme dans beaucoup d’autres circonscriptions.

Notre député sortant avait annoncé qu’il soutiendrait le nouveau gouvernement, donc au final, au second tour, nous aurons à choisir entre un LREM rose ou un LREM bleu. Fille ou garçon ? L’échographie penche pour un petit gars mais nous n’en serons certain que le jour de l’accouchement. Et pour être honnête, le résultat m’indiffère, c’est terrible à dire. Voter pour un élu PS pro Macron ou pour un macroniste convaincu, je ne vois pas où se trouve le choix. Carton bleu, carton blanc, carton rose ? Vu que l’heure est au centrisme, je prendrai mon carton blanc, enfin si je n’oublie pas cette fois.

Streetbourg

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Samedi dernier, j’ai voulu mettre en pratique le stage de photographie de rue, cette fois en solitaire. Il faisait une température agréable après les derniers pics à plus de 30°C et je devais aller en ville de toute façon. C’est muni d’un 85 mm (mon objectif fétiche du moment), permettant de photographier d’un peu plus loin les sujets, que je me suis rendu en centre ville de Strasbourg en quête de sujets dans un cadre urbain.

Je commençais sur la place Kleber avec un homme qui remplissait le ciel de bulles de savon pour le plus plaisir des enfants. J’ai tourné autour jusqu’à trouver le meilleur angle de vu selon moi, l’homme de dos à contre jour avec la mère et sa fille en second plan. J’ai choisi une ouverture de 1.8 pour flouter tout ce qui n’était pas en premier plan et mettre en valeurs les irisations des bulles.

Quelques mètres plus loin, je tombais sur un couple dans une ruelle étroite, le jeune homme portait sa copine hilare dans les bras comme une mariée. L’image était tentante mais je n’ai pas osé, le gars était balaise et je ne cours pas vite.

Je suis arrivé sur la place de la cathédrale bondée de touristes où un violoncelliste tentait de gagner quelques euros en jouant sur le parvis. J’ai commencé par une photo du musicien seul puis ai attendu que des personnes passent devant ou derrière lui, ne prêtant de préférence aucune attention à sa musique. J’aime le décalage entre l’artiste jouant concentré et cette touriste qui passe devant lui. Lui net, elle floutée par le mouvement et la profondeur de champ.

J’ai continué ma ballade le long des quais et avant de passer sous un pont qui enjambe l’île. Soudain je vois ce groupe qui surgit sous l’arche, dans la lumière. La photo fait un peu film d’horreur avec le traitement extrême des hautes et basses lumières que j’ai ajouté ensuite à l’aide de Lightroom.

Je suis resté encore un peu au même endroit, essayant le même genre de clichés avec différents passants. Un autre photographe m’a copié, le vilain… Voici une seconde version avec un couple cette fois et un noir et blanc plus académique pour rendre la douceur de la scène.

Enfin, toujours le long des quais, j’ai pris en photo cette personne en haut d’un pont, plus pour la composition et les couleurs qu’autre chose. J’ai encore du chemin à faire, être plus rapide, moins timide, courir vite, trouver le bon cadrage du premier coup, mais je suis content d’y être allé tout seul et d’oser un peu plus.

Quoi de neuf dans la boite aux lettres ?

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  Je suis toujours dans ma période déballage. Voici les derniers achats arrivés à la maison cette semaine. The Watch et Anathema en vinyle, Roger Waters et Galahad en CD. Cela fait beaucoup à écouter en peu de temps sachant que je … Continuer la lecture

Panoplie de concert – MAJ

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Je me déguise toujours pour aller écouter des concerts. Le tee shirt d’un groupe obscur, un short confortable en été, un jean en hiver, des baskets souples et confortables, des bouchons d’oreilles faits sur mesure et deux boîtiers reflex. Deux boîtiers pour deux objectifs, car depuis quelque temps je travaille avec deux optiques fixes, un Nikkor 85 mm 1.8 et un Nikkor 35 mm 1.8 également. Il me fallait basculer parfois sur un 18-140 mm pour couvrir toute la scène au premier rang (mon seul grand angle hormis le Fish-Eye que j’utilise peu). Mais un petit nouveau vient d’arriver à la maison, un Sigma 18-35 ouvert à 1.8 également, grosse bête de 800 grammes, aussi imposante que mon 18-140 mm et qui va remplacer le 35 mm. Une très belle optique qu’il vaut mieux ouvrir entre 1.8 et 5.6 pour un meilleur piqué et qui vous donnera du fil à retordre en autofocus. C’est le 20 juin à Karlsruhe que je vais tester ce nouveau combo au concert de Solstafir, il ne me reste qu’une journée pour apprivoiser la bête et me muscler pour porter tout ce matériel.

Bon finalement la chaleur et les dysfonctionnements du petit corps malade ont eu raison de mon envie de musique. Ce soir fête de la musique, je vais essayer de me rattraper, mais vu les températures annoncées je risque d’être encore plus zombie qu’hier.