Les enfants de la TV

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Lorsque j’étais enfant, le tube cathodique et ses trois chaînes en noir et blanc représentaient la seule source d’information et de distraction avec la radio en ondes moyennes.

Depuis il y a eu la FM, Internet, la réception satellite, le cable et le streaming, c’est à dire une offre nettement plus étendue mais pas forcément de meilleur qualité.

Il y a presqu’un an maintenant que j’ai débranché mon décodeur TV. Je ne regardais plus depuis longtemps les informations toxiques et le film de 20h30 s’étant progressivement décalé à l’heure où je me mets au lit, il ne restait rien pour moi.

A la place, je regarde Apple TV+ et Disney+ sans parler de quelques DVD empruntés à la médiathèque. Je regarde ce que je veux et à l’heure qui m’arrange dans la limite du catalogue disponible.

Pour la culture, je vais sur YouTube. Je ne suis abonné qu’à quelques chaînes qui publient à un rythme plus ou moins régulier des vidéos sur divers sujets. 

Il y a la musique avec Radio Erdorin qui une fois par mois partage ses trouvailles metal, prog, post, zarbi. Je ne manque aucun épisode, d’abord parce que c’est souvent drôle et que j’y trouve parfois, souvent, très souvent, plein d’albums à écouter.

Je suis la NASA avec ses lives, décollages de fusées, sorties extra-véhiculaires, flyby lunaire, j’essaye quelque soit l’heure du jour ou de la nuit, de vivre en direct ces événements. Dans mon enfance, il fallait avoir beaucoup de chance pour assister à un alunissage ou au décollage d’une navette spatiale. C’était un événement.

Je regarde la chaîne Nikon France où des photographes parlent de leur art, du matériel, confrontent leurs expériences, expliquent des clichés et détaillent les réglages qu’ils utilisent. J’en apprends à chaque fois beaucoup en leur présence.

Toujours dans l’image, je suis les vidéastes Charles Schiele et Benjamin Tanto de Derrière la Caméra. Ils testent du matériel, donnent des trucs et astuces, décortiquent leurs tournages et parlent à l’occasion de photographie. C’est avec Benjamin que j’ai suivi une formation sur Lightroom.

Pour l’espace, il y a Hugo et Maxime Lisoir, deux passionnés qui trois fois par semaine parlent d’astronomie, d’astronautique et d’astrophysique. Des vidéos d’une quinzaine de minutes relativement accessibles qui permettent de se tenir informé des progrès de la science. En plus ils répondent à vos questions dans un épisode spécial en fin de semaine.

Pour la littérature, il y a Mémo’art d’Adrien, un blogueur très présent sur Twitter. Je ne regarde pas tout car je lis assez peu au final, en moyenne un livre par mois. J’y vais lorsqu’il parle d’un auteur que j’apprécie tout particulièrement ou que je recherche un nouveau bouquin à lire. 

Je suis également abonné à Chroniques en Images, ma chaîne YouTube qui approche maintenant des cent abonnés. Bon là il s’agit de modérer les commentaires et de vérifier que la dernière chronique musicale est bien en ligne.

Enfin je suis abonné à de très très nombreux groupes de metal, de prog, de rock, de post-rock, de folk, à des labels, des chanteurs et des musiciens. Je ne regarde pas tout, loin de là, surtout que je déteste écouter de la musique sur YouTube. Mais ces abonnements me permettent, en plus des réseaux sociaux, d’être informés des prochaines sorties et des dates de concert. En plus, de temps en temps, je tombe sur un live en streaming qui le permet de les écouter sans bouger de mon canapé.

Au final, je ne passe qu’une à deux heures sur YouTube par semaine, nettement plus sur Disney et Apple et encore plus devant mon Mac à préparer les chroniques, les articles de blog et à développer les photographies.

La TV elle reste presque toujours éteinte, sauf lorsque je joue avec la Switch, ce qui arrive de moins en moins souvent.

Slow Horses

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C’est à l’Etable que croupissent les agents du MI5 qui ont merdé. Les autres profitent des confortables locaux du Parc, de vraies mission et d’une hiérarchie solide.

A l’étable, les bureaux sont miteux, le boss crade, exécrable et alcoolique, et surtout, il n’y a rien à faire.

Jusqu’au jour où un jeune musulman est kidnappé par un groupuscule d’extrême-droite, les Fils d’Albion, qui menacent de le décapiter.

A cause du zèle d’un jeune agent fraîchement parqué avec les bœufs, l’Étable se trouve embarquée dans une affaire d’état qui très vite les dépasse.

La première saison de Slow Horse, en six épisodes, mélange action, humour grinçant et espionnage avec brio. Les personnages parmi lesquels deux acteurs tiennent le haut du pavé, Kristin Scott Thomas et Gary Oldman, rendent crédible cette aventure très british  et improbable.

La série est très éloignée des clichés de James Bond et plus proche du gaguesque OSS 117 ou de San Antonio (notez mes références culturelles au passage). Des agents sans gadgets, patauds mais pour certains pleins de bonne volonté qui se retrouvent mêlés à une affaire qui les dépasse complètement.

Si le premier épisode bourré d’action à deux cent kilomètres heures donne l’impression de plonger dans un blockbuster hollywoodien, la suite oscille entre farce et espionnage glauque.

La saison une est fabuleuse et j’espère que la suivante tiendra ses promesses.

Raymond & Ray

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Je ne sais pas si vous avez déjà enterré votre père, mais c’est un moment bien particulier de l’existence. 

Pour ma part, j’ai hélas enterré père, mère, oncle, tante, frères, neveu, amies, alors je suis presque anesthésié.

Pourtant regarder le film Raymon & Ray m’a rendu tout chose. Il faut dire qu’au début de l’année, le jour de mon anniversaire, mon père rendait l’âme à l’hôpital à l’autre bout de la France.

Raymon et Ray sont deux demi frères, les fils d’un homme qui n’aurait jamais du être père. Deux adultes brisés par leur enfance et qui se retrouvent pour les funérailles de celui-ci.

L’un est alcoolique, l’autre ancien drogué, le premier est divorcé, le second veuf, l’un pense avoir raté sa vie, l’autre a renoncé à jouer des cuivres et vit en solitaire. Tous deux vouent une haine à leur géniteur défunt.

Je n’irai pas jusqu’à m’identifier à la souffrance de ces deux personnages de fiction qui ont vécu l’enfer, mais lorsque mon frère et moi avons traversé la France pour enterrer notre père, nous avons partagé sur la route, des épisodes peu glorieux de notre enfance. La thérapie familiale des deux derniers rescapés de l’hécatombe.

Harris, le père de Raymon et Ray était un tyran psychologique pour ses enfants et ses multiples épouses. Même mort, il arrive encore à imposer sa loi en exigeant, dans son testament, que ses deux fils creusent sa sépulture.

Au milieu du cimetière, les deux hommes armés de pelles et d’une pioche (pour les grosses pierres) creusent la tombe de leur père qui attend nu dans son cercueil en pin, couché dans le corbillard. Une longue après-midi de labeur pendant laquelle ils vont aller de surprise en surprises, comme au moment de la découverte de leurs autres demi frères.

Le film est un chemin de croix vers le deuil, peut-être également le pardon et la reconstruction de ces deux hommes brisés.

Le casting est juste fabuleux, Ethan Awke et Ewan McGregor pour les frères, Maribel Verdu en jeune belle mère et Vondie Curtis-Hall en pasteur alcoolique. Le film prend son temps, ne se vautre pas dans les clichés et évite le happy ending guimauve.

Le film m’a touché, plus que je ne saurais l’avouer ici et peut-être pas pour les bonnes raisons. Il a réveillé les souvenirs d’une semaine passée en Bretagne cohabitant avec mon frère dans un deux pièces presque en face de la maison d’enfance de notre défunt père afin de préparer ses obsèques. Les moments passés près du corps avant la mise en bière, les retrouvailles avec des proches, les rires et les tensions de ces jours passés avec un grand frère très différent de moi. Un peu comme dans le film, les retrouvailles difficiles de deux frères si différents à l’occasion du décès de leur géniteur et tortionnaire qu’ils n’ont jamais aimé.

Je ne suis pas certain que tout le monde le regardera avec le même regard que moi, certains n’y verront peut-être une farce dramatique mais, vous l’aurez compris, Raymon & Ray a fait remonter chez moi d’étranges émotions que je supposais effacées.

Un nouvel eden ?

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Voilà, la saison trois de For All Mankind vient de s’achever. 

Après que les américains aient perdu la course à la Lune (saison une), le nouveau challenge de la course à l’espace se nomme Mars. 

La Lune abrite de plusieurs bases permanentes, une société privée y exploite l’hélium 3, un hôtel en orbite basse accueille ses premiers touristes fortunés, une ancienne astronaute est présidente des U.S.A. et le problème du réchauffement climatique a été quasiment résolu grace à la fusion nucléaire. On croit rêver.

Deux, non trois, enfin quatre missions spatiales partent en même temps pour Mars. La Nasa, la société privée Hélios, la Russie et surprise, la Corée du Nord. La course vers Mars est lancée mais qui fera le premier pas sur le sol de la planète rouge ?

L’uchronie spatiale inspirée entre autre de The Right Stuff, ne s’essouffle pas. Les personnages ont pris quelques rides, ont gagné en responsabilités, les enfants sont devenus adultes et pour certains, marchent sur les traces de leurs parents.  Spoil : l’homme pose le pied sur Mars, rêve absolu de l’exploration spatiale. Bon d’accord, tout ne se passe pas vraiment comme prévu et tous les concurrents devront se serrer les coudes pour survivre.

On ne va pas se mentir, cette série est fabuleuse pour des geeks dans mon genre. Il y a des vaisseaux, des scaphandres, l’espace, des fusées, des astronautes, la NASA, la Lune, Mars, mais,  au fait, pourquoi s’arrêter là ? Vous avez entendu parler de Titan ?

Les livres, les films, les séries, les médias parlent tous de cette quête ultime que serait l’exploration martienne, mais notre système solaire regorge d’astres à visiter et au-delà, notre galaxie fourmille d’étoiles avec des planètes. Ce serait bien d’aller voir plus loin. Une saison quatre serait la bienvenue en fait.

Les derniers jours de Ptolemy Grey

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Cette série Apple ne parle pas de la vie du savant grec Ptolémé mais d’un vieux noir atteint par la maladie d’Alzheimer. 

Samuel Lee Jackson incarne ce Ptolemy gâteux au cours de six épisodes d’une heure. 

Alors que Ptolemy croupit dans la crasse, se nourrissant de conserves de haricots froids dans le chaos de son appartement infesté de cafards, un médecin propose au vieil homme un traitement expérimental qui lui redonnera peut-être la mémoire pour quelques semaines.

Avec l’aide de Robyn, une jeune fille proche de sa famille, Ptolemy va reprendre en main sa vie à la dérive, enquêter sur la mort de son petit neveu, la seule personne qui venait encore le voir, et retrouver le fil de ses souvenirs effacés par la maladie. 

Ptolemy a une mission, mais il a oublié laquelle. Il possède un trésor mais ne sait plus lequel et l’endroit où il l’a caché. Des souvenirs d’enfance ressurgissent, le présent et le passé se bousculent dans sa tête, des paroles qu’ils avait oublié, l’amour de sa vie perdu à jamais, les économies qu’il cachait dans une valise en croco, les doublons d’or sous le parquet.

Samuel Lee Jackson joue l’homme sénile, le vieillard en sursis et le Ptolemy plus jeune avec brio. Une incroyable transformation physique et des changements de registres qui donnent toute la crédibilité à cette histoire.

Même si le regard posé sur la communauté noire et la famille de Ptolemy ne sont pas tendres, les personnages de la série finissent par devenir attachants à leur manière. A découvrir.

Severance

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Souvent je rêve de rentrer à la maison le soir sans aucun souvenir de ma journée de travail. Et certains jours, concentrés devant l’écran de mon ordinateur, j’aimerais ne pas être perturbé par les soucis domestiques.

La société Lumon Industries semble avoir trouvé la solution à mon problème : la dissociation. Les souvenirs de certains de leurs employés, les dissociés, sont compartimentés entre vie privée et travail, avec aucune passerelle entre les deux. A la maison, l’employé ignore totalement ce qu’il fait pour son entreprise, au travail, il n’a aucun souvenir de ses loisirs.

Une courte opération du cerveau en pleine conscience, à la perceuse électrique, trépanation et installation d’un implant dans le cerveau, au niveau du lobe frontal, et vous pouvez travailler pour Lumon Industries. Mais faites attention tout de même, l’opération est irréversible.

La nouvelle série Apple TV Severance raconte donc cette étrange dissociation, celle de Mark Scout et ses trois collègues qui travaillent pour Lumon Industries, un travail assez étrange d’ailleurs dont les employés ne comprennent pas vraiment le sens, presque aussi mystérieux que les règles régissant leur entreprise.

L’univers visuel de Severance joue d’anachronismes, des ordinateurs de première génération qui côtoient des smartphones, une architecture communiste et des voitures américaines, des labyrinthes de couloirs et des personnages de cire tout droit sortis du musée Grévin. 

Mark s’accommode très bien de la dissociation après avoir perdu sa femme dans un accident de voiture. Mais Helly, la petite nouvelle, se rebelle contre sa demie existence et n’aspire qu’à démissionner. 

On ne quitte pas Lumon Industries sans l’accord de son alter égo qui vit à l’air libre même si le processus de dissociation semble réversible. Mais à quel prix ?

Severance est une série intrigante où il ne se passe pas grand chose, un huis clos professionnel assez déroutant suivi de scènes de la vie quotidienne misérable de Mark, un homme brisé, que la venue d’un ancien collègue et ami va bouleverser. 

Vous allez plonger dans univers à la Big Brother, souvent décalé, peuplé de personnages inquiétants, de bureaux déserts, de règlements absurdes, de salle de coupure, avec ses exters, ses inters, son ascenseur, le labyrinthe de couloirs et ses réunions avec la direction silencieuse.

Severance est une des meilleures séries Apple TV que j’ai pu voir, et pourtant dans l’ensemble, leur catalogue est déjà de très haut niveau. Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Acapulco

Acapulco fut longtemps le Saint Tropez américain, des plages de rêve, des hôtels de luxe, le paradis des vacances pour célébrités. 

Apple TV en a rêvé et diffuse depuis peu cette destination VIP aux abonnés de la chaîne sous forme d’une série en dix épisodes.

C’est une histoire qu’un homme qui a réussi dans la vie, raconte à son neveux en guise de cadeau d’anniversaire, l’histoire de sa vie. La vie d’un jeune mexicain des bas quartiers de la ville, qui rêvait de travailler dans l’hôtel de luxe rose où toutes les stars américaines venaient se reposer loin des médias. 

Et son rêve se réalise, il est embauché comme garçon de piscine à Las Colinas, l’hôtel sulfureux d’Acapulco. Et dès le premier jour, il tombe amoureux de la petite amie du fils de la propriétaire. 

La série, pleine de bons sentiments et d’humour, raconte les premiers pas du garçon et de son ami dans cet hôtel, la découverte d’un autre monde, l’histoire de certains personnages et les dessous d’un lieu réputé sulfureux. Une série très colorée de part ses personnages et ses décors, racontée à deux périodes, aujourd’hui et en 1984 avec les tubes de l’époque réinterprétés en espagnol.

Les personnages sont attachants comme leurs histoires, l’univers est dépaysant avec un délicieux parfum de nostalgie eithies. Et le contraste entre les clients, ces riches américains et le personnel, les pauvres mexicains, est intelligemment amené. Bref une série divertissante qui se regarde avec plaisir.

Bien vu l’aveugle !

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Au tout début de notre abonnement Apple TV+, nous avions commencé la série See avec Jason Momoa, vous savez la grosse brute de Stargate Atlantis. 

Si les visuels de cette série sont vraiment époustouflants, elle parle cependant d’un peuple aveugle… Un monde post apocalyptique où l’humanité a perdu la vue. C’est beau mais c’est chiant et nous avons arrêté rapidement.

Mais comme mon épouse fricote trois fois par semaine avec des musiciens, à moins que ce ne soit avec un alien en chaleur, je me retrouve tout seul devant l’écran une bonne partie de la semaine. Et pour éviter de lui voler des séries sympas, je regarde celles que nous avons abandonné en route. C’est beau l’amour.

J’ai donc repris See au sixième épisode après avoir fini la seconde saison de The Orville. L’histoire parle d’un clan d’aveugles où naissent deux faux jumeaux voyants, des enfants sorciers pourchassés par la méchante reine. Non ce n’est pas Blanche Neige.

Les épisodes oscillent entre post apocalyptique, heroic fantasy, dystopie et baston, oui faut bien donner quelque chose à faire à Jason. Un univers non voyant pas forcément très crédible, surtout les combats en aveugle, bâti sur les ruines de notre monde. 

Les personnages les plus fouillés sont la reine complètement dingue et son général pourchasseur d’hérétiques. Baba Voss, le père adoptif des jumeaux, incarné par Mamoa ne brille pas par son interprétation, son épouse Magra (attention spoiler, la soeur de la reine), est assez peu convaincante, Haniwa la jumelle est pas mal (interprétez ça comme vous voulez) et son frère Kofun est insipide.

Les épisodes se partagent entre marche, baston saignante et un peu de blabla. Comme dit précédemment, le plaisir de la série tourne autour des magnifiques paysages de la Colombie Britannique même si je l’avoue, l’ajout quasi systématique de flares (reflets du soleil) numériques sur la pellicule est particulièrement agaçant.

J’en suis maintenant à la saison deux qui n’a guère plus d’intérêt que la première même si un début d’intrigue politique voit le jour. Bref c’est joli et chiant mais c’est ça ou visionner à nouveau The Orville ou X Files.

Mosquito Coast

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En 1986 Peter Weir adaptait le roman Mosquito Coast de Paul Theroux avec en acteur vedette Harrison Ford. 

En 2021 Justin Theroux reprend le rôle de Allie Fox,  l’inventeur marginal qui a mis au point une machine à fabriquer de la glace à partir du feu. 

La première saison de la série Mosquito Coast d’Apple TV ne comporte que six épisodes d’environ une heure qui racontent la fuite de la famille Fox vers le Mexique. 

Je ne vais pas vous mentir, Mosquito Coast dérange, surtout si vous êtes parents. La série dépeint une famille étrange avec le père un peu cinglé, la mère qui suit son époux sans rien dire ou presque, la fille adolescente qui veut vivre comme tout le monde et le garçon pré ado qui voit son père comme un dieu. 

Vivant sous de fausses identités, ils changent sans cesse de résidence jusqu’au jour où une erreur les oblige à fuir les États-Unis. C’est cette fuite en avant qui nous occupe durant six heures, une fuite où le mystère autour des parents s’épaissit, où la tension monte entre les enfants et leurs géniteurs.

film de 1986

Je n’ai qu’un vague souvenir du film de 86 que j’avais pourtant regardé un nombre incalculable de fois. Mais j’ai la certitude que la série de 2021 fait déjà de l’ombre au long métrage et Justin à Harrison. Les quatre acteurs principaux sont très bons, les paysages magnifiques et la tension ne vous lâche pas du premier épisode jusqu’au dernier. 

série de 2021

Vivement la saison deux.

Snoopy

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Avec l’arrivée de Apple TV+ et de Disney+ à la maison, l’ère de la surconsommation de séries en streaming a débuté. Et puisqu’il y a profusion, dès que la série nous ennuie, nous zappons.

See, avec Jason Momoa, la série pour aveugles et mal voyants, nous a rapidement saoulé malgré de magnifiques paysages. C’est l’histoire d’un monde futuriste où tout le monde est aveugle sauf deux enfants qui vont changer la face du monde. Un univers post-apocalyptique constitué de tribus armées d’arcs qui construisent, chassent, se battent malgré leur cécité. Au niveau crédibilité, la série frise le ridicule quant à la prestation de Jason Momoa, fidèle à lui-même, il joue la grosse brute pas franchement subtile.

Inhumans, une série Marvel abandonnée dès le premier épisode, met en scène des mutants vivant exilés sur la Lune pour échapper aux persécutions des hommes. Il y a un roi, une reine, un gros chien téléporteur, le frère du roi qui veut devenir le calife à la place du calife et c’est très, très mauvais.

Partons maintenant sur Terra Nova avec l’acteur de Life on Mars Jason O’Mara qui joue à Jurassic Parc dans le passé de la Terre. Les humains tentent de trouver une alternative à leur monde pollué en transportant des collons dans un monde parallèle (enfin pas si parallèle que ça), à l’époque des dinosaures. Pourquoi pas après tout ? Sauf qu’il s’agit d’une série où les ados sont les héros avec un papa et une maman pour les gronder ou bien les sauver et que tout ça est très très mauvais.

Agent Carter est une autre série Marvel, qui nous a également ennuyé dès le premier épisode. Nous plongeons dans les années quarante avec le Shield, Jarvis est encore un être humain majordome et Carter la petite secrétaire qui fait le café au lieu d’être sur le terrain. Mais ça va changer. Bof.

J’aurai bien continué Loosing Alice mais m’a femme n’a pas supporté cette série très tendue. Il faut avouer que l’atmosphère est des plus malsaines, un thriller érotico glauque, un jeu dangereux entre une femme d’age mûr et une gamine sur fond de production cinématographique. Je continuerai sans doute la série tout seul, comme je le fais avec For All Mankind.

Enfin il y a eu Her Voice, l’histoire d’une fille qui compose des chansons pour elle, et qui va tenter sa chance à New-York. Ca aurait pu être bien, mais c’est terriblement gnagan.

Nous suivons cependant avec rare assiduité les aventures de Snoopy, souvent pour nous détendre après un épisode trop sombre de Big Sky. C’est qu’il nous fait rire ce petit chien trop mignon. Oui c’est moche de vieillir.

Lorsque nous aurons terminé toutes les séries en cours, Moloch, Blue Sky et For All Mankind, peut-être reviendrons-nous sur une de ces séries, mais rien n’est moins certain, car de nouveaux titres sont programmé prochainement pour occuper nos soirées de couvre-feu.