Out5ide au Rock Shop Café

Le premier concert de l’année 2023 se déroulait un vendredi 13 pluvieux à quelques pas de la maison. Les copains du groupe Out5ide se produisaient au Rock Shop Café à Illkirch. Un magasin de musique où mon épouse a acheté son cinquième piano, son troisième clavier numérique, une boutique qui vend des instruments, sert de la bière, du cognac et du whisky quand elle ne propose pas des concerts de rock.

Out5ide est un groupe local de hard rock progressif qui dans sa version 2.0 a publié deux albums, Naked et Tumbleweeds. Un quintet guitares, chant, basse, batterie, claviers que je connais assez bien pour les avoir écouté en live à de nombreuses occasions et même lors de l’enregistrement de leur dernier album.

Tout commence par une bière avec deux copains, une rousse improbable au goût de gueuse lambic et une blonde qui ressemble à se méprendre à la rousse. Bref. Vers 20h30, car en Alsace nous sommes ponctuels, Out5ide arrive sur scène. Une estrade éclairée par derrière au plafond et par devant au sol avec des rampes LED qui laissent les musiciens en perpétuel contre-jour. Je galère avec la balance des blancs, l’exposition, la mise au point et le rideau de fumée n’arrange rien à mon enfer. Oui je suis venu avec un appareil photo et je serai en difficulté toute la soirée avec 90% de déchet.

Si le DJ écrase la salle de son avant et après le concert, le groupe lui bénéficie d’un mixage tout à fait honorable pour une pièce basse de plafond qui est plus un magasin qu’une salle de concert. Le groupe, toujours fringuant, propose un set efficace de deux heures qui s’achève par un titre de leur prochain album et trois reprises, Bowie, The Clash et AC/DC pour faire bonne mesure.

Dans la salle il y a des amis, la famille avec les enfants et quelques amateurs de rock attirés par la musique et la bière. Une ambiance familiale pas désagréable du tout. Ce n’est pas la foule des grands soirs mais cela convient parfaitement à la capacité du lieu encombré d’instruments de musique. Laurent, le chanteur, n’aura cesse d’arranger le public pour qu’il se rapproche de la scène, ce que quelques personnes moins timides finiront par faire vers la fin de la soirée. Cela laisse de la place à Philippe, le guitariste, pour bouger et aller à la rencontre des fans.

Après le concert et une dernière mousse, enfin pour mes deux compagnons de beuverie, je retrouve Laurent et Philippe du groupe Out5ide. Laurent me parle entre autres de leur prochain album dont ils ont joué un extrait ce soir et Philippe du projet prog instrumental Plus 33 pour lequel il joue des guitares dans le prochain album.

Une belle soirée entre amis pour commencer l’année en musique et en plus tout près de la maison, ce qui ne gâche rien. Si je suis d’attaque, il y aura encore Hammerfall, Klone, Hypno5e, The Watch, RPWL, Threshold, Ghost, Soen et d’autres encore.

Pour les curieux, les photos sont ici.

Street Photography

Déambuler au marché, équipé d’un 35 mm et saisir des personnes dans leurs quotidien, tel était mon challenge photographique ce dernier samedi.

Je venais de signer pour le premier stage photo de ma courte existence. Après quelques bases sur l’utilisation d’un reflex, de rapides notions sur le triangle infernal (iso, vitesse, ouverture), nous étions onze stagiaires lâchés dans la nature avec pour mission de ramener cinq images de street photo. L’exercice pourra paraître simple à certains, pour moi ce fut l’enfer. J’ai toujours photographié avec le consentement implicite et tout relatif des sujets (concerts, sport, famille) ou d’autres, qui, s’ils ne sont pas d’accord, n’ont jamais réussi à l’exprimer clairement (lune, ruines, lampadaires, oiseaux).

Dans ce genre d’exercice, il faut saisir l’instant et essuyer des refus. Au milieu d’une foule dense occupée à choisir un kilo de pommes, un poulet rôti ou deux poireaux, rodaient onze photographes amateurs de tout poils, cherchant à capter la bonne image, l’idée, les couleurs, l’instantané, devant des passants pas toujours très réceptifs à l’exercice. Il y a eu des refus directs (bien compréhensibles), des fuites et des poseurs, il y a eu surtout un beau gâchis de pellicule de mon côté.

Le soleil était au rendez-vous, offrant contre-jour et ombres que je n’ai su exploiter. Je me croyais à l’aise dans une foule avec un appareil photo, je m’aperçois que ça n’est pas du tout le cas, que je reste coincé et timide dans cet exercice et que le matériel ne m’est d’aucun secours quand il s’agit de faire de la photographie de rue. Il s’agissait d’un premier jour de stage, il y en aura d’autres, dans différents lieux, ainsi que des séances de post traitement, alors je garde espoir, mais je n’ai pas hâte d’être confronté aux photographies inspirées des dix autres personnes qui se sont promenées avec moi au marché samedi dernier.