Je ne vous cache pas qu’il est assez déstabilisant de lire le roman écrit par une amie perdue de vue depuis des années, de découvrir l’enfance de sa mère à Alger à travers ses mots.
La rescapée raconte l’enfance de Jo, la mère de Sophie Doudet, née en Algérie et qui a vécu la guerre d’indépendance pendant son adolescence. Une ado rebelle qui lisait Camus alors que les attentats secouaient la capitale.
De la guerre d’Algérie, je ne connaissais que la version biaisée de mon père, alors appelé du contingent qui échappa de justesse à une embuscade organisée par les indépendantistes. Je ne vous cache pas que enfant, abreuvé sans cesse de cette histoire, je nourrissais une stupide et obscure rancune contre le peuple algérien. Rassurez-vous, j’ai grandi.
La rescapée raconte l’Histoire du point de vue des pieds noirs, enfin de cette adolescente perdue parmi un million de français vivant au milieu de dix millions d’algériens.
Le roman commence comme un livre de Marcel Pagnol, les souvenirs d’une enfance au bord de la mer avec Jo, sa petite soeur Marcelle et sa tante Yvonne. Les vacances, la plage, la librairie, le glacier, les parents, les cousins la tortue et la poupée Ida.
Mais avec la rentrée 1956 arrive la fin de l’innocence. Les attentats se multiplient à Alger et Jo est gravement blessée. C’est le passage de l’enfance à l’âge adulte que raconte ce roman en trois parties, ainsi que l’exil de ceux que nous avons appelé les ‘pieds noirs’ à la fin de la guerre. C’est aussi le portrait d’une jeune fille idéaliste, intelligente et rebelle qui refuse de penser comme les autres, une personne que je n’ai croisé qu’une ou deux fois, et dont je ne soupçonnais pas le passé dramatique.
Je n’avais jamais lu de livre parlant de cette période de l’histoire de ‘France’. Je ne m’y étais pas vraiment intéressé en fait. La rescapée a ouvert mes yeux et ma curiosité sur cette période qui embarrasse toujours nos hommes politiques. Mais c’est avant tout un très beau roman sur la fin de l’innocence, racontée avec une très belle plume, une histoire vraie d’autant plus poignante que j’ai rencontré un jour son héroïne.
La galaxie vue du ciel a retenu mon attention chez le libraire parce qu’il avait reçu le prestigieux prix Hugo, une référence dans l’univers de la science-fiction.
C’était le premier roman que de Becky Chambers que je lisais, une jeune écrivaine américaine, enfin, plus jeune que moi. Et oui, j’ai découvert son univers en commençant par le dernier des romans de sa trilogie Les Voyageurs.
En science-fiction, je ne goûte pas vraiment les aliens bizarroïdes et les mondes exotiques. D’ordinaire, je suis plutôt amateur de hard-science. Alors, dès les premières pages du roman j’ai pris peur avec les descriptions de ces quatre espèces extraterrestres des plus étranges. Mais Becky Chambers a suffisamment piqué ma curiosité pour que je continue ma lecture.
Ouloo et son enfant Tupo tiennent une auberge sur la planète Gora. Elle accueille des voyageurs venus de toute l’Union Galactique en transit vers d’autres planètes. Et ce jour là justement, trois extraterrestres devaient passer quelques heures à l’auberge des Cinq-Sauts dans l’attente de leur prochain saut spatial. Sauf que ce jour là, un dramatique incident cloua au sol tous les vaisseaux.
Ce jour là Haut-Parleuse, Roveg, Pei, Ouloo et Tupo durent rester confinés sous le dôme de l’auberge, isolés du reste du monde, le temps que la tempête de débris spatiaux ne se calme.
Des aliens que tout opposait, morphologie, culture, mode de vie, communication, alimentation, et qui allaient devoir cohabiter ensemble, le temps que la panne du réseau satellitaire ne soit résolue.
Le roman raconte ce confinement forcé entre quatre races extraterrestres que tout oppose. Chacun des voyageurs arrive avec son passé et une histoire qui l’a conduit jusque la planète Gora. Tous sont pressés de repartir, mais ils vont devoir prendre leur mal en patience et apprendre à mieux se connaître grace aux bons soins de leurs deux hôtes pelucheux.
C’est là où réside le génie de l’écriture de Chambers, cette humanité qu’elle donne à chacun de ses personnages pour le moins exotiques. Au fil des pages, le lecteur découvre le caractère, la morphologie, le mode de vie, les blessures, les goûts et les motivations de ces créatures que tout oppose. Un huis-clos sous un dôme, alors que le chaos semble régner à l’extérieur, pendant lequel quatre races vont apprendre à mieux se connaître. Une véritable ode à la tolérance.
J’ai adoré ce roman et je suis impatient de lire les deux premiers livres de la trilogie. Becky Chambers est une écrivaine talentueuse qui offre un regard ce qui constitue nos différences et ce qui nous rapproche.
Meilleurs voeux à tous et à toutes, et merci pour votre fidélité. Je vais vous présenter mon bilan de l’année 2025.
J’ai publié une vidéo de Chroniques en Images toutes les semaines avec plus ou moins de succès. Celle de The Young Gods a été vue plus de sept cent cinquante fois, un beau succès ! Hélas, généralement, les vidéos atteignent péniblement cinquante vues. Pas de quoi pavoiser, d’autant que le nombre d’abonnés stagne toujours sous la barre des trois cents. Certains dirons que c’est lié à mon air constipé et de la platitude de mes chroniques. Je n’irai pas les contredire. Des fois je songe à me faire remplacer par mon épouse qui est très à l’aise devant un prompteur et une caméra. Le monde est vraiment trop injuste.
J’ai publié trois articles de blog par semaine et là encore, la moyenne des visiteurs quotidiens est d’une petite vingtaine si j’exclue les spammers fous et de quelques publications, comme le live report de Mystery, qui ont cartonné. Bon là encore, je plaide coupable. Mes billets partent dans tous les sens, racontant souvent n’importe quoi et n’apportent rien de plus que des sites spécialisés, mais c’est ça mon blog, et je n’ai pas l’intention de changer son contenu.
Une quinzaine de mes photographies présentées sur Flickr ont eu les honneurs de la galerie Explore et ont connu ainsi un beau succès. Sachant que je propose trois photos par semaine cela donne un taux de réussite d’environ dix pour-cent, c’est déjà pas mal. Évidemment, ce n’est jamais la photo dont je suis le plus fier qui sort du lot. Je suis clairement incompris.
J’ai couvert neuf concerts comme photographe, c’est à dire nettement plus que les deux années précédentes. Ceci s’explique par la reprise des soirées Chez Paulette mais pas que. J’ai maintenant mes entrées dans plusieurs salles de la région comme au P8 à Karlsruhe ou bien au Grillen à Colmar et également lors de festivals. J’essaye d’améliorer ma technique, de rendre mes photos plus dynamiques et de remplir moins les cartes SD de clichés inutiles.
J’ai couvert également deux spectacles de la troupe ToïToïToï dont une journée marathon avec six concerts. Je porte maintenant leur teeshirt lors de leurs évènements et je me fais plein de nouvelles amies sur Facebook. Ma femme est jalouse…
J’ai lu dix-neuf romans (un record) et une seule BD, par contre je ne compte plus les séries que j’ai regardé, chez Amazon d’abord puis chez Netflix. Je passe clairement trop de temps devant les écrans, d’ailleurs, la lampe du vidéo projecteur n’a pas survécu à cette addiction.
J’ai passé également de nombreuses nuits sous les étoiles et réalisé une trentaine de photographies du ciel profond avec la lunette de 72 cm principalement. Ma pratique de l’astro photographie se perfectionne comme mon matériel et parfois je suis presque satisfait du résultat, même s’il me reste une belle marge de progression. Évidemment, je suis très tributaire du temps alsacien et je passe mon temps à scruter les modèles météorologiques, regarder les webcams et surveiller l’application Météo-France quand je ne harcèle pas mes collègues prévisionnistes. Je travaille maintenant en imagerie HOO (hydrogène, oxygène, oxygène) qui m’offre une nouvelle palette de couleurs des plus intéressantes. Cela complique tout, mais c’est ça qui est drôle.
J’ai joué avec pas mal de réseaux sociaux, YouTube, Flickr, Facebook, BlueSkye, Mastodond, Instagram et dernièrement RedIt histoire de varier les plaisirs. J’ai rapidement dégagé Instagram et mes followers sur Mastodon ne réagissent plus à mes publications (uniquement des photos). Par contre RedIt m’amène de nouveaux visiteurs donc je porte plus mon effort sur cette plateforme pour l’instant.
Niveau santé, malgré de nombreuses nuits blanches et concerts, je souffre nettement moins de migraines et aucune ne m’a clouée au lit une seule fois cette année. Un vrai miracle ! La prostate poursuit lentement son chemin vers une opération certaine et les reins fonctionnent bon an mal an. En surveillant de très près mon alimentation et en buvant des litres d’eau qui gonflent ma vessie, j’arrive à tromper la mort. Mais pour combien de temps encore ?
La famille, c’est compliqué, mais pour qui cela ne l’ai pas ? Pour les orphelins célibataires sans frères et sœurs ? On fait avec.
Quant au travail, je me rapproche chaque jour de la retraite (bon encore quatre années avant d’en profiter). N’empêche, j’essaye de lever le pied ce qui n’est pas toujours facile.
Question finances, certains se demandent sans doute combien me rapporte toute cette activité médiatique. Zéro euros. Elle me coûte par contre beaucoup d’argent. Hébergement internet, matériel photo, ordinateur, matériel astro, kilomètres en voiture, place de concert, bières, c’est un puits sans fond, mais c’est surtout beaucoup de plaisir. Alors je crois que je vais continuer un peu. Même s’il n’y a pas grand monde à réagir à ma folie.
C’est donc reparti pour un an, désolé pour vous (après vous n’êtes pas obligé de me lire).
À sa sortie, Chien 51 m’avait déçu. Un roman policier futuriste que ne collait pas bien à la magnifique plume de Laurent Gaudé. Et puis l’auteur a écrit une suite, Zem, que mon épouse a adoré, alors je m’y suis plongé, avec toutefois une petite pointe d’appréhension.
Zem est un ancien policier grec exilé travaillant aujourd’hui pour GoldTex. Il est devenu, après une tentative de suicide, garde du corps d’un des deux puissants de l’état société. Mais lors d’une de ses missions, il se retrouve embarqué dans une enquête avec son ancienne collègue. Cinq cadavres sont retrouvés dans un container sur le port, lors de l’arrivée très médiatisée d’un cargo. Son enquête va le ramener là où jamais il ne pensait retourner.
Laurent Gaudé dépeint dans Chien 51 et plus encore dans Zem une société cynique, totalement tournée vers le profit, en pleine crise climatique, où les êtres humains sont traités comme des esclaves. Un monde pas si éloigné du nôtre et dans lequel personne ne voudrait vivre.
J’ai préféré Zem à Chien 51, peut-être parce que j’étais mieux préparé à son univers et pas surpris par cette incursion timide dans le monde de la science-fiction. Ce n’est certainement pas le meilleur Laurent Gaudé, mais il se lit bien.
J’ai découvert la plume d’Olivier Norek en début d’année avec Les Guerriers de l’Hiver, un roman historique impressionnant sur l’invasion de la Finlande par l’URSS de Staline.
Avec Surface, c’est une toute autre histoire que raconte l’écrivain. L’histoire d’une flic des stups mise au placard dans un village de l’Aveyron après avoir été défigurée par un tir au visage. Un polar en forme de cold case où la flic, en pleine reconstruction, remue de lourds secrets enfouis sous la surface d’un lac artificiel.
Vingt-cinq ans auparavant, alors que se construisait le grand barrage près du village d’Avalone, trois enfants disparaissaient sans laisser de traces, kidnappés par un certain Fortin. Sauf qu’un matin, ce qui reste du corps d’un de ces enfants, est retrouvé dans un bidons, flottant sur le lac.
Noémie Chastain, initialement envoyée à Avalone pour rédiger un rapport sur le commissariat menacé de fermeture, se retrouve à la tête d’une enquête pour homicide vieille de vingt-cinq ans. Une affaire de disparition qui a traumatisé un village finalement pas si paisible que cela.
Le roman est admirablement bien construit, sans un seul temps mort, dévoilant au fil des pages le personnage complexe de Noémie Chastain et des villageois, comme ce M. Valant le maire paysan de Avalone qui se bat depuis des années pour revitaliser son territoire.
Jason, prof de science dans une faculté à Chicago, est marié à Daniela avec qui ils ont eu un enfant aujourd’hui adolescent.
Un soir d’automne, en rentrant d’une soirée organisée en l’honneur de son ancien colocataire de fac qui vient de recevoir un prix, Jadon se fait kidnapper et droguer par un inconnu dont la voix lui est familière. Lorsqu’il se réveille, avec une belle gueule de bois, il n’est plus dans le même monde.
Dans Dark Matter, Wiliam Blake Crouch réinvente le thème de l’amour et des univers parallèles en posant la question des choix que tout un chacun fait au cours de sa vie.
Je ne serai pas surpris que quelqu’un me dise que l’écrivain américain a quitté la femme de sa vie un jour pour suivre d’autres chimères et regrette maintenant ses choix.
Car dans Dark Matter, Jason, son personnage principal, ne cherche qu’une seule chose : retrouver sa vie d’avant, celle qu’il avait avant de se faire kidnapper. Il veut juste retrouver sa femme et son fils. Sauf que c’est compliqué.
Le roman s’apparente à La Machine à Remonter Le Temps, Un Jour Sans Fin, Edge Of Tomorrow et un thriller haletant.
Il parle de ce qui aurait pu arriver en faisant d’autres choix dans la vie, quel aurait été la vie de Jason s’il s’était consacré à la recherche au lieu d’épouser Daniela, il parle des infinités de conséquence qu’une simple décision peut entraîner dans une vie, ces infimes petits battements d’ailes de papillon qui déclenchent une tempête à l’autre bout de la Terre.
Le début du livre est vraiment époustouflant, l’intrigue comme la narration. Puis viennent les séjours dans ce couloir infini avec toutes ses portes qui s’ouvrent sur des mondes possibles. Cette seconde partie, qui devient assez répétitive, finit par porter ses fruits et mieux nous faire comprendre qui est Jason et ce qu’il désire avant tout, en explorant des thèmes classiques des univers parallèles.
Au bout de ce voyage, il y a le dernier monde avec la surprise qui ressemble tout d’abord à une grande farce, pour finir par convaincre le lecteur de toute sa raison d’être.
Lorsque l’on se plonge dans Dark Matter, il est impossible de lâcher ses pages, une lecture addictive malgré son petit ventre mou dans la seconde partie du roman. Je l’ai dévoré en quelques jours (un exploit pour moi) et je vous le recommande vivement.
Norferville est une ville imaginaire du grand nord canadien. Une ville construite à proximité d’une mine de fer et d’une réserve autochtone innu. Une ville où le mercure descend sous les moins quarante degrés Celsius et où les habitants deviennent rapidement fous.
C’est là qu’est retrouvé le corps atrocement supplicié de Morgane Schaffran, la fille d’un criminologue de Marseille.
La lieutenant Leonie Rock, une jeune femme métis, qui a fuit cette ville minière à l’adolescence, est dépêchée à Norferville pour enquêter sur ce qui ressemble à un crime abominable.
Teddy Schaffran, le père de la victime, et Leonie, vont joindre leurs efforts et leurs compétences pour résoudre cette sordide affaire dans cette petite ville isolée, située à treize de train de toute forme de civilisation et peuplée de rudes mineurs et d’autochtones vivants au ban de la société.
Le roman de Franck Thillez vous entraîne à un rythme soutenu plein de rebondissements dans cet enfer glacé où certains hommes sont des bêtes.
Mêlant à sa fiction la terrible réalité autour des disparitions de femmes autochtones dans le grand nord canadien, l’écrivain nous plonge dans une enquête sordide et violente où ses deux héros vont devoir affronter les démons de leur passé comme ceux nettement plus tangibles qui hantent Norferville.
J’ai dévoré ce roman, fasciné par les descriptions des paysages comme la violence du récit. Un excellent polar redoutablement efficace.
Après avoir dévoré le premier tome de Skyward, je n’ai pu résister à attaquer sa suite, Astrevise.
Pour rappel, Skyward raconte l’histoire de Spensa, une jeune fille vivant sur la planète Détritus, qui dans le premier volet de la saga, devenait pilote de chasseur spatial. Un roman façon Top Gun dans l’espace.
Spensa a gagné ses ailes de pilote et grâce à ses talents cytoniques, elle est capable de se mouvoir dans l’hyperespace, même si elle ne sait pas trop comment faire. C’est ce qui va la conduire sur la planète Astrevise, le repère des Krell, déguisée en extraterrestre, pour découvrir les secrets des hyper propulseurs.
Comment les méchants Krell voyagent-ils donc dans l’hyperespace ? Vous le saurez en lisant le premier livre de la saga… Oui parce que la grande révélation de Astrevise, saute aux yeux au début du premier roman. Un vrai pétard mouillé.
Spensa revêtue d’un hologramme pour se faire passer pour l’extraterrestre Alanik, cela ne tient vraiment pas la route. Son infiltration dans la société Krell encore moins, alors 661 pages où Brandon Sanderson nous raconte la société Krell, les manigances politiques de deux factions (Winzik contre Cuna) et son entraînement (encore) au combat spatial avec d’autres aliens, a eu beaucoup de mal à me convaincre cette fois.
Sur Astrevise vous allez rencontrer de nombreuses races extraterrestres. Certaines sont originales comme ce nuage de vapeur invisible qui produit des odeurs pour exprimer ses émotions ou bien le mode de reproduction sélectif des Krell qui permet de tester ses futurs enfants et de les améliorer avant qu’ils ne naissent (j’en ai rêvé mais c’est trop tard). Il y a aussi les Fouilleur, ces énormes entités venu de l’espace et qui dévorent les mondes. Sorti de cela, le roman manque cruellement d’intérêt. Ah si j’oubliais, la morale de se pavé, le monde n’est pas noir ou blanc.
Je ne lirai pas la suite de la saga, je vais revenir à des romans qui sont plus de mon âge. Parce à presque 60 ans, il est tout de même difficile de penser comme un pré ado.
Je suis né en terres de Bretagne. J’ai couru après la mouette et l’ajonc. J’ai rêvé de fées et navigué le long des côtes de la Bretagne jusque l’Ecosse.
Le livre de Sylvain Tesson semblait donc écrit pour moi. Une navigation de trois mois du Finistère jusqu’aux Shetlands à bord d’un voilier à la poursuite des fées.
Pour moi la croisière s’est arrêtée assez rapidement. J’ai débarqué à l’Aber Vrac’h avec mon balluchon, lassé de la cohabitation avec les trois marins buveurs de whisky, qui à chaque accostage partaient marcher le long de la côte.
Les élucubrations poético-philosophiques de l’auteur m’ont mortellement ennuyé au point de me faire sombrer dans les bras de Morphée après quelques pages.
Sylvain Tesson n’y est pour rien, c’est moi qui n’aime pas ce genre de littérature et lui qui ne connaît pas la Bretagne.
À deux heures de Tokyo, dans une petite ville, des personnes déposent des lettres dans la boîte d’un bazar à l’abandon. L’adresse est connue de quelques uns. Lorsque que vous rédigez une question à Namiya le soir, vous recevez une réponse manuscrite à votre nom le lendemain matin, dans la boîte à lait à l’arrière de la boutique.
Un trio de bons à rien, sortant d’un cambriolage qui ne sait pas passé comme prévu, trouvent refuge le 12 septembre au soir dans le bazar abandonné. Et brusquement alors qu’ils s’installent pour la nuit, une lettre tombe dans la boîte à lettres, intrigant nos trois malfaiteurs. C’est là que démarre le livre de Keigo Higashino, un auteur de romans policiers japonais à succès.
L’histoire des lettres a commencé des dizaines d’années plus tôt et le récit voyage dans le temps comme les lettres écrites par leurs auteurs qui demandent de conseil à Namiya.
Une sportive amoureuse, une future mère célibataire, un enfant désespéré, des gamins farceurs, tous reçoivent une réponse à leur demande.
Une fois encore, le roman de Keigo Higashino est écrit comme une suite de nouvelles reliées entre elles, une sorte de palindrome littéraire qui voyage de Tokyo à la petite ville de province, du présent au passé, d’un personnage à l’autre avec beaucoup d’humanité.
Le livre montre la société japonaise avec ses codes d’honneur, présente des personnes face à leurs dilemmes et aux choix de vie qu’ils feront en suivant ou non les conseils de la personne qui leur répond. Car évidemment, nos trois compères finissent par découvrir l’histoire du bazar et décident de répondre à la lettre.
Les Miracles du Bazar Namiya prend alors une tournure fantastique inattendue, mais ça vous le découvrirez uniquement en lisant ce merveilleux roman de Keigo Higashino.