J’ai une passion inavouable pour les polars nordiques. C’est donc naturellement que je me suis penché sur le bouquin d’Arnaldur Indridason, Les lendemains qui chantent.
Et pour le coup, j’ai vite déchanté (oui c’était facile).
L’intrigue se déroule en Islande et parle du passé complexe de ce petit pays avec l’Union Soviétique. Il est question de Lada d’occasion, de chalutiers russes, de rouges, d’espionnage, d’amitié, de flics ripous, d’une ancienne disparition et de pédophilie.
Oui ça fait beaucoup pour seulement 350 pages. L’histoire met en scène de nombreux personnages, vivants ou disparus, et fait manifestement référence à d’anciennes enquêtes de Konrad, le héros du roman. D’un chapitre à l’autre, le lecteur chance d’époque mais aussi d’enquête. Il faut rester concentré pour suivre.
Aucun des protagonistes de Indridason n’est suffisamment sympathique pour que je m’y attache, même l’ancienne amitié entre Konrad et son collègue Leo me laisse indifférente. Et le style littéraire de l’auteur ne dépasse pas le niveau d’un roman de gare.
Il n’y a que les références aux relations complexes et tourmentées entre l’Islande et l’Union Soviétique, la période rouge de ce pays devenu capitale du capitalisme avant le grand crash de 2008, qui donne un peu d’intérêt à ce roman.
Elon Musk, un kidnapping, l’IA, quel étrange roman que la confrontation. Mon épouse l’avait acheté par erreur et lu sans conviction, personnellement, je l’ai adoré.
Le sujet semblait des plus commercial, Elon Musk kidnappant une classe de maternelle pour faire comprendre au monde que les humains courent à leur perte avec l’IA.
Le roman de Clara Dupont-Monod raconte surtout la confrontation entre Emile, le négociateur et Elon, le kidnappeur, en profitant pour philosopher de manière accessible aux non philosophes sur de nombreux sujets comme l’IA bien entendu, mais aussi le pouvoir, les réseaux sociaux et d’autres.
Le livre possède un quelque chose du Monde de Sophie, mais en version riche en rebondissements et surtout beaucoup plus court.
Je ne suis pas un adorateur du patron de Space X, je n’utilise pas l’IA, je n’envoie pas de messages sur Twitter et mes enfants ne sont plus en maternelle. Toutefois j’ai bien aimé les réflexions de l’autrice et les dialogues entre les deux principaux protagonistes de l’histoire.
La confrontation est un petit roman presque léger qui soulève néanmoins quelques problématiques intéressantes. Un livre distrayant et intelligent.
Le cyberpunk n’est pas un genre littéraire que je goûte particulièrement. Pourtant Rosewater m’a intrigué par bien des aspects. Tout d’abord le héros du roman est un nigérien vivant en Afrique ce qui n’est pas courant dans la science-fiction. Ensuite le monde virtuel dans lequel navigue le personnage principal est créé par des spores. Enfin, parce qu’il s’agit d’une rencontre d’une troisième type.
La ville de Rosewater au Nigeria, a poussé autour d’un dôme qui abrite une entité extraterrestre. Et une fois par an, ce dôme s’ouvre et les personnes malades ou blessés sont miraculeusement guéries.
Karoo est un réceptif, une sorte d’extralucide qui vit en symbiose avec les spores extraterrestres qui lui donnent des pouvoirs. Il commence par les utiliser pour voler les gens avant de se faire recruter par une agence gouvernementale, le S45.
Le roman de Tade Thompson navigue entre passé et présent, monde réel et virtuel. Si la première partie du récit est assez facile à lire, plus on avance dans les pages, plus il est difficile de savoir dans quel monde et quel époque on se trouve. J’ai trouvé le dernier quart du livre assez difficile à lire ce qui ne me donne pas envie d’aller plus loin dans la trilogie.
Ce livre n’en reste pas moins une curiosité dans le monde de la science-fiction, le genre de bouquin qu’il faut avoir lu au moins une fois lorsque l’on aime cette littérature.
Après avoir tenté de lire le livre sans succès, après avoir regardé la série télé avec intérêt, j’ai repris le roman pour comprendre pourquoi je ne l’avais pas aimé.
Je m’étais rapidement arrêté en pleine révolution chinoise, cette fois j’ai été jusqu’au bout. Et ça n’a pas été sans mal, loin de là. Certains jours je dévorais plusieurs chapitres, d’autres semaines je trainais sur quelques pages.
Le problème à trois corps raconte un premier contact avec une civilisation extraterrestre et tous les bouleversements qui se produisent ensuite dans la société. Le problème à trois corps c’est aussi un problème de mécanique céleste sans solution mathématique qui implique trois astres en interaction. Un épineux problème auquel est confronté la civilisation extraterrestre contactée.
Le roman se veut scientifique et explique tout, même ce qui n’a pas de sens, de la hard science dirons certains. Et c’est ça, je l’ai compris vers la fin, qui a fait traîner ma lecture. Les pseudo explications scientifiques à la manière d’un Jules Verne ne m’intéressent pas, elle m’ennuient. En plus, j’ai eu un mal de chien à identifier chaque personnage, n’étant pas très familiarisé avec les noms chinois.
L’idée du roman est excellente par contre et les personnages bien campés, mais Liu Cixin aurait pu s’épargner deux-cent-cinquante pages d’écriture pour raconter la même histoire. Je ne pense pas que je lirai les deux autres tomes, cela me prendrait une année entière. Pourtant j’aimerais bien connaître la fin de ce roman, car il y q un vrai suspense dans cette histoire.
C’est avec le souvenir de Veiller sur elle et les larmes de mon épouse après avoir refermé ce nouveau livre de Jean-Baptiste Andrea, que j’ai ouvert Des diables et des saints.
J’ai tout de suite retrouvé avec bonheur la plume de cet écrivain dans l’histoire de Joseph, le petit orphelin. N’importe qui d’autre aurait pu écrire cette histoire un peu facile, mais rares sont ceux qui auraient su lui donner vie.
Joseph est un pianiste talentueux mais il ne joue que dans les lieux publics, les gares et les aéroports, jamais dans les salles de concerts. Il l’attend.
Enfant, il perd sa petite soeur et ses parents dans un accident d’avion. Il est alors placé dans l’orphelinat des Confins, à la frontière espagnole, où se déroule presque toute l’histoire.
Un orphelinat catholique géré par l’abbé Senac, Grenouille le surveillant tortionnaire, Rachid, le prof de sport et quelques bonnes soeurs.
Le roman tire sur des ficelles connues, l’enfance, l’amour, l’amitié, l’emprisonnement et les méchants adultes. Mais raconté par Jean-Baptiste Andrea, la facilité de l’intrigue devient une belle histoire. Un roman que j’aurais certainement dévoré en quelques heures si mon agenda l’avait permis.
C’est une étrange sensation que de lire un roman lorsque l’on en connaît toute l’intrigue mais pas les détails.
J’avais dévoré la seconde partie du roman de Jo Nesbo, Les maîtres du domaine, en décembre dernier et me suis juré de lire la première partie dès que j’en aurais l’occasion, parce que l’histoire de ces deux frères est vraiment incroyable.
Le problème, c’est que je connaissais les grandes lignes du récit. Aucun suspens n’était à espérer. Alors j’ai pris mon temps, chapitre après chapitre, tranquillement, j’ai découvert les détails des quatre meurtres perpétrés par Roy et Carl, les deux frères Opgard.
Os est une petite ville paumée en Norvège où tout le monde se connaît. Quelques touristes venus d’Oslo viennent s’y détendre le week-end, sinon le reste du temps, on y voit tout le temps les mêmes têtes. Le maire, le pompiste, le barman, la coiffeuse, le vendeur de voitures de seconde main et bien sûr le Lensman.
En contrebas du virage des chèvres, pas loin de la ferme des deux frères, les voitures ont une fâcheuse tendance à terminer leur course au fond du ravin et personne ne veut poser de barrière pour sécuriser la route.
Carl, le petit frère, est le beau gosse extraverti et intelligent. Roy, son aîné, est plus taciturne et c’est lui qui défend toujours Carl. Roy est pompiste, Carl fait des études. Deux orphelins qui vivent seuls dans la ferme familiale depuis que la Cadillac des parents a raté un jour le fameux virage des chèvres.
Le roman raconte pendant près de sept cent pages les relations complexes qui lient ces deux frères. Des relations qui les entraînent dans une spirale meurtrière infernale.
C’est aussi la chronique d’un village de montagne isolé où le projet de construction d’un hôtel de luxe va bousculer l’ordre social bien établi.
Une histoire captivante à lire dans l’ordre ou dans le désordre.
Je ne vous cache pas qu’il est assez déstabilisant de lire le roman écrit par une amie perdue de vue depuis des années, de découvrir l’enfance de sa mère à Alger à travers ses mots.
La rescapée raconte l’enfance de Jo, la mère de Sophie Doudet, née en Algérie et qui a vécu la guerre d’indépendance pendant son adolescence. Une ado rebelle qui lisait Camus alors que les attentats secouaient la capitale.
De la guerre d’Algérie, je ne connaissais que la version biaisée de mon père, alors appelé du contingent qui échappa de justesse à une embuscade organisée par les indépendantistes. Je ne vous cache pas que enfant, abreuvé sans cesse de cette histoire, je nourrissais une stupide et obscure rancune contre le peuple algérien. Rassurez-vous, j’ai grandi.
La rescapée raconte l’Histoire du point de vue des pieds noirs, enfin de cette adolescente perdue parmi un million de français vivant au milieu de dix millions d’algériens.
Le roman commence comme un livre de Marcel Pagnol, les souvenirs d’une enfance au bord de la mer avec Jo, sa petite soeur Marcelle et sa tante Yvonne. Les vacances, la plage, la librairie, le glacier, les parents, les cousins la tortue et la poupée Ida.
Mais avec la rentrée 1956 arrive la fin de l’innocence. Les attentats se multiplient à Alger et Jo est gravement blessée. C’est le passage de l’enfance à l’âge adulte que raconte ce roman en trois parties, ainsi que l’exil de ceux que nous avons appelé les ‘pieds noirs’ à la fin de la guerre. C’est aussi le portrait d’une jeune fille idéaliste, intelligente et rebelle qui refuse de penser comme les autres, une personne que je n’ai croisé qu’une ou deux fois, et dont je ne soupçonnais pas le passé dramatique.
Je n’avais jamais lu de livre parlant de cette période de l’histoire de ‘France’. Je ne m’y étais pas vraiment intéressé en fait. La rescapée a ouvert mes yeux et ma curiosité sur cette période qui embarrasse toujours nos hommes politiques. Mais c’est avant tout un très beau roman sur la fin de l’innocence, racontée avec une très belle plume, une histoire vraie d’autant plus poignante que j’ai rencontré un jour son héroïne.
La galaxie vue du ciel a retenu mon attention chez le libraire parce qu’il avait reçu le prestigieux prix Hugo, une référence dans l’univers de la science-fiction.
C’était le premier roman que de Becky Chambers que je lisais, une jeune écrivaine américaine, enfin, plus jeune que moi. Et oui, j’ai découvert son univers en commençant par le dernier des romans de sa trilogie Les Voyageurs.
En science-fiction, je ne goûte pas vraiment les aliens bizarroïdes et les mondes exotiques. D’ordinaire, je suis plutôt amateur de hard-science. Alors, dès les premières pages du roman j’ai pris peur avec les descriptions de ces quatre espèces extraterrestres des plus étranges. Mais Becky Chambers a suffisamment piqué ma curiosité pour que je continue ma lecture.
Ouloo et son enfant Tupo tiennent une auberge sur la planète Gora. Elle accueille des voyageurs venus de toute l’Union Galactique en transit vers d’autres planètes. Et ce jour là justement, trois extraterrestres devaient passer quelques heures à l’auberge des Cinq-Sauts dans l’attente de leur prochain saut spatial. Sauf que ce jour là, un dramatique incident cloua au sol tous les vaisseaux.
Ce jour là Haut-Parleuse, Roveg, Pei, Ouloo et Tupo durent rester confinés sous le dôme de l’auberge, isolés du reste du monde, le temps que la tempête de débris spatiaux ne se calme.
Des aliens que tout opposait, morphologie, culture, mode de vie, communication, alimentation, et qui allaient devoir cohabiter ensemble, le temps que la panne du réseau satellitaire ne soit résolue.
Le roman raconte ce confinement forcé entre quatre races extraterrestres que tout oppose. Chacun des voyageurs arrive avec son passé et une histoire qui l’a conduit jusque la planète Gora. Tous sont pressés de repartir, mais ils vont devoir prendre leur mal en patience et apprendre à mieux se connaître grace aux bons soins de leurs deux hôtes pelucheux.
C’est là où réside le génie de l’écriture de Chambers, cette humanité qu’elle donne à chacun de ses personnages pour le moins exotiques. Au fil des pages, le lecteur découvre le caractère, la morphologie, le mode de vie, les blessures, les goûts et les motivations de ces créatures que tout oppose. Un huis-clos sous un dôme, alors que le chaos semble régner à l’extérieur, pendant lequel quatre races vont apprendre à mieux se connaître. Une véritable ode à la tolérance.
J’ai adoré ce roman et je suis impatient de lire les deux premiers livres de la trilogie. Becky Chambers est une écrivaine talentueuse qui offre un regard ce qui constitue nos différences et ce qui nous rapproche.
Meilleurs voeux à tous et à toutes, et merci pour votre fidélité. Je vais vous présenter mon bilan de l’année 2025.
J’ai publié une vidéo de Chroniques en Images toutes les semaines avec plus ou moins de succès. Celle de The Young Gods a été vue plus de sept cent cinquante fois, un beau succès ! Hélas, généralement, les vidéos atteignent péniblement cinquante vues. Pas de quoi pavoiser, d’autant que le nombre d’abonnés stagne toujours sous la barre des trois cents. Certains dirons que c’est lié à mon air constipé et de la platitude de mes chroniques. Je n’irai pas les contredire. Des fois je songe à me faire remplacer par mon épouse qui est très à l’aise devant un prompteur et une caméra. Le monde est vraiment trop injuste.
J’ai publié trois articles de blog par semaine et là encore, la moyenne des visiteurs quotidiens est d’une petite vingtaine si j’exclue les spammers fous et de quelques publications, comme le live report de Mystery, qui ont cartonné. Bon là encore, je plaide coupable. Mes billets partent dans tous les sens, racontant souvent n’importe quoi et n’apportent rien de plus que des sites spécialisés, mais c’est ça mon blog, et je n’ai pas l’intention de changer son contenu.
Une quinzaine de mes photographies présentées sur Flickr ont eu les honneurs de la galerie Explore et ont connu ainsi un beau succès. Sachant que je propose trois photos par semaine cela donne un taux de réussite d’environ dix pour-cent, c’est déjà pas mal. Évidemment, ce n’est jamais la photo dont je suis le plus fier qui sort du lot. Je suis clairement incompris.
J’ai couvert neuf concerts comme photographe, c’est à dire nettement plus que les deux années précédentes. Ceci s’explique par la reprise des soirées Chez Paulette mais pas que. J’ai maintenant mes entrées dans plusieurs salles de la région comme au P8 à Karlsruhe ou bien au Grillen à Colmar et également lors de festivals. J’essaye d’améliorer ma technique, de rendre mes photos plus dynamiques et de remplir moins les cartes SD de clichés inutiles.
J’ai couvert également deux spectacles de la troupe ToïToïToï dont une journée marathon avec six concerts. Je porte maintenant leur teeshirt lors de leurs évènements et je me fais plein de nouvelles amies sur Facebook. Ma femme est jalouse…
J’ai lu dix-neuf romans (un record) et une seule BD, par contre je ne compte plus les séries que j’ai regardé, chez Amazon d’abord puis chez Netflix. Je passe clairement trop de temps devant les écrans, d’ailleurs, la lampe du vidéo projecteur n’a pas survécu à cette addiction.
J’ai passé également de nombreuses nuits sous les étoiles et réalisé une trentaine de photographies du ciel profond avec la lunette de 72 cm principalement. Ma pratique de l’astro photographie se perfectionne comme mon matériel et parfois je suis presque satisfait du résultat, même s’il me reste une belle marge de progression. Évidemment, je suis très tributaire du temps alsacien et je passe mon temps à scruter les modèles météorologiques, regarder les webcams et surveiller l’application Météo-France quand je ne harcèle pas mes collègues prévisionnistes. Je travaille maintenant en imagerie HOO (hydrogène, oxygène, oxygène) qui m’offre une nouvelle palette de couleurs des plus intéressantes. Cela complique tout, mais c’est ça qui est drôle.
J’ai joué avec pas mal de réseaux sociaux, YouTube, Flickr, Facebook, BlueSkye, Mastodond, Instagram et dernièrement RedIt histoire de varier les plaisirs. J’ai rapidement dégagé Instagram et mes followers sur Mastodon ne réagissent plus à mes publications (uniquement des photos). Par contre RedIt m’amène de nouveaux visiteurs donc je porte plus mon effort sur cette plateforme pour l’instant.
Niveau santé, malgré de nombreuses nuits blanches et concerts, je souffre nettement moins de migraines et aucune ne m’a clouée au lit une seule fois cette année. Un vrai miracle ! La prostate poursuit lentement son chemin vers une opération certaine et les reins fonctionnent bon an mal an. En surveillant de très près mon alimentation et en buvant des litres d’eau qui gonflent ma vessie, j’arrive à tromper la mort. Mais pour combien de temps encore ?
La famille, c’est compliqué, mais pour qui cela ne l’ai pas ? Pour les orphelins célibataires sans frères et sœurs ? On fait avec.
Quant au travail, je me rapproche chaque jour de la retraite (bon encore quatre années avant d’en profiter). N’empêche, j’essaye de lever le pied ce qui n’est pas toujours facile.
Question finances, certains se demandent sans doute combien me rapporte toute cette activité médiatique. Zéro euros. Elle me coûte par contre beaucoup d’argent. Hébergement internet, matériel photo, ordinateur, matériel astro, kilomètres en voiture, place de concert, bières, c’est un puits sans fond, mais c’est surtout beaucoup de plaisir. Alors je crois que je vais continuer un peu. Même s’il n’y a pas grand monde à réagir à ma folie.
C’est donc reparti pour un an, désolé pour vous (après vous n’êtes pas obligé de me lire).
À sa sortie, Chien 51 m’avait déçu. Un roman policier futuriste que ne collait pas bien à la magnifique plume de Laurent Gaudé. Et puis l’auteur a écrit une suite, Zem, que mon épouse a adoré, alors je m’y suis plongé, avec toutefois une petite pointe d’appréhension.
Zem est un ancien policier grec exilé travaillant aujourd’hui pour GoldTex. Il est devenu, après une tentative de suicide, garde du corps d’un des deux puissants de l’état société. Mais lors d’une de ses missions, il se retrouve embarqué dans une enquête avec son ancienne collègue. Cinq cadavres sont retrouvés dans un container sur le port, lors de l’arrivée très médiatisée d’un cargo. Son enquête va le ramener là où jamais il ne pensait retourner.
Laurent Gaudé dépeint dans Chien 51 et plus encore dans Zem une société cynique, totalement tournée vers le profit, en pleine crise climatique, où les êtres humains sont traités comme des esclaves. Un monde pas si éloigné du nôtre et dans lequel personne ne voudrait vivre.
J’ai préféré Zem à Chien 51, peut-être parce que j’étais mieux préparé à son univers et pas surpris par cette incursion timide dans le monde de la science-fiction. Ce n’est certainement pas le meilleur Laurent Gaudé, mais il se lit bien.