De la culture du melon

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De juillet à septembre, nous pouvons déguster les délicieux melons de Cavaillon. Ce fruit sucré et juteux est également fragile et pour éviter qu’il ne s’abîme pendant le transport, il est souvent récolté à peine mûr. Accompagné de jambon de Bayonne et de Porto, il peu faire une délicieuse entrée. Nature, il remplace avantageusement un bon dessert.

Mais le melon n’a-t-il que de bonnes vertus ? Hors saison, venu de loin, récolté trop tôt, le Cucumis melo devient une cucurbitacée fadasse qui déçoit par ses arômes et ses saveurs et que l’on peut alors confondre dans l’assiette avec un navet. Le melon, gonflé de son importance, remplit d’eau, à peine mûr, s’imagine être le centre du repas alors qu’il va finir au compost, boudé par les limaces.

A tout prendre, je préfère les poires. Les bonnes poires, sucrées, juteuses. Elles déçoivent rarement et si elles ne brillent pas dans le panier du marché, elles restent mon régal de l’automne. La poire ne triche pas, on s’aperçoit immédiatement si elle est bonne. Le melon lui, derrière son épaisse peau, peut cacher bien des déceptions.

Ces derniers jours, j’ai croisé quantité de melons, de gros melons, ronds, gorgé d’eau, sans saveur, imbus de leur réputation et pourris de l’intérieur. Des melons détestables, à peine aimables, se lamentant au sujet de la récolte pourtant magnifique, se plaignant de la terre, du climat, du soleil, de la pluie, de la sécheresse, du cour des fruits et légumes. A leurs côté, dans le même jardin, poussaient des poires jaunes et goûtues, heureuses d’être là, de rendre service, accueillantes, généreuses. J’ai shooté dans les melons qui ont explosé sous le choc, éparpillant leur pourriture à ronde et j’ai croqué dans les poires juteuses.

Toner de ramettes !

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Toner de Ramettes ! Cela pourrait être une des insultes fleuries du Capitaine Haddock, ce n’est hélas que mon quotidien.

Problème : la photocopieuse se situant à quinze mètres de mon bureau, combien de kilomètres est-ce que je parcoure chaque jour dans les couloirs de mon administration ?

Mais où range-t-on toutes ces impressions, photocopies, scans ? Le classement vertical n’étant pas au goût du jour, traçabilité oblige, les classeurs s’accumulent d’année en année autour des agents vieillissants. Un jour, nous nous réveillerons, cernés par ces dossiers gris et poussiéreux, chargés de documents qui n’ont plus de sens et nous ne pourrons plus sortir de nos bureaux, pris au piège derrière cette muraille de bureaucratie.

Par chance la dématérialisation progresse… Hélas un serveur de l’état vient de se faire pirater avec tous nos comptes, adresses mails, dossiers confidentiels, du coup la sécurité informatique, paranoïaque jusqu’au bout des ongles, mais hélas avec un temps de retard, risque de nous faire régresser à l’âge de pierre de l’archivage, à savoir la méthode égyptienne, gravée dans le marbre.

Combien de tonnes de papier, de toner et de classeurs utilisons-nous par an ? Rien qu’en vidant le contenu de ma perforatrice une fois par semaine, je prends peur. Original, copie, scan, tapon, signature, numéro, enregistrement, chrono, fiche de liaison, parapheur, trombone, agrafe, blanco (NON pas le blanco !), le consommable rentre par cartons entiers dans les bureaux et en ressort, quinze mètres plus loin, par la gueule béante de la photocopieuse.

Les files d’attentes devant l’engin monstrueux sont longues, les copies se perdent, les impressions sont relancées, les spools saturent, le toner baisse et soudain c’est le bourrage. L’impression recto verso couleur des huit cent pages du catalogue de la Manufacture des Armes et des Chars, pliées en livret A4 vient de coller au four à l’exemplaire n°4. Le coupable, frustré, relance la tâche sur la seconde machine un étage plus haut, et à nouveau, bourrage, cette fois à l’exemplaire n°5. Les queues s’allongent, les spools débordent, les serveurs saturent, la grogne monte. Quel est le cornichon qui a imprimé ça ?! La machine soudain paralysée, plus rien ne rentre, plus rien ne sort. Le papier froissé, carbonisé est arraché par petit bouts de la machine brûlante, la maintenance arrive pressée de toute part, contacte le service après vente après avoir constaté le désastre et chasse tous mes mécontents du périmètre des imprimantes. La machine est grippée. Les fonctionnaires tournent en rond dans les couloirs, rongent leurs ongles,boivent un café, discutent, râlent contre l’inefficacité du service informatique, contre la mauvaise qualité des copieurs, contre les réductions du budget décidées il y a peu, contre les réductions d’effectifs, contre la fermeture des centres, contre le gel du point d’indice, contre le jour de carence, contre le report de l’âge de la retraite, contre le repas de midi, contre la fontaine à eau toujours en panne, contre l’odeur d’urine dans les toilettes, contre les chefs, contre les collègues, contre les clients.

Puis soudain, le bruit caractéristique d’une page sortant du copieur se fait entendre, une page puis deux, puis trois. Tout le monde se précipite alors devant le crache papier, récupère son bien et part en courant s’enfermer dans son bureau, pour relire, numéroter, signer, dater, plier, enregistrer, perforer, agrafer, ranger, poster. La vie a repris son cours normal.

Ma valise en carton

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Partir en voyage, c’est également préparer ses bagages. Il faut penser au nécessaire de toilette, aux vêtements, mais également à occuper les longues soirées pluvieuses. Pour que je me sente bien quelque part, il me faut toujours de la lecture et de la musique. Pour la musique, je fais le plein de mon iPhone avant de partir et je n’oublie pas mon casque. Pour la lecture c’est plus compliqué, il me faut plusieurs livres, imaginez que le premier soit barbant et que je dévore le second… Donc trois livres pour une semaine, c’est le minimum syndical. Et comme je ne suis pas adepte des liseuses, le poids de bagages devient rapidement important. Lorsque le séjour est long, j’aime bien emmener une console et quelques jeux, surtout si je suis seul, une console portable bien entendu car sinon il faudrait emmener un écran. Long séjour signifie retard dans le webzine, et pour gérer le webzine, les mail, les chroniques, les articles, il me faut un PC. Pour chroniquer, ne pas oublier le bic et le bloc note. Enfin, lorsque je pars loin, j’aime faire des photographies du lieu où je me rend, il me faut donc un appareil photo et au moins un objectif. Et surtout ne pas oublier d’emporter une série TV au cas où je n’aurai pas envie de lire, d’écouter de la musique, de photographier ou de jouer.

Résumons, je partais pour cinq jours à Toulouse. J’ai donc emporté dans ma valise :

  • une trousse de toilette
  • quelques vêtements
  • trois livres
  • une série TV
  • mon iPhone avec un casque
  • le PC portable
  • la Switch
  • le Nikon avec le 18-140mm
  • un crayon et un bloc notes

Même moi je me fais peur certains jours.

Oh Toulouse

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Après cinq années à Rennes, c’est dans la ville rose que j’ai terminé mes études. Dix-huit mois de vent d’Autan, de température à 40°C, de castagne et de cassoulet. Une fois en poste à Strasbourg, j’ai pris l’avion pour Toulouse à six heures du mat plus de quatre fois par mois pendant trois années, Strasbourg – Metz Nancy Lorraine – Toulouse, Toulouse – Paris – Strasbourg, Strasbourg – Lyon – Toulouse et parfois un Toulouse – Strasbourg direct. En trente années, la ville a bien changé et l’espace réservé au diesel a peu a peu été récupéré par les piétons. Mais malgré tout ces efforts, je n’aime toujours pas la capitale Cathare. L’acceng, le bout du con, le paing, la chaleur, le tempérament bagarreur, le bordel organisé et le pôle nord au-dessus de la Loire, tout ça m’horripile. Je déteste aller à Toulouse.

A l’heure où vous lirez ces lignes, je serai à Toulouse, pour une semaine de stage, sans fibre, sans ma chaîne stéréo, sans mes vinyles, entouré d’estrangers bruyants buvant du pastaga flatulant en digérant les haricots mal mâchés de Castelnaudary. Une semaine, loin du centre ville pour doubler la punition, dans la banlieue, non loin du Mirail où ça craint rien qu’un peu. Je suis au bagne.

Et qu’on ne me dise pas, “oh tu as de la chance, Toulouse c’est une belle ville, il fait beau là bas…”, car non, il ne fait pas beau, il fait très chaud juste certains jours, sinon ça caille, et puis je n’aime pas le rose. En plus de ça, je vais me retrouver sur les bancs de l’école, assis à écouter sagement des intervenants de tout poils. Je déteste être à l’école, je déteste Toulouse.

Seul bon côté, pas de vaisselle à faire, pas de courses à faire, la soirée de libre avec pour seule occupation la lecture, un peu de musique sur iPhone et la Switch pour passer mes nerfs. Je vais pourvoir avancer dans pleins de jeux.

L’âge des cavernes

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Il y a plus de quatre cent mille ans, des hommes et des femmes se serraient autour du feu pour affronter les nuits fraîches et silencieuses. Le froid n’était sans doute pas étranger à ce comportement grégaire, mais il ne faut pas négliger la peur du noir, des prédateurs et la de solitude. La survie passait par le groupe.

A l’ère de l’individualisme et de l’opulence, les être humains se sont isolés, chacun s’accaparant un espace et ne voulant plus le partager avec personne. Grace à la fée lumière, le chauffage central et la disparition des espèces animales dangereuses pour l’homo sapiens, les principales sources d’inconfort de l’être humain ont fondu comme neige au soleil.

Pourtant, depuis peu, les anthropologues notent un retour à un comportement antédiluvien chez une petite faction des êtres bipèdes pensants. A l’heure où les bâtiments se vident, ces êtres, doués de raison, profondément individualistes, voire égocentriques, resserrent leurs liens. Le chauffage central fonctionne toujours, la lumière brille autant et tous les prédateurs ont été décimés. Cependant, alors que les bureaux se vident et que chacun pourrait tirer profit d’un peu plus d’espace vital, les ronds de cuirs, comme des lemmings, se serrent dans des pièces exiguës, laissant de grand espaces vacants dans les locaux.

Quand ils se réunissent, ils se comptent… Ils sont, à chaque fois moins nombreux et toujours plus vieux. La faucheuse passe chaque semaine dans leurs rangs. Après l’extermination d’un sur deux, le nouveau programme prévoit un wagon de quatre-vingt-quinze âmes par an. A quand les douches au Zyklon B ?

Brazil !

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  1. Demande d’abord un numéro de sortie au secrétariat
  2. Rédige le courrier où tu renseigne ton numéro de sortie
  3. Imprime-le
  4. Fais le signer
  5. Range le fichier original dans le répertoire qui va bien
  6. Fais en deux photocopies et un scan
  7. Renomme le scan du même nom que le courrier
  8. Envoie l’original par la poste
  9. Donnes-en  une copie au secrétariat
  10. Met l’autre copie dans le classeur ad hoc
  11. Envoie par mail le scan à qui de droit
  12. Range le scan dans le même répertoire que le courrier
  13. Complète le tableur avec le numéro de sortie et les références du courrier
  14. Complète le compte rendu avec les références du courrier et le numéro de sortie
  15. Bravo ! Tu viens d’envoyer ton premier courrier.

Des fois je me demande où nous en sommes de la simplification administrative ? Parce que, sérieusement, une lettre dont on trouve la trace à huit endroits différents, si ce n’est pas de la traçabilité, je ne sais pas ce que c’est. Combien de temps ai-je passé à de rédiger ma lettre, dix minutes ? Combien de temps ai-je passé à traité son archivage, vingt minutes ? N’y a t’il pas une gigantesque disproportion entre l’importance du courrier et son archivage ?

Le Fan Club

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Imaginez un fan club, des milliers de personnes qui rêvent d’être vous, qui vous suivent fidèlement depuis 10, 20, 30, 40 ans, qui vous écoutent, qui vous adulent. Des milliers dévoués, admiratifs, se levant aux aurores pour vous, sortant de leur lit en pleine nuit pour vous, affrontant les éléments pour vous qui êtes au chaud, toujours là quand vous passez, fidèles même si vous les négligez des années durant, et qui, pour seule récompense, ne reçoivent qu’un pins par an.

Un fan club.

Imaginez que vous trouviez soudain ces fans trop encombrants, trop nombreux, trop coûteux avec leur pins annuel. Imaginez que vous en sélectionnez un petit nombre, les plus fidèles, les plus anciens, pas forcément les meilleurs, juste ceux qui habitent là où il sera le plus simple pour vous de les rencontrer. Vous leur proposez un lecteur mp3 low cost et un vieux single remixé. Ils seront les gardiens du temple, votre garde prétorienne, les élus. Ils continueront d’œuvrer pour vous, de vous aduler, de recevoir un pins et qui sait un titre mp3 par an.

Après tout ils seront moins nombreux.

Et les autres, tous les autres, les laissés pour compte, que deviendront-ils ? Sans vous comme guide, oubliés de leur idole, continuant d’aimer malgré le rejet, continuant de vous aduler malgré tout. Vont-ils dépérir, finir pas tourner la page ou se sentir abandonnés ? Vont-ils un jour vous détester, salir votre image, saboter le petit fan club des élus, perdre la foi ?

Vous, vous vous en foutez, vous n’avez plus besoin d’eux. Enfin si, encore un peu, le temps de la transition. Alors vous allez garder le secret, leur faire croire qu’ils sont indispensables, le temps que tout soit prêt. Après, vous pourrez les abandonner, l’esprit tranquille, ne conservant que le mini fan club trop fier d’être les élus, des esclaves qui vous serviront bien.

Jusqu’à la prochaine purge…

Out Of This World

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Three hundred miles an hour on water
In your purpose-built machine
No one dared to call a boat

N’avez-vous jamais rêvé de vous trouver en bout de piste, de pousser les gaz à fond et de rouler sur le tarmac ? Allo Papa Tango Charly ! Moi j’en ai rêvé longtemps et le fantasme est devenu réalité. Ciel bleu quelques cumulus médiocris, visibilité supérieure à 10 km, CAVOK en termes d’avionique et de météo. Le moteur rugit, le capot se soulève, les roues mordent le béton et la machine fonce sur la large bande grise qui se perd à l’horizon. Deux silhouettes dans la tour me surveillent, au retour j’irai les saluer. Sur le bord de piste, entre le taxiway et le seuil 27, d’immenses tondeuses patientent sous le soleil que j’ai terminé mon accélération.

50m, 100m, 200m, la machine vibre, le vent souffle, le moteur bondit. 400m, 800m, un virage à gauche, l’herbe se rapproche dangereusement, la machine vacille.

Allô Papa Tango Charlie
Vous vous dirigez plein sud
Vers le triangle des Bermudes

1000m, je freine, les pneus crissent, le bolide passe du béton au gazon, ralentit puis s’immobilise près d’un enclos grillagé. Le moteur s’arrête, nous sommes arrivés. Les tondeuses reprennent leur valse lente, nous évitant prudemment. Les deux silhouettes dans la tour jettent un regard dans notre direction, pas de casse, tout va bien.

Je descends de l’habitacle, contourne le bolide, ouvre le coffre, sort l’ordinateur durci, le trépied, les jumelles laser, me voilà arrivé. La Clio de service est garée sur la pelouse, à côté de la station automatique, située entre un taxiway et la piste 27, en Lorraine profonde. Je suis au boulot.

2.50 m

Qu’arrive-t’il à une particule lorsqu’on lui applique une translation verticale uniforme orientée vers le bas ? La particule se déplace du point A au point B, A étant au dessus de B. Entre d’autres mots, la particule descend.

Généralisons cette translation à un nuage de points. Le résultat reste le même. L’ensemble des points se déplace d’une distance d(A,B), conservant la même organisation structurelle à l’arrivé.

Appliquons cette fois la même translation à un objet réel. La translation est alors contrainte par l’environnement de l’objet, la nature de l’objet (solide, liquide, gazeux), les obstacles l’entourant, ceux qu’il va rencontrer sur le chemin à parcourir et le milieu dans lequel va se déplacer l’objet. Le problème devient complexe.

Pour simplifier, commençons par un cube rigide flottant dans l’air et devant se déplacer de 2,50 m. Le cube va simplement se retrouver 2.50 m plus bas sans subir aucune déformation.

Maintenant, supposons qu’entre le point A et B, se trouve un obstacle. Par exemple une dalle de béton de 20 cm d’épaisseur. Notre cube, sauf s’il est immatériel, ne pourra plus suivre une ligne droite de A à B, faute de quoi il heurtera la dalle au bout de quelques centimètres. L’objet va donc devoir suivre un autre chemin pour accomplir sa translation.

Selon la configuration des lieux, le chemin à parcourir sera plus ou moins long et complexe voire impossible.

Imaginons pour notre exemple, que la dalle soit percée d’un trou à cinq mètres du point A. Ce sera notre point C. Ajoutons un point D à 2.50 m en dessous du point C pour traiter notre problématique. Le trajet de notre cube pour effectuer la translation sera donc le suivant : A-C-D-B soit une distance de 5.00+2.50+5.00=12.50 mètres pour une translation effective de 2.50 mètres.

Compliquons encore un peu. Notre objet n’est plus un cube, mais un ensemble de tissus souples, de fluides et de gaz. Lui aussi va devoir emprunter le trajet A-C-D-B pour effectuer sa translation. Les déplacements d’abord horizontaux puis verticaux et à nouveau horizontaux vont inévitablement déformer quelque peu son enveloppe et sa structure interne. Nous n’avons plus à faire ici à une structure cristalline basique mais à un assemblage complexe d’éléments. Notre objet, globalement sphérique au point A, risque d’arriver sous forme de galette au point B après avoir subit des accélérations transversales et une chute de 2.50 m. L’objet pourrait même ne pas résister à ce traitement et exploser au sol, au point D, avant même d’arriver jusqu’en B. L’expérience effectuée à Berkeley avec une tomate bien mûre en a fait la preuve.

Pour éviter ce risque destructif, imaginons une rampe partant du point C et rejoignant un nouveau point E situé en bas de celle-ci. Notre tomate devra alors suivre un nouvel itinéraire A-C-D-E-B, comprenant la longueur de la rampe (4.00 m). La distance d(E,D) se calcule avec le théorème de Pythagore a²=b²+c² (triangle rectangle) où a est la distance d(C,E), b la distance d(A,B) et c la distance d(E,B). 4²=2.5²+d(C,E)². Nous en déduisons que d(C,E)=3.12 m. et itinéraire A-C-D-E-B 5.00+4.00+3.12+5.00 =17.12 m. Nous sommes très loin des 2.50 m initiaux. Tout ça pour une tomate.

Et si notre objet était un homme ? Nous transformons la rampe en escalier. Le point A est un bureau situé à l’étage, le point B, un bureau situé juste en-dessous. Le trajet serait le même 17.12 m, une distance effectuée en quelques secondes sans se presser à pied.

Et si notre objet était un fonctionnaire ? Le point A son ancien poste à l’étage, le point B son nouveau poste au rez de chaussée. Pour aller de A à B en passant par C,D,E, la distance est la même, 17.12 m. Le temps pour effectuer ce chemin sera par contre nettement plus long. 7 ans d’attente au point A, 6 mois pour obtenir le droit de descendre, 30 secondes pour descendre et s’asseoir enfin au point B.

Question. Le fonctionnaire a t-il été affecté par cette translation verticale de A à B ? Il semble que oui.