Depuis quelques jour, je reçois la visite de très nombreux chinois. Ils se garent devant la maison, descendent du bus, prennent quelques photos et repartent. aussi vite qu’ils sont arrivés.
Après la Tour Eiffel, Versailles, les châteaux de la Loire, le Mont Saint-Michel et Le Louvre, les chinois semblent se passionner pour mon blog. Cherchez l’erreur.
Il arrive que la Chine me rende visite occasionnellement, lorsque je publie un article sur du matériel de la marque chinoise ZWO ou que je parle d’astro photo.
Là, leur passage sur le site (beaucoup de Page not found), ressemble à des tentatives de piratage. Mais généralement, ce genre d’attaques génère un traffic très ponctuel. Ici, ils semblent s’acharner depuis plusieurs jours.
Le ratio page visitées sur nombre de visiteurs est très inférieur à un, à croire qu’ils ne vont nulle part.
Après vous me direz, ce ne sont pas forcément des chinois. Avec ces maudits VPN on ne plus avoir confiance en personne. Le problème, c’est qu’avec ce genre de visiteurs, je suis incapable de surveiller le vrai trafic de mon site internet. Il est noyé par des robots cherchant une faille dans mon code PHP.
J’avais l’habitude des escarmouche avec les bots russes mais je n’avais jamais connu encore une attaque massive venue de Chine. Pour l’instant le site tient le coup, je n’ai eu à déplorer que quelques spams automatiquement mis en quarantaine par WordPress et mes sites satellites semblent ne pas avoir été affectés. Donc rien de grave.
Je préférais bien sûr avoir de vrais visiteurs qui lisent ma prose et postent des commentaires, car en ce moment, sur Youtube comme sur le blog, c’est franchement désert, à croire que mon public en à mare de me voir, ce que je comprendrais.
Le jour de mes soixante ans, le ciel a décidé de m’offrir un beau cadeau : du soleil ! C’est vrai qu’en février en Alsace, nous avons toujours un ou deux jours de douceur ensoleillée avant le retour du grand froid grisâtre et humide qui persiste jusqu’au mois de mai.
Dès le réveil, j’ai déballé mon premier cadeau. Je suis parti au bord du Rhin chasser la galinette avec un téléobjectif. J’avais manifestement perdu la main car mes approches furtives des volatiles se sont toutes soldées par l’envol de la cible avant même que je ne puisse appuyer sur l’obturateur.
Alors j’ai sorti la grosse artillerie, le doubleur couplé au 500 mm et le passage du capteur plein format en mode APS-C pour obtenir une focale équivalente à 1500 mm à f/d 11. Pas facile à manier, surtout avec peu de lumière. C’est avec ce bazooka que j’ai photographié une aigrette en plein décollage à plus de 150 m de distance. Quatre images de l’échassier les pied dans l’eau jusqu’au cliché en noir et blanc de don envol que j’ai finalement sélectionné.
Pourquoi en noir et blanc ? D’abord parce que j’aime le monochrome, ensuite parce ce que cela change des habituelles photos animalières, enfin parce que l’oiseau était blanc et les arbres plutôt sombres. Ça me semblait être le bon choix.
De retour à la maison, j’ai découvert mon improbable gâteau d’anniversaire fait avec amour avant de partir me promener avec mon épouse à la campagne, sous les rayons d’un soleil quasi printanier.
Une fois rentré, comme la marque Lego n’avait toujours pas sorti le set Minas Tirith à 650 € qui aurait fait un joli cadeau d’anniversaire, je me suis lancé dans la construction de la cité blanche, capitale du Gondor. A l’aide de gravures d’époque et de photographies de Peter Jackson, bref Google Images, j’ai empilé les briques, commençant par les remparts pour continuer par le rocher et enfin assembler toutes les parties.
C’est pendant ces heures laborieuses que j’ai été interrompu par un message Whatsapp d’un copain astronome. Il me proposait de sortir en plaine. Le ciel était toujours clair, défiant toutes les prévisions alors qu’en montagne de nombreux nuages décourageaient une quelconque expédition nocturne.
J’ai laissé là la construction inachevée, j’ai chargé le chariot, rempli le coffre, abandonné femme et enfants, et je suis parti retrouver mon observateur étoilé sur une coline, à un quart d’heure de la maison. Et j’ai pointé la nébuleuse d’Orion que je m’étais juré de refaire cette année. De toute manière, c’était l’une des rares constellations épargnée par la pollution lumineuse de Strasbourg, de l’aéroport d’Entzheim et d’Obernai.
Lorsque la lunette fut prête à shooter, je l’ai laissé travailler toute seule comme une grande et j’ai chassé les amas d’étoiles et les galaxies avec la lunette de mon compagnon d’un soir. Ne croyant pas que le ciel clair se maintiendrait (j’avais pourtant étudié les prévisions et consulté les modèles consciencieusement), je n’avais pas pris la peine de m’équiper pour une longue nuit. Résultat, à 23h, j’étais frigorifié.
J’avais déjà emmagasiné plus de 160 images (avec la nébuleuse d’Orion les photos unitaires ne dépassent pas 30s sous peine de surexposer le coeur de la nébuleuse), alors j’ai remballé le matériel trempé par l’humidité et je suis rentré à la maison me réchauffer.
Mon épouse m’avait abandonné pour aller manger avec une copine, oui, le jour de mes soixante ans, une honte ! Alors j’ai mangé la dernière part de gâteau expérimental et j’ai attendu que ma chérie rentre pour me glisser sous la couette avec une bouillotte vivante.
Je venais de rentrer dans le troisième âge des Terres du Milieu comme dans celui de mon existence. A soixante ans je jouais encore au Lego, chassais les canards et rêvais de poussières d’étoiles.
Publier des chroniques musicales sur une plateforme vidéo mainstream ne possède pas que des avantages.
Déjà, lors que vous mettez des extraits sonores, les maisons de disques vous tombent dessus pour faire valoir leurs droits. Par exemple, lorsque je mets vingt secondes d’un morceau de Royal Sorrow, de Avkrvst ou de Dream Theater, ma vidéo est interdite dans certains territoires. Une fous, j’ai même dû retirer un extrait de la chronique pour pouvoir la mettre en ligne.
Il y a également la limite d’âge imposée par l’algorithme, le fameux « cette vidéo est-elle destinée aux enfants ? » qui va réduire drastiquement ma maigre audience.
Enfin, certains mots sont proscrits sur la chaîne. Il faut rester politiquement correct, ne pas parler de sexe, de suicide et que sais-je encore. J’ai expérimenté pour la première fois cette censure avec le groupe Suffocate for fuck sake dont le nom contient un mot interdit. « Cette vidéo est soumise à une limite d’âge. Les spectateurs doivent être âgés d’au moins 18 ans pour la visionner. ». Autant dire que la chronique de to rest in the trust, that creates the world a réalisé un score pitoyable puisqu’il fallait avoir un compte sur la plateforme pour la visionner.
Le problème c’est que je me complets souvent dans les albums sombres, violents ou glauques. Du coup, je suis contraint de m’auto censurer pour éviter la classification 18 ans et plus. Je m’interdis les mots grossiers, les allusions scabreuses et tout ce qui pourrait traumatiser les parents d’adolescents connectés sur le Darknet.
Mais des j’oublie et je me lache. Dernièrement, alors que je venais de terminer l’enregistrement de la chronique de please, du groupe The Reticent, j’ai réalisé que le mot ‘suicide’ était prononcé à trois reprises dans la vidéo. Je me suis aussitôt dit que cette chronique allait être censurée par l’algorithme. Alors comme pour le rapport Ebstein, j’ai caviardé l’enregistrement, remplaçant le mot coupable d’incitation au suicide par un bip disgracieux.
Je n’en suis pas fier. J’ai cédé à la pression du système. Mais que voulez-vous, avec trois cents abonnés et une quarantaine de vues par vidéo, je ne peux pas me permettre d’être censuré.
Un soir, en rentrant du travail, j’ai décidé de me lancer dans la construction du Faucon Millenium en Lego. Un grand classique décliné en de nombreux modèles par la marque.
Mais je ne suis pas passé à la boutique acheter une boite, j’ai juste téléchargé les plans de montage du set #75257 et pioché dans mon stock de petites briques.
J’avais déjà réalisé cet exercice pour un diorama Star Wars, la poursuite dans les tranchées de l’étoile de la mort numéro #75359, mais jamais pour un set de cette taille. Il compte en effet 1353 pièces.
En attaquant l’ouvrage, je n’étais pas certain d’arriver a bout faute de briques. Je savais juste que je possédais la verrière du cockpit du fameux vaisseau de Han Solo. D’un autre coté, je disposais du vrac des Lego de mes enfants et des briques de deux amis, le tout triés dans onze bacs sans parler des trente petits tiroirs remplis de pièces minuscules, les plus rares.
Au début, j’a commencé l’assemblage en prenant quelques libertés avec les couleurs pour des pièces invisibles. Ensuite j’ai dû m’arranger avec certaines pièces absentes de la collection. Il me manquait par exemple le 6274686 qui ressemble à un baignoire, pièce indispensable pour réaliser la trappe de contrebande. Après je me suis résigné à repenser la conception de certaines parties du vaisseau comme son dessus en éventail. Et puis, presque à la fin de la construction, je me suis retrouvé dans l’impossibilité technique de terminer le Faucon Millenium. Si près du but, c’était vraiment rageant.
Les pièces manquantes, des 4208006 et 4208988, se trouvaient à portée de la main, dans une capsule Apollo à l’échelle du LEM et dans un destroyer Star Wars miniature inventés par mes soins.
Mais je n’ai pas eu le coeur de les démonter pour faire de la récup alors j’ai commandé en Hongrie les pièces manquantes et quelques autres pour terminer mon vaisseau. Du coup j’en ai profité pour ajouter quelques briques qui faisaient tâche dans le visuel, pour un total de vingt-quatre euros, ce qui n’est pas trop cher payé pour un set vendu presque dix fois plus cher.
Lorsque les pièces hongroises sont enfin arrivés, j’ai redisigné plusieurs parties, comme les réacteurs, la coque supérieure, les ouvertures à l’avant, redistribués quelques plaques qui n’avaient pas les bons coloris et caché la misère. Le résultat final est assez réussi mais cela a pris du temps, beaucoup de temps…
Pendant que je montais le Faucon Millenium, je n’ai pensé qu’à ça. Je ne suis pas sorti faire de la photo, je n’ai pas fait d’astronomie, je n’ai pas filmé de chronique musicale et je n’ai pas écrit de billet de blog. Du coup je suis terriblement en retard sur mon planning de publications mais ça valait le coup.
Ma banque m’a envoyé une nouvelle carte de crédit avant Noël. Elle est toute noire. Pour être précis, ce n’est pas ma banque, enfin pas celle où résident mes comptes. C’est un organisme qui propose des cartes de crédit Visa à débit différé pour dix euros par an. Et grâce à ces cartes, nous recevons des bons de réduction de cinq euros plusieurs fois par an. Bref, elle ne nous coûtent rien contrairement à celle de ma banque qui est facturée plus d’une centaine d’euros par an. Et je déteste donner de l’argent à un banquier.
J’ai donc reçu ma nouvelle carte noire à puce avec un petit code pour l’activer sur l’application de la banque. Mais voilà, sur l’application, impossible d’activer ma carte. Donc, j’ai envoyé un mail au service client qui m’a aimablement répondu complètement à côté de la plaque. Alors j’ai appelé le service client qui a promis de s’occuper du problème. Ça c’était mi décembre.
Depuis j’ai envoyé deux mails par semaines et je leur ai téléphoné au moins autant pour faire avancer le dossier. Cela fait pas mal de messages et d’appels. Mais la réponse était toujours la même, « nous allons vous rappeler » ou « nous allons vous envoyer un mail pour réinitialiser votre compte ».
Le problème était pourtant identifié. Nous avons deux espaces clients, celui de mon épouse et le mien. Depuis plusieurs années, je gèrais tout depuis l’espace client de mon épouse (c’est moi qui fait les comptes, paye les impôts, vide les poubelles…). Et cet espace client ne me permettait plus de gérer ma carte. Il fallait que j’aille sur le mien. Hélas, je ne pouvais m’y connecter à cause d’une ancienne adresse mail depuis longtemps disparue.
Un soir, en rentrant du travail, j’ai enfin reçu enfin le message contenant le fameux lien de réinitialisation valable 24h. J’ai cliqué dessus, plein d’espoir, avant de découvrir le terrible message en rouge affiché à l’écran. Le lien avait expiré ! J’ai contacté le service client qui m’a demandé de supprimer mon application, de patienter une demi-heure et de tenter une nouvelle connexion. J’ai supprimé l’application, patienté une heure, installé l’application, et j’ai vu s’afficher le message de bienvenue : « Une erreur est survenue. Merci de réessayer ultérieurement. ». J’ai donc à nouveau contacté le service client qui m’a proposé de, devinez quoi, supprimer l’application et de la réinstaller. Après plus de trente minutes d’explications, de mises à jours et de tentatives infructueuses en suivant minutieusement les procédures dictées par mon interlocuteur, le conseiller a fait remonter un ticket d’anomalie (le deuxième depuis le début de cette aventure).
Le bon coté des choses, c’est que grâce à la banque, je faisais des économies. Ma carte était gratuite et je ne pouvais pas réaliser de paiement sans contact ni sur internet, et ça depuis plus d’un mois. Heureusement que certains sites acceptent les virements bancaires et Paypal pour régler les achats.
Et puis un jour enfin, j’ai reçu un message me demandant de me connecter avec mon email et non plus l’identifiant à six chiffres, de demander un nouveau mot de passe et de me reconnecter. Et ça a marché, plus d’un mois après le début de mon enfer. Victoire !
Je ne vous cache pas que si tout cela m’a énervé, c’est parce que je voulais précommander le nouvel album de Lazuli qui sortait le 30 janvier. Malheureusement, sur leur site, les moyens de paiement disponibles étaient Apple Pay, Google Pay et un truc exotique dont je n’avais jamais entendu parler. Bref des systèmes que je ne pouvais pas utiliser avec mon problème de carte bancaire. Rageant !
Mais figurez-vous que le jour où j’ai enfin pu accéder à l’espace client de ma banque, Lazuli venait d’ajouter PayPal comme moyen de paiement sur leur site !
C’est pour moi l’heure du bilan carbone de l’année 2025. Et il n’est pas brillant. J’ai pris l’avion deux fois pour partir en vacances, j’ai beaucoup roulé en voiture et j’ai acheté pas mal de jouets technologiques.
Après, je ne vous cache pas que ce fut une année de merde de janvier à décembre avec assez peu de répit. Ça n’excuse pas tout, mais j’ai clairement eu besoin de compenser.
Les kilomètres sur la route, ce fut pour gérer le plus souvent des urgences familiales, écouter de la musique et pour m’échapper sous la voûte étoilée. L’avion, pour fuir la maison, la grisaille et ses problèmes.
J’ai quand même progressé sur quelques points.
Le tri a sept flux est en place à la maison, ampoules, piles, verre, compost, bio déchets, emballages et déchets restants. Cela fait beaucoup de poubelles et quelques aller retours puisque seuls les emballages et les déchets sont collectées par la municipalité.
Le thermostat de la chaudière reste sur 17 degrés le week-end et le soir, à 15 degrés le reste du temps. Mais étant donné que nous subissons un vrai hiver, je ne suis pas certain que notre consommation de gaz va diminuer pour autant.
Pour l’électricité, tous les équipements non indispensables sont éteints lorsque nous n’en n’avons pas besoin. Il n’y a plus de petite LED rouge allumée sur les appareils et la box internet est débranchée la nuit. Toutes les multi prises sont également munies d’interrupteurs afin de couper ce qui n’a pas besoin d’être allumé. La nuit il ne reste qu’un réveil, le four et la chaudière qui sont en veille.
Au niveau alimentation, la viande a quasiment disparue du réfrigérateur, un peu de poulet et de canard, plus de bœuf ni de porc. Et ça ne me manque pas. Après je n’ai jamais été un viandard. Nous achetons local et bio le plus souvent au marché et nous évitons les produits exotiques sorti du cacao et du café, deux drogues indispensables.
J’achète d’occasion lorsque c’est possible, je revends ce que je n’utilise plus, par contre je commande de plus en plus en ligne car les revendeurs locaux ne proposent que rarement les produits dont j’ai besoin. Les appareils connaissent une seconde vie et je fais des économies.
Au travail j’avais pas mal d’actions à mener pour l’éco responsabilité comme un plan de mobilité. Sauf que la précédente direction ne se sentait pas particulièrement concernée par le sujet et toutes les décision ont été ajournées. Autant dire que je n’ai rien pu faire. Et je ne vous parle pas de tous les déplacements inutiles réalisés pendant l’année. 2026 s’annonce heureusement sous de bien meilleurs auspices.
J’ai bien conscience que mes efforts sont dérisoires face à l’inaction de nos dirigeants mais si nous ne faisons rien, qui le fera ? Trump ?
Meilleurs voeux à tous et à toutes, et merci pour votre fidélité. Je vais vous présenter mon bilan de l’année 2025.
J’ai publié une vidéo de Chroniques en Images toutes les semaines avec plus ou moins de succès. Celle de The Young Gods a été vue plus de sept cent cinquante fois, un beau succès ! Hélas, généralement, les vidéos atteignent péniblement cinquante vues. Pas de quoi pavoiser, d’autant que le nombre d’abonnés stagne toujours sous la barre des trois cents. Certains dirons que c’est lié à mon air constipé et de la platitude de mes chroniques. Je n’irai pas les contredire. Des fois je songe à me faire remplacer par mon épouse qui est très à l’aise devant un prompteur et une caméra. Le monde est vraiment trop injuste.
J’ai publié trois articles de blog par semaine et là encore, la moyenne des visiteurs quotidiens est d’une petite vingtaine si j’exclue les spammers fous et de quelques publications, comme le live report de Mystery, qui ont cartonné. Bon là encore, je plaide coupable. Mes billets partent dans tous les sens, racontant souvent n’importe quoi et n’apportent rien de plus que des sites spécialisés, mais c’est ça mon blog, et je n’ai pas l’intention de changer son contenu.
Une quinzaine de mes photographies présentées sur Flickr ont eu les honneurs de la galerie Explore et ont connu ainsi un beau succès. Sachant que je propose trois photos par semaine cela donne un taux de réussite d’environ dix pour-cent, c’est déjà pas mal. Évidemment, ce n’est jamais la photo dont je suis le plus fier qui sort du lot. Je suis clairement incompris.
J’ai couvert neuf concerts comme photographe, c’est à dire nettement plus que les deux années précédentes. Ceci s’explique par la reprise des soirées Chez Paulette mais pas que. J’ai maintenant mes entrées dans plusieurs salles de la région comme au P8 à Karlsruhe ou bien au Grillen à Colmar et également lors de festivals. J’essaye d’améliorer ma technique, de rendre mes photos plus dynamiques et de remplir moins les cartes SD de clichés inutiles.
J’ai couvert également deux spectacles de la troupe ToïToïToï dont une journée marathon avec six concerts. Je porte maintenant leur teeshirt lors de leurs évènements et je me fais plein de nouvelles amies sur Facebook. Ma femme est jalouse…
J’ai lu dix-neuf romans (un record) et une seule BD, par contre je ne compte plus les séries que j’ai regardé, chez Amazon d’abord puis chez Netflix. Je passe clairement trop de temps devant les écrans, d’ailleurs, la lampe du vidéo projecteur n’a pas survécu à cette addiction.
J’ai passé également de nombreuses nuits sous les étoiles et réalisé une trentaine de photographies du ciel profond avec la lunette de 72 cm principalement. Ma pratique de l’astro photographie se perfectionne comme mon matériel et parfois je suis presque satisfait du résultat, même s’il me reste une belle marge de progression. Évidemment, je suis très tributaire du temps alsacien et je passe mon temps à scruter les modèles météorologiques, regarder les webcams et surveiller l’application Météo-France quand je ne harcèle pas mes collègues prévisionnistes. Je travaille maintenant en imagerie HOO (hydrogène, oxygène, oxygène) qui m’offre une nouvelle palette de couleurs des plus intéressantes. Cela complique tout, mais c’est ça qui est drôle.
J’ai joué avec pas mal de réseaux sociaux, YouTube, Flickr, Facebook, BlueSkye, Mastodond, Instagram et dernièrement RedIt histoire de varier les plaisirs. J’ai rapidement dégagé Instagram et mes followers sur Mastodon ne réagissent plus à mes publications (uniquement des photos). Par contre RedIt m’amène de nouveaux visiteurs donc je porte plus mon effort sur cette plateforme pour l’instant.
Niveau santé, malgré de nombreuses nuits blanches et concerts, je souffre nettement moins de migraines et aucune ne m’a clouée au lit une seule fois cette année. Un vrai miracle ! La prostate poursuit lentement son chemin vers une opération certaine et les reins fonctionnent bon an mal an. En surveillant de très près mon alimentation et en buvant des litres d’eau qui gonflent ma vessie, j’arrive à tromper la mort. Mais pour combien de temps encore ?
La famille, c’est compliqué, mais pour qui cela ne l’ai pas ? Pour les orphelins célibataires sans frères et sœurs ? On fait avec.
Quant au travail, je me rapproche chaque jour de la retraite (bon encore quatre années avant d’en profiter). N’empêche, j’essaye de lever le pied ce qui n’est pas toujours facile.
Question finances, certains se demandent sans doute combien me rapporte toute cette activité médiatique. Zéro euros. Elle me coûte par contre beaucoup d’argent. Hébergement internet, matériel photo, ordinateur, matériel astro, kilomètres en voiture, place de concert, bières, c’est un puits sans fond, mais c’est surtout beaucoup de plaisir. Alors je crois que je vais continuer un peu. Même s’il n’y a pas grand monde à réagir à ma folie.
C’est donc reparti pour un an, désolé pour vous (après vous n’êtes pas obligé de me lire).
Mon père est décédé il y a quelques années et ses biens, à savoir un peu d’épargne, ont été partagés aux ayants droits, mes trois nièces, mon frère et moi, par un notaire, comme il se doit. C’est avec cet argent que je me suis égoïstement offert un télescope.
À juste raison, mon frère aîné soupçonnait que mon père possédait en plus une assurance vie ou quelque chose d’approchant que le notaire n’avait pas déniché. Il s’est lancé dans de longues et fastidieuses démarches sans plus me donner de nouvelles. C’était en 2023.
Et puis cette année, il m’a envoyé un mail et une procuration à remplir pour lui donner pouvoir afin de récupérer les fonds perdus et les redistribuer. Il y avait bien quelque chose. Un nouveau télescope ?
Comme j’ai de bons contacts avec mes nièces, je me suis proposé d’être l’intermédiaire pour faire signer la procuration et récupérer les documents nécessaires auprès d’elles. Rien de bien sorcier.
Mais l’une d’elle a lu les documents plus en profondeur, découvrant que mon frère avait déjà touché le reliquat de l’héritage en totalité depuis plusieurs mois et que la Caisse des Dépôts et Consignations lui demandaient maintenant des comptes concernant les autres héritiers. Oups ! Quelqu’un avait merdé et mon frère s’était bien gardé de nous avertir.
Bon, la somme était inférieure à mille euros, à partager en quatre parts. Pas de quoi s’offrir ne serait-ce qu’un oculaire de lunette astro. Mais tout de même. C’était gonflé de sa part. Il gardait le pécule depuis plusieurs mois sans en avoir averti qui que ce soit, jusqu’à que la Caisse des Dépôts et Consignations ne lui demande des comptes.
Du coup, c’est moi qui lui ai demandé des comptes, les récépissés et la provenance de ces comptes. Puis j’ai récupéré auprès de mes nièces les papiers nécessaires à l’établissement de cette fameuse procuration et je lui ai tout envoyé.
Et puis, plus rien.
Je l’ai contacté pour lui fournir également nos RIBs, afin qu’il nous verse les sommes dues, et là, il m’a répondu qu’il attendrait un récapitulatif de la Caisse des Dépôts et Consignations pour nous virer l’argent.
J’ai patienté sagement deux mois et étant donné que je ne voyais rien venir, j’ai envoyé un message à la Caisse des Dépôts et Consignations.
Pour eux le dossier était clos. Ils avaient reçu les documents, l’argent avait été versé, ce n’était plus de leur ressort.
Fort de cette réponse, j’ai contacté mon frère, lui mettant en copie la réponse de la Caisse des Dépôts et Consignation avec en pièce jointes nos iBan. Le lendemain l’argent était miraculeusement versée et deux jours plus tard, il nous envoyait à tous la même lettre récapitulant les montants versés, les documents qu’il a en sa possession sur notre père, ses recherches généalogiques, l’emplacement du caveau familial et se terminant par cette phrase définitive : « Enfin… il y a de réponses possibles que lorsque les questions sont posées ! » Roulements de tambours.
Ne croyez pas que je l’ai fait pour l’argent, les deux cent treize euros et vingt centimes ne valaient pas toute l’énergie dépensée pour les récupérer. Il s’agissait juste une question de principe.
Des fois je me demande comment un établissement comme La Poste peut survivre à sa propre connerie.
Les lettres non publicitaires mettent plus de quinze jours à traverser une commune, les Colissimo avec une livraison sous 48h n’arrivent jamais dans la boîte aux lettres et les facteurs ne livrent plus le courrier à une adresse sous prétexte que la maison est d’après eux, inhabitée.
J’ai commandé un petit paquet en Allemagne et payé un quart du prix de l’objet pour son transport par DHL.
Le paquet a pris moins de 24h pour voyager de Rodgau en Allemagne à Illkirch en France (258 km). D’Illkirch à Illkirch, cela lui a pris plus de 72h.
C’est vrai que nous habitons une mégapole…
Le jour 1, le paquet est parti d’Allemagne.
Le jour 2, le paquet est arrivé dans ma commune.
Le jour 3, le paquet a été mis dans le camion à 6h54. À 18h18 il semblerait que ma maison était vide puisque le livreur ne s’est pas présenté. Bon il n’a pas sonné non plus et ne s’est pas arrêté avec son véhicule manifestement, puisque j’étais présent dans le salon qui donne sur la rue. A ce qu’il paraît (enfin d’après DHL) j’ai été notifié, de quelle manière ? Ca je l’ignore par contre.
Le jour 4 à 12h35 il n’y avait manifestement toujours personne à la maison puisque ma femme était à l’étage en télétravail et mon fils en train de manger dans la cuisine. À ce qu’il paraît (enfin d’après DHL) j’ai été notifié, de quelle manière ? Ça je l’ignore par contre.
Afin de suivre ma livraison, j’ai reçu un mail de DHL avec un lien. Le site me détaille l’historique des opérations, jour par jour, heure par heure jusqu’à l’arrivée en France où là, il me renvoie sur le portail de La Poste qui reprend la chronologie.
À partir de ce moment, deux récits divergents s’opposent. Celui de DHL où La Poste me notifie, et celui de Colissimo, où La Poste sonne à la maison.
Ne voyant rien arriver à la maison, j’ai alors décidé de programmer sur le site web de la Poste la livraison du paquet dans un point relais. En l’occurrence La Poste du centre ville, le plus proche de chez moi.
J’ai reçu un mail de confirmation dans la minute. Le paquet serait déposé au centre de tri dans une zone artisanale, à l’opposé du centre ville ! J’ai vérifié sur le site web toujours ouvert dans mon navigateur, j’ai bien une confirmation du dépôt au centre ville. Et dans le mail, j’ai l’adresse du centre de tri !
Et maintenant, quelqu’un peut me dire où je vais récupérer mon paquet ?
Un jour comme un autre, Adobe sorti la version 15.0 du logiciel Lightroom, la lampe du vidéo projecteur explosa en plein épisode d’une série TV passionnante et je crevais le pneu avant de mon vélo. Il y a des jours comme ça…
Bon, une lampe de vidéo projecteur ne coûte qu’une centaine d’euros et la réparation d’un pneu ne prend dix minutes. Par contre la version 15.0 de Lightroom elle, risquait de me coûter un mois de salaire.
Oui parce que mon iMac a plus de sept ans de bons et loyaux services et que Apple ne le met plus à jour. Et la dernière version de Lightroom ne fonctionne pas avec mon OS. La guigne !
C’est pourtant une super machine qui fait parfaitement le taf : écran rétina 27 pouces, processeur i7 quadricoeur, 32 Go de RAM et un SSD de 2 To sans parler de sa carte graphique. Ne plus mettre à jour une telle machine, cela s’appelle l’obsolescence programmée et c’est le genre de gâchis qui m’exaspère.
Car je vais devoir inévitablement changer de machine si je veux profiter des évolutions du logiciel Lightroom. Même le soft CleanMyMac me signale que sa nouvelle mouture ne peut pas tourner sur ma machine. Quelle guigne !
J’avais la bénédiction de mon épouse pour claquer plus d’un mois de salaire dans un nouvel ordinateur, mais je ne vous cache pas que je n’avais pas envie de franchir le pas. J’envisageais plutôt de m’offrir une nouvelle caméra pour l’astronomie.
Et puis changer pour quoi ? Un iMac, un MacBook Air, Pro, un Mac Mini ? Le MacBook Pro en 14 pouces me permettait d’être nomade et de développer mes photos sur le terrain comme le font bon nombre de photographes de concert que j’ai croisé. Mais bon 14 pouces c’est petit après avoir travaillé sur un 27 pouces.
L’iMac était la solution la plus raisonnable avec son écran 24 pouces même si question processeur, ce n’est qu’un M4.
Ma config actuelle est clairement hors norme, j’en suis bien conscient : 32 Go de RAM 8 Go de vidéo avec 2 To sachant que j’utilise en plus un SSD externe de 2 To pour la photographie astro (oui ça prend de la place ces images).
Figurez-vous que Apple ne propose aucune configuration aussi musclée en standard. Il faut une machine personnalisée à 750 € le To. Ça calme…
D’après Adobe, Lightroom tournerait de manière optimale avec 16 Go et un processeur M4, ce qui signifie que je pouvais revoir ma copie à la baisse en multipliant les SSD externes pour stocker toutes mes images (mon catalogue Lightroom fait presque un To et je ne conserve que l’indispensable).
Mais bon, le fait est que mon iMac fonctionne très bien et que je n’avais pas envie d’en changer. J’avais décidé d’entrer en résistance, de ne pas changer de machine, d’attendre pour voir combien de mois encore j’allais tenir sans craquer, combien de versions et mises à jour de Lightroom allaient être déployées avant que je ne sois obligé d’acheter une nouvelle machine.
Mais voilà, j’ai fait l’erreur d’installer Lightroom sur mon petit ThinkPad sous Windows 11, j’ai vu la nouvelle version tourner, et comme j’ai une grande force de caractère, j’ai foncé à la boutique Apple. Me voilà donc avec un McBook Pro M5 de 14 pouces de 1 To et 24 Go flambant neuf.