Dans mon iPhone n°42

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Quoi de neuf dans mon iPhone ? D’ordinaire, je ne mets pas les albums que chroniquent les collaborateurs du webzine, n’ayant pas le temps de tout écouter. Cette fois je fais exception, curieux d’entendre ce Sons Of Apollo ainsi que … Continuer la lecture

Humains

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Dernière lecture en date, Humains de Matt Haig, un bouquin qui commence comme le Guide du Routard Galactique, Martien Go Home ou Le Grand N’Importe Quoi et qui s’achève en psychanalyse. L’histoire: un extraterrestre prend l’apparence d’un mathématicien qui vient de démontrer un théorème fondamental des mathématiques. Sa mission, s’il l’accepte, effacer toute trace de cette brillante découverte.

La première partie du roman, assez amusante, est le regard qu’un extraterrestre pourrait poser sur nous les humains. La seconde, plus philosophique, encore que, est un questionnement sur l’amour, la vie etc… L’auteur l’a écrit après avoir traversé une terrible période dans son existence et l’extraterrestre n’est qu’une excuse pour se raconter lui-même.

Il ne s’agit pas d’un chef d’œuvre de la littérature actuelle, ni d’un très bon roman, néanmoins quelques réflexions sur la vie sont intéressantes, et les cent premières pages ne manquent pas d’humour.

Notation polonaise inversée

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Vous connaissez la notation polonaise inversée ? Sans doute pas, il faut être vieux pour ça. Ce système de calcul existait sur les calculatrice HP et une guerre intellectuelle faisait rage, à l’époque, entre les utilisateurs de Texas Instrument et Hewlet Packard pour savoir qui calculait le plus rapidement. Sur les TI, la somme de deux et trois s’écrivait 2 + 3 Enter, sur les HP, 2 Enter 3 Enter +. Vous en déduisez comme moi que sur une HP, taper un calcul était fastidieux. En réalité pas tant que ça, car avec une HP point de parenthèse, à la place une gymnastique complexe pour calculer et à la clef un gain de temps conséquent.

Mais je ne suis pas ici de vous parler de cette bataille de geek rassurez-vous. Je suis là pour vous expliquer comment je note mes albums à Neoprog. Et à bien y réfléchir, je me demande quel sujet sera le plus simple à aborder, la notation polonaise inversée où le système du webzine.

Lors de la création du monde, le seigneur s’aperçut bien vite que son oeuvre était imparfaite. Il inventa alors la note sur vingt pour évaluer les belles choses des bouses. vingt pour l’excellence, zéro pour les artefacts innommables. Le même système de notation que celui de l’école de l’ancien temps, jugé aujourd’hui stigmatisant par les parents d’élèves et transformé en compétences pour cacher le fait que nos enfants sont des débiles.

Après des débuts difficiles avec la notation sur vingt, Neoprog, également y alla de sa réforme, passant d’un système sur vingt points à un autre sur dix. Mais en voulant effectuer cette migration qui consistait à diviser par deux le score, le bon webmaster s’aperçut que quatre-vingt-dix-neuf pour-cent des albums chroniqués dépassaient le dix sur vingt. A part un Yes et un Steve Hogarth, rares étaient les albums qui n’obtenaient pas la moyenne chez nous. Alors arbitrairement, la note fut amputée de sa partie basse, les dix premiers points.

Nouvelle Note = max((Ancienne Note-10),0)

Puis, comme bon nombre de lecteurs (des parents d’élèves en difficultés) trouvaient la note stigmatisante, je décidais d’attribuer des étoiles aux albums. Cette fois ce fut plus simple, une étoile pour deux points, cinq étoiles pour dix sur dix c’est à dire vingt sur vingt, une étoile pour deux sur dix c’est à dire douze sur vingt. Vous me suivez ? Oui je sais, l’équipe de chroniqueurs s’y perd toujours, car en réalité, dans la base de données, la note est encore sur vingt. Certains d’entre nous notent en étoiles, sur dix ou sur vingt, bref l’enfer ! Et quand un rigolo me propose à dix-neuf virgule cinq je suis obligé de lui demander de choisir, dix-neuf ou vingt, je n’ai pas encore programmé le quart d’étoile.

 =   3 étoiles x 2 = 6 points + 10 points = 16/20

C’est simple non ?

Résumons, une étoile vaut deux points (il existe des demies étoiles pour pimenter l’affaire, une demie étoile valant… un point, c’est bien vous suivez). Donc un album deux étoiles vaut quatre points, mais comme la note est sur vingt et non sur dix, il faudrait multiplier celle-ci par deux, alors qu’en réalité il faut lui ajouter dix points ou cinq étoiles invisibles.

Mais comment estimer qu’un album vaut tant ou tant d’étoiles ? Bonne question. La longueur, l’épaisseur du livret, le nombre de musiciens présents, l’âge moyen de ceux-ci, le nombre d’albums qu’ils ont déjà composés ?

Pour ma part, un facteur très important rentre en compte : ai-je affaire à des artistes aguerris avec derrière eux une maison de production puissante, des studios XXL et des équipements de malades, ou bien à un album auto-produit par des amateurs avec de petits moyens. Pour ces deux cas de figure, j’utilise des échelles d’évaluation très différentes. Que Yes sorte un album de bonne facture, cela me semble le minimum syndical avec leurs années d’expérience et les moyens à leur disposition. Qu’un petit groupe français répétant le WE dans un garage produise une galette correcte avec de bonnes idées dedans, et c’est un très bon album.

Outre la notoriété, il y a l’originalité. Un énième cover Pink Floyd risque de se prendre une fessée s’il n’est pas excellent, alors qu’un album novateur aura toute ma sympathie. Comprenez-moi, j’en écoute des tonnes. Je tiens compte de la production bien entendu. Même si tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir les studios de Real World et Steven Wilson derrière la console, un son où se détachent tous les instruments est important pour moi. J’ai eu à écouter de très mauvaises productions signées Asia par exemple, c’est impardonnable !

Outre la technique des musiciens, la voix des chanteurs, l’artwork de l’album, rentre en compte le feeling, facteur éminemment subjectif, qui dépend du chroniqueur, de son humeur du moment, de ce qu’il a mangé à midi, de ce qu’il a écouté avant, s’il n’y a pas eu droit la veille, depuis une semaine, un mois, un an. Ce côté subjectif je l’assume pleinement et il m’est arrivé, après coup, de réévaluer une note, avec le recul, passé la colère ou l’enthousiaste initial. C’est d’ailleurs en partie pour cela que je chronique sur du papier.

Un des facteurs qui peut faire monter la note malgré moi, c’est quand je suis proche de l’artiste (non je ne couche pas avec la chanteuse, même si j’aimerai, ma femme veille au grain). J’essaye de ne pas chroniquer ceux que je connais trop bien dans la vraie vie.

Bref, si vous êtes célèbre, que votre production est moyenne et que je suis mal luné, vous aurez une petite étoile, c’est à dire deux sur dix ou douze sur vingt. Et si vous êtes amateurs, inventifs et que vous chantez bien, vous aurez cinq étoiles, à condition que je sois de bonne humeur.

Au passage, j’espère que ça vous a agacé mes dix-sept sur vingt au lieu des chiffres, c’était fait exprès…

Déboussolé

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Le Pôle Nord en plein désert, une mère qui rêve de survivre à sa fille, une tortue Ninja non violente, une déesse aux rondeurs affolantes, un rois des sables au cent deux épouses, nous voici dans Les Anthropotames du Nihil, le tome trois de Azimut.

Le tome deux sortait en janvier 2014 et c’est tout dernièrement que je lisais la suite de ce voyage coloré et loufoque que l’on doit à Loupano et Andreae. Comme il fallait s’y attendre, après plus de trois années, j’avais tout oublié de l’histoire et elle m’est revenue par bribes au fil de la lecture. Enfin par bribes, c’est beaucoup dire, je me suis rappelé la reine et sa fille, toutes deux en quête d’immortalité, l’artiste amoureux de la princesse, le lapin obsédé et la déesse de sable.

Pour être tout à fait honnête, je me suis plus laissé porter par les graphismes magnifiques que par l’histoire, il me faudra repartir du tome un pour comprendre toutes les subtilités des personnages et leurs objectifs.

Le tome trois part dans tous les sens avec de nombreux récits dans le récit, le Petitghistan qui part en guerre, le conseil, la princesse et son peintre dans le désert, le Mamamouchi des sables aux cent deux épouses, la quête des Anthropotames, le sérail et le chevalier coincé dans les engrenages. Espérons que Lupano et Andreae sauront ne pas trop diluer l’histoire et que Azimut trouvera un jour une fin, je suis parfois un peu fatigué de ces séries interminables qui s’enlisent au fil du temps.

 

Le pullover rouge

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« Tu n’es pas mon père. »

Combien de fois ai-je entendu cette sentence définitive sortir de la bouche de mon petit dernier. Il faut avouer qu’à jouer le mongolito en sa compagnie, insulter les automobilistes garés sur le trottoir et porter en permanence des tee shirts de rock progressif comme un teenager, je dois lui faire un peu honte. Mais la dernière attaque en règle est plus inquiétante.

L’hiver approchant, je ressors les pullovers chauds, comme ce trop grand pull à côtes couleur brique si confortable et sans doute très moche.

« Tu portes un pull d’homosexuel, il n’y a que les homos qui portent des trucs pareil. »

Voila autre chose, en plus de ne pas être son père, je suis maintenant homosexuel. Je n’ai pas l’impression de l’être en réalité (mais qui sait si le coming out n’est pas loin) et je ne m’habille pas comme tonton Joël  et tonton Pierre-Yves (un ami proche et mon frère, tous deux homos). La proximité de ces deux hommes différents l’angoisse peut-être sur sa propre sexualité, qui sait ? Que répondre, que j’aime ce pull moche et confortable ?

J’ai opté pour un autre angle d’attaque, fidèle à ma maturité d’ado pas fini.

« Puisque tu abordes le sujet fils, j’ai quelque chose d’important à te dire. Oui je suis homosexuel, comme maman. Dans notre jeunesse, il n’était pas simple de vivre sa différence au grand jour, alors nous avons décidé de sauver les apparences. Je connaissais maman depuis longtemps, une très bonne amie, et comme moi elle souffrait de sa différence. Alors pour nous normaliser, nous avons décidé de nous marier et de vivre ensemble, histoire de rassurer nos familles et de sauver les apparences dans une société alors très homophobe. »

Imaginez la tête de mon ado. Et moi de poursuivre.

« Nous sommes toujours homosexuels bien entendu. Rien n’a changé. Maman n’est pas ta mère, je ne suis pas ton père. Nous n’aurions jamais pu avoir de rapport sexuel ensemble. Toi et ton frère, vous avez étés adoptés quand vous étiez nourrissons. Mais ça ne change rien, nous vous aimons. Et si je porte un pullover rouge, c’est que j’aime ces couleurs, j’évite le rose ostentatoire et je rencontre mes amants dans des clubs, comme ta mère, nous essayons de rester discrets. »

Le couperet tombe, mon ado est horrifié, son univers cosy s’effondre. Papa et maman sont homo. Il a été adopté comme son frère, ses parents ne s’aiment pas d’amour véritable, et lui, peut-être est-il homosexuel ? Je le regarde se décomposer, je me marre comme une baleine et là soudain, il comprend que je me suis foutu de sa poire. Il me jette un regard glacial mais ne devrait plus m’emmerder cette semaine avec le pull rouge, une bonne chose de faite.

Vous pensez sans doute que je suis complètement immature d’infliger ça à un ado en pleine recherche de repères et vous auriez raison, si je l’avais fait. J’y ai pensé figurez-vous et c’est déjà assez grave. Au lieu de quoi, je vais me faire emmerder jusqu’à ce que je change de pullover, ce qui ne saurait tarder, car le tricot confortable commence à sentir le clochard. Mais il est tellement agréable à porter.

 

Dans mon iPhone n°41

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Quoi de neuf dans mon iPhone cette semaine ? Je viens de recevoir le nouvel album des canadiens de Existence cette semaine ainsi que le CD de Trace D’illusions, un groupe de jazz progressif français très prometteur. Je travaille sur … Continuer la lecture

Le bureau des légendes

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Si vous ne l’aviez pas encore compris, je ne regarde presque jamais la télé. Avec leur journal qui s’achève vers 20h45, le film où la série qui débute vers 21h00, vous n’êtes pas couché avant 23h00 dans le meilleurs des cas. Je pointe à 7h00 au travail, ce qui implique un lever vers 6h00, sachant qu’il me faut une bonne heure pour m’endormir souvent, six heures de sommeil ce n’est juste pas assez. Et puis sincèrement, lorsque l’on voit ce qui passe sur le petit écran, est-ce bien la peine de veiller si tard.

Mon épouse a depuis longtemps trouvé la solution, les DVDs et Blu-Ray. Vous glissez la galette dans le lecteur et vous regardez quand vous voulez. Evidemment, tout cela à un prix, et avant de voir une série en support physique, il faut parfois patienter un bon moment. Et alors ? Est-ce réellement urgent de visionner immédiatement le dernier épisode de la saison 7 de Games Of Thrones ? Pas vraiment, du moins pas pour nous. En musique j’ai souvent deux mois d’avance sur les sorties, pour les films et séries je peux avoir un peu de retard non ?

Mais comme nous avons des oursins dans les poches, enfin pour certaines choses, ma femme écume les médiathèques de la communauté urbaine de Strasbourg – le machin porte un nouveau nom maintenant mais je l’ai oublié – et ramène des films, séries, disques et livres à la maison. Un, c’est pas cher, deux, ça n’encombre pas la maison, trois on peut essayer même les pires daubes sans avoir trop de regret. Au pire nous aurons perdu trois quart d’heure de notre vie.

Vous vous demandez sans doute pourquoi je n’écume pas les médiathèque moi même, tout simplement parce que je suis un gros feignant. Donc je regarde ce que mon épouse apporte, mais mon épouse m’aime encore (enfin j’ose le croire), et me gâte avec des séries de SF régulièrement. Parfois, elle ose l’irréparable, essayer un truc normal, genre polar, thriller, trash. C’est ainsi qu’elle est revenue avec la première saison du Bureau des Légendes, une série Canal+ qui date de 2015.

Un agent de la DGSE revient en France après six années passé comme recruteur infiltré en Syrie. Mathieu Kassovitz tient le rôle de ce clandestin, Malotru, qui retrouve la France après une seconde vie dans les bras de la belle syrienne Nadia El Mansour.

La saison une présente l’arrivée de Malotru en France, le recrutement d’une jeune femme pressentie pour aller en Iran et une crise avec un clandestin en Algérie. D’épisode en épisode, la situation dérape, échappant au contrôle de Jean-Pierre Darroussin, patron du Bureau des Légendes, et l’on découvre peu a peu, le jeu étrange de ce Malotru qui se bat sur tous les fronts. Si mon épouse, en pleines révisions pour un concours (non pas le Miss France 2017), a décroché après le premier épisode, je suis resté au taquet toute la saison, allumant le vidéo projecteur à 20h00 afin de pouvoir regarder jusqu’à trois épisodes dans la même soirée. Il me reste deux saisons à regarder, j’attend juste que ma femme aille les chercher à la médiathèque. Oui je sais, je suis un boulet assisté. Chérie, elle vient cette bière !?

Le Bureau des Légendes date de 2015, du moins la saison une, mais si vous ne l’avez pas vu, que vous aimez les thrillers, l’espionnage et les excellentes séries de CANAL+, n’hésitez pas.

Je me suis lâché

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Quand je passe trop de temps sans rien commander, il arrive toujours un moment où je craque. Et quand je craque, je ne fais pas les choses à moitié. Ce matin un mail innocent de Burning Shed m’a fait saliver. … Continuer la lecture

Olympus Mons

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– J’ai déjà dû m’allonger sur ce divan de nombreuses fois pour vous raconter cette obsession docteur.
– Mmmm, continuez.
– A Noël, mon fils…
– Votre fils vous dites ?
– Oui mon fils à Noël donc…
– Un problème œdipien à régler je suppose ?
– Mais non, c’est mon fils c’est tout. Donc à Noël…
– Vous n’aimez pas les fêtes de Noël, un rejet de la famille.
– Non pas du tout, c’est juste qu’à Noël mon fils…
– Je comprends mieux, deux facteurs rentrent dans votre névrose, votre fils œdipien et les fêtes de fin d’années, nous y voila, continuez.
– Oui bon, donc à Noël, mon fils m’a offert…
– Vous refusez les cadeaux, intéressant, poursuivez.
– Non j’adore les cadeaux justement.
– Et celui-là vous a déçu ?
– Mais laissez moi finir enfin !
– Il y a de la violence en vous, libérez-là, c’est bien.
– Donc à Noël, mon fils m’a offert une BD.
– Vous restez toujours sur les mêmes thématiques, Noël, fils, intéressant ce nouvel élément, la BD, approfondissez.
– Justement, à Noël mon fils m’a offert une BD parlant de Mars.
– Mmmm, continuez.
– Non mais vous ne comprenez pas, la BD, parlait de Mars.
– Oui, poursuivez.
– Non mais Mars, c’est un thème qui m’obsède depuis des années, en fait, depuis que j’ai lu Chroniques Martiennes de Ray Bradbury, je devais être en cinquième, et depuis, je lis, je regarde, je dévore tout ce qui touche à Mars. Alors comprenez, que mon fils m’offre pour Noël une BD parlant de Mars, c’est juste terrifiant pour moi, la névrose se propage, ou peut-être le fait-il exprès d’alimenter mon vice, à moins qu’il veuille juste me faire plaisir, je ne sais plus quoi penser.
– Hmmm, hmmm, c’était quoi le nom de cette BD ?
– Heu quel rapport ?
– C’est important, répondez.
– Olympus Mons, le tome un, comme le volcan de 23 km de haut avec une caldeira de plus de 30 km de rayon, imaginez un peu, un volcan fabuleux, trois fois le toit du monde, dominant Amazonis Planita à l’ouest et les monts Tharsis au sud-est.
– Oui je vois, et quels sont les auteurs ?
– Heu, enfin, Bec et Raffaele pourquoi ?
– Non comme ça, et c’est bien ?
– Oui et non en fait.
– Développez.
– Ben j’en suis au tome deux…
– Bien bien, il y a déjà un tome deux, donc vous avez continué la lecture après le premier cadeau ?
– Heu oui, obsession oblige, et donc ça parle plus de civilisation extraterrestre, de vaisseaux et de Mars, même si une partie seulement du récit se passe sur Mars.
– Des vaisseaux, des extraterrestres et Mars, continuez.
– Le graphisme n’est pas extraordinaire, mais l’intrigue est prenante avec les différents blocs politiques qui s’affrontent, le médium qui voit l’intérieur d’un vaisseau qui gît au fond de l’océan et qui pressant un grand danger pour l’humanité.
– Mmmm intéressant tout ça.
– Oui mais bon, vous comprenez docteur, c’est encore une de ces fichues BDs qui parle de Mars, alors je me demande s’il est vraiment sain que je lise ce genre d’ouvrage, si je ne me ruine pas la santé mentale avec ces échappatoires à la vie réelle et si mon fils n’alimente pas sciemment mon obsession dans un but de vengeance et de…
– Oui bien entendu, nous en reparlerons à la prochaine séance si vous voulez bien. Vous connaissez une boutique de BD près de mon cabinet ?
– Une boutique de BD ? Heu oui, il y a Bildergarte, rue des Serruriers.
– Merci, je vous laisse, j’ai une course urgente à faire, désolé.
– Au revoir docteur.
– Oui c’est ça, au revoir, Olympus Mons vous avez dit, c’est bien ça ?
– Oui docteur…
– Merci !