Du métal et du blues

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La veille de partir en vacances, deux disques arrivèrent à la maison,  Redemption de Joe Bonamassa et Dhyana de MaYan. 

Il ne s’agissait pas forcément de la musique que j’écoute ordinairement, mais depuis quelque temps déjà, mes oreilles réclament de nouvelles émotions sensations.

Pour MaYan l’explication est simple, l’arrivée de Marcela Bovio dans le groupe, m’a donné envie de découvrir leur dernier album.

Pour Joe Bonamassa, l’histoire trouve son origine de mon inculture blues et dans le talent évident de l’artiste. J’avais écouté plusieurs titres de cet américain avec plaisir et Redemption me donnait l’occasion de mieux connaître ce guitariste et de m’initier un peu plus au blues.

Alors, dans mes bagages, coincé entre un Eschach et un Paul Auster, je glissais les deux albums. 

Car les vacances, outre le dépaysement, le tourisme, la bonne bière, c’est aussi l’occasion de se poser pour lire et écouter de la musique, rien que pour le plaisir. 

Entre un village nuraghique, une calanque azur, un expresso, un gelatto, un récit d’alchimiste et la vie d’un chien, résonnait entre mes oreilles du rhythm and blues et du dark metal mélodique. En évitant les trous de la chaussée, en nageant dans la Méditerranée, en écoutant le guide expliquer dans un anglais chantant la naissance d’une civilisation de l’âge de bronze, je songeais à la guitare de Joe et à la voix de Marcela.

Le vent de nord-est déchainant la mer, la vague explosant sur les rochers, le soleil brulant les yeux, le sel collant à la peau, la pastèque fondante dans ma bouche, la bière Ichunosa rafraîchissant le gosier, les biscuits Mulino Bianco pour patienter jusqu’au retour, les moutons sur la route, le tombeau des géants dans la campagne, le dolmen dans la montagne, le nuraghé se dressant au milieu des chênes lièges, le soleil rougeoyant à l’horizon, la lune se reflétant sur les vagues, le parfum du maquis… du métal et du blues pour tous les sens.

Dans mon iPhone n°38

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La folie automnale bat son plein. Les promos s’accumulent dans la boite aux lettres, prog, AOR, metal mélodique, post-rock, rétro-prog, black metal, psychédélique, il y en a pour tous les goûts. La récolte commence également à porter ses fruits et … Continue reading

Erreur d’aiguillage ?

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La boite aux lettres est une pochette surprise et une boite de pandore. Ce matin, une enveloppe brune trônait dans le cube de tôle vert devant mon portillon. Origine, la Grèce. Je me creuse le ciboulot pour me souvenir quel album j’ai pu commander là bas, mais je ne vois rien. J’ouvre donc la pochette et tombe sur non pas un CD mais trois. Deux EPs et un LP de groupes grecs qui me sont totalement inconnus : Warship, Terra Incognita et Project Renegate.

D’où viennent ces disques ? Sans doute d’un promoteur grec avec lequel j’ai du être contact il y a quelques temps (pardon si j’ai oublié, je n’ai pas la mémoire des noms). Je vous rassure, ce genre d’arrivage surprise est assez exceptionnel, surtout en format physique, car en mp3, nous recevons tout et n’importe quoi.

Maintenant, reste à savoir ce que nous allons faire avec tout cela. Warship, son destin est déjà scellé, il n’ira même pas jusque l’écoute complète j’en ai bien peur. On dirait du punk façon heavy métal. Ouille ça pique ! Pour Terra Incognita, même si on parle de heavy metal, une écoute s’impose je pense, on verra cela à la maison ce soir. Enfin, pour le petit dernier [pr:oj.ect] Renegate, il est évident que l’on va en faire quelque chose car ce metal alternatif à chanteuse sonne vraiment bien, je vous invite à y jeter une oreille attentive, d’autant que c’est un EP trois titres téléchargeable librement sur Bandcamp.

Vous pourriez vous demander pourquoi les promoteurs envoient du heavy metal à des webzines de rock progressif. Deux raisons à cela :

  1. De temps en temps, il nous arrive de déraper fortement de la ligne éditoriale, quand un album nous tape dans l’oeil. Cela fait du bien de changer d’horizon de parfois.
  2. Seconde raison, la principale, les promoteurs sont rétribués pour expédier aux médias un certain nombre d’exemplaires d’albums, on ne leur demande pas forcément de cibler finement l’objectif. Alors si vous chroniquez une fois du métal, vous risquez de recevoir quelques wagons de death, heavy, trash, sluge, doom, stoner, drone, symphonique, pagan, math, mélodique… metal.

Mauvais aiguillage ou pas, distribution large bande, promotion de la scène grecque, toujours est-il que le promoteur a réussi son opération séduction avec au moins un album sur les trois, c’est déjà un bon score lorsque l’on sait que plus d’un album sur dix ne passe même pas l’étape de l’écoute complète chez nous.