Sevrage

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Ma période de sevrage vient de débuter. A suivre trop de groupes, à accepter trop d’invitations, le fil de mes actualités était devenu une cacophonie de publications nauséabondes, de photos de familles et de non information.

J’utilise Facebook, Twitter, Google pour me tenir informé de l’actualité musicale, pour faire connaître le webzine et garder le contact avec quelques amis proches.

Le problème est de maîtriser ce flux de données, de le filtrer pour ne conserver que l’essentiel. Les demandes d’amis sont nombreuses et comment les refuser quand il s’agit d’artistes ou de passionnés de rock progressif ? Mais quand vous acceptez une invitation, vous vous retrouvez abonné par défaut aux publications, et soudain, votre page d’accueil se retrouve inondée de photos de vacances sans grand intérêt pour moi, de billets d’humeur parfois insupportables et d’invitations à des pages, événements, jeux ou groupes dont je n’ai rien à faire.

Sur Facebook, j’ai archivé les groupes Néoprog et Prog pour ne plus avoir à modérer leurs contenus puis j’ai créé une page pour le webzine où je ne publie que l’essentiel. J’ai même commencé à cesser le partage des publications dans des groupes relatifs au rock progressif. Après tout, si les gens veulent nous lire, ils n’ont qu’à aller sur le site. Je suis conscient que cela va entraîner une baisse de la fréquentation, et alors ? Ce n’est pas comme si le webzine rapportait de l’argent.

Ensuite, je suis en train de me désabonner des publications de beaucoup mes ‘amis’, ne le prenez pas mal, j’essaye juste d’optimiser les informations que je veux consulter. De même, je vais aimer moins de groupes de musique car je suis noyé sous leur non information quotidiennement. Cela ne signifie pas que je n’aime pas leur musique, cela signifie que leurs publications, trop nombreuses, polluent un peu ce que cherche à savoir.

Votre amitié Facebook est bienvenue évidemment mais elle ne vous apportera pas grand chose, quand je parle de musique, c’est sur la page Neoprog et surtout dans le webzine. Ma vie non musicale (si si j’en ai une) s’exprime un peu via ce blog mais très peu sur Facebook. Mais s’il vous plais, ne m’inscrivez pas dans un groupe, ne m’invitez pas à des jeux, évitez de me citer à tout bout de champ pour attirer mon attention sur tel ou tel événement, c’est franchement usant à la longue.

Pour Twitter, c’est beaucoup plus simple, je me désabonne des profils polluants qui sont assez rares au final. Et sur Google+, c’est encore plus facile, je suis très peu de profils et quasiment aucune communauté,  me contentant d’actualités scientifiques, photographiques et geek. De toute façon, il n’y presque personne sur Google+.

Ma vie numérique, très intense jusque là, va se calmer un peu je l’espère. De plusieurs centaines de mails, notifications, invitations, commentaires quotidiens, je compte bien descendre à une cinquantaine, voire moins. L’été arrive, alors autant être dehors devant les tomates et les courgettes que face à son écran LCD.

Infidèle

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Je suis volage de nature. Mais avouez que dans notre société, les tentations sont grandes. D’un autre côté, je suis feignant et déteste les complications. Mais face à toutes les opportunités qui nous sont offertes, comment résister ? Alors oui, je … Continuer la lecture

La dernière séance

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Dernière séance de photographie de rue, sans appareil photo hier soir. Séance portable et Lightroom pour décider des photographies que nous exposerons en septembre. Difficile de faire un choix, d’autant qu’il faudra une certaine cohérence entre les travaux des dix … Continuer la lecture

Vinyle ou CD ?

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Je n’étais pas aller trainer au centre ville de Strasbourg depuis fort longtemps, sans cesse occupé chaque weekends par des activités variées et avariées. Quand je vais en ville, ce n’est pas pour trouver des fringues, un short, un jean, les bouts … Continuer la lecture

Merde, le con…

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Bon, nous le savions populiste, xénophobe, pas très cultivé, irrespectueux, mais con à ce point ?

Ceci dit, pour une fois que ce peroxydé de président américain ne fait pas marche arrière sur une de ses promesses électorales, il fait fort. Trump vient de se retirer de l’accord sur le climat ratifié en 2015 à Paris.

Cet accord, qui n’allait assurément pas très loin face à la menace qui pèse sur l’humanité, était un premier pas pour une prise de conscience mondiale de la catastrophe en devenir, une reconnaissance du problème. Après avoir relancé l’utilisation des énergies fossiles sur la moitié nord du continent américain, la construction d’un oléoduc géant il déclare tout content de lui :

Afin de remplir mon devoir solennel de protection de l’Amérique et de ses citoyens, les Etats-Unis se retireront de l’accord de Paris sur le climat

Super, effectivement, il va clairement protéger les Etats-Unis… Je me demande toujours comment un tel abruti a pu devenir président. Comment espérer survivre avec une vision à si court terme ? A près tout, il s’en fou, il sera mort avant.

La réponse, de notre nouveau président ne s’est pas fait attendre :

Make our planet great again

Une jolie réponse. Un long bras de fer avec le nouveau continent ne fait que commencer.

Juste pour rire, je vous invite à regarder ce graphique ci dessus. Il s’agit de l’écart de température moyenne annuelle à la normale sur la France depuis 1899. Ne voyez-vous pas une petite tendance qui se dégage depuis un quart de siècle ? Pour la famille Trump, je précise, un rouge c’est chaud…

Et ceci est une carte à l’horizon 2071-2100 d’écart à la température dans un scénario où l’on ne ferait rien pour calmer le réchauffement climatique. Elle est issue du portail Drias que je vous invite à consulter histoire de vous faire votre propre opinion.

C’est anecdotique mais, 2015 était l’année la plus chaude jamais observée depuis le début des mesures, 2016 a été encore plus chaude. En mai, en Alsace, nous avons explosé le record mensuel et nous crevons de chaud, par chance aujourd’hui il y a de l’orage. Juste 24.1°C dans le salon, la fraîcheur. Alors imaginez, 4°C de plus en moyenne, toute l’année, vous rendez-vous compte ? J’ai rencontré des gens de Greenpeace en ville cette après-midi :

– Vous n’êtes pas écologiste monsieur, vous ne voulez pas adhérer à Greenpeace ?
– Débarrassez-nous de Trump d’abord, ensuite on discutera.
– Nous sommes pacifistes et apolitiques.
– C’est bien ça le problème, au revoir.

Quoi de neuf docteur ?

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Après avoir semé des euros un peu partout sur la planète, l’heure est à la récolte. Les arrivages remplissent la boite aux lettres ces derniers jours et le temps me manque pour tout écouter. Pour Anubis, je l’ai déjà écouté … Continuer la lecture

Happy birthday !

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C’est allongé dans mon lit avec 39 de fièvre que je fête mon 31 mai. Point de rechute rassurez-vous mais un mal de gorge épouvantable doublé d’une violente poussé de température. Sans doute la suite d’un weekend très chargé pour mon âge vénérable… Bon ça pourrait être pire, je pourrais également me planter à vélo vers 17h30 et me retrouver aux urgences avec un pronostic incertain.

Aujourd’hui aucune chance que je monte sur un vélo, un parce que j’ai renoncé à ce moyen de transport, deux parce que je ne tiens pas sur mes guiboles. Alors même si j’ai encore des séquelles de l’accident, joyeux 31 mai ! je suis vivant avec deux reins. Dingue comme une simple pirouette à vélo pour changer votre vision du monde.

Une nouvelle expérience

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Voila bien des années que je vais aux concerts, en fait depuis 1983. J’ai, à plusieurs reprises, vu certains artistes et groupes, comme Peter Gabriel, Marillion, Fish, Transatlantic, RPWL, Pendragon, Elora, Weend’ô et j’en passe. Par contre, je n’avais jamais assisté à deux concerts d’un même groupe au cours de la même tournée, encore moins deux concerts consécutifs. J’ai réparé cette lacune ce weekend avec la fin de la tournée Torn Apart de Franck Carducci. Le groupe jouait vendredi à Pagney derrière Barine le vendredi et à Barr le samedi, donc dans mon secteur.

L’expérience, au delà du plaisir d’écouter deux fois un groupe que j’apprécie beaucoup, est édifiante, car on découvre des artistes présentant la même set list ou presque dans deux environnements différents, avec un public également différent.

Je ne suis pas ici pour vous livrer un live report, il viendra en son temps, mais pour souligner les ambiances assez dissemblables de ces deux lives. D’un côté le groupe Chez Paulette, dans une salle pouvant contenir 300 personnes, avec une sono pro, des éclairages en pagaille et une belle audience, de l’autre, le Garage 67, un ancien garage automobile reconverti, une salle à la sonorisation sommaire, avec peu d’éclairages, de retours et une capacité de 50 personnes.

Au Garage, il s’agissait de la fin de tournée, un concert privé, un public invité, connaissant le groupe, bref un public acquis à leur cause. Dans une étuve sans ventilateurs, les fans étaient au taquet avant même le début du concert et le groupe nettement plus détendu. Chez Paulette, même si le lieu est convivial, l’ambiance était nettement plus professionnelle et les musiciens plus rigoureux (il faisait également moins chaud). Le public n’était pas non plus forcément acquis à leur musique, le groupe devait se ‘vendre’ un peu plus.

Mais ce qui ressort le plus, c’est que le show, que je croyais très préparé, laisse en réalité beaucoup de place à la créativité des musiciens. Avec quelques jalons, le duo de guitares, le thérémine, l’Alice aguicheuse, les artistes occupent la scène et font le spectacle avec beaucoup d’improvisation réussie comme les trois choristes qui s’invitent sur scène le dernier soir. Voila la leçon que j’ai retenue de ces deux dates, outre la différence de salle, de scène et de public, c’est l’adaptation fabuleuse du groupe à leur l’environnement qui change chaque soir.

Pour ma part, ce furent deux soirées très différentes, une consacrée à la photo, l’autre à la musique, et même s’il faisait très chaud, que le groupe était plus brouillon sur quelques passages, c’est le deuxième soir que j’ai le plus aimé le concert.

Rome c’est grand

Je n’avais pas vraiment réalisé que Rome était une grande ville, une très grande ville, la capitale de l’Italie en fait. Je n’avais pas intégré, que visiter Rome, ce serait un peu comme visiter Paris, user des transports en commun, faire la queue, être sollicité en permanence par des vendeurs, guides, rabatteurs de restaurants.

Malgré la foule, les cars de touristes, les files d’attentes, nous nous en sommes plutôt bien sorti. Je vous propose quelques tips pour ne pas galérer.

  1. Acheter le Roma Pass
    • Le Roma Pass, comme son nom l’indique, est un pass 72 heures pour visiter Rome. Il donne droit à la visite gratuite de deux musées et les transports en communs de la capitale pour 72 heures (tram, métro, bus). Il donne droit également à 50% de réduction sur de nombreux musées et vous permet d’entrer sans faire la queue sur plusieurs sites.
  2. Se lever tôt
    • Pour éviter l’affluence et la chaleur, levez-vous tôt et soyez sur les sites à l’ouverture, car pour le Colisée par exemple, cela devient très vite l’enfer.
  3. Arriver juste avant la fermeture
    • Magnifique contradiction avec le point 3 et pourtant… Pour le musée du Vatican ou la cathédrale St Pierre de Rome, je vous conseille d’arriver juste avant la fermeture des guichets ou des contrôles, il n’y plus que queue (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y plus personne à l’intérieur, visiter la chapelle Sixtine est un enfer).
  4. Munissez-vous d’un plan des bus avant de partir
    • A Rome, point de plan de bus ou d’horaires de tram, avant de partir munissez vous d’un plan car le centre ville n’est pas desservi par le métro et tram.
  5. Le lundi c’est fermé
    • Ben oui, comme en France, la plus grande part des musées sont fermés le lundi, du coup tout le monde se reporte sur le Vatican ou le Colisée, mauvais jour pour visiter ces lieux.
  6. La Via Apia en deux fois
    • La célèbre voie romaine est fermée à la circulation le dimanche, c’est cool, du coup, elle est bondée de cyclistes, piétons et quelques voitures y circulent quand même. C’est un peu la promenade dominicale des romains (ils sont fous c’est romains). Du coup, une seconde visite, le lendemain s’impose, mais cette fois-ci prenez le bus 118 qui vous dépose après les catacombes, là où commence la voie romaine proprement dite, en pleine nature. Le lundi, vu que les sites archéologiques sont fermés le long de la voie romaine, il n’y a presque personne et c’est magique.
  7. De l’eau partout
    • Ne vous encombrez pas inutilement de bouteilles d’eau, des fontaines potables existent à chaque coin de rue ou presque et certains modèles distribuent même de l’eau gazeuse, si si.
  8. En parlant d’eau
    • Si vous voulez photographier les magnifiques places et fontaines de la citée romaine, il faudra vous lever très tôt ou vous coucher très tard, car en journée, une foule dense occupe l’espace et à part prendre des murs de visages, vous ne photographierez pas grand chose.
  9. Et la photo justement
    • Vous le savez certainement, les plus belles images se font aux lumières rasantes, à l’aube ou au crépuscule. Voila un paramètre que je n’avais pas intégré dans mon voyage, la terrible luminosité du soleil italien. J’ai eu beaucoup de mal à exploiter les photographies de notre voyage, étant peu habitué des fortes insolations. Donc si vous voulez faire de belles images, cherchez les belles lumières, en plus c’est l’heure où les hordes de touristes se font plus rares.
  10. Ne pas se fier aux entrées
    • Nous avions opté pour une location avec cuisine afin de se poser et de manger au calme. Du coup, il fallait faire des courses et dans notre quartier, point de supermarché. Par contre il y avait pléthore de petite supérettes, une porte sur la rue avec trois fruits et deux bouteilles. Ne vous y fiez pas, ce n’est pas parce que la porte est petite, qu’à l’intérieur il n’y a rien. Ces « petites » épiceries sont en fait souvent de vastes labyrinthes où l’on trouve de tout, fruits, pain, viandes, pizza fraîches, pâtes etc, bref tout ce qu’il faut pour se nourrir.
  11. Enfin, munissez-vous de chaussures confortables

Good Morning, Midnight

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Panne de lecture, j’ai deux bouquins en attente mais je n’arrive pas à me concentrer sur du matériel un peu cérébral, ça arrive. Du coup je suis passé chez mon libraire, j’ai fouillé un petit moment dans la pile SF sans vraiment trouver mon bonheur et ai pris, un peu par hasard et par dépit, un bouquin d’une auteure inconnue, Lily Brooks-Dalton, Good Morning, Goodbye.

Encore un de ces romans désespérés avec deux récits parallèles qui se rejoignent. Un vieil homme et une gamine survivent seuls, non loin du pôle nord. Dans l’espace, un équipage revient de Jupiter. Le reste du monde semble avoir cessé de respirer, du moins il ne répond plus. Les ondes radios sont devenues muettes, la Terre semble s’être vidée de toute vie.

Après quelques premières pages difficiles liées à une traduction à bas coup, le livre de Lily vous embarque dans le vaisseau spatial où les tensions deviennent explosives et dans cet observatoire déserté où un vieux scientifique découvre à l’automne de sa vie ses erreurs passées. Un roman profondément humain, sur fond de cataclysme, qui se lit à toute vitesse et dont il est difficile de sortir. J’y retrouve l’ambiance de Phare 23 ou de Silo de Hug Howey, un livre lent, sans action, tourné vers les personnages, plongé dans un monde sans avenir.