
Avec deux amis de l’adolescence, nous avons pris l’habitude de nous réunir une fois par an en Bretagne. En 2025 nous étions au bord de la Rance et cette année près du Golfe du Morbihan. Deux jours de vacances pour deux jours de voyage, enfin pour moi.
Le Golfe du Morbihan est un haut lieu du mégalithisme européen. Les alignements de Carnac, le Cairn de Gavrinis, la Table des Marchands, le tumulus Saint-Michel, des sites d’une richesse archéologique inouïe sur un tout petit territoire. C’est une région où j’ai séjourné déjà à deux reprises avant nos retrouvailles et pourtant j’éprouve toujours autant de plaisir à revoir ces monuments.

Deux jours c’est peu pour tout voir, alors nous y avons été au pas de charge, ajoutant au programme des cimetières marins, le village de Saint Cado, Etel, la presqu’île de Quiberon, Auray et bien d’autres merveilles.
Un voyage éco responsable malgré les kilomètres parcourus puisque j’ai pris le train, roulé en voiture électrique, marché à pied et mangé local, du beure, des galettes et du cidre. Par contre, bonjour le cholestérol !
Lorsque nous ne visitions pas la région, nous parlions de nos vies, des dernières découvertes archéologiques, de livres, de musiques, de nos passions. Pas de nostalgie malgré plus de quarante-cinq années d’amitié, beaucoup de souvenirs et encore plein de projets pour les années à venir.

L’année précédente, j’avais immortalisé notre séjour avec quelques photographies que mes deux compères avaient bien aimé, alors cette année, ils ont passé commande pendant nos promenades. Un bateau, une maison, un menhir, un oiseau, un portrait de groupe, la mer déchaînée et plein d’autres paysages. Par contre, pour photographier les gravures à l’intérieur des allées couvertes, mon Nikon été battu à plat de couture par l’iPhone d’un de mes amis. C’est incroyable ce que réussissent à faire ces nouveaux smartphones aujourd’hui.
Le soleil a brillé toutes les trente minutes sur la Bretagne. Entre ces magnifiques éclaircies nous avons eu droit à un grain en bord de mer, des averses, du crachin, de la pluie et du vent soufflant à plus de soixante kilomètres heures.

Cela ne nous a pas empêché de prendre le bateau pour Gavrinis, de marcher autour des alignements de Carnac, de visiter les monuments du site de Locmariaquer, le dolmen de Kerlutu, un cercle de pierre et bien d’autres cailloux.
Mais force est de constater que nous n’avons plus vingt ans. Après deux journées d’aventures et trois nuits à discuter, je suis revenu sur les rotules à la maison. La reprise du travail a été difficile…
Qu’importe, l’année prochaine nous explorerons le nord Finistère, les abers et l‘île de Carn, si nous vivons jusque-là.


















