Aimez-moi !

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Depuis tout petit j’ai un vrai problème. Peut-être plusieurs en fait. J’ai besoin d’amour, ou plutôt de reconnaissance.

Lorsque j’étais gamin, il fallait toujours que j’inflige aux invités mes gribouillages et les jeux que j’inventais. Il faut dire que mes parents ne s’intéressaient pas beaucoup à moi, peut-être parce que j’étais le petit dernier.

Le problème, c’est qu’en grandissant, la chose ne s’est pas vraiment améliorée, bien au contraire, elle a empiré.

J’ai toujours eu besoin de créer et d’avoir un retour. Textes, photos, critiques, nouveaiu jouet, tout est bon à publier. Par chance, les réseaux sociaux me permettent d’exposer mes horreurs sur des murs, histoire de recevoir quelques louanges.

J’ai été un des pionniers de l’Internet français avec un site web 1.0, ancêtre du blog. J’y publiais déjà des photos, des critiques d’albums, un peu comme aujourd’hui mais avec moins de frénésie.

Depuis que je dispose des médias d’internet, j’éprouve moins le besoin de harceler des amis de la famille avec mes oeuvres. Internet m’a offert une scène et un public. Sans doute pas celui que j’espérais, mais un public tout de même.

Les gens réagissent à mes créations, photos, chroniques, humeurs, critiques, live report, un petit public qui me suffit souvent et me renvoie de rares commentaires ou compliments.

En parlant de ça, je suis vraiment mal à l’aise avec les compliments, sans doute est-ce le syndrome de l’imposteur. Donc lorsque quelqu’un salue mon travail, comme des photos, je trouve cela totalement injustifié et lorsque personne n’aime ce que je fais, je me sens frustré et incompris.

La photo que je trouve géniale fait un bide et le portrait de chaton cartonne. Du coup je râle et je me plains, je suis un artiste incompris.

Le modèle économique comme le public des réseaux sociaux rend cela un peu inévitable. Cela n’en reste pas moins frustrant. Alors quand une pointure salue mon travail, je suis mal à l’aise et très fier à la fois. J’ai toujours l’impression d’être aimé pour de mauvaises raisons.

Tout dernièrement un couple d’amis de longue date, a retrouvé ma trace grâce à un article publié sur le blog. Nous avons repris contact après des décennies de silence et j’ai trouvé deux nouvelles victimes à inonder avec mes bêtises. Ils parcourent le blog pendant leurs vacances et commentent par SMS les billets qu’ils ont aimé. En plus d’avoir retrouvé des amis, j’ai maintenant deux nouveaux lecteurs, soit une augmentation de dix pour-cent de mon audimat quotidien.

Fort de cette expérience édifiante, je pense sérieusement à ressortir mes vieilles photos de classes maternelles et primaires pour identifier et recontacter plein de nouveaux followers potentiels.

Followers

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Il y a une question que l’on me pose régulièrement, lorsque je demande une accréditation photo pour une concert, c’est quel sont les médias que j’utilise et combien ai-je de followers.

La réponse est beaucoup pour la première question et pas beaucoup pour la seconde. J’ai donc pris l’habitude de totaliser les abonnés de tous mes réseaux sociaux pour donner l’illusion que je suis suivi par quelques personnes et je ne cite que les médias qui possèdent le plus grand auditoire.

Je suis sur Facebook, Bluesky, Mastodond, RedIt, Flickr et Youtube en plus d’avoir un blog. J’ai trois comptes Flickr, deux pages Facebook, deux chaînes Youtube et je totalise moins de 1500 followers. C’est un peu désespérant.

C’est avec la photographie que je rencontre le plus de succès (tout relatif), quelques clichés atteignent les 7000 vues mais ce ne sont généralement pas ceux que j’aimerai mettre en avant. La chaine Youtube Chroniques en Images fait un bide depuis ses débuts avec un peu plus de 300 abonnés et des vidéos qui atteignent péniblement les 40 vues.

Clairement, je suis un influenceur raté, déjà parce que je ne cherche pas à placer des produits, que je ne fait pas de pub et que surtout, je n’ai pas de public. Le blog est tellement parasité par des tentatives de piratage que je suis incapable aujourd’hui de déterminer le nombre de visiteurs réguliers. Disons que lorsque les attaques se calment, j’ai une vingtaine de visites par jour.

Alors à quoi bon tout cela ? Faut-il que j’optimise mes réseaux ou faut-il que je me résigne ? Faut-il que je suive des formations pour améliorer mon e réputation, faut-il que je fasse une campagne de pub ? Je pourrais cesser de me disperser afin de me concentrer mon activité autour de la photographie, je pourrais retravailler le blog pour qu’il gagne en visibilité, écrire des chroniques où je dis que tous les albums que j’écoute sont extraordinaires. Mais voila, je n’ai pas envie.

Je vais continuer de travailler en dilettante, juste pour le plaisir, regarder mon nombre d’abonnés augmenter de 1 ou 2 par semaine et continuer d’écrire n’importe quoi sur les réseaux sociaux sur lesquels je passe trop de temps.

L’hébergement

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Mon prestataire internet, OVH, a eu la délicieuse idée de doubler les tarifs de mon hébergement web. Les montants mensuels passent de 3.59 € à 7.19 € TTC pour une offre Cloud Perso sans parler de la location du nom de domaine neoprog.eu.

L’an passé ils avaient déjà procédé à une hausse des tarifs. Bien sûr ils proposent à chaque fois plus de puissance, plus d’espace, plus de bases de données, mais pour que faire ? Mon blog attire vingt à quarante visiteurs quotidiens et deux cents spammeurs.

Donc je me suis dit, pourquoi ne pas m’auto héberger ? Après tout j’ai un serveur NAS à la maison qui pourrait faire le boulot, à condition de le laisser tourner vingt-quatre heures sur vingt-quatre. 

Oui sauf que, je n’ai pas fait d’administration système depuis des années, sans parler du codage en PHP. Alors c’est compliqué.

J’ai rapatrié ma base de données OVH et le code de mes trois sites via FTP. Déjà ça, ce fut long. Ensuite j’ai installé sur mon NAS Synology un service web Apache et une base de données compatible avec MySql. J’ai installé la dernière version de PHP et j’ai déployé mon code ainsi que la base sur le NAS.

Evidemment, ça n’a pas fonctionné du premier coup. J’ai dû me replonger dans le code PHP et placer des drapeaux echo ‘coucou’; un peu partout pour trouver où le code plantait. J’avais par exemple oublié de monter l’extension MySql sous PHP 8.2, mis les mauvais comptes de connexion et une de mes classes PHP s’appelait Attribute, un mot qui est réservé en PHP 8.

Après il y a eu quelques erreurs détectées par PHP que la version 6 laissait passer sans problème, genre des débordements de tableaux. Mais après quelques heures, l’ancien site Neoprog (l’ancien webzine) tournait à nouveau sur mon NAS. 

Ce que je n’avais pas anticipé, c’est qu’un site internet comme Neoprog, cela prend de la place, beaucoup d’espace disque en fait, et j’ai clairement dimensionné mon NAS à l’économie.

Alors après avoir passé des heures à bidouiller pour que cela fonctionne, j’ai tout désinstallé. Je n’avais plus d’espace disque pour lancer les sauvegardes du Mac. Et entre augmenter la capacité du NAS et payer l’abonnement OVH, le choix a vite été fait.

Le droit à la déconnexion

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Que font la plupart des personnes avant de partir en vacances ? Ils préparent leurs valises.

Moi aussi je prépare mes bagages : un appareil photo, un trépied, un chargeur, une batterie, trois livres, un slip et un teeshirt… Mais je dois surtout préparer ma semaine d’absence.

Pendant les sept jours d’absence, mes publications, chroniques, articles de blog et photos, doivent inonder les réseaux sociaux, faute de quoi mes revenus vont baisser et mon e réputation s’effondrer. Il faut donc que je prépare tout en amont, et cela demande beaucoup de travail. 

Partant un lundi soir, j’ai besoin de deux chroniques vidéos, de quatre articles de blog et de quatre photographies.

Pour les photographies j’ai l’embarras du choix dans les images pas encore publiées, encore faut-il trouver un thème cohérent et les développer ensuite.

Pour les chroniques, je dois avoir écouté religieusement deux albums, rédigé ma chronique (j’ai généralement un peu d’avance) et enregistré deux vidéos (là je suis souvent à la bourre).

Pour le blog, il me faut des articles et ces derniers temps je manque un peu d’inspiration alors c’est compliqué. Je racle les fonds de tiroir pour trouver une idée et de plus en plus souvent, cela tourne autour de l’astronomie car je n’ai rien lu ni vu qui mérite un billet.

Mon départ en vacances me donne l’opportunité d’écrire quelque chose alors préparez-vous à aller vous faire voir chez les grecs, enfin les crètes.

Une fois tout préparé, il faut mettre ce contenu en ligne et planifier sa publication à l’avance. Pour le blog et Youtube c’est facile, pour les photographies sur Flickr, c’est la galère. Ils n’ont toujours pas implémenté de solution logicielle.

De toute manière, je serai obligé chaque matin, en buvant mon café en face de la mer Méditerranée, de me connecter à internet pour inonder les réseaux sociaux de mes superbes œuvres et de répondre aux multiples commentaires de mes idoles. 

Oui, même en vacances, je reste branché sur Internet. Mais que fait-on du droit à la déconnection ?

Tout ça pour gagner quoi ? Zéro euro, d’autant plus que mon hébergeur OVH a décidé de doubler le prix de mon hébergement après une augmentation substantielle l’an passé. Je songe d’ailleurs sérieusement à l’héberger à la maison, mais ça je vous en parlerai dans un autre billet.

Le péril jaune

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Depuis quelques jour, je reçois la visite de très nombreux chinois. Ils se garent devant la maison, descendent du bus, prennent quelques photos et repartent. aussi vite qu’ils sont arrivés.

Après la Tour Eiffel, Versailles, les châteaux de la Loire, le Mont Saint-Michel et Le Louvre, les chinois semblent se passionner pour mon blog. Cherchez l’erreur.

Il arrive que la Chine me rende visite occasionnellement, lorsque je publie un article sur du matériel de la marque chinoise ZWO ou que je parle d’astro photo. 

Là, leur passage sur le site (beaucoup de Page not found), ressemble à des tentatives de piratage. Mais généralement, ce genre d’attaques génère un traffic très ponctuel. Ici, ils semblent s’acharner depuis plusieurs jours.

Le ratio page visitées sur nombre de visiteurs est très inférieur à un, à croire qu’ils ne vont nulle part. 

Après vous me direz, ce ne sont pas forcément des chinois. Avec ces maudits VPN on ne plus avoir confiance en personne. Le problème, c’est qu’avec ce genre de visiteurs, je suis incapable de surveiller le vrai trafic de mon site internet. Il est noyé par des robots cherchant une faille dans mon code PHP.

J’avais l’habitude des escarmouche avec les bots russes mais je n’avais jamais connu encore une attaque massive venue de Chine. Pour l’instant le site tient le coup, je n’ai eu à déplorer que quelques spams automatiquement mis en quarantaine par WordPress et mes sites satellites semblent ne pas avoir été affectés. Donc rien de grave.

Je préférais bien sûr avoir de vrais visiteurs qui lisent ma prose et postent des commentaires, car en ce moment, sur Youtube comme sur le blog, c’est franchement désert, à croire que mon public en à mare de me voir, ce que je comprendrais.

En attendant 欢迎.

Ma carte noire

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Ma banque m’a envoyé une nouvelle carte de crédit avant Noël. Elle est toute noire. Pour être précis, ce n’est pas ma banque, enfin pas celle où résident mes comptes. C’est un organisme qui propose des cartes de crédit Visa à débit différé pour dix euros par an. Et grâce à ces cartes, nous recevons des bons de réduction de cinq euros plusieurs fois par an. Bref, elle ne nous coûtent rien contrairement à celle de ma banque qui est facturée plus d’une centaine d’euros par an. Et je déteste donner de l’argent à un banquier.

J’ai donc reçu ma nouvelle carte noire à puce avec un petit code pour l’activer sur l’application de la banque. Mais voilà, sur l’application, impossible d’activer ma carte. Donc, j’ai envoyé un mail au service client qui m’a aimablement répondu complètement à côté de la plaque. Alors j’ai appelé le service client qui a promis de s’occuper du problème. Ça c’était mi décembre.

Depuis j’ai envoyé deux mails par semaines et je leur ai téléphoné au moins autant pour faire avancer le dossier. Cela fait pas mal de messages et d’appels. Mais la réponse était toujours la même, « nous allons vous rappeler » ou « nous allons vous envoyer un mail pour réinitialiser votre compte ».

Le problème était pourtant identifié. Nous avons deux espaces clients, celui de mon épouse et le mien. Depuis plusieurs années, je gèrais tout depuis l’espace client de mon épouse (c’est moi qui fait les comptes, paye les impôts, vide les poubelles…). Et cet espace client ne me permettait plus de gérer ma carte. Il fallait que j’aille sur le mien. Hélas, je ne pouvais m’y connecter à cause d’une ancienne adresse mail depuis longtemps disparue. 

Un soir, en rentrant du travail, j’ai enfin reçu enfin le message contenant le fameux lien de réinitialisation valable 24h. J’ai cliqué dessus, plein d’espoir, avant de découvrir le terrible message en rouge affiché à l’écran. Le lien avait expiré ! J’ai contacté le service client qui m’a demandé de supprimer mon application, de patienter une demi-heure et de tenter une nouvelle connexion. J’ai supprimé l’application, patienté une heure, installé l’application, et j’ai vu s’afficher le message de bienvenue : « Une erreur est survenue. Merci de réessayer ultérieurement. ». J’ai donc à nouveau contacté le service client qui m’a proposé de, devinez quoi, supprimer l’application et de la réinstaller. Après plus de trente minutes d’explications, de mises à jours et de tentatives infructueuses en suivant minutieusement les procédures dictées par mon interlocuteur, le conseiller a fait remonter un ticket d’anomalie (le deuxième depuis le début de cette aventure).

Le bon coté des choses, c’est que grâce à la banque, je faisais des économies. Ma carte était gratuite et je ne pouvais pas réaliser de paiement sans contact ni sur internet, et ça depuis plus d’un mois. Heureusement que certains sites acceptent les virements bancaires et Paypal pour régler les achats.

Et puis un jour enfin, j’ai reçu un message me demandant de me connecter avec mon email et non plus l’identifiant à six chiffres, de demander un nouveau mot de passe et de me reconnecter. Et ça a marché, plus d’un mois après le début de mon enfer. Victoire !

Je ne vous cache pas que si tout cela m’a énervé, c’est parce que je voulais précommander le nouvel album de Lazuli qui sortait le 30 janvier. Malheureusement, sur leur site, les moyens de paiement disponibles étaient Apple Pay, Google Pay et un truc exotique dont je n’avais jamais entendu parler. Bref des systèmes que je ne pouvais pas utiliser avec mon problème de carte bancaire. Rageant ! 

Mais figurez-vous que le jour où j’ai enfin pu accéder à l’espace client de ma banque, Lazuli venait d’ajouter PayPal comme moyen de paiement sur leur site !

Le monde est vraiment trop injuste…

Ananas

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Certains estiment que disposer des tranches d’ananas sur de la sauce tomate et du fromage est une hérésie, moi j’aime bien. En plus l’ananas est juteux et bourré de vitamines, sont seul défaut c’est d’être un fruit exotique assez pénible à découper.

Bon pourquoi je vous parle d’ananas ? Parce que c’est le petit nom que j’ai donné à un équipement informatique que je viens d’acheter, en l’occurrence un NAS. 

Vous vous souvenez peut-être que j’ai changé d’ordinateur, passant d’un iMac 27 pouces 2 To à un MacBook Pro 14 pouces et 1 To. A l’usage j’ai vite constaté que j’étais à l’étroit devant l’écran et pour le stockage, surtout pour la photographie qui est mon activité principale sur le Mac.

Un ami m’a prêté un écran 28 pouces 4 K pour travailler de manière plus confortable, restait à résoudre le problème du stockage. Parce que avec 500 Go de photos, 500 Go de musique et 1.5 To d’images d’astronomie, j’avais un problème. 2.5 To ne tiennent pas dans 1 To. J’ai d’abord travaillé avec des disques externes, branchant et débranchant les câbles USB C en fonction de mon activité du jour, mais je n’avais plus de sauvegarde de mon travail. Et ça je n’aime pas trop. 

Une des solutions possibles était d’utiliser un système de sauvegarde en réseau qui assure lui-même le backup en temps réel. Un équipement que l’on appelle un NAS. Nos services informatiques en utilisent au travail et j’ai plusieurs amis, photographes et geeks, qui ont adopté cette solution. Vous utilisez un petit ordinateur sous Linux ou Androïd relié au réseau local, qui pilote un ou plusieurs disques de grande capacité et qui est vu, via le réseau comme un disque dur.

Suivant les conseils avisés de mon entourage j’ai opté pour la marque Synology, un partage Samba compatible Apple, Linux et Windows ainsi que deux disques durs mécaniques de 6 To.

L’installation n’est pas compliquée pour quelqu’un qui connaît un peu l’informatique, surtout en suivant les conseils de quelques amis plus expérimentés. Une fois les partages Samba réalisé, j’ai transféré les données sur le NAS, une opération laborieuse qui a pris quelques heures tout de même. 

Une fois terminé, j’ai voulu lancer le logiciel Lightroom qui me sert pour le développement photo. Et là, patatras ! Lightroom n’accepte pas d’accéder à son catalogue via un disque réseau. La guigne !

J’ai rapatrié l’énorme fichier sur le Mac et ré indexé tout le catalogue des photos présent sur le NAS. Apparemment tout s’est bien passé. Enfin j’espère mais j’ai eu très peur, c’était quand même la raison de l’achat du ce NAS. Ensuite j’ai configuré la Time Machine pour sauvegarder le MacBook (la première sauvegarde de la machine a duré une après-midi tout de même). 

Maintenant je vais voir si je monte de nouveaux services comme un Cloud personnel au lieu de m’appuyer sur Google et compagnie. J’ai transféré toute ma musique numérique pour pouvoir la jouer indifféremment de la tablette, de mon téléphone ou du Mac à condition d’avoir un casque sous la main et je mets également en place un album de photos consultable d’après où je le désire. Après il va quand même falloir que je blinde là sécurité de ma box pour éviter les problèmes.

Mais je réalise déjà que je risque d’être rapidement à l’étroit dans 6 To. Et dire que lorsque j’ai débuté en informatique, je ne disposais que des 5 Ko de mémoire vive du Commodore Vic 20. Effrayant !

Injoignable

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Il n’y a pas si longtemps, la copine d’un ami a essayé de me contacter pour obtenir des photos de concert en plein format pour lui faire un cadeau. 

Ne pouvant demander mes coordonnées au gars en question, puisque c’était une surprise, elle a tenté de me joindre via les réseaux sociaux, mais sans succès.

Pourtant je suis présent sur de nombreux réseaux sociaux : Facebook, Instagram, Mastodon, Blue Sky, WhatsApp, Messenger et trois Flickr, oui trois… J’ai également trois sites web et quatre adresses email. Si avec ça je ne suis pas joignable…

En réalité, j’ai tout fait pour que l’on ne puisse pas me contacter. Sur les sites web, mon téléphone et mon adresse email ne figurent nulle part et je n’ai pas installé de formulaire pour me contacter. Tout au plus est-il possible de poster un commentaire sur mes deux pages WordPress.

Sur la page Facebook, j’ai supprimé le bouton contacter, sur Flickr il faut disposer d’un compte pour pouvoir contacter quelqu’un et les réseaux Mastodon et Blue Sky restent tout de même assez confidentiels pour que peu de personnes me recherchent dessus.

Je ne suis pas totalement invisible, par contre je suis relativement injoignable. Et c’est volontaire.

Lorsque le webzine Neoprog existait encore, je recevais de nombreuses sollicitations par mail, messages et SMS pour me proposer des albums, des interviews, des concerts ou même me demander des informations afin d’organiser une tournée en France. Ça n’arrêtait pas. Alors j’ai décidé de disparaître, histoire de ne plus être sollicité.

Malgré ces mesures radicales, je reçois toujours quelques demandes, mais cela n’a rien de comparable avec la grande époque. D’ailleurs ça me manque presque, j’avais l’impression d’être important… Bref passons… Certaines promotions arrivent encore directement par la Poste mais elles sont de plus en plus rares, d’autres par mail et le plus souvent dans les commentaires des réseaux sociaux et de WordPress. Cela ne représente plus qu’une sollicitation par mois au maximum à laquelle je réponds toujours poliment mais fermement pas ‘non merci’. 

Dernièrement un groupe de prog d’Amérique du Sud a réussi à me contacter sur Flickr et sur le blog pour m’inviter à écouter sa musique. Ils devaient être désespérés. 

Tout ça pour dire que si vous avez essayé de me contacter un jour ou l’autre sans succès, ne vous en voulez pas, je travaille activement à ce que ce soit difficile. Je ne chronique pas de promotion, je ne fais plus d’interview, je ne me rends qu’aux concerts qui m’intéressent et je demande tout seul mes accréditations photos. Cela nuit certainement à ma visibilité sur la toile mais est-ce bien important ?

Quant aux copines qui veulent imprimer des images que j’ai photographié, je leur rappelle tout de même que tous mes clichés sont sous copyright et que donc interdits de reproduction, modification, utilisation, sans une autorisation expresse de ma part pour les utiliser, surtout lorsqu’on les re cadre pour couper la signature. Vilaine fifille !

e commerce

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Leboncoin

Il y a peu je vous parlais du moteur de mise au point que j’ai installé sur la lunette. J’en suis tellement content que j’ai décidé d’en installer un également sur mon télescope, et tant qu’à faire, à acheter la raquette de commande qui va avec. 

Chez ZWO il en existe, à ma connaissance, quatre modèles d’EAF. L’EAF-S, avec un câble USB B et une prise d’alimentation 12 volts, l’EAF-5V, avec un câble USB B qui sert également d’alimentation et l’EAF-N, en USB C, avec un modèle avec une batterie et des boutons de pilotage.

Seuls ces deux derniers sont encore fabriqués par ZWO et ils sont souvent en rupture de stock. Du coup ça spécule pas mal sur les EAFs. Beaucoup revendent les vieux modèles pour passer à la version N qui elle est vendue parfois très cher sur certains sites.

Je voulais acheter un EAF-5V comme le précédent pour me simplifier le câblage. Mais impossible d’en trouver d’occasion sur Leboncoin. Alors quand j’ai vu passer un EAF-S avec sonde de température et raquette je n’ai pas hésité longtemps, même si cela ajoutait un câble pour l’alimentation 12 volts. Je ne suis plus à un câble près sur mon petit setup.

Mais voilà, le lendemain, une autre personne bradait un EAF-N avec raquette. Je n’ai pas pu résister. 

Cinq jours plus tard, je recevais deux colis contenant respectivement des EAF S et N avec chacun une raquette. Damned ! 

J’ai vérifié le bon fonctionnement du matériel, puis j’ai installé tant bien que mal l’EAF-N sur le porte oculaire Crayford du Celestron (il n’est pas prévu pour ça mais en agrandissant deux trous, ça fonctionne parfaitement).

Maintenant il me restait un EAF-S sur les bras.

Je l’ai remis en vente sur Leboncoin et il est parti en dix minutes, après une brève négociation (toujours prévoir une marge de prix pour la négociation sur Leboncoin). La raquette, vendue séparément, est partie quelques minutes après. 

Evidemment j’ai perdu quelques plumes lors de ma brillante opération financière, les frais de la plateforme Leboncoin et le prix de l’expédition. Mais comparé au prix du produit neuf qui est en rupture de stock, j’ai quand même économisé une cinquantaine d’euros.

Me voilà donc équipé de mise au point automatique sur mes deux instruments avec en prime une raquette de commande pour la mise au point manuelle pour l’observation visuelle avec le Celestron 8. 

Il me manque encore une nouvelle caméra, une roue à filtre et un rotateur de champ et je pourrais changer d’instrument. 

Heureusement que j’ai un relais colis Mondial Relais à 50 mètres de la maison !

L’équation de Drake

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L’équation de Drake, inventé par Frank Drake en 1961, vise à estimer le nombre de civilisations extraterrestres avec qui nous pourrions entrer en contact.

Je vais vous proposer une nouvelle version de cette formule, afin d’estimer le nombre d’extraterrestres vivant aujourd’hui sur Terre comme ceux du film Men In Black ou bien de la série V.

Commençons par la première variable d’ajustement, le nombre d’êtres humains sur Terre. Pourquoi ce nombre ? Parce que tout le monde le sais, les extraterrestres se cachent sur notre planète en prenant l’apparence de l’espèce dominante, les humains. Vous n’avez pas regardé la série Les Envahisseurs avec David Vincent ?

Donc notre première variable P est de 8,000,000,000 à la louche. Ça en fait du monde.

Mais parmi les humains, combien sont des extraterrestres ? Déjà nous devons éliminer les femmes de l’équation, les aliens ne se cachent jamais dans le corps d’une femme. C’est beaucoup trop contraignant. Il n’y a que dans des films comme La Mutante que l’on fait croire ce genre d’inepties. 

Notre seconde variable d’ajustement S est donc 1/2 car il y a autant de femmes que d’hommes sur Terre, sauf en Chine suite à la politique de l’enfant unique.

Tous les aliens restent connectés à Internet 24 heures sur 24 pour communiquer entre eux. En effet leurs pouvoirs télépathiques sont fortement perturbés par la bêtise humaine qui parasite les ondes. D’après les statistiques, environ 70% de la population mondiale possède un accès à Internet. C’est notre troisième variable I qui a la valeur 7/10.

Les extraterrestres n’écoutent pas de musique contrairement à 90% de la population, ils écoutent du rock progressif, ce qui n’est pas la même chose notez bien. Il s’agit en effet de la seule construction sonore assez complexe pour chatouiller leur intellect évolué. C’est la variable M égale à 1/10. N’oublions pas que les amateurs de rock progressif ont presque tous plus de 50 ans. Et 30% de la population mondiale a plus de 50 ans. Voici notre nouvelle variable A qui est égale à 0.3.

Les aliens sont tous francophones, car il s’agit de la langue à l’orthographe la plus difficile à maîtriser, un challenge de plus pour nos aliens exilés. C’est la variable L. Les francophones représentent seulement 4% de la population, en forte baisse depuis la fin des colonies. Quelle misère !

Les extraterrestres vivant sur terre n’espèrent qu’une chose, quitter notre planète parce qu’elle est polluée et que son atmosphère sent les produits chimiques. Nous on appelle ça la chlorophylle. Du coup ils scrutent sans cesse le ciel avec des télescopes pour surveiller l’éventuelle arrivée d’un vaisseau mère. Et les astronomes amateurs ne représentent en France que 0,07% de la population. C’est la variable O

Les aliens lisent de la science-fiction, ça les fait mourir de rire tellement les récits sont absurdes. 86% des français lisent des romans et 82% d’entre eux lisent de la SF. C’est notre variable F égale à 0.7. 

Enfin les extraterrestres qui possèdent des matériaux rares en grande quantité, vivent très au-dessus de l’humain moyen. Ils rentrent tous dans le club très fermé des 1%, c’est à dire ceux qui possèdent plus de 1,8 millions d’euros de patrimoine brut. C’est notre dernière variable d’ajustement R qui est égale à 0.01.

Voilà, nous y sommes. Le nombre d’extraterrestres N se calcule ainsi avec l’équation Drake Le Brun :

N = P x S x I x M x A x L x O x F x R 

Il existe un moyen mémo technique tout simple pour se souvenir de la formule, c’est celui-ci : Forma Slip.

Quant au résultat théorique de cette équation, N égal à dix-sept.

Oui, l’équation Drake Le Brun prédit la présence sur Terre de seulement dix-sept extraterrestres cachés au milieu des huit milliards d’autres habitants. C’est peu. Ils pourraient être les rescapés d’un crash de vaisseau spatial, mais ce ne sont que des conjectures.

Ce qui est beau, c’est que la prédiction de l’équation Drake Le Brun est confirmée par l’observation. En moyenne, le blog Neoprog.eu reçoit un petite vingtaine de visiteurs par jour. Et ce blog parle principalement de rock progressif, d’astronomie et de science-fiction. Tous ses lecteurs sont donc des aliens.

Si vous ne vous reconnaissez pas dans cet échantillon, c’est certainement à cause de la dernière variable. Celle des 1%. Mais je ne suis pas dupe. Je sais bien que vous trichez lors de votre déclaration de patrimoine…