Stars die

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Samedi dernier, je me rendais à la Laiterie à Strasbourg pour couvrir le concert de Steven Wilson pour un autre webzine.

Quoi ? Comment ça je travaille pour la concurrence ? Oui, je suis un vendu… Je respecte beaucoup le travail et je lis régulièrement le webzine en question – dont je tairais le nom pour ne pas leur faire de tord – . Ils n’avaient pas de photographe pour shooter le concert de Wilson à Strasbourg. Ils m’ont demandé gentiment et j’ai accepté avec plaisir. Honnêtement, je n’aurais pas été à ce concert sinon, l’ayant vu dans d’excellentes conditions à Fribourg cet été. La Laiterie à guichet fermé est plus étroite qu’une boite de sardines conditionnée avec 15% de rab.

Donc me voilà, un pass photo en main, un sac de plusieurs kilos sur le dos, prêt pour trois morceaux et puis dégage. Trois morceaux ? Non deux, ce soir, ce sera seulement deux morceaux. Wilson fait sa loi. Sachant qu’il aime bien tendre un voile entre le public et ses musiciens pendant son show, je suis un tantinet inquiet et lorsque que je rentre dans la salle, je prends peur. Le rideau translucide est bien là, descendu jusque environ 1.40 m du sol. La galère. Mais rassurons nous, il va bien le lever ce foutu rideau,
après le premier titre, comme à Fribourg. L’espoir fait vivre.

Un titre, deux titres, le rideau ne bouge pas d’un centimètre. Vautré par terre, je tente de trouver un angle favorable entre la base du rideau et la scène pour photographier la star. Rien à faire, même au 200 mm il me manque toujours un bout de crâne. En dix minutes je gâche 60 clichés moisis et torture mon hernie discale en salissant mon jean. Le webzine va adorer mes images… 

Bien évidemment, passé le second morceau, lorsque les gentils vigiles nous font signe qu’il faut dégager, devinez qui se lève ? Le rideau bien sûr…

Le concert se joue à guichet fermé. La Laiterie est bondée, impossible de se glisser dans le public avec deux APN et un gros sac à dos pour voler quelques photographies à la sauvette. Je ne peux même pas décemment profiter du concert, sauf du bar, affligeant. Trois heures il a dit le Steven ? Pas de Paul Draper en première partie, pas de photos acceptables, 180 minutes dans un hall plein de courants d’air à écouter les basses résonner sur les murs, sincèrement je préfère rentrer me glisser au chaud sous la couette.

Qu’un artiste ne veuille pas qu’on le photographie, je peux comprendre à la rigueur, pas de problème, moi-même je déteste être enfermé dans la boite à images. Mais que l’on invite des photographes à venir à un concert, même pour shooter pendant deux morceaux et que l’on fasse tout son possible pour les décourager de fabriquer un beau cliché, je trouve cela absolument débile, irrespectueux, même insultant.

La plus grande part des photographes comme moi font des photos pour assurer la promotion des artistes, rédiger des live reports, faire rêver ceux qui n’ont pas pu aller au concert, donner envie aux autres de s’y rendre. Nous ne gagnons pas d’argent avec nos clichés, nous faisons ça pour le plaisir.

Mon best of Marillion

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Le groupe Marillion fut sans doute ma première révélation musicale avec la sortie de Fugazi en. Auparavant j’écoutais AC/DC, Kate Bush, Genesis, Mike Oldfield, Peter Gabriel et consorts. Mais Marillion était le premier groupe que je découvrais à sa quasi création et j’ai grandi ensuite avec leur musique. Je ne me lancerai pas dans combat de coq pour défendre la période Fish ou Hogarth, j’aime les deux époques pour des raisons très différentes. Par contre, je vais vous livrer dans l’ordre de préférence, mon top dix des albums de Marillion, un classement souvent à contre courant des goûts des fans du groupe.

1 – Anoracknophobia 

Quoi comment ? J’ai cet album dans la peau depuis sa sortie, il me fait toujours autant vibrer écoute après écoute avec ‘Quartz’ ou ‘This Is The 21st Century’. Marillion s’offrait un album différent de tous les autres, moderne et pas très progressif finalement.

2 – Marbles

Bon là, généralement, tout le monde est d’accord pour affirmer qu’il s’agit d’un des chefs d’œuvres de Marillion. Des textes très personnels signés Steve Hogarth, des titres fleuves ‘Invisible Man’, ‘Angelina’ ou ‘Ocean Cloud’, des sonorités nouvelles, culte. Dommage qu’ils aient fini par ‘Neverland’.

3 – Misplaced Childhood

Impossible de passer à côté du premier concept album où Fish mettait son âme à nu. Le seul Marillion qui explosera les charts, un incontournable mais que j’écoute de moins en moins.

 4 – Somewhere Else

Oui, ce mal aimé appartient à mon top ten. Il n’y a rien à jeter dans cet album, le groupe prend tous les risques, explore une pop prog psyché avec bonheur et même l’improbable ‘Most Toys’ est une bombe.

5 – Radiation 

Oui je sais, c’est un mal aimé. Et pourtant. Comme Anoracknophobia, c’est une des grosses prises de risque de Marillion. Je vénère tout particulièrement Trois titres particulièrement : ‘Cathedral Wall’, ‘These Chains’ et ‘A Few Words For The Dead’. Et même si le ‘Three Minutes Boy’ m’énerve au plus au point, cet album est fabuleux.

6 – Fugazi

Sans doute par ce que c’est le premier album de Marillion que j’ai écouté avec ‘She Cameleon’ il y a 35 ans dans la cour de mon lycée et parce que ‘Jigsaw’, au refrain d’une rare  violence, m’interpelle toujours autant.

7 – Afraid Of Sunlight

Cet album m’a toujours ébloui avec ‘Out of this world’, une pièce qui me fait toujours autant planer, comme ‘Beautiful’ et ‘afraid Of Sunlight’. Pour ne rien gâcher, la pochette de l’album est juste fabuleuse.

8 – Brave

Oui quand même, en huitième position je sais. Oui c’est Le concept période Hogarth, oui c’est un album atypique qui a nécessité des mois de travail, mais bon, ce n’est pas celui que je retiens en premier même si je le possède en de très nombreuses éditions.

9 – Script For A Jester Tear

Le premier Marillion est brouillon, il ne possède pas encore vraiment d’identité propre mais propose une rupture avec le progressif de l’époque. Un concentré de violence et d’émotion dans les mots et la musique qui deviendra la marque de fabrique du groupe pour quelques années.

10 – Marillion.com

Encore un mal aimé soyons clair. Mais dedans il y a ‘Interrior Lulu’ quand même, rien que pour ça, il mérite sa place dans mon top.

Et les trois pires me direz-vous ?

1 – Holidays in Eden

Rien pour le sauver celui là. Marillion s’est totalement perdu en chemin en voulant sortir des hits.

2 – This Strange Engine

Malgré un dernier titre équipe magnifique et quelques pièces qui, au fil des années sont devenues de vieilles amies, il y a toujours cet insupportable ‘Hope For The Future’ qui me gâche le plaisir à chaque fois.

3 – ‘Happiness is the Road’

Lui, je ne l’écoute jamais. Il m’ennuie tout simplement. Long et mou, il ne tient aucune promesse.

Un bilan ?

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Début 2018, j’ai commencé a être opérationnel dans mon nouveau job commencé trois mois plus tôt et qui s’achèvera au tout début 2019.

A l’automne, j’ai failli fermer un webzine qui tournait depuis vingt ans avant de me décider à recruter de nouveaux talents et relancer la machine.

Je me suis débarrassé d’un ado et me fait remettre en place quotidiennement par le second.

J’ai péniblement avancé dans les travaux de réfection d’une salle de bain,
pardon, de l’unique salle de bain de la maison, en chantier depuis 2016.

J’ai décidé de calmer les dépenses du foyer et me suis offert un 70-200 à 2.8 et un plein format.

J’ai limité mes acquisitions de CDs qui prenaient vraiment trop de place et me suis découvert une passion pour les vinyles.

J’ai diminué ma consommation d’expressos, passant de deux mugs et une tasse à une tasse et deux mugs.

J’ai réduit ma présence sur Internet, ne publiant plus que 150 chroniques, 700 actualités, 100 billets d’humeur ainsi que quelques photographies tous les an.

J’ai pris la grande résolution de limiter mon empreinte énergétique avant de m’envoler pour des vacances en Sardaigne.

J’ai acheté un nouveau jean pour remplacer mon pantalon usé puis j’ai repeint la salle de bain avec.

J’ai renoncé aux navets du potager, que personne n’aime dans cette maison, pour semer des rangées de betteraves rouges et jaunes que personne n’a mangé.

J’ai arrêté la morphine, je suis clean maintenant avec des trypans et le Lyrica.

J’ai repris le sport : je me suis réinscrit au club de tennis de table, 30 minutes de marche allez retour.

Et surtout, j’ai enfin ouvert une boutique en ligne, dépensé 150 € en produits divers et récolté 0 €.

Et surtout, j’ai arrêté de poster des billets débiles.

Cadeaux de Noël

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Peut-on définir une personne avec les cadeaux que sa famille lui offre ? Je pense que oui, du moins dans mon cas, mes enfants et ma femme me connaissent bien…

Je suis caféinomane et pendant les vacances en Italie je me régale d’expressos fabriqué avec ces petites cafetières que l’on pose sur la gazinière. Et si, je lui préfère une Senseo au quotidien, c’est pour éviter d’aggraver mon addiction. Mais voilà, ma chérie, voulant nous rappeler nos vacances en amoureux en Sardaigne, m’a offert cet engin du diable, une Rossetto, mama mia, mais sans le paquet Lavazza et les petits biscuits Mulino Bianco qui vont bien, pour que l’instant café devienne une religion, vous ne trouvez pas ça cruel ?

Je lis beaucoup de bds et j’ai hérité, il y a de ça quelques années, de la collection familiale des Astérix, série culte dans notre famille depuis Astérix le Gaulois. Chaque année, mes enfants complètent la collection de raretés, tomes perdus ou définitivement devenus illisibles. Je me souviens avec tendresse, alors qu’ils étaient encore tout petits, ils avaient cassé leur tirelire pour m’offrir un calendrier perpétuel Astérix, calendrier qui trône toujours sur mon bureau au travail. Cette année n’échappant pas à la règle, j’ai eu un Astérix (Le Secret de la Potion Magique, surtout ne l’achetez pas, même pour la collection) mais aussi un calendrier perpétuel de remplacement, celui de Star Wars, car je suis un geek fan de la saga. Star Wars va cette année remplacer Idéfix sur mon bureau au grand dam de mes collègues qui adoraient regarder une case chaque jour. Ceci dit, en 2019, je n’aurai plus de collègues alors bon.

Je suis également un lecteur, lisant tout et n’importe quoi, piquant les bouquins de mon épouse comme ses Pierre Lemaitre dont je suis fan. Ma chérie a eu la bonne idée de m’en offrir un nouveau, Couleurs de l’Incendie, histoire d’inverser les rôles, et pour une fois, de me le piquer, mais attention, pas avant que je ne l’ai lu, soyons clair.

Éternel geek, j’adore les films de science-fiction, bien qu’avec l’âge, cette soif diminue pour de nouveaux centres d’interêt. Mon film culte ? Blade Runner bien sûr ! Et sa continuation Blade Runner 2049, vue au cinéma, revue en DVD emprunté à la médiathèque. Il vient d’arriver en Blu Ray sous le sapin en plastique couvert de guirlandes et de boules multicolores. Pour une fois qu’une suite est à la hauteur de l’original.

Et pour finir cette orgie, une BD, une autre, car personne n’a songé au fait que je suis amateur de photographie. Snif, un Nikon D5 aurait fait joli entre mes mains boudinées de bébé gâté, vous ne croyez pas ? Bon, oui, c’est un peu cher et j’ai presque tout ce qu’il me faut à bien y réfléchir. Donc une BD, le tome 5 du Chat du Rabin, que je n’ai pas encore lu, car oui je sais, j’ai beaucoup de retard de lecture dans mes séries de BDs. Il faut dire que je bois trop de café, regarde trop de films de SF, lis trop de livres, voue un culte à de vielles BDs de l’enfance. Bizarrement, personne n’a songé à m’offrir de CD cette année, il est vrai que je les reçois bien souvent deux mois avant leur sortie alors bon…

Voilà c’était Noël, mon anniversaire arrivant à grand pas, je vais commencer un lobbying intense relatif à un boitier photo plein format hors de prix, mais j’ai peu d’espoir nous avons des frais maintenant. Et à priori, la fausse augmentation du SIMC de cent euros n’est pas pour nous.

Et tonton Macron, qu’a-t-il glissé sous le sapin ? Beaucoup, beaucoup plus de place dans les bureaux et un nouveau travail au 1er janvier, chouette ! Merci tonton !

Rétro pédalage

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La transition énergétique, voila le sujet à la mode, surtout depuis l’annonce d’une taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres.

Peut-on concilier petits salaires et écologie ? Je pense que oui, à condition de revoir notre mode de vie.

Commençons par la voiture qui a cristallisé bien des débats. On nous dit, passer à l’électrique. “Votre vieux véhicule pollue énormément, mettez-le à la casse, en plus vous recevrez une prime”. C’est vrai que le véhicule électrique n’émet pas de CO² par le pot d’échappement. Mais pollue-t-il moins qu’un bon vieux diesel crachant sa fumée noire ?

La construction d’un véhicule électrique est, à ce jour, plus polluante qu’un véhicule diesel. Ben oui, c’est comme ça, les batteries c’est sympa mais elles sont remplies de composants très polluants qui nécessitent des matériaux rares et complexes à produire. Lorsqu’un véhicule électrique roule, il consomme de l’électricité, c’est évident n’est-ce pas ? Mais d’où vient l’électricité ? De l’éolien, du solaire, des barrages ? Non, principalement du nucléaire ainsi que du thermique en France. Alors si dans l’hexagone nous disposons de beaucoup d’électricité venant de l’atome, ce n’est pas le cas de la Chine par exemple où des Etats-Unis. Et électricité, dit transport et pertes , beaucoup de pertes (de l’ordre de 10%). Si tout le monde passe à l’électrique, il va falloir la produire cette électricité. Va-t-on construire des éoliennes, des fermes solaires, des EPR, des centrales à charbon ? Gardez votre voiture pourrie qui pollue, vous polluez moins qu’en jetant votre caisse à la décharge et en vous offrant un calèche rutilant de chrome, et vous économiserez de l’argent. En plus, il est probable que l’on vous enfume un peu sur ses magnifiques performances énergétiques, l’autonomie et le taux de pollution des nouveaux véhicules. 

On nous demande d’être écolo mais qui a eu l’idée de relancer le transport en bus sérieusement ? Prenez le bus (vous savez le gros truc diesel qui se traîne pendant 6 heures pour faire un Strasbourg-Paris), le train c’est trop cher. Du coup nous avons plein de bus qui sillonnent la France, une belle idée. Sans parler des camions. Pourquoi favorise-t-on toujours ce mode de transport des marchandises, est-il si important d’encombrer la route avec des 38 tonnes alors que nous avons un réseau ferroviaire très dense et des canaux. C’est un choix politique, ne pas faire de vagues. Les routiers sont sympas, mais faut pas les énerver non plus.

Et si vous essayez de raisonner vos déplacements ? Covoiturer pour aller bosser, marcher à pied ou à vélo pour des petits trajets, utiliser les transports en commun lorsque c’est possible, éviter de prendre l’avion pour aller bronzer vos fesses aux Maldives. Je ne dis pas que tout le monde peut le faire, la SNCF supprimant à la pelle les petites lignes ces dernières années, mais cela vaut la peine d’essayer. Des petits efforts au quotidien, qui une fois encore, vous ferons faire des économies. Oui parce que entre l’achat, l’assurance, l’entretien, le carburant, une voiture, ça coûte une blinde !

Et que penseriez-vous de moins consommer ? C’est bête mais évident pourtant, si on consomme moins, on pollue moins, tout simplement. Pourquoi changer de smartphone tous les ans, pourquoi acheter une télévision 3D 4 K alors que celle qui trône dans votre salon fonctionne parfaitement ? Pourquoi s’offrir une paire de Nike à la mode alors que celles que vous portez sont en bon état ? Pourquoi changer de déco alors que celle que vous avez est encore très belle ? Pourquoi commander un truc sur Internet alors qu’il y a des boutiques près de chez vous, pourquoi demander la livraison pour demain alors que votre commande pourrait arriver dans une semaine ?

Nous sommes conditionné à acheter compulsivement. Nous sommes noyé sous les publicités pour alimenter nos insatisfactions. Nous sommes manipulés pour consommer. Il faut de la croissance pour créer de l’emploi nous dit-on. Connerie !

Et si nous fabriquions des produits réparables, des machines à laver qui durent dix ans, des voitures increvables, des appareils solides, résistants, qui lorsqu’ils tombent en panne, peuvent être amené dans une échoppe, pour être remis en état. Que faites-vous lorsque votre cafetière tombe en panne ? Vous la jetez non pour acheter le dernier modèle avec des LED bleues. La réparation créerait l’emploi perdu dans la fabrication. Des métiers valorisant en plus, il est toujours plus sympa de remettre en état un lave linge que de l’assembler à la chaîne.

Et si nous mangions mieux ? Je ne prône pas la culture végétarienne, loin de là, mais a-t-on besoin de manger autant de viande ? J’aime un bon steak saignant, j’ai dit  un bon steak, mais je ne suis pas obligé d’en manger un par jour. Un par semaine, c’est amplement suffisant et du coup, je m’offre de la viande de qualité, pas celle que vous trouvez dans un hamburger de chez McDo. Manger mieux c’est aussi ne pas gâcher. Pourquoi acheter des aliments infects pour les jeter à la poubelle ensuite ? Et si nous mangions d’abord les produits que nous cultivons chez nous, pas forcément dans notre jardin, mais des produits qui poussent en Europe, de préférence dans notre département pour limiter les transports. Pourquoi se gaver de soja, d’oranges, d’ananas, de bananes, d’huile de palme et j’en passe alors que localement vous pouvez manger des pommes, des poires, des prunes, des pommes de terre, des courgettes, des carottes, du choux ? Manger local en circuit court, idéalement bio, ça n’est pas forcément plus cher. Je ne parle pas d’autarcie soyons clair, je laisse ces idées à la con aux extrémistes, je parle juste de faire attention. Pas question par exemple de se passer de café et de cacao, sans café je suis mort, sans cacao, ma femme est invivable.

Chauffer moins, éclairer ce qu’il faut, débrancher ce qui est inutile. Oui c’est bête mais c’est facile à faire. Un pull, des chaussettes, des chaussons et à 18°C vous serez très bien chez vous et vous économiserez sur votre facture de gaz, d’électricité ou de pétrole. En plus ça vous rapprochera très vite de votre moitié sous la couette vous verrez. Attention, ne soyez pas des lapins non plus, nous sommes trop nombreux sur la planète. Alors oubliez les familles nombreuses et protégez-vous. Baissez les thermostat, mettez le chauffage en veille quand vous vous absentez. Éteignez les lumières dans pièces où vous n’êtes pas, ne laissez pas les appareils électriques en veille. C’est si compliqué ?

Et Internet, avez-vous conscience de l’énergie dépensée à chaque fois que vous êtes sur Internet ? Vous me direz, ça n’apparaît pas sur la facture, oui c’est vrai, mais indirectement, vous le payez forcément. Rien n’est gratuit sauf l’air que vous respirez, enfin, pour l’instant. A chaque recherche Google, à chaque Tweet, à chaque vidéo de chaton regardée, vous faites tourner la machine infernale des équipements web éparpillés sur la planète, routeurs, serveur, onduleurs, switchs, data-centers… A chaque action sur votre smartphone, tablette ou PC, vous brûlez de l’énergie. Alors raisonnez votre usage du net. 

Oui mais que va-t-on faire si on ne traverse pas la France en voiture, si on ne survole pas les océans en avion, si on se les gèle dans la maison, si on peut peut plus grignoter n’importe quoi, si on ne joue pas avec le dernier gadget inutile, si on ne surfe pas sur la toile ? On va s’ennuyer !

Faites du sport, revoyez vos amis, jouez avec vos enfants, lisez un livre, faites un potager, réparez les trucs en panne chez vous, reposez-vous, marchez, promenez-vous à vélo dans la campagne, vivez quoi !

Tout ça c’est bien joli, mais c’est plus facile à écrire qu’à mettre en pratique. Je ne suis pas pauvre, pas encore, mais la retraite approche… Ma voiture est pourrie et je ne vais pas la changer. Je chauffe peu ma maison (17°C) et je fais attention aux lumières et aux appareils électriques. Je roule très peu, j’utilise beaucoup les transports en commun, mes pieds, le vélo et je prends l’avion, au maximum une fois par an sur des trajets raisonnables (en fait je déteste voyager, mais chut !). Hélas tout le monde ne dispose pas non plus d’un réseau de transports en communs bien organisé, les citadins comme moi sont des privilégiés. 

J’achète beaucoup de musique, de jeux et de matériel photo, je l’avoue, des produits conçus et fabriqués dans des pays lointains le plus souvent et que je fais venir par des transporteurs pollueurs.

J’essaye toutefois de limiter ma consommation culturelle en livres et DVDs en empruntant dans les médiathèques, même si ça me fait mal au cœur pour les libraires indépendants. Et encore une fois, soyons honnête, tout le monde ne dispose pas de ces lieux de culture qui existent dans les grandes villes.

J’aime le jus d’ananas, le café et les clémentines mais je mange peu de viande.

Et pour Internet, je suis un très mauvais très élève, la preuve, j’en use et en abuse et c’est mal. Bon, il faut dire que mes enfants ne veulent plus jouer avec moi, que les galipettes sous la couettes c’est sympa mais fatiguant et surtout je ne peux plus faire de sport, alors bon, je compense.

L’interview

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Depuis mon adolescence, j’écoute du rock progressif. Genesis, Peter Gabriel, Steve Hackett firent vibrer mes tympans des années durant et encore aujourd’hui.

J’ai continué avec Marillion, Pendragon, Arena, Big Big Train, Izz, Dream Theater, et me suis lancé un jour dans un webzine sur le rock progressif.

J’ai reçu mes premières promotions, ai été  convié à mes premiers concerts en tant que presse et j’ai réalisé des interviews, d’abord par mail, puis via Skype ou au téléphone et même parfois en tête à tête.

J’ai discuté avec Weend’ô, Neal Morse, Franck Carducci, Daniel Gildenlow, Cris, Arjen Lucassen, Lazuli et un jour, un jour, j’ai reçu un coup de fil de Steve Hackett.

D’accord, il ne me téléphonait pas pour savoir ce que je pensais de son dernier album ni pour s’inviter à boire un verre à la maison, mais quand même, je parlais au guitariste du groupe qui avait radicalement révolutionné ma perception du rock, j’avais alors 14 ans.

Après avoir écouté son dernier album, At The Edge Of Light, je demandais à son agent, si je pouvais réaliser une interview par mail avec lui. Par mail, car soyons honnête, mon anglais est misérable,  pathétique même, alors à l’oral, imaginez la honte, surtout avec le trac.

On me répondit que Steve préférait une discussion en direct au téléphone. En … Au téléphone… En anglais… ouille, aille, ouille !

Dans ces cas là, mieux vaut ne pas réfléchir, je répondis : “Ok, go go go !”.

Rendez-vous fut pris et commença une semaine de pure terreur.

  • Phase une, caser 40 ans de questions en moins de trente minutes.
  • Phase deux, le rédiger en anglais.
  • Phase trois, le répéter sans trop bafouiller.
  • Phase quatre, essayer de dormir alors que toutes les heures je me sortais d’un rêve où je parlais anglais à Steve.

Le weekend précédent l’interview, je passais mon temps à essayer des mécanismes pour enregistrer un appel téléphonique, enregistreur Zoom, PC, iPhones côte à côte, applications de l’Apple Store, bref la panique.

Je passais un long moment avec mon père au téléphone, à tester, sans qu’il le sache, plusieurs de ces technologies, pardon papa…

Enfin le jour J arriva. Une journée commencée à 4h du mat, en mode panique, pour une interview à 18h30.

C’est long, plus de quatorze heures d’attente. Extrêmement long. Quatre révisions de mon interview plus tard, dix essais plus loin avec mon enregistreur, l’estomac noué, la vessie taquine, les intestins en vrac, l’heure du crime arriva.

L’iPhone sonna. « Hello Steve Hackett calling, are you Jean-Christophe Le Brun ? ». « Heu, yes. ».

C’était parti pour les trente minutes les plus courtes de ma vie. Trente minutes pendant lesquelles le guitariste me parla d’engagement, de musique, de littérature, de peinture. Une personne passionnée et passionnante avec laquelle j’aurai rêvé de discuter toute une soirée. Il me parla, sans le savoir, de mes peintres préféré, d’un romancier que j’adore, de choristes qui ont fait vibrer mon âme, d’idées avec lesquelles je suis complètement d’accord. Un artiste, cultivé, simple, gentil, accessible.

Je venais de discuter avec Steve Hackett.

En transcrivant laborieusement l’interview, je découvre avec stupeur des détails qui m’avaient échappés pendant la conversation, des mots sur lesquels j’aurai pu rebondir, la façon qu’il a eu d’intégrer mes remarques à ses réponses. Je suis affreusement frustré et confus d’être si mauvais en anglais.

J’ai discuté avec l’artiste qui se trouve au sommet de ma pyramide progressive, dans mon panthéon des dieux des seventies, j’en suis encore abasourdi.

Hélas, il y a toujours un prix à payer.

Le prix, ce sont plus de dix heures de travail, casque sur les oreilles, à retranscrire l’interview en anglais puis à la traduire, à entendre un français à l’anglais minable s’empêtrer lamentablement dans les conjugaisons et le mots de liaison de la langue de Shakespeare pendant que son interlocuteur, presque imperturbable, tente de décoder la question cachée dans ce charabia pitoyable…

Merci Monsieur Hackett pour votre patience, votre gentillesse. Même si vous faites la promotion de votre nouvel album, vous le faite avec panache.

Une heure plus tard, c’était une toute autre interview qui passait à la télévision. Une homme cultivé lui aussi, mais assurément méprisant.

Vous voulez des valeurs sûres ?

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Je vous ai déjà parlé de ma discothèque idéale, ces CDs rangés à part dans la maison et qui constituent les albums que j’ai envie d’écouter en ce moment. 

Une collection fluctuante, au gré des saisons, des humeurs et des nouveautés, où ne figure qu’un seul album par groupe, celui que j’ai envie d’écouter, qui comporte de préférence, des albums récents et qui ne reflète pas exactement mes goûts puisqu’il reste quelques vinyles (de plus en plus nombreux) et quelques enregistrements numériques qui deviendront souvent des vinyles à leur sortie.

Comme je sais que vous brûlez d’envie de découvrir ce qu’écoute un chroniqueur lorsqu’il ne chronique pas, j’ai listé ma collection temporaire idéale avec un lien vers la chronique qui va bien lorsqu’elle existe (pour booster l’audimat). Vous découvrirez peut-être des écarts entre mes goûts actuels et les évaluations de l’époque.

Les goûts changent…

Pour les cadeaux de Noël, tous ces albums sont des valeurs sûres, croyez moi, enfin, à condition que vous partagiez un temps soit peu mes goûts…

Amplifier – Trippin’ With Dr Faustus

anasazi – playing ordinary people

Anathema – weather systems

anima mundi – Insomnia

Anneke Van Giersbergen – Symphonized

Archive – Axiom

Aisles – Hawaii

Anubis – The Second Hand

Arena – Double Vision

Ayreon – The Theory of Everything 

Marc Atkinson – Home Grown

Big Big Train – Folklore

Marcela Bovio – Through Your Eyes

Davie Bowie – Space Oddity

Tim Bowness – Lost In The Ghost Light

Kate Bush – Before The Dawn

Franck Carducci – Torn Apart

Cloud Cukoo Land – Somewhere In Between 

Collapse – The Sleep In Me

Cosmograf – The Heay-Man Dreams

Chris – Phoenix

Dream Theater – Octavarium 

Fish – A Feast Of Consequences

Flying Colors – Second Nature

Frost – Experiments In Mass Appeal

Peter Gabriel – Back to the Front – Strasbourg 

Serge Gainsbourg – L’homme a tête de chou

David Gilmour – Rattle That Lock

Grand Jacques – Live Au Presbytère 

Brieg Gerveno – Valgori

Haken – Vector

Steve Hackett – Genesis Revisited II

IQ – Road of Bones

Karmamoi – The Day Is Done

Katatonia – The Fall Of Hearts

Dave Kerzner – Static

Kino – Picture

Klone – Unplugged

Kyros – Vox Humana

Lazuli – Saison 8

Lifesigns – Cardington

Philippe Luttun – The Taste Of Wormwood

Magenta – We Are Legend

Marillion – Anoracknophobia 

Maschine – Naturalis

Mayan – Dhyana

Monnaie de Singe – The Last Chance

Muse – The Origin Of Symetry

Mystery – Lies And Butterflies

Neal Morse – The Grand Experiment

Nemo – Le ver dans le fruit

Nosound – a sense of loss

Old Fire – Songs From The Haunted South

Opeth – Sorceress

Pain – Coming Home

Pain of Salvation – Falling Home

Pendragon – Pure

The Pineapple Thief – Your Wilderness

Porcupine Tree – The Incident

Queenryche – Operation Mindcrime

Riversea – The Tide

Riverside – Shrine Of New Generation Slaves

RPWL – god has failed

Steve Rothery – The Ghosts of Pripyat

Sanguine Hum – Now We Have Power

Satellite – Evening Games

Scarlean – Ghost

Seven Steps To The Green Door – Fetish

Southern Empire – Civilisation 

Solstafir – Berdreyminn

Spiral – Bullets

Spock’s Beard – The Oblivion Particle

Sting – The Soul Cages

Sylvan – Posthumous Silence 

Symphony X – Underworld

Tesseract – Polaris

The Tea Party – The Ocean At The End

Devin Townsend – Epicloud

Transatlantic – Kaleidoscope

Vanden Plass – Netherworld II

Roger Waters – Amused To Death

Ray Wilson – makes me think of home

Steven Wilson – To The Bone

Wolve – Lazare

96 heures chrono

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La vie d’un chroniqueur de rock progressif ressemble souvent à celle de Jack Bauer. Neal Morse parlait de son agenda surchargé, moi c’est presque la même chose, si on oublie le fait que je ne vis pas de cette activité, bien au contraire.

Ordinairement, je consacre une vingtaine d’heures par semaine au magazine. Vingt heures devant l’ordinateur sans parler du temps d’écoute de la musique. 

Mais le weekend dernier était particulier. Même en posant deux journées de congés, je me suis retrouvé totalement débordé.

Vendredi matin, 7h00, me voilà devant le PC à publier chronique et actualité sur le site puis Facebook, Twitter et Google+. Après ces activités récréatives, je prépare les publications pour la semaine suivante, afin que tout soit prêt pour lundi. Vers 13h00, je prends la route pour me rendre au Studio Wan, écouter Out5ide enregistrer son nouvel album. De retour à la maison vers 20h00, je jette une oreille sur les dernières promotions avant de me coucher.

Samedi, aux aurores, je développe les photographies prises la veille et prépare mon texte pour l’article à publier mardi. Après une courte promenade, je me lance dans une nouvelle écoute du dernier Esben and the Witch pour le chroniquer, je me couche pour lire quelques pages de La Longue Route avant de sombrer dans les bras de ma femme.

Dimanche, à 04h00 du mat, une violente migraine me rappelle que je ne suis pas un surhomme et que mon métabolisme ne tient pas la route. En parlant de route, ce soir, je dois faire 400 km pour aller écouter un concert. Concert dit révisions. Je réécoute le dernier album de Soup, Seven de The Watch, je mets un point final au brouillon de la chronique de Nowhere, fait quelques pas au soleil avec mon épouse et part pour la Lorraine avec, par chance un chauffeur, même s’il peste contre les gilets jaunes.

Nous revenons vers 01h00 le lundi, fourbus et pas forcément emballés. A peine cinq heures plus tard réveil, café, publication de la chronique et des news du jour, recherche d’un bug dans la newsletter (non résolu à ce jour), puis commence le tri des cent quarante photographies de la soirée chez Paulette. Développement de Soup, repas sur le pouce, développement de The Watch, écriture du live report et là soudain, horreur, je me rends compte que la nuit est déjà tombée. Il me reste juste assez de temps pour mettre au propre la chronique d’Esben and the Witch pour relecture dans le cloud et il est temps pour moi de me coucher. Demain commence l’activité rémunératrice qui me permettra, le weekend prochain, de continuer à gérer le webzine et à nourrir la famille.

C’est ça “la chance d’être un chroniqueur”.

Du métal et du blues

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La veille de partir en vacances, deux disques arrivèrent à la maison,  Redemption de Joe Bonamassa et Dhyana de MaYan. 

Il ne s’agissait pas forcément de la musique que j’écoute ordinairement, mais depuis quelque temps déjà, mes oreilles réclament de nouvelles émotions sensations.

Pour MaYan l’explication est simple, l’arrivée de Marcela Bovio dans le groupe, m’a donné envie de découvrir leur dernier album.

Pour Joe Bonamassa, l’histoire trouve son origine de mon inculture blues et dans le talent évident de l’artiste. J’avais écouté plusieurs titres de cet américain avec plaisir et Redemption me donnait l’occasion de mieux connaître ce guitariste et de m’initier un peu plus au blues.

Alors, dans mes bagages, coincé entre un Eschach et un Paul Auster, je glissais les deux albums. 

Car les vacances, outre le dépaysement, le tourisme, la bonne bière, c’est aussi l’occasion de se poser pour lire et écouter de la musique, rien que pour le plaisir. 

Entre un village nuraghique, une calanque azur, un expresso, un gelatto, un récit d’alchimiste et la vie d’un chien, résonnait entre mes oreilles du rhythm and blues et du dark metal mélodique. En évitant les trous de la chaussée, en nageant dans la Méditerranée, en écoutant le guide expliquer dans un anglais chantant la naissance d’une civilisation de l’âge de bronze, je songeais à la guitare de Joe et à la voix de Marcela.

Le vent de nord-est déchainant la mer, la vague explosant sur les rochers, le soleil brulant les yeux, le sel collant à la peau, la pastèque fondante dans ma bouche, la bière Ichunosa rafraîchissant le gosier, les biscuits Mulino Bianco pour patienter jusqu’au retour, les moutons sur la route, le tombeau des géants dans la campagne, le dolmen dans la montagne, le nuraghé se dressant au milieu des chênes lièges, le soleil rougeoyant à l’horizon, la lune se reflétant sur les vagues, le parfum du maquis… du métal et du blues pour tous les sens.

La Cdthèque idéale

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Un jour de folie ordinaire, j’ai décidé de ranger mes livres de science fiction et classer ceux que je relirai peut-être un jour, ceux dont je ne peux me séparer et ceux, qui même s’ils m’ont procuré beaucoup de plaisir,  ne reviendront plus jamais sur la table de chevet. J’ai ainsi dégagé quelques kilos papier de ma bibliothèque, laissant une grande étagère vacante.

La nature a horreur du vide…

Un nouveau jour de crise, j’ai contemplé cet espace inoccupé avec agacement et me suis demandé si j’allais redescendre quelques ouvrages stockés un peu partout dans la maison. Et puis finalement j’ai eu une autre idée : me constituer la Cdthèque idéale.

Qu’est-ce que la Cdthèque idéale pour moi ? Dans le couloir, qui mène à l’étage, contre un mur, se dresse une étagère Ikea de 1.50 m de large par 2.20 m de haut, remplie à craquer de compact disques de rock progressif. Même s’ils sont classé par ordre alphabétique, il est parfois difficile d’y retrouver un album et lorsque l’envie me prend d’écouter une vieillerie, le temps passer à la trouver est souvent dissuasif.

D’où l’idée, de me constituer, dans l’étagère libre de la bibliothèque, non loin de la chaîne, la Cdthèque idéale. Mais que contiendrait-elle ? Il faut tout d’abord que son contenu puisse évoluer en fonction de mes humeurs, car le plaisir musical dépend pour beaucoup de l’état d’esprit du jour. J’en exclue d’emblée les grands anciens, ces albums dinosaures qui ont inventé le rock progressif et que je connais par cœur: Yes, Genesis, Pink Floyd, Camel et les autres. Dans cette Cdthèque, je voulais mettre des albums avec lesquels je me sens bien, des disques que j’ai plaisir à écouter de temps en temps, pas forcément des chefs d’œuvres universels, juste des CDs qui me touchent.

Dans cette collection temporaire, je voulais ajouter également quelques sorties récentes, sur lesquelles je n’ai pas eu le temps de me poser suffisamment pour décider de la place qu’ils prendraient dans mon cœur et sur mes étagères. Une fois à portée de main, il me serait plus facile de revenir dessus à l’occasion.

Une Cdthèque pas exclusivement progressive, car au fil des années, il m’est arrivé d’écouter de la pop, du rock, du blues, du hard rock, assez rarement je l’avoue, mais quelques un de ces disques m’ont suffisamment marqué pour qu’ils deviennent des classiques à la maison.

Alors vous vous demandez sans doute, qu’est-ce qu’un chroniqueur de rock progressif, qui écoute jusqu’à dix nouveaux albums par semaine, peut-il mettre dans sa Cdthèque idéale n’est-ce pas ? Vous ne serez pas surpris par la plupart des groupes, mais peut-être plus par les albums.

Il y a un bien entendu un Marillion, mais devinez lequel ? Non ce n’est pas Script, ni Misplaced ou Fugazi, c’est Anoracknophobia. Pour Pain of Salvation, il y a Scarsik et Road Salt One, pas forcément les plus populaires, pour Pendragon, c’est Pure, qui reste de loin, l’album que je préfère de toute leur discographie. Vous trouverez un Muse, mais là tout le monde sera d’accord avec moi, il s’agit de Origin Of Symetry, un Queensrÿche, Operation Mind Crime bien sûr, un Arena, The Visitor, cela va sans dire. Pour Anathema, c’est le sublime Weather Systems, pour Anneke j’ai fait fort avec le coffret A Dat After Yesterday que j’adore mais il se pourrait que son prochain live le remplace bientôt. Il y a également des choses moins connues comme Home Grown de Marc Atkinson, Klone en acoustique, Song For A Friend de Ray Wilson. Vous trouverez aussi un Sting, The Soul Cages, Unprecedented de Marcela Bovio, un Ayeron, The Theory Of Every Thing, un Ben Harper, un David Bowie, un Radiohead, un Placebo, un Coldplay et même un Evanescence.

Un peu moins de quatre vingt albums qui suffisent à mon bonheur avec les vinyles entreposés dans la même pièce. Le danger de cette démarche serait d’oublier les disques rangés dans le couloir et qu’ils finissent comme la collection de livres de science fiction, mis en vente sur le Bon Coin et Priceminister. L’avenir le dira, mais je ne crois pas.