Edimbourg

En 1990, je partis avec un ami de longue date pour un périple écossais. Notre objectif se situait à l’extrême nord des terres des MacLeod, un petit archipel d’îles nommées les Orcades. Après un passage mouvementé à Londres en pleine Pool Tax, nous rejoignîmes la ville d’Edimbourg en bus, franchissant le mur d’Adrien, quittant les anglais pour les kilts mangeurs de panse de brebis farcie.

Edimbourg, outre la beauté de la ville, se devait d’être un pèlerinage obligatoire pour mon camarade et moi même. S’il m’avait initié à Genesis, Peter Gabriel et Steve Hackett, je lui avait fait découvrir Marillion et le personnage de Fish l’avait fasciné. Misplaced Childhood était sorti en 1985 et Clutching At Straws en 1987. Les paroles du poète maudit William Dereck Dick hantaient nos esprits et marcher sur le Royal Mile, trainer dans les pubs et admirer the Heart Of Liothian était un devoir de fan.

Misplaced est considéré à raison comme le chef d’oeuvre du groupe Marillion période Fish. Les chiffres parlent d’eux même : 1er des charts anglais pendant 42 semaines, 3ème en Allemagne pendant 45 semaines, un succès commercial et artistiques. Les chroniques de cet album qui fait toujours référence aujourd’hui sont légion sur la toile et les avis sont quasiment unanimes. Il faut dire que Fish s’y met à nu comme jamais, avant d’entamer la longue descente aux enfers qui le conduira à Clutching puis à se faire virer du groupe qui accouchera dans la douleur d’un Season’s End en 1989 avec Steve Hogarth au chant.

Misplaced Childhood représente le sommet de la carrière du groupe Marillion, seulement après trois albums, la consécration médiatique et celle du public, des concerts partout dans le monde, et une maison de disque qui se met à rêver de tubes à répétition. Mais c’est surtout un album sur l’enfance, l’enfance perdue de Fish racontée avec les fabuleuses guitares de Rothery et les claviers de Kelly.

Après Edimbourg, son château, ses pubs, ses rues, sa colline et ses souvenirs, nous remontâmes vers le nord, Inverness, Thurso puis la traversée jusque Stromness où débutait notre périple dans les Orcades. Après l’enfance de Fish, nous explorions l’enfance de l’humanité au milieu des cairns, tumulus, villages de l’âge de fer et ses selkies.

Si vous allez à Edimbourg, emportez avec vous l’album Misplaced Childhood, marchez sur les pavés du Royal Mile, découvrez le coeur du Lothian, dégustez une bière à la mémoire de l’enfant que fut Fish en buvant les paroles de Kayleigh. Vous n’écouterez plus jamais l’album de la même manière ensuite.

Plein plein plein

Il y a vraiment plein plein plein d’albums dans mon iPhone. Les promotions de l’automne sont tous les ans monstrueuses mais cette année la récolte bat des records. Pour la première fois depuis longtemps, je suis obligé de ne mettre dans mon lecteur portable que les promotions dites prioritaires, n’ayant pas le temps d’écouter les autres. Encore une fois, notre équipe est trop petite pour tout absorber, d’ailleurs elle se réduit de jour en jour, mais où est la relève ?

Non content de recevoir des promotions en masse, j’achète toujours autant d’albums. Opeth, IQ, Brieg Guerveno, Damian Wilson, Big Dead. Le moins que l’on puisse dire c’est que je n’ai que l’embarras du choix, d’autant que de nombreux autres devraient arriver : Out5ide, Franck Carducci (également en promo), Bruce Soord, Leprous, The Flower Kings (bientôt la chronique), Marillion, Vanden Plas (en promo aussi) et Dreamgrave que nous conseillait Stéphane sur son blog.

La chronique du moment est pour groupe allemand CrayonPhase dont je ne vous parlerai pas étant donné que c’est une chronique et que si vous voulez en savoir plus il faudra aller la lire sur le webzine. Même chose pour les promotions, vous n’avez qu’à attendre que nous publions quelque chose pour savoir si nous avons aimé.

Par contre je peux vous parler des albums que j’ai acheté et que je ne chroniquerais probablement pas, sauf si nous les recevons en promotion. Car c’est la nouvelle idée. Pourquoi parler des grosses machines comme Opeth si leur label ne fait pas l’effort de nous envoyer une promotion. Je joue l’enfant gâté ? Oui et non. Oui car qu’est-ce que cela me coûte de chroniquer Opeth puisque je l’ai acheté, non car en faisant la promo de groupes connus sans avoir reçu de promotion, je traite de manière inégale les petits labels et artistes qui eux font encore l’effort de nous envoyer du matériel. Je ne cherche pas à faire des économies, car si j’aime, j’achète toujours l’album. C’est juste une question d’équité.

Alors ce Opeth justement ? Ben je l’ai trouvé, bof en fait, un peu comme le dernier IQ, pas aussi bien que les précédents. Par contre l’EP de Damian Wilson tourne en boucle en attendant le vinyle. Big Dead m’a surpris mais pas totalement convaincu. Et l’album de Brieg ? En fait, il ne faudrait pas que j’en parle, il n’est pas sorti, je n’ai pas eu de promotion et j’ai terriblement envie d’en écrire la chronique (si ça peut vous donner une piste). C’est ça le problème de se donner des grands principes. Ne pas chroniquer sans promotion, c’est bien, mais lorsque l’on tombe sur une merveille comment faire, demander la promotion ? Brendan, je peux considérer le mp3 du crowdfunding comme du matériel de promotion ? Dis oui, dis oui !

Je ne me suis pas tout à fait remis de Strangers de Rise dont je viens de commander le vinyle histoire de renouveler le plaisir bientôt, alors j’écoute Brieg Guerveno et Damian Wilson pour me consoler entre deux vinyles de ma collection.

Coup de foudre

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Le chroniqueur de rock est un gars blasé qui a tout écouté, tout éprouvé, tout rencontré. Il ingurgite des tonnes d’albums par semaine, lit des dictionnaires entiers de paroles, trie des centaines de pochettes. Il connaît toutes les arpèges, tous les accords, tous les ponts, touts les refrains, tous les tempos.

Il lui arrive cependant, de temps en temps, dès la première écoute, d’avoir le coup de foudre, de tomber amoureux et d’écrire la critique dithyrambique de l’année, le cinq étoiles, la copie au 20/20, la merveille du siècle.

Mais passé la première année de vie commune, ce mariage peut devenir routine voire désastre. Je vais vous parler de ces coups de cœur qui au fil des mois ont perdu de leurs charmes.

Commençons par le dernier Leprous, Malina. Il a été, comme bien souvent, chroniqué avec une promotion en mp3 et adulé dès la première écoute. Comme je fais souvent dans ce genre de cas, je l’ai immédiatement commandé en édition vinyle et lorsqu’il est arrivé, je n’ai pas retrouvé l’enthousiasme initial. Le master vinyle me semble plat, fade et même le CD manquait de dynamique. Je le reconnais volontiers, il s’agit de des considérations audiophiles, mais il y a certainement également un effet post coup de foudre qui est intervenu dans ce dés amour. Je suis toujours content de découvrir certains groupes avant tout le monde, bondissant comme un cabri, impatient d’en découdre, puis la fête passée l’enthousiasme retombe. Malina reste un très bon album, mais je l’ai sans doute sur-noté à sa sortie.

Je ne suis pas un fan de post-rock, pas plus que de flamenco, pourtant lorsque de Toundra et le chanteur Francisco Contreras ont écrit Para Quienes Aun Viven j’ai grimpé au rideau. J’ai d’ailleurs également le vinyle à la maison. Mais ici, la galette anthracite est à la hauteur de la promotion que nous avions reçue, même mieux en fait, pour le son, un peu comme tous les albums de Toundra qui acquièrent un “grain” en analogique. Même si je trouve l’album toujours très fort, je sais pourquoi je remets peu souvent le vinyle sur la platine. Ce qui m’avait principalement séduit à l’époque, c’était la surprise provoquée par la rencontre de ces deux univers musicaux presque antagonistes. Et bien entendu, à force d’écoutes, la surprise s’est émoussée, donc une partie du plaisir.

J’ai été longtemps un inconditionnel de Neal Morse et de The Neal Morse Band. Aujourd’hui un peu moins. Lorsqu’il a sorti le pavé The Similitude Of A Dream, je me suis beaucoup investi sur cet album, creusant le sujet du livre The Pilgrim’s Progress, me plongeant dans le livret, m’embarquant dans notre première interview téléphonique avec ce monstre sacré du prog. J’ai l’impression que tout cet investissement méritait inconsciemment une chronique cinq étoile. Aujourd’hui, pour ne pas vous mentir, je n’arrive plus à écouter cet album de bout en bout d’une traite.

Il y en a d’autres bien-sûr, mais pas tant que ça heureusement. Plein d’autres restent des pures merveilles, des albums que j’écoute toujours avec autant de bonheur. Je n’en citerai que trois, les moins connus du grand public comme le dernier Karmamoi The Day Is Done, The Franck Carducci Band Torn Appart et l’EP de Wolve Lazare.

Faut-il que je change la note de tous les albums qui après coup me semblent moins bons ou meilleurs ? La question mérite d’être posée. Idéalement, il faudrait plus de recul avant de publier une chronique, donc prendre plus de temps pour écouter, chroniquer moins fréquemment, alterner la chronique avec d’autres albums. Mais voila, la gourmandise est un vilain défaut et nous ne sommes pas très nombreux dans l’équipe alors nous continuerons probablement comme ça. Et puis, seul un imbécile ne change pas d’avis non ?

Rock & Roll Bétaillère

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Plus jeune, je me jetais dans la fosse aux lions, dans ces stades bondés pour écouter Pink Floyd ou Genesis. Trois heures avant le concert, j’étais déjà sur la pelouse, brûlant au soleil, priant pour mes idoles. Des stades, des Zéniths, des Palais des congrès, d’immenses bétaillères aux remparts sonores épouvantables pour des show à grand spectacle. Peter Gabriel à Bercy, Marillion à la Penfeld, des usines à rock où les concerts s’enchaînaient.

Puis, par la force des choses, ayant quitté la Bretagne, puis Paris, je suis descendu en gamme, dans des boites de conserves, où tassés comme des sardines à 1000, collés les un contre les autres, respirant les aisselles du voisin, fumant le pétard de la fille devant moi et sentant l’érection naissante de l’homme dans mon dos, je goûtais au plaisir de la basse de Sting, de la voix de Fish, des claviers de Clive Nolan.

Puis vînt l’âge de la curiosité, où j’eu envie d’écouter autre chose, qu’un sempiternel Marillion, Transatlantic ou Pendragon, envie de sortir des têtes d’affiches, de découvrir d’autres horizons. La période où je commençais également à consommer local, en circuit court et bio, à arpenter les petites salles où des groupes talentueux faisaient, pour certains, leurs premières armes. Des pubs, des bars, de petites salles associatives où vous pouvez déguster une mousse de qualité en écoutant de jeunes talents donner toutes leurs tripes pour une trentaine de spectateurs. Pas de mur de son, pas de rampes d’éclairages, pas de fumigènes mais une proximité unique avec les artistes, une ambiance familiale et des conditions agréables pour découvrir de nouveaux talents.

J’imagine bien que ces artistes rêvent de cinquante-miles spectateurs, d’effets pyrotechniques, d’écrans géants, de champagne, de groupies en folie. Mais pour moi, le vieux fan amoureux de musique, photographe amateur avide de concerts, les petites salles sont devenu mon paradis. Ras le bol des salles bondées, à la rigueur un petit Zénith de temps en temps pour m’offrir une tête d’affiche, confortablement assis au-dessus de la fosse, mais ça, c’est parce que je suis vieux.

La dérive

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Nous allons parler une fois encore de notation.

L’objectif de l’éducation nationale est que 90% des français obtiennent leur baccalauréat. Comment y arriver ? Améliorer l’enseignement ? Non trop compliqué. Rendre les français intelligents ? Impossible. Donner le bac dans une pochette surprise ? En voila une bonne idée.

Pour les chroniques, c’est un peu la même chose semblerait-il. Avez-vous calculé la moyenne des notations dans un webzine ? Elle tourne le plus souvent autour de 4/5, 9/10 ou 18/20, à croire que tous les albums critiqués sont très bons ou que les quelques bouses sont sauvées par de grands chef d’œuvres.

Certains magazines n’hésitent pas à affiner l’échelle avec du 4.6/5 afin de différencier l’album à 4.5, du suivant, un tout petit peu supérieur qui aura 4.6… A quand le 4.657124 ? D’autres ont supprimé la note, tout simplement, lisez le texte, vous saurez ce que nous en pensons, moi j’aime bien l’idée même si les artistes préfèrent souvent les étoiles (ça leur évite de lire).

Lorsque nous écoutons le meilleur album d’un groupe, nous avons tendance à lui donner la note maximale – encore que certains chroniqueurs se l’interdisent systématiquement, car la perfection n’existe pas – mais si l’album suivant était meilleur encore, que ferions-nous alors ?

Si dans la carrière d’une groupe, il y a une petite faute de parcours, il est rare que l’album soit sanctionné. Comment punir un groupe que l’on aime ?

Il existe des chroniqueurs lèche boules, mais nous en avons déjà parlé. Il existe ceux qui ne donneront jamais la note maximale. La sélection naturelle joue également beaucoup sur la notation : les chroniqueurs choisissent de préférence de bons albums à des merdouilles innommables pour leurs longues heures d’écoute.

On refuse aux mauvais élèves l’entrée en terminale et du coup les statistiques au bac sont excellentes. Ça s’appelle l’élitisme.

Mais qu’est-ce qu’un mauvais album après tout ? Une mauvaise production, un manque d’originalité avéré, une musique inaudible ?

Quel note donneriez-vous au premier album de Genesis, Genesis to Revelation ? Parce que bon voila quoi, honnêtement, sa production est épouvantable, la musique n’a pas encore atteint la maturité d’un Foxtrot et on retrouve dans ces premiers balbutiements la marque de nombreux groupes de l’époque. Alors… Vous lui donneriez quoi ? Un 2/5 ? Vous oseriez ? Non ? Normal, c’est quand même un album de Genesis. Pour continuer dans cet exercice, prenons Calling All The Stations ou Abacab. Vous leur donneriez combien si ce n’était pas Genesis qui les avait pas composé ?

Tout est relatif donc.

Chez nous, cette dérive est palpable, les albums ayant moins de trois étoiles se font rares. Comment contrer cette dérive ? Chroniquer de très mauvais albums quitte à descendre des artistes en devenir. Se faire mal au oreilles à se dégoûter de chroniquer ? Mauvaise idée. L’inflation semble donc inévitable alors à quoi sert encore la note, je ne sais pas. D’ailleurs, à quoi sert le Bac ?

Underground Railroad

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C’est le président Obama en personne qui m’a conseillé ce livre de Colson Whitehead. Enfin presque. En réalité c’est Steve Hackett, lui même conseillé par Obama, qui m’a parlé du bouquin. C’est déjà pas mal.

Dans son dernier album, At The Edge Of Light, figure un morceau intitulé Underground Railroad, un titre entre gospel et americana qui tranche avec le reste du disque.

Lorsque j’ai interviewé le maestro, nous nous sommes longtemps attardé sur ce morceau et c’est là que j’ai appris qu’il s’agissait d’un livre de Colson Whitehead, un livre que le président Obama avait conseillé à Steve Hackett.

Pour être tout à fait honnête, sur le coup, je n’ai pas compris que Steve parlait de Colson Whitehead, un auteur américain que j’ai découvert avec son excellent livre de 2014 sur les zombies, Zone 1, livre que je vous recommande au passage. C’est en travaillant à la retranscription de l’interview que j’ai compris qu’il parlait d’un auteur que j’aime beaucoup.

Inévitablement, aimant l’auteur, aimant le morceau, curieux d’en savoir plus sur chemin de fer clandestin, j’ai été cherché le livre chez mon libraire préféré.

Underground Railroad, raconte l’histoire de Cora, une esclave noire américaine, qui fuit sa plantation sudiste. Une sorte de road movie sur fond d’esclavagisme, roman semi historique qui donne un éclairage tout particulier sur ces heures sombres des Etats-Unis.

Comme on le découvre à la fin, dans les remerciements, Colson s’est inspiré de plusieurs récits pour écrire son livre et la narration s’en ressent quelque peu, disons que les différentes vies de Cora semblent parfois misent bout à bout assez sommairement.

Le récit commence dans une plantation, décrivant les conditions atroces dans lesquelles survivaient les esclaves. Puis vient la fuite et la chasse à l’homme, fuite qui passera par ce réseau ferré secret, l’underground railroad. Cora se réfugiera dans un foyer pour noirs, où elle travaillera comme bonne puis comme tableau vivant pour un sordide musée pour blancs. Elle restera enfermée des mois durant dans un grenier, assistant à la mise à mort des siens sur la place du village, elle connaîtra un peu de répit dans une grande exploitation de maïs avant de devoir fuir encore et encore.

Comme tout le monde, j’avais en tête quelques images d’Épinal sur la traite des noirs, le commerce triangulaire, la mortalité lors de la traversé de l’Atlantique. Je me faisais quelques films sur les plantations de canne à sucre mais je n’imaginais pas la vision d’horreur que dépeint l’auteur. Underground Railroad se lit comme un roman, raconte plus qu’un livre d’histoire, remet en question bien des idées reçues sur l’esclavagisme et dévoile un partie de cette histoire, celle du chemin de fer clandestin, qu’avant ce livre, je ne connaissais pas.

Comme le disait Steve Hackett, Underground Railroad ferait un très bon film. En attendant, il en fait une chanson.

Mon best of Marillion

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Le groupe Marillion fut sans doute ma première révélation musicale avec la sortie de Fugazi en. Auparavant j’écoutais AC/DC, Kate Bush, Genesis, Mike Oldfield, Peter Gabriel et consorts. Mais Marillion était le premier groupe que je découvrais à sa quasi création et j’ai grandi ensuite avec leur musique. Je ne me lancerai pas dans combat de coq pour défendre la période Fish ou Hogarth, j’aime les deux époques pour des raisons très différentes. Par contre, je vais vous livrer dans l’ordre de préférence, mon top dix des albums de Marillion, un classement souvent à contre courant des goûts des fans du groupe.

1 – Anoracknophobia 

Quoi comment ? J’ai cet album dans la peau depuis sa sortie, il me fait toujours autant vibrer écoute après écoute avec ‘Quartz’ ou ‘This Is The 21st Century’. Marillion s’offrait un album différent de tous les autres, moderne et pas très progressif finalement.

2 – Marbles

Bon là, généralement, tout le monde est d’accord pour affirmer qu’il s’agit d’un des chefs d’œuvres de Marillion. Des textes très personnels signés Steve Hogarth, des titres fleuves ‘Invisible Man’, ‘Angelina’ ou ‘Ocean Cloud’, des sonorités nouvelles, culte. Dommage qu’ils aient fini par ‘Neverland’.

3 – Misplaced Childhood

Impossible de passer à côté du premier concept album où Fish mettait son âme à nu. Le seul Marillion qui explosera les charts, un incontournable mais que j’écoute de moins en moins.

 4 – Somewhere Else

Oui, ce mal aimé appartient à mon top ten. Il n’y a rien à jeter dans cet album, le groupe prend tous les risques, explore une pop prog psyché avec bonheur et même l’improbable ‘Most Toys’ est une bombe.

5 – Radiation 

Oui je sais, c’est un mal aimé. Et pourtant. Comme Anoracknophobia, c’est une des grosses prises de risque de Marillion. Je vénère tout particulièrement Trois titres particulièrement : ‘Cathedral Wall’, ‘These Chains’ et ‘A Few Words For The Dead’. Et même si le ‘Three Minutes Boy’ m’énerve au plus au point, cet album est fabuleux.

6 – Fugazi

Sans doute par ce que c’est le premier album de Marillion que j’ai écouté avec ‘She Cameleon’ il y a 35 ans dans la cour de mon lycée et parce que ‘Jigsaw’, au refrain d’une rare  violence, m’interpelle toujours autant.

7 – Afraid Of Sunlight

Cet album m’a toujours ébloui avec ‘Out of this world’, une pièce qui me fait toujours autant planer, comme ‘Beautiful’ et ‘afraid Of Sunlight’. Pour ne rien gâcher, la pochette de l’album est juste fabuleuse.

8 – Brave

Oui quand même, en huitième position je sais. Oui c’est Le concept période Hogarth, oui c’est un album atypique qui a nécessité des mois de travail, mais bon, ce n’est pas celui que je retiens en premier même si je le possède en de très nombreuses éditions.

9 – Script For A Jester Tear

Le premier Marillion est brouillon, il ne possède pas encore vraiment d’identité propre mais propose une rupture avec le progressif de l’époque. Un concentré de violence et d’émotion dans les mots et la musique qui deviendra la marque de fabrique du groupe pour quelques années.

10 – Marillion.com

Encore un mal aimé soyons clair. Mais dedans il y a ‘Interrior Lulu’ quand même, rien que pour ça, il mérite sa place dans mon top.

Et les trois pires me direz-vous ?

1 – Holidays in Eden

Rien pour le sauver celui là. Marillion s’est totalement perdu en chemin en voulant sortir des hits.

2 – This Strange Engine

Malgré un dernier titre équipe magnifique et quelques pièces qui, au fil des années sont devenues de vieilles amies, il y a toujours cet insupportable ‘Hope For The Future’ qui me gâche le plaisir à chaque fois.

3 – ‘Happiness is the Road’

Lui, je ne l’écoute jamais. Il m’ennuie tout simplement. Long et mou, il ne tient aucune promesse.

Vous voulez des valeurs sûres ?

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Je vous ai déjà parlé de ma discothèque idéale, ces CDs rangés à part dans la maison et qui constituent les albums que j’ai envie d’écouter en ce moment. 

Une collection fluctuante, au gré des saisons, des humeurs et des nouveautés, où ne figure qu’un seul album par groupe, celui que j’ai envie d’écouter, qui comporte de préférence, des albums récents et qui ne reflète pas exactement mes goûts puisqu’il reste quelques vinyles (de plus en plus nombreux) et quelques enregistrements numériques qui deviendront souvent des vinyles à leur sortie.

Comme je sais que vous brûlez d’envie de découvrir ce qu’écoute un chroniqueur lorsqu’il ne chronique pas, j’ai listé ma collection temporaire idéale avec un lien vers la chronique qui va bien lorsqu’elle existe (pour booster l’audimat). Vous découvrirez peut-être des écarts entre mes goûts actuels et les évaluations de l’époque.

Les goûts changent…

Pour les cadeaux de Noël, tous ces albums sont des valeurs sûres, croyez moi, enfin, à condition que vous partagiez un temps soit peu mes goûts…

Amplifier – Trippin’ With Dr Faustus

anasazi – playing ordinary people

Anathema – weather systems

anima mundi – Insomnia

Anneke Van Giersbergen – Symphonized

Archive – Axiom

Aisles – Hawaii

Anubis – The Second Hand

Arena – Double Vision

Ayreon – The Theory of Everything 

Marc Atkinson – Home Grown

Big Big Train – Folklore

Marcela Bovio – Through Your Eyes

Davie Bowie – Space Oddity

Tim Bowness – Lost In The Ghost Light

Kate Bush – Before The Dawn

Franck Carducci – Torn Apart

Cloud Cukoo Land – Somewhere In Between 

Collapse – The Sleep In Me

Cosmograf – The Heay-Man Dreams

Chris – Phoenix

Dream Theater – Octavarium 

Fish – A Feast Of Consequences

Flying Colors – Second Nature

Frost – Experiments In Mass Appeal

Peter Gabriel – Back to the Front – Strasbourg 

Serge Gainsbourg – L’homme a tête de chou

David Gilmour – Rattle That Lock

Grand Jacques – Live Au Presbytère 

Brieg Gerveno – Valgori

Haken – Vector

Steve Hackett – Genesis Revisited II

IQ – Road of Bones

Karmamoi – The Day Is Done

Katatonia – The Fall Of Hearts

Dave Kerzner – Static

Kino – Picture

Klone – Unplugged

Kyros – Vox Humana

Lazuli – Saison 8

Lifesigns – Cardington

Philippe Luttun – The Taste Of Wormwood

Magenta – We Are Legend

Marillion – Anoracknophobia 

Maschine – Naturalis

Mayan – Dhyana

Monnaie de Singe – The Last Chance

Muse – The Origin Of Symetry

Mystery – Lies And Butterflies

Neal Morse – The Grand Experiment

Nemo – Le ver dans le fruit

Nosound – a sense of loss

Old Fire – Songs From The Haunted South

Opeth – Sorceress

Pain – Coming Home

Pain of Salvation – Falling Home

Pendragon – Pure

The Pineapple Thief – Your Wilderness

Porcupine Tree – The Incident

Queenryche – Operation Mindcrime

Riversea – The Tide

Riverside – Shrine Of New Generation Slaves

RPWL – god has failed

Steve Rothery – The Ghosts of Pripyat

Sanguine Hum – Now We Have Power

Satellite – Evening Games

Scarlean – Ghost

Seven Steps To The Green Door – Fetish

Southern Empire – Civilisation 

Solstafir – Berdreyminn

Spiral – Bullets

Spock’s Beard – The Oblivion Particle

Sting – The Soul Cages

Sylvan – Posthumous Silence 

Symphony X – Underworld

Tesseract – Polaris

The Tea Party – The Ocean At The End

Devin Townsend – Epicloud

Transatlantic – Kaleidoscope

Vanden Plass – Netherworld II

Roger Waters – Amused To Death

Ray Wilson – makes me think of home

Steven Wilson – To The Bone

Wolve – Lazare