Vous voulez des valeurs sûres ?

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Je vous ai déjà parlé de ma discothèque idéale, ces CDs rangés à part dans la maison et qui constituent les albums que j’ai envie d’écouter en ce moment. 

Une collection fluctuante, au gré des saisons, des humeurs et des nouveautés, où ne figure qu’un seul album par groupe, celui que j’ai envie d’écouter, qui comporte de préférence, des albums récents et qui ne reflète pas exactement mes goûts puisqu’il reste quelques vinyles (de plus en plus nombreux) et quelques enregistrements numériques qui deviendront souvent des vinyles à leur sortie.

Comme je sais que vous brûlez d’envie de découvrir ce qu’écoute un chroniqueur lorsqu’il ne chronique pas, j’ai listé ma collection temporaire idéale avec un lien vers la chronique qui va bien lorsqu’elle existe (pour booster l’audimat). Vous découvrirez peut-être des écarts entre mes goûts actuels et les évaluations de l’époque.

Les goûts changent…

Pour les cadeaux de Noël, tous ces albums sont des valeurs sûres, croyez moi, enfin, à condition que vous partagiez un temps soit peu mes goûts…

Amplifier – Trippin’ With Dr Faustus

anasazi – playing ordinary people

Anathema – weather systems

anima mundi – Insomnia

Anneke Van Giersbergen – Symphonized

Archive – Axiom

Aisles – Hawaii

Anubis – The Second Hand

Arena – Double Vision

Ayreon – The Theory of Everything 

Marc Atkinson – Home Grown

Big Big Train – Folklore

Marcela Bovio – Through Your Eyes

Davie Bowie – Space Oddity

Tim Bowness – Lost In The Ghost Light

Kate Bush – Before The Dawn

Franck Carducci – Torn Apart

Cloud Cukoo Land – Somewhere In Between 

Collapse – The Sleep In Me

Cosmograf – The Heay-Man Dreams

Chris – Phoenix

Dream Theater – Octavarium 

Fish – A Feast Of Consequences

Flying Colors – Second Nature

Frost – Experiments In Mass Appeal

Peter Gabriel – Back to the Front – Strasbourg 

Serge Gainsbourg – L’homme a tête de chou

David Gilmour – Rattle That Lock

Grand Jacques – Live Au Presbytère 

Brieg Gerveno – Valgori

Haken – Vector

Steve Hackett – Genesis Revisited II

IQ – Road of Bones

Karmamoi – The Day Is Done

Katatonia – The Fall Of Hearts

Dave Kerzner – Static

Kino – Picture

Klone – Unplugged

Kyros – Vox Humana

Lazuli – Saison 8

Lifesigns – Cardington

Philippe Luttun – The Taste Of Wormwood

Magenta – We Are Legend

Marillion – Anoracknophobia 

Maschine – Naturalis

Mayan – Dhyana

Monnaie de Singe – The Last Chance

Muse – The Origin Of Symetry

Mystery – Lies And Butterflies

Neal Morse – The Grand Experiment

Nemo – Le ver dans le fruit

Nosound – a sense of loss

Old Fire – Songs From The Haunted South

Opeth – Sorceress

Pain – Coming Home

Pain of Salvation – Falling Home

Pendragon – Pure

The Pineapple Thief – Your Wilderness

Porcupine Tree – The Incident

Queenryche – Operation Mindcrime

Riversea – The Tide

Riverside – Shrine Of New Generation Slaves

RPWL – god has failed

Steve Rothery – The Ghosts of Pripyat

Sanguine Hum – Now We Have Power

Satellite – Evening Games

Scarlean – Ghost

Seven Steps To The Green Door – Fetish

Southern Empire – Civilisation 

Solstafir – Berdreyminn

Spiral – Bullets

Spock’s Beard – The Oblivion Particle

Sting – The Soul Cages

Sylvan – Posthumous Silence 

Symphony X – Underworld

Tesseract – Polaris

The Tea Party – The Ocean At The End

Devin Townsend – Epicloud

Transatlantic – Kaleidoscope

Vanden Plass – Netherworld II

Roger Waters – Amused To Death

Ray Wilson – makes me think of home

Steven Wilson – To The Bone

Wolve – Lazare

La Cdthèque idéale

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Un jour de folie ordinaire, j’ai décidé de ranger mes livres de science fiction et classer ceux que je relirai peut-être un jour, ceux dont je ne peux me séparer et ceux, qui même s’ils m’ont procuré beaucoup de plaisir,  ne reviendront plus jamais sur la table de chevet. J’ai ainsi dégagé quelques kilos papier de ma bibliothèque, laissant une grande étagère vacante.

La nature a horreur du vide…

Un nouveau jour de crise, j’ai contemplé cet espace inoccupé avec agacement et me suis demandé si j’allais redescendre quelques ouvrages stockés un peu partout dans la maison. Et puis finalement j’ai eu une autre idée : me constituer la Cdthèque idéale.

Qu’est-ce que la Cdthèque idéale pour moi ? Dans le couloir, qui mène à l’étage, contre un mur, se dresse une étagère Ikea de 1.50 m de large par 2.20 m de haut, remplie à craquer de compact disques de rock progressif. Même s’ils sont classé par ordre alphabétique, il est parfois difficile d’y retrouver un album et lorsque l’envie me prend d’écouter une vieillerie, le temps passer à la trouver est souvent dissuasif.

D’où l’idée, de me constituer, dans l’étagère libre de la bibliothèque, non loin de la chaîne, la Cdthèque idéale. Mais que contiendrait-elle ? Il faut tout d’abord que son contenu puisse évoluer en fonction de mes humeurs, car le plaisir musical dépend pour beaucoup de l’état d’esprit du jour. J’en exclue d’emblée les grands anciens, ces albums dinosaures qui ont inventé le rock progressif et que je connais par cœur: Yes, Genesis, Pink Floyd, Camel et les autres. Dans cette Cdthèque, je voulais mettre des albums avec lesquels je me sens bien, des disques que j’ai plaisir à écouter de temps en temps, pas forcément des chefs d’œuvres universels, juste des CDs qui me touchent.

Dans cette collection temporaire, je voulais ajouter également quelques sorties récentes, sur lesquelles je n’ai pas eu le temps de me poser suffisamment pour décider de la place qu’ils prendraient dans mon cœur et sur mes étagères. Une fois à portée de main, il me serait plus facile de revenir dessus à l’occasion.

Une Cdthèque pas exclusivement progressive, car au fil des années, il m’est arrivé d’écouter de la pop, du rock, du blues, du hard rock, assez rarement je l’avoue, mais quelques un de ces disques m’ont suffisamment marqué pour qu’ils deviennent des classiques à la maison.

Alors vous vous demandez sans doute, qu’est-ce qu’un chroniqueur de rock progressif, qui écoute jusqu’à dix nouveaux albums par semaine, peut-il mettre dans sa Cdthèque idéale n’est-ce pas ? Vous ne serez pas surpris par la plupart des groupes, mais peut-être plus par les albums.

Il y a un bien entendu un Marillion, mais devinez lequel ? Non ce n’est pas Script, ni Misplaced ou Fugazi, c’est Anoracknophobia. Pour Pain of Salvation, il y a Scarsik et Road Salt One, pas forcément les plus populaires, pour Pendragon, c’est Pure, qui reste de loin, l’album que je préfère de toute leur discographie. Vous trouverez un Muse, mais là tout le monde sera d’accord avec moi, il s’agit de Origin Of Symetry, un Queensrÿche, Operation Mind Crime bien sûr, un Arena, The Visitor, cela va sans dire. Pour Anathema, c’est le sublime Weather Systems, pour Anneke j’ai fait fort avec le coffret A Dat After Yesterday que j’adore mais il se pourrait que son prochain live le remplace bientôt. Il y a également des choses moins connues comme Home Grown de Marc Atkinson, Klone en acoustique, Song For A Friend de Ray Wilson. Vous trouverez aussi un Sting, The Soul Cages, Unprecedented de Marcela Bovio, un Ayeron, The Theory Of Every Thing, un Ben Harper, un David Bowie, un Radiohead, un Placebo, un Coldplay et même un Evanescence.

Un peu moins de quatre vingt albums qui suffisent à mon bonheur avec les vinyles entreposés dans la même pièce. Le danger de cette démarche serait d’oublier les disques rangés dans le couloir et qu’ils finissent comme la collection de livres de science fiction, mis en vente sur le Bon Coin et Priceminister. L’avenir le dira, mais je ne crois pas.

Progressions progressives

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Un geek webmaster mal aimé – pardon abstinent – entouré de nymphomanes elfes extraterrestres, un thriller science fictionnesque metaleux new age, un groupe de metal prog qui nous sauve de la fin du monde, une tournée qui passe partout en Europe sauf en France, des références appuyées à la scène prog actuelle (cherchez qui est qui), voici Progressions, le roman de mon petit suisse Gervais, pardon Gallay.

Les extraterrestres sont parmi nous, ils possèdent des oreilles pointues et aiment la baise. Mais un complot cherche à les foutre dehors alors que certains d’entre eux veulent juste sauver la planète bleue des hommes. Thriller internet, tournée de métal, partouze extraterrestre, bienvenu dans l’univers de Stéphane.

Au début du récit, notre auteur s’attarde beaucoup sur les tenues vestimentaires des différents protagonistes et les pages passant, il détaille de plus en plus l’absence desdits vêtements, l’humain ne semble alors séparé du stellaire que par une paire de chaussures à talons et une culotte. Isaac Asimov doit se retourner dans sa tombe.

L’intrigue du roman tient la route mais pas forcément en haleine. La plume cynico satirique d’Alias se fait trop sérieuse dans son livre et l’aspect Jeu de Rôle prend parfois le pas sur le roman. Notez j’écris tout ça parce que je suis jaloux, jaloux de n’avoir jamais été à la Loreley, jaloux de n’avoir jamais finalisé un roman, jaloux de n’avoir plus de temps pour le Jeu de Rôle, jaloux de ne pas m’envoyer en l’air avec des elfes.

L’immersion dans cette tournée improbable de VUUR – mais c’est pas eux enfin ! Mais si c’est clair c’est VUUR. Mais enfin, non Anneke n’est pas nympho ! Tu es bien sûr ? Heu non… – à travers l’Europe ne manque pas de charme, coupant l’envie à n’importe qui de monter un jour un groupe de rock et de partir sur les routes. Le thriller se perd dans un nuages de protagonistes (c’est qui le méchant ? Les méchants tu veux dire ? Nan LE méchant…) et on ne sait plus très bien qui culbute qui et dans quel sens à la fin. C’est très emboîté tout ça.

Si vous êtes un geek rôliste metalleux qui lit encore des livres (une race pas loin des elfes en fait), essayez Progressions, rien que pour mieux connaître Stéphane alias Alias alias Rage, vous serez surpris. Mélanger science-fiction, thriller, complot planétaire, orgie soft et metal progressif en deux-cent-cinquante pages seulement relève de l’exploit.

Respectez nos oreilles !

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Pourquoi faut-il qu’un live, le son soit si fort ? Pourquoi faut-il mettre des bouchons dans une salle étudiée pour un public de trois-cent personnes ? Pourquoi faut-il s’exploser les tympans avec vos basses ?

C’est pour faire plus rock ? Pour couvrir les braillards buveurs de bière ? Pour masquer les imperfections de votre équipement ?

Il existe des salles à l’acoustique épouvantable où l’ingé son pousse le volume pour donner le change, faisant trembler les verres bières, vibrer le sol et saigner les oreilles. Il existe également des lieux acceptables qu’un bon technicien réussit à sonoriser agréablement.

J’ai entendu le pire dans un auditorium classique, le meilleur dans un immense hall en béton et d’honnêtes résultats sous un plafond de deux mètres.

Dans mes meilleurs souvenirs il y a eu Peter Gabriel au Zénith de Strasbourg, un son parfait, sans bouchons, Ray Wilson Chez Paulette, avec un équipement tip top et une équipe très pro. Dans mes pires cauchemars – j’en rêve encore -, Leprous à La laiterie, un mur de basses dans une petite salle pour cacher les faiblesses vocales du chanteur ce soir là et Marillion au Noumatrouff à Mulhouse où les parois en tôle ondulée de la salle servaient de caisse de résonance à tous les instruments. Entre ces extrêmes quelques saignements de nez au Grillen à Colmar et maux de tête à Substage à Karlsruhe.

A qui la faute ? A ces ingés sons vieille école, à ces artistes voulant que ça fasse du bruit ? A ces salles sans acoustique ? A des soundchecks effectués à l’arrache ?

Quand je vois des enfants au premier rang, près des murs d’enceintes, là je fais les photos, qui se mettent les mains sur les oreilles, j’ai peur pour eux. En concert, je porte toujours des bouchons en silicone, -15 Db, moulé à la forme de mon oreille, et même ainsi, il m’arrive d’avoir des sifflements le lendemain de live.

Respectez nos oreilles, ne gâchez pas la musique, pas la peine de pousser le son comme des malades, nous ne sommes pas sourds, enfin pas tous.

Et vous les amateurs de rock, protégez-vous, mettez le préservatif des oreilles.

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