Lumineuse pollution

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Nous vivons au siècle des lumières. Pas celui de Voltaire mais celui des éclairages urbains, des enseignes publicitaires, des voitures, des avions, des satellites…

Il est certes rassurant déambuler la nuit dans des rues éclairées ou de conduire avec les feux allumés, mais a-t-on besoin de laisser les vitrines allumées, de jouer aux sports collectifs la nuit dans les stades et d’avoir autant de satellites en orbite basse ?

Essayez de trouver un endroit plongé dans le noir où seule la lueur des étoiles vous offre quelques points de repères. Vous verrez toujours un halo jaunâtre à l’horizon, le lointain dôme de lumière d’une ville endormie, les feux clignotants des avions dans le ciel et les panneaux solaires des satellites Starlink qui brillent dans la nuit. 

Vous me direz, pour la poignée d’illuminés qui sortent la nuit observer les étoiles, pourquoi faire des efforts ? Principalement parce qu’il y n’a pas que ces illuminés, il y a les animaux que nos éclairages urbains perturbent.

J’habite en ville, au bord de la rue principale bardée d’éclairages LED, les pires. Mais étrangement, ce ne sont pas les lampadaires qui me dérangent le plus, ce sont les projecteurs munis de détecteurs de présence qui s’allument dès qu’une feuille bouge dans un buisson. Il y en a tout autour de moi, au nord, à l’est, et au sud. Seul l’ouest est abrité par notre maison. Si un piéton passe ou une voiture se gare à proximité, c’est un flash blanc qui illumine la nuit. Résultat, de mon jardin, je ne peux photographier qu’un quart du ciel nocturne, gêné par les toits, les arbres et bien entendu les lumières. 

A l’œil nu, je distingue à peine à constellation de la Grande Ourse, je peine à trouver l’étoile polaire et la Voie Lactée est invisible.

Lorsque j’ai une cible intéressante et que je peux photographier assez longtemps par cette étroite fenêtre, j’obtiens le plus souvent une image décevante, peu contrastée et faible en signal, même avec des filtres très restrictifs qui s’affranchissent d’une partie de la pollution lumineuse. Les lumières ainsi que la pollution atmosphérique sans parler des vibrations du sol dégradent considérablement le signal.

Pour illustrer le problème, je vous présente deux photographies traitées de l’objet Messier 45, l’amas ouvert des Pléiades, ce petit point d’interrogation que l’on peut voir à l’œil nu dans le ciel d’hiver et qui intrigue souvent les profanes en astronomie.

La première photo a été prise depuis mon jardin avec des poses unitaires de trois minutes pendant deux heures et demie.

La seconde photographie a été prise avec le même matériel à la campagne, des poses unitaires d’une minute et un temps total de deux heures et quart.

La différence saute aux yeux, les nébulosités sont nettement plus visibles sur la deuxième image alors que la première devrait être nettement plus détaillée si on considère uniquement les critères photographiques. C’est cela l’effet de la pollution lumineuse sur le ciel.

Alors, si vous voulez faire quelque chose pour lutter contre la pollution lumineuse, parlez-en à vos élus, invitez-les à observer le ciel en ville et à la campagne, éteignez les éclairages inutiles et lorsque que approchez d’astronomes amateurs en plein travail, coupez vos feux, éteignez vos lampes, vous serez les bienvenus pour observer le ciel.

En complément je vous mets quelques liens :

La carte de la qualité du ciel en France : https://lightpollutionmap.app/fr/

L’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes : https://www.anpcen.fr

Ananas

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Certains estiment que disposer des tranches d’ananas sur de la sauce tomate et du fromage est une hérésie, moi j’aime bien. En plus l’ananas est juteux et bourré de vitamines, sont seul défaut c’est d’être un fruit exotique assez pénible à découper.

Bon pourquoi je vous parle d’ananas ? Parce que c’est le petit nom que j’ai donné à un équipement informatique que je viens d’acheter, en l’occurrence un NAS. 

Vous vous souvenez peut-être que j’ai changé d’ordinateur, passant d’un iMac 27 pouces 2 To à un MacBook Pro 14 pouces et 1 To. A l’usage j’ai vite constaté que j’étais à l’étroit devant l’écran et pour le stockage, surtout pour la photographie qui est mon activité principale sur le Mac.

Un ami m’a prêté un écran 28 pouces 4 K pour travailler de manière plus confortable, restait à résoudre le problème du stockage. Parce que avec 500 Go de photos, 500 Go de musique et 1.5 To d’images d’astronomie, j’avais un problème. 2.5 To ne tiennent pas dans 1 To. J’ai d’abord travaillé avec des disques externes, branchant et débranchant les câbles USB C en fonction de mon activité du jour, mais je n’avais plus de sauvegarde de mon travail. Et ça je n’aime pas trop. 

Une des solutions possibles était d’utiliser un système de sauvegarde en réseau qui assure lui-même le backup en temps réel. Un équipement que l’on appelle un NAS. Nos services informatiques en utilisent au travail et j’ai plusieurs amis, photographes et geeks, qui ont adopté cette solution. Vous utilisez un petit ordinateur sous Linux ou Androïd relié au réseau local, qui pilote un ou plusieurs disques de grande capacité et qui est vu, via le réseau comme un disque dur.

Suivant les conseils avisés de mon entourage j’ai opté pour la marque Synology, un partage Samba compatible Apple, Linux et Windows ainsi que deux disques durs mécaniques de 6 To.

L’installation n’est pas compliquée pour quelqu’un qui connaît un peu l’informatique, surtout en suivant les conseils de quelques amis plus expérimentés. Une fois les partages Samba réalisé, j’ai transféré les données sur le NAS, une opération laborieuse qui a pris quelques heures tout de même. 

Une fois terminé, j’ai voulu lancer le logiciel Lightroom qui me sert pour le développement photo. Et là, patatras ! Lightroom n’accepte pas d’accéder à son catalogue via un disque réseau. La guigne !

J’ai rapatrié l’énorme fichier sur le Mac et ré indexé tout le catalogue des photos présent sur le NAS. Apparemment tout s’est bien passé. Enfin j’espère mais j’ai eu très peur, c’était quand même la raison de l’achat du ce NAS. Ensuite j’ai configuré la Time Machine pour sauvegarder le MacBook (la première sauvegarde de la machine a duré une après-midi tout de même). 

Maintenant je vais voir si je monte de nouveaux services comme un Cloud personnel au lieu de m’appuyer sur Google et compagnie. J’ai transféré toute ma musique numérique pour pouvoir la jouer indifféremment de la tablette, de mon téléphone ou du Mac à condition d’avoir un casque sous la main et je mets également en place un album de photos consultable d’après où je le désire. Après il va quand même falloir que je blinde là sécurité de ma box pour éviter les problèmes.

Mais je réalise déjà que je risque d’être rapidement à l’étroit dans 6 To. Et dire que lorsque j’ai débuté en informatique, je ne disposais que des 5 Ko de mémoire vive du Commodore Vic 20. Effrayant !

Le panier de crabes

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Le 26 décembre 2025, l’application Météo-France annonçait une froide journée ensoleillée avec une petite bise de nord-est. Le temps rêvé pour grimper en montagne installer son télescope. Oui, ça c’est ma vision de la vie, et je la partage avec moi-même.

Sauf que l’après-midi fut nuageuse et la nuit incertaine. Vous savez quand au début de journée le soleil est prévu pour briller et que heure après heure, à chaque nouvelle mise à jour des prévisions, un nuage gris occupe toute la case de l’heure courante et que les suivantes sont ensoleillées.

J’ai quand même chargé la voiture avec le Celestron, un thermos de soupe, un de thé vert et un de nouilles japonaises. Trois couches de vêtements plus tard, j’étais en route pour la montagne. 

Des nuages élevés noyaient le coucher de soleil rose et des stratus déchiquetés s’accrochaient aux sommets. Là haut, des bancs de cirrus voilaient le ciel, de la neige  fraîche recouvrait le sol et un vent glacial balayait le parking déserté. 

Il était 18h et j’étais tout seul. Aucun des fondus d’astronomie n’était là pour me tenir compagnie. Le ciel n’était pas des plus prometteurs et il faisait diablement froid. Mais j’étais monté, alors j’ai patienté un peu, assis dans la voiture, histoire de voir si le ciel allait se dégager comme annoncé.

Au bout d’une heure d’attente, les nuages se sont dissipés au nord-est, là où je voulais pointer le télescope, vers la nébuleuse du Crabe dans la constellation du Taureau. Messier 1, comme on l’appelle entre nous, est le résidu d’une supernova qui a été observée en 1054 par les astronomes chinois. Une étoile qui a explosé et dont la lumière resta visible en plein jour. Certainement un sacré spectacle !

J’ai sorti le matériel du coffre, mis en place le trépied, la monture, le télescope, la batterie, la lunette guide et les multiples câbles. 

J’ai allumé le matériel et le logiciel a demandé à réaliser une mise à jour de l’Asiair, l’ordinateur de pilotage, une muse à jour obligatoire je précise. Je déteste ce genres de surprises, elles annoncent toujours des problèmes en cascades.

Une fois l’update terminée, j’ai réalisé la mise au point, pointé l’étoile polaire, aligné la monture, lancé la calibration de l’autoguidage puis j’ai pointé le télescope vers la nébuleuse. C’est là que le logiciel a planté. J’ai tout arrêté et j’ai du toyt recommencer. L’alignement n’avait pas bougé, par contre la procédure crashait après une rotation du tube du télescope de 60 degrés, servant calcul de l’écart  du tube à l’étoile polaire. Et ce, à chaque tentative. Après plusieurs arrêts marche, le setup a bien voulu aller jusqu’au bout de l’opération.

C’est là qu’à commencé le balais des kékés sur le parking. Une voiture s’est garée face à mon matériel tous feux allumés, le moteur allumé pour profiter du chauffage et de la radio. Agaçant, d’autant que j’étais en plein réglages. Alors j’ai été saluer le conducteur, une vielle connaissance qui m’a déjà fait le coup (le monde est petit). Quand il m’a reconnu, il s’est excusé et a tout coupé, enfin ça lui a pris au moins cinq minutes pour trouver comment faire, passant des codes aux anti brouillard jusqu’au pleins phares. Ensuite d’autres énergumènes sont venus tenter des dérapages sur le parking, tous feux allumés. Pas de chance pour eux, la chaussée ne glissait pas. Mais bon, lorsqu’une voiture passe à toute pompe près de votre matériel, vous éblouissant au passage, des fois ça énerve.

Vers 20h, malgré tous ces désagréments, j’obtenais enfin ma première image de la nébuleuse du crabe. Par contre j’étais toujours tout seul sur le parking sorti de quelques visiteurs venant se garer en plein phares devant mes yeux maintenant bien accoutumés à la nuit noire. Pour occuper le temps, j’ai commencé à gribouiller ce billet sur le bloc note du téléphone. Alors si vous trouvez que cet article fait dilué, vous savez maintenant pourquoi. Les heures sont longues à veiller dans le noir.

C’est plus de deux heures plus tard, alors que je regardais un live stream de Radio Erdorin sur YouTube emmitouflée dans une couverture, installé au chaud dans la voiture, que j’ai vu une lumière rouge qui s’agitait un peu plus haut. La lumière rouge est le signe de ralliement des astronomes, une lumière qui éclaire sans éblouir et qui permet d’installer son setup et de ne déranger personne. Julien, un astronome amateur que je croise de temps en temps, venait lui aussi observer au Champ du Feu après avoir tenté sa chance un peu plus bas dans les nuages. 

Je n’étais plus seul mais je n’allais pas tarder à partir. J’avais déjà emmagasiné soixante-dix images de deux minutes de la rémanente de supernova qui dévoilait maintenant ses couleurs cyan et magenta à l’écran. Le ciel était magnifique. La lune allait bientôt se coucher en compagnie de la planète Saturne, la Voie Lactée scintillait et le vent soufflait un peu moins fort.

Julien voulait immortaliser la fameuse comète 3i/Atlas (C/2025 N1) pour les puristes, un objet interstellaire atypique de magnitude 13.1, autant dire difficile à trouver. Il testait également de nouveaux accessoires comme le plate solving (la reconnaissance  de la position du télescope dans ciel via une caméra et un atlas numérique) et le pilotage de sa monture en wifi via son smartphone.

Le temps qu’il installe son télescope, il était 23h passées et j’avais un peu plus de trois heures d’images dans la carte micro SD de l’Asiair. La batterie de mon setup commençait à donner des signes de faiblesse, il était temps pour moi de remballer.

Mais avant de partir, je voulais avoir une chance de voir cette fameuse comète.  Une fois le matériel rangé dans le coffre, je suis remonté une dernière fois voir Julien qui cherchait toujours la comète. Après plusieurs essais, dont un reflet d’étoile qui ressemblait à une queue, il est tombé sur le minuscule noyau cométaire suivi d’une queue à peine plus grande, la fameuse 3i/Atlas. Il était aux anges. Moi aussi.

Lorsque je suis parti vers 0h30, il commençait ses premières photos. Je suis redescendu dans les nuages, suivi de près par un kéké en pleins phares et zigzagant sur la route, désireux sans doute d’en découdre sur les petites routes sinueuses. Mais hélas pour lui, je roulais calmement, indifférent à son manège, préférant surveiller de près les allées et venues du gros gibier sur le bord de la route. Il m’a dépassé dans une ultime ligne droite avant Klingenthal, histoire de se prouver qu’il allait gagner la course. Bravo ! La plaine d’Alsace était endormie dans le givre blanc et je ne tardais pas à retrouver la couette chaude en rêvant de supernovae.

Le bilan de l’année 2025

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Meilleurs voeux à tous et à toutes, et merci pour votre fidélité. Je vais vous présenter mon bilan de l’année 2025.

J’ai publié une vidéo de Chroniques en Images toutes les semaines avec plus ou moins de succès. Celle de The Young Gods a été vue plus de sept cent cinquante fois, un beau succès ! Hélas, généralement, les vidéos atteignent péniblement cinquante vues. Pas de quoi pavoiser, d’autant que le nombre d’abonnés stagne toujours sous la barre des trois cents. Certains dirons que c’est lié à mon air constipé et de la platitude de mes chroniques. Je n’irai pas les contredire. Des fois je songe à me faire remplacer par mon épouse qui est très à l’aise devant un prompteur et une caméra. Le monde est vraiment trop injuste.

J’ai publié trois articles de blog par semaine et là encore, la moyenne des visiteurs quotidiens est d’une petite vingtaine si j’exclue les spammers fous et de quelques publications, comme le live report de Mystery, qui ont cartonné. Bon là encore, je plaide coupable. Mes billets partent dans tous les sens, racontant souvent n’importe quoi et n’apportent rien de plus que des sites spécialisés, mais c’est ça mon blog, et je n’ai pas l’intention de changer son contenu.

Une quinzaine de mes photographies présentées sur Flickr ont eu les honneurs de la galerie Explore et ont connu ainsi un beau succès. Sachant que je propose trois photos par semaine cela donne un taux de réussite d’environ dix pour-cent, c’est déjà pas mal. Évidemment, ce n’est jamais la photo dont je suis le plus fier qui sort du lot. Je suis clairement incompris.

J’ai couvert neuf concerts comme photographe, c’est à dire nettement plus que les deux années précédentes. Ceci s’explique par la reprise des soirées Chez Paulette mais pas que. J’ai maintenant mes entrées dans plusieurs salles de la région comme au P8 à Karlsruhe ou bien au Grillen à Colmar et également lors de festivals. J’essaye d’améliorer ma technique, de rendre mes photos plus dynamiques et de remplir moins les cartes SD de clichés inutiles.

J’ai couvert également deux spectacles de la troupe ToïToïToï dont une journée marathon avec six concerts. Je porte maintenant leur teeshirt lors de leurs évènements et je me fais plein de nouvelles amies sur Facebook. Ma femme est jalouse…

J’ai lu dix-neuf romans (un record) et une seule BD, par contre je ne compte plus les séries que j’ai regardé, chez Amazon d’abord puis chez Netflix. Je passe clairement trop de temps devant les écrans, d’ailleurs, la lampe du vidéo projecteur n’a pas survécu à cette addiction.

J’ai passé également de nombreuses nuits sous les étoiles et réalisé une trentaine de photographies du ciel profond avec la lunette de 72 cm principalement. Ma pratique de l’astro photographie se perfectionne comme mon matériel et parfois je suis presque satisfait du résultat, même s’il me reste une belle marge de progression. Évidemment, je suis très tributaire du temps alsacien et je passe mon temps à scruter les modèles météorologiques, regarder les webcams et surveiller l’application Météo-France quand je ne harcèle pas mes collègues prévisionnistes. Je travaille maintenant en imagerie HOO (hydrogène, oxygène, oxygène) qui m’offre une nouvelle palette de couleurs des plus intéressantes. Cela complique tout, mais c’est ça qui est drôle.

J’ai joué avec pas mal de réseaux sociaux, YouTube, Flickr, Facebook, BlueSkye, Mastodond, Instagram et dernièrement RedIt histoire de varier les plaisirs. J’ai rapidement dégagé Instagram et mes followers sur Mastodon ne réagissent plus à mes publications (uniquement des photos). Par contre RedIt m’amène de nouveaux visiteurs donc je porte plus mon effort sur cette plateforme pour l’instant.

Niveau santé, malgré de nombreuses nuits blanches et concerts, je souffre nettement moins de migraines et aucune ne m’a clouée au lit une seule fois cette année. Un vrai miracle ! La prostate poursuit lentement son chemin vers une opération certaine et les reins fonctionnent bon an mal an. En surveillant de très près mon alimentation et en buvant des litres d’eau qui gonflent ma vessie, j’arrive à tromper la mort. Mais pour combien de temps encore ?

La famille, c’est compliqué, mais pour qui cela ne l’ai pas ? Pour les orphelins célibataires sans frères et sœurs ? On fait avec.

Quant au travail, je me rapproche chaque jour de la retraite (bon encore quatre années avant d’en profiter). N’empêche, j’essaye de lever le pied ce qui n’est pas toujours facile.

Question finances, certains se demandent sans doute combien me rapporte toute cette activité médiatique. Zéro euros. Elle me coûte par contre beaucoup d’argent. Hébergement internet, matériel photo, ordinateur, matériel astro, kilomètres en voiture, place de concert, bières, c’est un puits sans fond, mais c’est surtout beaucoup de plaisir. Alors je crois que je vais continuer un peu. Même s’il n’y a pas grand monde à réagir à ma folie.

C’est donc reparti pour un an, désolé pour vous (après vous n’êtes pas obligé de me lire).

A très vite.

JC

La galaxie du Triangle

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La galaxie du triangle au Champ du Feu

Samedi, le brouillard noyait la plaine d’Alsace dans un épais coton gris. Quatre cents mètres plus haut, le soleil brillait sur les sommets vosgiens, et ce malgré quelques nuages élevés.

Le chariot, chargé de trois mallettes, n’attendait plus que la nuit tombe pour être transbordé dans le coffre de la voiture.

Bonnet, gants, sous gants, pantalon de ski, anorak, sous vêtements thermiques, semelles chauffantes, bottes, thermos, j’étais armé pour les grands froids.

La lune se levait après minuit ce qui me lassait plusieurs heures pour photographier la galaxie du Triangle, un objet que je n’avais jusqu’ici capturé que depuis mon jardin, en plein centre ville.

La galaxie du Triangle au centre ville

Nous approchions du maximum des géminides et pourtant le parking du Champ du Feu était désert sorti d’Eliott qui avait déjà installé son matériel. Mais qui s’intéresse aux étoiles filantes hormis lors des nuits d’été, lorsque l’on peut les contempler allongés en amoureux dans l’herbe ?

J’ai installé la lunette à côté du télescope Newton d’Eliott, et comme cela arrive de plus en plus souvent, toutes les étapes de la mise en station se sont déroulées sans anicroche.

Orientation au nord et mise à niveau du trépied, installation de la monture, de la lunette, des résistances chauffantes et des câbles, allumage, mise au point sur les étoiles, alignement sur l’étoile polaire, ciblage de la galaxie, étalonnage du guidage, nouvelle mise au point, test de différents temps de pose et lancement de l’acquisition des images.

À 21h j’obtenais déjà mon premier cliché de cinq minutes de la galaxie du triangle. Trop facile ! Mais ça n’a pas toujours été le cas.

C’est là qu’une famille est arrivée pour assister au magnifique ballet des étoiles, ce sera la seule de la nuit. Le père viendra nous trouver pour savoir dans quelle direction regarder le spectacle. Oui parce que tant qu’à faire une heure de route pour voir les étoiles filantes, on ne se renseigne pas avant sur ce que l’on va regarder.

La famille part rapidement après un pique-nique dans le noir et le passage de quelques bolides. Eliott, qui cumule des problèmes avec sa monture et la collimation de son instrument, jette l’éponge, dégouté. Saturne est dédoublée et floue dans son oculaire et malgré toutes nos tentatives de réglages, l’instrument reste myope, sans parler de sa monture EQ4 qui souffre d’un jeu la rendant quasi inutilisable.

C’est ainsi que je me retrouve seul sur l’immense parking désert en compagnie des animaux sauvages, du froid et de ma lunette, sous un magnifique ciel étoilé.

La Voie Lactée barre d’Est en ouest la voûte céleste, de la constellation d’Orion jusqu’au Cygne. La galaxie d’Andromède est bien visible à l’œil nu comme le double amas de Persée, les Pléiades, la nébuleuse d’Orion ainsi que les planètes Saturne et Jupiter.

Pendant que la caméra travaille, je contemple aux jumelles ou à l’œil nu le ciel rayé de temps à autre par une étoile filante. Le spectacle est juste incroyable !

Après avoir accumulé trente six images de trois cents secondes unitaires, c’est à dire trois heures de photographie, je range le matériel dans le coffre, enlève ma combinaison spatiale et reprend le chemin de la plaine, toujours noyée dans le brouillard et le crachin.

Difficile de faire plus triste. J’aurais pu rester et photographier une nouvelle cible mais j’ai perdu l’entraînement des longues nuits blanches d’été. Le temps de tout ranger dans la maison, il est déjà deux heures du matin lorsque je me couche.

À peine six heures plus tard, je suis debout devant un café et le MacBook pour inaugurer son premier traitement photo astro. J’avais bien installé Pixinsight (le logiciel de traitement astro) sur la machine toute neuve mais j’avais omis de remonter quelques processus comme RC Astro et le catalogue GAÏA.

Une heure plus tard, je peux enfin lancer l’empilement des photos et traiter l’image brute. La galaxie du Triangle se dévoile enfin, infiniment plus riche en détails que lorsque je l’avais photographiée en ville (merci à la pollution lumineuse), ses bras spiralés, ses étoiles mouchetées, une crème fouettée comme dirait Gribouille, notre astro-dessinateur officiel de l’association.

Il est midi passé lorsque ma photographie commence à prendre forme. Il m’aura fallu pas loin de sept heures pour capturer les images (route et réglages compris) et trois heures pour les développer. Tout ça pour une photographie de galaxie que j’avais déjà réalisée depuis mon jardin et capturée des milliers de fois par d’autres passionnés.

Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pour moi, oui assurément ! Ce fut une nuit magique.

Le jour où mon Mac mourut

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Un jour comme un autre, Adobe sorti la version 15.0 du logiciel Lightroom, la lampe du vidéo projecteur explosa en plein épisode d’une série TV passionnante et je crevais le pneu avant de mon vélo. Il y a des jours comme ça…

Bon, une lampe de vidéo projecteur ne coûte qu’une centaine d’euros et la réparation d’un pneu ne prend dix minutes. Par contre la version 15.0 de Lightroom elle, risquait de me coûter un mois de salaire.

Oui parce que mon iMac a plus de sept ans de bons et loyaux services et que Apple ne le met plus à jour. Et la dernière version de Lightroom ne fonctionne pas avec mon OS. La guigne !

C’est pourtant une super machine qui fait parfaitement le taf : écran rétina 27 pouces, processeur i7 quadricoeur, 32 Go de RAM et un SSD de 2 To sans parler de sa carte graphique. Ne plus mettre à jour une telle machine, cela s’appelle l’obsolescence programmée et c’est le genre de gâchis qui m’exaspère.

Car je vais devoir inévitablement changer de machine si je veux profiter des évolutions du logiciel Lightroom. Même le soft CleanMyMac me signale que sa nouvelle mouture ne peut pas tourner sur ma machine. Quelle guigne !

J’avais la bénédiction de mon épouse pour claquer plus d’un mois de salaire dans un nouvel ordinateur, mais je ne vous cache pas que je n’avais pas envie de franchir le pas. J’envisageais plutôt de m’offrir une nouvelle caméra pour l’astronomie.

Et puis changer pour quoi ? Un iMac, un MacBook Air, Pro, un Mac Mini ? Le MacBook Pro en 14 pouces me permettait d’être nomade et de développer mes photos sur le terrain comme le font bon nombre de photographes de concert que j’ai croisé. Mais bon 14 pouces c’est petit après avoir travaillé sur un 27 pouces.

L’iMac était la solution la plus raisonnable avec son écran 24 pouces même si question processeur, ce n’est qu’un M4.

Ma config actuelle est clairement hors norme, j’en suis bien conscient : 32 Go de RAM 8 Go de vidéo avec 2 To sachant que j’utilise en plus un SSD externe de 2 To pour la photographie astro (oui ça prend de la place ces images).

Figurez-vous que Apple ne propose aucune configuration aussi musclée en standard. Il faut une machine personnalisée à 750 € le To. Ça calme…

D’après Adobe, Lightroom tournerait de manière optimale avec 16 Go et un processeur M4, ce qui signifie que je pouvais revoir ma copie à la baisse en multipliant les SSD externes pour stocker toutes mes images (mon catalogue Lightroom fait presque un To et je ne conserve que l’indispensable).

Mais bon, le fait est que mon iMac fonctionne très bien et que je n’avais pas envie d’en changer. J’avais décidé d’entrer en résistance, de ne pas changer de machine, d’attendre pour voir combien de mois encore j’allais tenir sans craquer, combien de versions et mises à jour de Lightroom allaient être déployées avant que je ne sois obligé d’acheter une nouvelle machine.

Mais voilà, j’ai fait l’erreur d’installer Lightroom sur mon petit ThinkPad sous Windows 11, j’ai vu la nouvelle version tourner, et comme j’ai une grande force de caractère, j’ai foncé à la boutique Apple. Me voilà donc avec un McBook Pro M5 de 14 pouces de 1 To et 24 Go flambant neuf.

C’est ça la force de caractère, oui monsieur !

Toy Story

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Samedi, l’association musicale Toïtoïtoï fêtait ses dix ans au Pavillon Joséphine à Strasbourg. Une journée remplie de musiques et de conférences autour du handicap. 

Les festivités débutaient à 11h pour finir après 22h, avec au programme six concerts et trois conférences. 

Et le photographe officiel, c’était moi…Arrivé à 10h par un froid glacial, j’ai pris mes marques dans la salle de concert, installant une table et un Mac pour traiter mes images au fil de l’eau, histoire de gagner du temps et m’occuper entre les concerts.

En parlant de concerts, il y avait au programme du chant lyrique avec le Duo Absinthes et un violoniste invité, un récital classique, des polyphonies, un concert de blues, le groupe folk parisien Beneath My Sins et pour finir la troupe de Toïtoïtoï. Oui tout ça quand même !

J’ai commencé les photos à 11h avec Illuminations, des œuvres de Benjamin Britten, Samuel Barber et Philip Glass joués au piano et violon avec Clarissa au chant. J’avais déjà eu l’occasion d’écouter le Duo Absinthes dans une église à Strasbourg il y a quelques années avec mon épouse. J’ai été cette fois, particulièrement soufflé par la beauté du récital. La pianiste Motoko accompagne à merveille Clarissa et l’arrivée de Ferdinand au violon dans l’ensemble ajoute de la matière aux œuvres interprétées. Par contre la salle ne se prêtait guère à la photographie avec sa lumière crue et ses murs blancs. J’ai fait comme j’ai pu.

J’ai manqué le concert classique pour des raisons alimentaires. Le food truck Ma chouette crêperie qui proposait des crêpes et des galettes, délicieuses au passage,  était pris d’assaut et lorsque j’ai eu terminé d’engloutir la galette complète, la crêpe à la confiture de mandarine avec un expresso serré, c’était la fin des Polyphonies chantées par les voix de Toïtoïtoï. J’ai quand même pu faire quelques photographies à l’arrache.

Peu après 15h, démarrait le concert Blue Toï dans la salle de concert. Un set en deux parties avec tout d’abord des compositions originales de la chanteuse Elise Kocer (ma voix préférée de Toïtoïtoï, mais chut !) et ensuite l’histoire du blues, racontées par une partie de la troupe.

Elise s’accompagnait au piano sur des textes en français. Des textes durs et sombres qui tranchent avec sa voix envoûtante. Quatre courtes chansons sur une musique assez blues qui m’ont laissé relativement mal à l’aise. Un univers aux paroles crues et très noires sur quelques accords au piano. N’empêche, c’était beau.

Le blues band prend la suite avec une demie heure de musique et de chant revisitant des classiques de Presley jusqu’aux Blues Brothers. Rien de tel pour réchauffer l’atmosphère.

Le temps de transférer mes photos sur le Mac, et Beneath My Sins, avec qui j’ai inévitablement sympathisé, puisqu’ils ont honteusement squatté mon bureau pour se maquiller, sont montés sur scène pour nous livrer un set énergique et bondissant, entre folk et métal. 

J’ai adoré. J’ai aussi couru dans tous les sens pour essayer de capturer leur prestation, brûlant mes dernières cartouches d’énergie. Après ça, j’étais cuit.

Le quatuor, violon, flûtes, guitare, batterie court dans tous les sens, harangue le public (pas assez nombreux à mon goût), plaisante et joue un folk métal festif à reprendre en chœur. C’était très bon !

Puis vers 20h45, Toïtoïtoï est monté sur scène pour le dernier concert, le troisième de l’après-midi tout de même. Enfin ‘monté’. Clarissa et Eric ont remonté l’allée en direction de la scène en chantant, elle en mariée, lui en Barbe Bleue, avant de rejoindre les musiciens. Une magnifique pièce d’ouverture suivie d’un second duo encore plus émouvant. 

Les différents tableaux se sont succédés, entre émotion, rock, gaudriole et grand spectacle, ne laissant aucun répit au public venu en force. Le concert était sold out depuis la veille.

Malgré un micro capricieux, dans un spectacle comme Toïtoïtoï il y a énormément de micros à gérer, et des éclairages perfectibles, la troupe nous a livré un show de grande qualité, sans doute un des meilleurs auquel j’ai assisté, revenant sur dix années de travail et de passion. 

Des anciens et des nouveaux de Toïtoïtoï se sont joints à cette soirée, comme Marianne, la violoniste du groupe Beneath My Sins. Une grande réunion et une journée festive qui aura fait découvrir au public présent des genres musicaux très variés ainsi que des les sensibiliser aux problèmes liés aux handicaps.

Vers 23h, soit treize heures après mon arrivée, j’ai quitté le Pavillon Joséphine et traversé le Parc de l’Orangerie plongé dans le noir par moins cinq degrés sous abri, lourdement chargé de mes deux sacs et plus de huit-cents photos, totalement épuisé mais heureux. Le plus dur restait à faire, à savoir trier, développer et publier les images sélectionnées, activité qui a occupé toutes mes heures de loisirs jusque mercredi soir.

Bravo à Toïtoïtoï pour l’organisation de cette journée exceptionnelle, bravo à tous les artistes et les associations présentes et à dans dix ans, cette fois ci au Zénith.

C’est assez réducteur

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Le télescope Schmitz Cassegrain Celestron 8 Edge HD possède une ouverture à f/d 10, c’est à dire qu’il a un diamètre de 203 mm pour une longueur focale de 2000 mm. Cela lui procure un fort grossissement mais réduit considérablement la lumière qui arrive jusqu’à l’œil. 

L’instrument est idéal pour les objets petits et lumineux comme les planètes, nettement moins pour les objets du ciel profond (nébuleuses et galaxies) qui sont le plus souvent de faible magnitude, c’est à dire peu lumineux.

En ajoutant un petit accessoire à cinq-cents euros tour de même à l’arrière du tube, il est possible de rendre l’instrument plus lumineux. Cela s’appelle un réducteur de focale, un jeu de lentilles qui ouvre le champ de votre télescope, le faisant passer de f/d 10 à f/d 7, comme si votre focale avait perdu soixante centimètres. Pour un même objet photographié, avec ce réducteur, le temps d’exposition est divisé par deux, ce qui est considérable. Mais à ce prix là, cela fait quand même réfléchir.

J’ai trouvé ce réducteur neuf, à moitié prix, sur un site de vente chinois. Alors je n’ai pas hésité une seconde. C’est après que je me suis posé des questions, mais techniques celles-là. 

Sur le télescope j’ai installé il y a quelque temps un porte oculaire Crayford qui me permet une mise au point beaucoup plus précise. La pièce d’acier pèse un kilogramme, mesure dix centimètres et se visse à l’arrière du tube. Rien n’est prévu pour visser le réducteur au Crayford si bien que j’ai ajouté entre les deux une bague d’adaptation. Le réducteur possède un back focus de dix centimètres (distance à respecter entre le capteur de la caméra et la dernière lentille du réducteur) et il pèse cinq cent grammes.

Une fois le réducteur fixé au Crayford et à la caméra, le télescope ainsi équipé est deux fois plus long et grossit de trois kilogrammes au passage, créant un terrible porte à faux sur la monture. Ce montage me permet cependant d’installer un focuseur sur le porte oculaire pour une mise au point automatique optimale.

Mais bon, cinquante centimètres de porte à faux cela fait réfléchir et puis après calcul, ma focale réelle est plus proche de 1600 mm que de 1400 mm à cause du Crayford et des allonges. Du coup je me retrouvae à f/d 8 au lieu de f/d 7. 

Alors j’ai enlevé le Crayford pour fixer le réducteur directement sur le tube. J’ai acheté un kit pour fixer le focuseur directement sur le Celestron et j’ai testé cette nouvelle configuration à f/d 7. Le focuseur fixé sur le télescope n’est vraiment pas satisfaisant en mode automatique. Le jeu du miroir (ou shifting) est tellement important que l’Asiair n’arrive pas à réaliser une mise au point satisfaisante. Du coup j’ai démonté le focuseur et suis revenu à la bonne vieille méthode du masque de Bathinov. 

En résumé, j’ai acheté un Crayford, un réducteur, un focuseur, un adaptateur pour le réducteur et un kit de fixation du focuseur sans parler des bagues d’allonge.

Mais au final, pour la photographie, je vais renoncer au Crayford, au focuseur, donc à l’adaptateur et au kit. Mon setup va maigrir d’un bon kilogramme, raccourcir de vingt centimètres et devenir deux fois plus sensible à la lumière. 

Reste à tester tout cela sur Messier 101 lorsque les nuages se décideront enfin à ce dégager, ce qui n’est pas gagné.

Le prix de la pellicule

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(CC0) libre d’utilisation

De nos jours, sans doute à cause de la profusion d’images sur Internet et de la démocratisation des smartphones, les gens ont oublié le prix de la pellicule.

Je veux parler de la valeur d’une photographie. 99% des gens prennent des images et les partagent aussitôt sur le web sans se poser de questions. Ils estiment donc naturellement qu’une image n’a pas de valeur et qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent d’un cliché disponible sur la toile.

Oui mais non. Sans entrer dans le détail des licences, les images ne sont pas toutes libres de droits. Par exemple, mes photographies sont sous copyright, tout droits réservés, c’est à dire que personne n’a l’autorisation de les utiliser sans mon consentement. Enfin, pas pour toutes, celles que je fais pour des associations ou des concerts sont un peu moins protégées.

J’ai eu, à plusieurs reprises, la désagréable surprise de découvrir que des journaux s’étaient appropriés mon travail sans en demander l’autorisation et d’en faire un usage commercial. J’avoue que c’est à la fois flatteur et énervant. Mais voilà, ce sont mes photos.

Vous trouvez que je me prends pour une diva, un artiste ? Je ne pense pas, ou alors je n’en ai pas conscience. Je considère légitiment les clichés que je réalise comme ma propriété. Parce que les photographies que je prends ne sont pas des instantanés sortis d’un smartphone. Elles sont le fruit d’un vrai travail.

J’utilise du matériel professionnel (faute d’en être un), histoire de proposer des images relativement qualitatives. Je ne shoote pas au petit bonheur la chance et je recherche à d’obtenir un résultat lorsque j’appuie sur le déclencheur. Je sélectionne les clichés que je vais publier, je n’en conserve généralement qu’une toute petite partie. Ensuite je travaille ces images pour les rendre plus percutantes.

Je passe généralement une matinée à trier et développer les photos après un concert et si elles sont publiées le jour même, c’est que j’ai commencé à travailler dès huit heures du matin après quelques heures de sommeil. Et si j’ai traité une image en noir et blanc, ce n’est pas pour la ressortir à la demande en couleur. C’est un choix ‘artistique’.

Alors je veux bien que l’on utilise mes photographies, cela me fait d’ailleurs toujours plaisir et cela flatte mon égo, mais à condition de m’en demander l’autorisation, de me citer et de ne pas modifier les images. C’est pas une question d’argent, je n’ai jamais monétisé mes images malgré quelques rares propositions, c’est juste une question de respect et de reconnaissance du travail réalisé.

J’avoue que ces derniers temps, la tendance s’améliore. J’ai été contacté à plusieurs reprises pour demander l’autorisation d’utiliser mes clichés. Pour une manifestation sur les flippers, pour un concert et pour une exposition autour de l’astronomie.

Le bilan de l’été

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Malgré une météorologie des plus liquides,  l’été 2025 aura aussi offert quelques belles périodes ensoleillées. Certes, cela s’est accompagné de canicule, mais la nuit, à plus de mille mètres d’altitude, les températures sont restées relativement fraîches. Du coup, c’est au sommet des Vosges que j’ai veillé le plus souvent quand ma famille étouffait en plaine.

Cette année j’ai résolu de nombreux problèmes techniques avec mes instruments d’observation et j’ai également commencé à utiliser des filtres sur la caméra couleur. J’ai amélioré le guidage de la monture équatoriale, ce qui a permis des expositions plus longues avec les télescopes. J’ai aussi commencé à photographier le même objet pendant plusieurs soirées, augmentant considérablement le temps d’acquisition. J’ai aussi opté pour le traitement HOO des images obtenues, ce qui change pas mal de choses.

Expositions plus longues, filtres, traitement, mes clichés d’astronomie commencent à ressembler à quelque chose et mes mentors me donnent maintenant du B au lieu du C- de mes débuts. Je progresse donc un peu.

Je suis sorti le plus souvent possible, même les jours de travail. J’ai installé un matelas dans la voiture, pour me reposer un peu et je maîtrise de mieux en mieux les micro siestes au travail comme à la maison.

Par contre, la pleine lune à trop souvent concordé avec les nuits de ciel clair et j’ai dû chercher des cibles à l’opposé de notre satellite, ce qui a limité mes choix. J’ai principalement photographié des nébuleuses, les dentelles du Cygne, la Lyre, Dumbbell, Rosette, le Sorcier, la trompe de l’éléphant, Pac-Man, des cibles faciles, mais bon je suis encore en rodage.

Comme à chaque fois ou presque, j’ai retrouvé des copains sur le parking du Grand Pré ou des curieux avec qui j’ai passé une partie de la nuit. C’est aussi pour ces rencontres nocturnes que je fais de l’astronomie. Si j’utilisais un instrument en remote, je ferais probablement plus de photographies et sans doute dans de meilleures conditions mais j’aime sous les étoiles à discuter avec des gens pendant que le matériel cible un objet lointain.