Doudoune

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Je ne vais pas souvent au cinéma, c’est peu de le dire. La dernière fois, c’était pour voir Dune, enfin la nouvelle version signée Daniel Villeneuve.

Après un premier volet assez peu respectueux du chef d’oeuvre de Frank Herbert, je redoutais l’arrivée du second opus, surtout après son accueil triomphal au box office. En plus, 2h45 de film c’est au moins cinq pauses pipi garanties, oui il faut que je consulte pour la prostate, mais ce n’est pas le sujet.

J’y suis quand même allé, un peu à reculons, ayant entendu ici ou là que Villeneuve avait pris encore plus de liberté avec le livre, et j’ai été ébloui. Ebloui par le soleil d’Arrakis, la lumière blanche de Geidi Prime, les scènes grandioses, le débat sur le Bénégeserit et sur le destin du messie et le film qui m’a fait oublier ma vessie pendant trois heures.

Le premier volet m’avait bluffé par les images, moins par les acteurs. Pour le second, je n’ai pas trouvé grand-chose à redire. Sting a été avantageusement remplacé, éclipsant même Raban pourtant excellent, la société Fremen ne pouvait être mieux retranscrite et les personnages du premier film ont gagnés en profondeur.

Villeneuve renoue avec la Science-fiction grand spectacle basée sur un des romans les plus solides du genre, autant dire du lourd. Il n’est plus nécessaire d’avoir lu le roman de Frank Herbert pour appréhender l’univers du Dune et rêver avec ses images.

De la protection du littoral

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Oui vous le savez sans doute, le niveau de la mer monte inexorablement et les touristes trop nombreux abiment nos côtes. La végétation est piétinée et les dunes sont en passe de disparaître à certains endroits. Mais que fait donc Villeneuve ? En se lançant dans une nouvelle adaptation du chez d’oeuvre de Frank Herbert on pouvait espérer qu’il ne piétine pas trop le roman.

J’ai vu le film de David Lynch à sa sortie en 1984 avant de lire les premiers livres de Herbert la même année. J’avais adoré le film, et fatalement j’ai été subjugué par les livres que j’ai tous lu, plusieurs fois, sauf ceux de son fils, faut pas abuser non plus.

D’énormes pavés difficiles à traduire en images, d’ailleurs plusieurs s’y sont cassé les dents comme pour le Seigneur des Anneaux. Alors l’idée que Villeneuve en fasse plusieurs épisodes semblait bonne, car il prend son temps le bougre, et ça me va assez bien. Il a trouvé tout de même le moyen de supprimer quelques passages clés du roman comme un repas diplomatique qui donne un éclairage tout particulier au monde de Dune. Il va lentement mais accélère aussi, précipitant des événements qui arrivent plus tard dans l’histoire. Pour qu’elle raison ? Je ne sais pas, mettre en valeur un acteur, simplifier les parties complexes du récit, ajouter du suspense ? A vous de me le dire.

Après une mise en place réussie, les inexactitudes commencent, des détails qui n’apportent rien au film comme pendant la fuite de dame Jessica avec Paul ou le combat dans le repaire de l’Ecologiste Impérial. Je n’ai pas compris l’intérêt de la chose mais passons.

David Lynch avait également pris des libertés avec le livre comme ces modules étranges qui amplifiaient la voix et qui donnèrent quelques scènes ridicules, genre « Bouh, t’es mort ! ». Chacun ses casseroles après tout.

Mais ce qui m’a profondément dérangé ce sont les personnages et leurs rapports. Non dame Jessica n’a pas eu un garçon par ambition mais bien par amour pour son duc, relisez le livre bordel. C’est un détail mais cela change la manière dont est perçu le personnage. Duncan Idaho, le meilleur ami de Paul est un très bel homme, pas une grosse brute en dreadlocks et s’il est son meilleur ami, il le traite toujours avec le respect qu’il doit au fils d’un duc, ils ne sont pas potes de beuverie.

Il manque à cette version la grandeur et la noblesse des personnages de la précédente. Les sorcières bene gesserit ici ne font pas peur et les navigateurs stellaires ressemblent à des fourmis. Les Fremen sont dodus et trop bien nourris pour des hommes du désert comptant les gouttes d’eau de leur corps. Par contre je trouve que les harkonnens ont été plus subtilement que dans le premier opus.

Et puis vous savez quoi ? Je trouve que ces images du désert d’Arrakis ne payent pas de mine. Je vous l’ai dit, les dunes ont été trop piétinées depuis.

Par contre, la technologie à clairement de la gueule. Vaisseaux, ornis, chercheurs-tueurs, boucliers ressemblent beaucoup plus à ce que mon imaginaire avait pu fabriquer en lisant les livres qu’aux machins assez kitchs de la version de 1984.

Sinon, la BO, vous ne trouvez pas qu’elle ressemble souvent à celle de Toto ?

Maintenant irai-je voir la suite, si il y a une suite ? La réponse va de soit, oui évidemment, car je suis un geek et que la suite de l’histoire est fabuleuse. Et puis si je vais voir les Disney Star Wars, je peux bien sacrifier un peu de mon temps pour Dune quand même. Mais là pour le moment, c’est le nouveau James Bond qui me tente.

Zombie Walk

Un samedi de fin d’été ensoleillé, je pris le tram pour assister à la grande marche des zombies qui se déroule pendant le festival du film fantastique de Strasbourg.

Si j’aime la science-fiction, je suis nettement moins amateur de films de zombies ou d’horreur soyons clair. Soit cela me fait rire aux larmes, soit cela me donne envie de vomir.

Toutefois, pour un amateur d’images, la Zombie Walk est une occasion en or. Comme pour le Carnaval de Rosheim, les personnes déguisées sont venues pour se montrer autant que pour faire la fête. Du coup les photographes sont presque plus nombreux que les morts vivants.

Zombie Walk de Strasbourg

14h00. Sur la place Kleber, derrière les barrières de sécurité (il ne faudrait pas que les morts vivants attaquent les survivants) s’agglutinent lentement des corps désarticulés, des gueules cassées, des litres d’hémoglobines et des kilos euros de matériel photographique. Une fanfare zombie met de l’animation pendant que les derniers arrivants se refont une beauté aux stands de maquillage.

Beauté fatale

Au milieu de la foule qui augmente de minutes en minutes, déambulent quelques cadavres désarticulés morts dans des circonstances improbables. Outre les humains, on y trouve des monstres : un lapin sexy, bonhomme Cetelem à tête de citrouille, des tas de viande avariée et j’en passe. Les organes sanguinolents posent devant les objectifs avec complaisance, poussant leurs hurlements effrayants ou ridicules, crachant de l’hémoglobine au goût de fraise avant d’être appelé par le maître de cérémonie devant le grand podium.

Zombie Walk de Strasbourg

Commence alors la grand messe macabre à la Ghost : la foule de morts vivants entame la danse de Thriller avant d’élire les plus beaux d’entre les cadavres. Sous un soleil implacable, les corps faisandés, dégoulinants défilent sur l’estrade, hurlant leur nom à la foule, dansant quelques pas saccadés, draguant les objectifs pour le plus grand bonheur des photographes accroupis aux portes de l’enfer.

15h00: Après les élections de miss gothique faisandée, de papy déterré et des steampunks dégoulinants, la fanfare morbide se met en route pour la Zombie Walk. Dépliant mes jambes engourdies après trois quarts d’heure inconfortables devant les morts, je pique un sprint dans les ruelles bondées de la capitale européenne pour doubler le cortège funéraire et me placer au meilleur endroit pour shooter du zombie.

Zombie Walk de Strasbourg

Hélas, comme ces cadavres exquis, je ne suis pas loin de la décomposition, et la course épuise les quelques reliquats de cartilage qu’il reste dans mes genoux perclus d’arthrose. A la fin de la marche des morts, le photographe déshydraté et brûlé par le soleil, déambule comme un mort vivant, une vive douleur dans le genou droit, celui qui était encore en bon état.

16h00: C’est ainsi qu’après avoir croqué les morts avec ma boite à image, j’ai rejoins le troupeau aveugle des zombies, sans maquillage, sans même passer par la case croque mort, j’avance tel un figurant de Thriller jusqu’au Tram qui me ramène chez moi, avec beaucoup de photographies de maquillages ratés et quelques beaux cadavres sexy tout de même.

Zombie Walk de Strasbourg

La quadrature du cercle

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Vous n’êtes pas sans savoir que je suis un grand utilisateur de réseaux sociaux, de produits Google, de ressources dans les nuages. Grand utilisateur ne signifie pas forcément usager aveugle et j’essaye, dans la mesure du possible, de faire attention à mon utilisation de tous ces outils. Je ne fais pas encore partie de cette petite minorité qui par militantisme travaille avec des solutions alternatives. Car ce qui commence comme une belle idée idéaliste finit souvent en machine commerciale. Souvenez-vous de Google à ses débuts, ce moteur de recherche puissant et génial qui très vite a détrôné Altavista et d’autres. A l’époque, la firme de Mountain View était juste un start-up géniale qui n’aspirait pas toutes nos informations après tout. Les choses ont bien changées depuis.

Comme beaucoup d’entre-vous j’ai une adresse Gmail, un profile Google+ et je travaille beaucoup avec Maps sans parler de leur moteur de recherche. Moins nombreux sont ceux qui utilisent Google Drive, Google Analytics et que sais-je encore. J’ai un Facebook, un Twitter, un Flickr, un blog, un Paypal, un webzine, et des centaines de comptes sur des boutiques en ligne, donc je laisse des traces un peu partout sur Internet, à chaque achat, je reçois des sollicitations diverses, je suis traqué, à chaque post, je nourris des bases de données sur mon profil, mon activité, ma vie. Je me pose parfois des questions, mais pas trop non plus, après tout si nous profitons de produits il faut en payer le prix, du moins dans un système libéral et capitaliste, rien n’est gratuit.

J’ai bien aimé le film The Circle qui traite le sujet d’une grosse firme Internet façon Google, proposant un univers de rêve à ses employés en les faisant bosser comme des esclaves, un univers où l’on partage sa vie sur le réseau, où tout est fait pour que vous restiez au travail, pour que vous n’ayez pas de vie sociale en dehors du cercle, pour que le cercle finisse par être votre vie et grossisse jusqu’à englober le monde entier. Le film est à peine une caricature avec un happy ending terrifiant quand on y réfléchit bien.

Rejeter en bloc l’utilisation de Google, de Facebook et autres n’est pas une solution aujourd’hui. Nous vivons connectés, que l’on le veuille ou non. Les impôts, la scolarité de nos enfants, l’information, les démarches administratives, une partie des achats qui ne se fait plus quasi exclusivement que via internet par la force des choses. Les boutiques, les bureaux disparaissent, remplacés par des sites web, le rond de cuir par des formulaires HTML. Entrer en résistance est très compliqué, surtout lorsque la jeune génération use et abuse de ces systèmes pour communiquer avec vous.

Alors connecté oui, mais conscient. Conscient que ce qui est utilisé, écrit, photographié, filmé, dit, est enregistré pour la postérité, qu’un jour, alors que vous l’aurez oublié, cela pourra resurgir dans votre vie, que vos recherches sont surveillées, que vos achats sont analysés, que des sociétés essayent de vous influencer, manipuler un peu comme la publicité à la télévision dans les années 70.

Bienvenue dans le Cercle.

Aliénation

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Qu’il soit illégal ou du nord, l’alien reste un alien.

Chef d’oeuvre de Ridley Scott en 1979, la licence se déclina ensuite en « Alien, le retour » (1986), « Alien 3 » (1992), « Alien la Résurection » (1997), des continuations plus ou moins réussies, du moins nettement inférieures au premier film.

Puis en 2012, sortait « Promotheus », un préquel qui redonnait ses lettres de noblesse au genre, une réelle réussite visuelle et même scénaristique. C’est avec donc impatience que j’attendais la suite de cette histoire prometteuse. En 2017 je loupais le coche (je vais rarement au cinéma) et ce n’est qu’une année après que j’ai pu regarder, au chaud dans mon salon, « Alien Convenant ».

Le vaisseau de colonisation Convenant reçoit de plein fouet une émission de neutrinos venus d’une étoile mourante et doit stopper ses machines par réparer les avaries. Lors de l’EVA, pour tendre la voile solaire, un des astronautes reçoit un message dans son casque, un message humain venant d’une planète proche.

A quelques semaines de vol, une planète idéale pour l’homme leur tend les bras. Plutôt que retourner au congélateur pour sept années, pourquoi ne pas faire un petit détour vers ce monde paradisiaque. Piège ? Bien entendu, sinon ce ne serait pas drôle.

Il faut croire que les continuations ne sont pas le fort du bon Ridley. Scénario affligeant, images décevantes, personnages grossièrement esquissés à part David, l’androïde, l’histoire, prévisible à souhait, ne fait pas peur, est à peine gore et exploite assez mal le magnifique « Promotheus ». Le Point y voyait un alien biblique, j’y vois une daube cinématographique abyssale, une de plus.

Je suis ton oncle

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Grand père avait de l’asthme et un sale caractère, maman une coiffure de merde et se prenait pour la princesse Barbie. Papa était juste un loser sans cesse embarqué dans des plans foireux et toujours affublé de son copain mal rasé pas foutu de dire deux mots. Quant à tonton, n’en parlons pas, il se prenait pour le dernier des mohicans ou un truc du genre.

Quand tu es ado et que tu te traîne une famille pareille comme un boulet, inévitablement tu te révolte. « Je suis ton père. » disait tout le temps grand père à tonton. Mais qu’est-ce j’en ai à faire moi ! Et l’oncle de s’y mettre à son tour, vient petit, je vais ton montrer un truc de magie. Pervers va ! Tu veux voir mon côté obscur c’est ça ? Mais c’est dégueulasse ! Et parlons donc de cette pauvre niaise qui cherche ses parents et se croit capable de soulever des montagnes… Tu ne croyais pas quand même que tonton était ton père ? Si ? Non, sérieusement, tu as vu ta gueule ? Allez viens, ce n’est pas grave, ensemble nous construirons un nouvel ordre, j’ai buté papa, maman ça me démange mais je n’y arrive pas, tonton ce n’est qu’une question de minutes, mon mentor lui, ben il n’a que ce qu’il mérite, alors ensemble, on pourrait faire des bébés, les abandonner, tuer leurs parents adoptifs et venir les faire souffrir plus tard, t’en pense quoi ? Bon vu ta tête faudra quand même le faire dans le noir.

Et de huit. J’ai lu que c’était le meilleur. Sérieusement ? Ce n’est pas le pire, mais de peu. Il y a bien le début et la fin plus un combat au milieu qui dépotent et qui visuellement sont très réussis, mais qu’est-ce l’on s’emmerde. C’est quoi l’histoire ? L’histquoi ? Et puis c’est long, très long. La salle latex rouge du grand méchant est très moche, va falloir refaire la déco désolé, Christo c’est passé de mode. Le fion de la face obscure, très belle réussite sans parler des cinq minutes de miroir qui suivent, épiques, heu c’est quoi l’idée ?

Bon je l’ai vu, et je le reverrais, parce que je suis une victime geek d’un odieux complot commercial. Qui sait si je n’achèterai pas le petit pingouin de l’île des Jedi histoire de donner à manger aux petit enfants qui travaillent dans des usines, non pas ceux qui s’occupent des canassons des marchants de mort, ceux de la vraie vie, payés un euro par jour pour douze heures de travail, ceux qui fabriquent les petites peluches made in pas la France.

Replicator

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Il y a des films que je regardé un nombre incalculable de fois : L’étoffe des héros, les Star Wars, Excalibur, Lady Hawk, Un jour sans fin etc… Mais s’il y en a bien un que j’ai vu plus que les autres, dans toutes ses versions, c’est le chef d’oeuvre de Ridley Scott, Blade Runner.

Le jour où j’ai entendu parler d’une suite, j’ai frémi de bonheur et d’angoisse, allaient-ils massacrer le mythe, allaient-ils poursuivre dans les traces du maître ?

Je n’ai rien lu des commentaires sur la toile avant d’avoir vu le film au cinéma, maintenant je vais pouvoir en découdre avec les geeks.

Blade Runner 2049 avec une BO que Vangelis aurait pu écrire mais signée Hans Zimmer et Benjamin Wallfisch et des images dignes de Ridley Scott mais réalisées par Denis Villeneuve ne trahi pas l’esprit. Pour le scénario, là, ça coince un peu. Contrairement au premier film dont le message fait encore débat (« Sommes-nous tous des réplicants ? »), le second ne porte guère de message en lui et à la manière hollywoodienne – la recette d’une suite se trouve dans les enfants – on croirait regarder Star Wars 7.

Pourtant j’ai beaucoup aimé ce film. D’abord parce qu’il est lent, très lent, avec peu de scènes d’action, peu de dialogues, de long passages visuels et sonores magnifiques et qu’esthétiquement, il se rapproche de l’oeuvre de Ridley Scott. Le scénario n’est pas terrible, la copine virtuelle de K est sans doute inutile à part pour donner un peu d’humanité au personnage et la conspiration des réplicants sauvant l’enfant bippppp de X et Y ne sert à rien, sinon à préparer une suite pour dans deux ans et qui sera par contre, probablement navrante. Ryan Gosling (l’officier K) n’est pas le plus grand acteur que je connaisse mais Harisson Ford n’arrive pas dans l’histoire comme un cheveux dans la soupe, c’est déjà ça, et cette fois, le vénérable vieillard a du comprendre le scénario, contrairement à la fois précédente.

Je le prendrai en Blu Ray quand il sortira, histoire de le revoir, sans doute pas autant de fois que le premier, mais au moins une fois, tranquille, au chaud dans mon salon. Voir Blade Runner 2049 m’a donné furieusement envie de me replonger dans la version Drirector’s Cut de 2006, m’a préférée. Alors je vous laisse, Rachel m’attend.

Zizi la petite princesse

Marre de Disney et de ses petites princesses. Marre des musiques pourries qui tombent à plat quand il ne passe rien. Marre des effets spéciaux qui ne font pas rêver. Depuis que Mickey à racheté les droits à Georges, la saga Star Wars, dont je suis un fan inconditionnel, geek oblige, m’énerve de plus en plus.

Rogue One, sorti en 2017, se situe entre l’épisode III sorti en 2005 et l’épisode IV (1977). Oui je sais, c’est indémerdable. Car l’épisode III est le sixième film de la saga, le IV, le premier et le Rogue One le huitième mais chronologiquement parlant le quatrième (on parle bien de la chronologie de l’histoire, parce que sinon c’est bien le dernier), mais attention, ce n’est pas le quatrième, c’est le cinquième, le quatrième c’est… au secours !

Déjà, le Réveil de la Force, l’épisode VII donc, l’avant dernier ou le dernier de la saga avant les deux prochains qui seront les VIII et IX… Je disais donc le Réveil de la Force, ne m’avait pas totalement convaincu avec sa fifille mignonne et la bouboule caractérielle (non la fifille n’est pas la bouboule encore que). La faute à un scénario bien trop prévisible, utilisant toutes les ficelles (je suis ton père, tu es ma mère, nique ta race, l’arme destructrice de monde, le rebelle à la Force etc…), de la première trilogie, (c’est à dire la seconde).

Pour Rogue One, je ne vais pas leur faire le même procès. Quoi de plus normal d’utiliser les éléments scénaristiques de A New Hope puisque le film raconte l’histoire de l’étoile noire et de comment les plans sont arrivés aux mains de la Rébellion. Bon sincèrement, je m’en moquais un peu, un détail de l’histoire diront certains, c’est à la mode. Mais pour revoir Dark Vador ou pour assister à des combats de vaisseaux rugissant, j’étais prêt à tout, même à subir une nouvelle petite princesse Disney. Sauf que voila, le méchant darkou ne se montre pas beaucoup, que le robot est débile et que pour les combats de vaisseaux, bof quoi, rien à voir avec l’épisode III et sa magnifique ouverture. Le film d’action (oui Star Wars ne fait pas dans l’intellectuel ni le contemplatif) met un temps fou à démarrer pour aboutir à quoi, je vous le demande ? Ben à pas grand chose au final. Le personnage de Leia est horriblement mal numérisé, pour l’amiral je ne sais plus quoi c’est un peu mieux mais à peine et la musique est moisie. Ils auraient repris des bouts de la BO du n° IV, j’aurai râlé pour le principe, mais au moins, ce serait resté raccord.

Donc voila, je n’ai pas aimé. Je le regarderai à nouveau certainement car je compte bien me faire une intégrale en huit films comme pour les Seigneurs de Anneaux avec The Hobbit en apéritif. Oui je sais c’est immature, donc tout moi, ça tombe bien. Il se peut toutefois que je zappe certaines séquences longuettes, histoire de ne pas m’ennuyer trop fermement.

Possible aussi que je me fasse trop vieux pour ces nanars, mais ça je ne me l’avouerai jamais. Dans ma tête je suis jeune, sans doute plus immature que mes ados, mais nous jouons encore ensemble à Bomberman et Mario Kart…

 

Apollo

Je ne suis pas sélénite mais un peu martien. Et pour aller sur Mars, pourquoi ne pas commencer par un voyage sur la Lune ? Comme pour la planète rouge, j’ai accumulé depuis mon enfance de nombreuses heures de vol vers la lune, principalement sur grand écran. Je me souviens des images d’un alunissage sur la télé noir et blanc de mes parents. J’étais tout petit, peut-être s’agissait-il d’Apollo 11 ?  La chose m’avait déjà fasciné  à l’époque.

Mes premières explorations ont débuté vers 14 ans avec une lunette de 60 mm et une cartographie laborieuse sur papier A3 des cratères et mers lunaires. Plus tard, utilisant un télescope Newton de 200 mm, j’ai délaissé la surface de notre satellite pour scruter l’espace profond, les galaxie et nébuleuses, les amas et les planètes.

Je suis revenu à la Lune plus tard, grâce au cinéma. J’ai commencé avec L’Étoffe Des Héros de Philippe Kauffman (1983), un fabuleux film sur les début de la conquête spatiale, de Spoutnik jusque les missions Apollo. Impossible d’échapper au blockbuster Apollo 13 de Ron Howard (1995) qui se concentre ce qui faillit être une des plus grandes catastrophes du programme Apollo. Il y a eu également la mini série de la Terre à la Lune de Ron Howard (1998), encore lui, petite merveille faite en partie d’images d’archives et relatant toutes les missions Apollo, de la conception des véhicules aux hommes qui ont fait cette grande aventure.  Et puis il y a un petit dernier, Apollo 18 de Gonzalo Lopez-Gallego (2011) que j’ai vu tout dernièrement. Mais les missions Apollo se sont arrêtées après la n°17 non ? Ca c’est ce que l’on veut bien vous faire croire, mais il n’en est rien, regardez le film.

J’ai découvert il y a peu l’affreuse vérité, aucun américain n’est allé sur la Lune, pas même dans l’espace, tout a été filmé en studio à Hollywood, ceci afin de persuader l’URSS de poursuivre un programme spatial exorbitant et de ruiner la petite mère Russie (c’est moche pour un programme d’être exorbité… on dit désorbité imbécile !) . Les seuls qui ont réussi cet exploit sont allemands, la preuve en a été faite dans Iron Sky de Tuo Vuorensola (2012). Et si les américains n’y sont pas allé, c’est à cause du monolithe découvert dans le cratère de Tycho dans 2001 Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick (1968). N’allez pas me dire que je ne suis pas cohérent, j’ai juste vu trop de films.