Morphée taille L

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Alors que le monde s’effondre, je m’endors à Hawaii dans les bras de Cris. Le campanile de St Marc vacille, mais la guitare de Ray me berce dans un flot de passion. Dans l’obscurité, les phares de l’automobile veillent sur mon sommeil. Phallus dressé, le fils de Lancelot accomplit la quête commencée par Arthur.

Les nuits alsaciennes sont fraîches, tout particulièrement dans une demeure vieille de plus de quatre siècles. Couette épaisse, couverture chaude, ne suffisent pas à réchauffer le corps quand il fait 15°C dans la chambre. Il faut se couvrir.

Après une tenue de Capitaine America érotique comme un sandwich SNCF, des Simpsons brise amour, et face à l’abondance de tee shirts de musique dans mon armoire, j’ai opté pour ces parures progressives pour veiller sur mon sommeil.

Je dors avec Marcela Bovio, Anneke van Giersbergen et quand il fait très froid, c’est un groupe entier que je glisse sous ma couette. Batteur, bassiste, guitariste, claviériste, chanteur, Marillion, Dream Theater, Threshold, IQ, Arena, tous me tiennent chaud. Bien entendu, j’ai des préférences, certains grattent plus que d’autres. Mes doudous préférés, sont Cris Luna, Collapse et Ray Wilson, leur tissu est doux et chaud.

Qu’est-ce je porte en bas ? Vous ne voulez pas le savoir…

 

Chronique d’une histoire

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Qu’est-ce qui se cache derrière les caractères codés en UTF-8 de la page HTML d’une chronique de rock progressif ?

L’histoire commence bien souvent par un mail reçu à la rédaction, un message venant d’un artiste, d’un label, d’un robot de plateforme de promotion. Les messages de ce genre arrivent par dizaines toutes les semaines, nous invitant à regarder un Youtube, un Vimeo, écouter un Soundcloud, un Bandcamp, un Haulix ou à télécharger via Dropbox, Google un fichier zip, rar, remplit de mp3 ou de wav. De la pop, du metal, du rock, du psyché, du punk, de la techno, du progressif, nous voyons passer beaucoup de musique.

La première étape consiste à trier ce que nous désirons étudier avec plus de soin de ce qui ne nous intéresse pas pour le webzine. Une fois ce premier débroussaillage effectué, il faut parfois répondre pour obtenir la musique, sous forme de disques ou de fichiers numériques. Lorsque que la musique arrive, il faut référencer le groupe, sa discographie, ses musiciens, l’album, ses morceaux, puis le déposer sur un partage accessible aux chroniqueurs, leur signaler l’arrivée d’une promotion et en faire la promotion.

Vient ensuite la délicate période du choix, chacun regarde, écoute, ce qu’il aimerait chroniquer, vérifie si la date de sortie est compatible avec son planning, puis demande à traiter tel ou tel album.

Commence alors la chronique proprement dite, une phase plus ou moins longue qui dépend beaucoup de l’album, du chroniqueur et de son enthousiasme du moment. Plusieurs  écoutes avec un baladeur pour s’imprégner, une au casque analytique pour jauger de la qualité de la production, plusieurs écoutes sur la chaîne et la phase d’écriture, une fois que l’on croit avoir compris la musique ou lorsque l’on n’en peut plus de l’écouter. Une chronique c’est également de la bibliographie, de la recherche, on ne connaît pas forcément l’histoire du groupe, les musiciens, les précédents albums. Une biographie parfois fournie par les labels afin de nous simplifier le travail et même quelques informations relatives aux morceaux. Il faut s’imprégner des textes, les traduire, comprendre leur sens au delà des mots. Puis il faut écrire, mettre des mots sur des sensations, des sons, des techniques, essayer d’être original, éviter de se répéter à l’infini, garder un style homogène, se relire et se relire encore, puis donner la note, la sanction ou la gratification.

Une fois rédigée, la chronique passe par une phase de validation et de mise en forme. L’auteur la dépose dans un espace partagé et le texte est relu, critiqué, non pas sur le fond mais sur la forme, le fond est de la responsabilité de son auteur, chacun est libre de penser ce qu’il veut d’un album même si nous ne sommes pas toujours d’accord, ce serait trop facile, mais nous le gardons pour nous ou nous en discutons sereinement. La mise en forme consiste à ajouter une vidéo, des images et un lien Facebook, éventuellement à compléter la discographie ou la line up du groupe si elle a changée.

Vient ensuite l’étape de pré-publication. A l’aide d’un framework maison, le texte est inséré dans la base de données du webzine, lié à l’album, aux morceaux, au groupe, aux artistes et à sa note, près pour une publication quelques jours plus tard.

Puis vient le grand jour, de préférence avant la date de sortie du disque. Une nouvelle fois, à l’aide du framework, la propriété publique de la chronique, bascule de non à oui et soudain la magie opère. Sur le webzine, la chronique de l’album devient visible.

Reste à rendre des comptes à qui de droit. La chronique est publiée sur la page Facebook du webzine, sur Google+, sur le Twitter et envoyée au promoteur, artiste ou label qui nous avait sollicité quelques temps plus tôt.

Enfin, lorsque vous cliquez enfin sur la pochette du disque, le framework rentre en action : avec pour seule information une clef, il va rechercher dans la base de données le texte de la chronique, sa note, son auteur, les morceaux, sa pochette, le groupe, ses membres, leur discographie, les précédentes chroniques, élaborer une page HTML et la renvoyer vers votre navigateur, afin que vous puissiez enfin lire l’avis de son auteur.

Dans mon iPhone n°45

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Une semaine bloqué à la maison à cause d’une angine et d’un dos en bouillie, cela laisse du temps pour écouter beaucoup beaucoup d’albums. J’ai chroniqué tout ce qui me tombait entre les oreilles. J’en ai profité pour trier les … Continue reading

Soyons brefs

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L’idée m’est venue lorsque j’ai écouté l’album solo de Daniel Cavanagh, monochrome. Je suis un fan d’Anathema, d’Anneke van Giersbergen et j’avais beaucoup apprécié un live acoustique qu’ils avaient fait tous les deux dans un bled paumé au delà du cercle polaire, il y a quelques années. Mais quand j’ai écouté monochrome, grosse déception. Il s’agissait d’un achat perso, pas d’une promotion et vu l’avalanche d’albums envoyés par les artistes, labels et promoteurs, je manque de temps pour chroniquer mes dernières acquisitions. La rançon du succès sans doute.

Mais comment ne pas parler de ce si décevant monochrome ? Je n’avais pas envie de me le repasser une dizaine de fois pour le chroniquer, le masochisme a ses limites, donc impossible de le décortiquer, de souligner les temps forts, les emprunts, les faiblesses. Alors que faire ? Une mini chronique ? Un texte de quelques lignes, donnant juste mon impression à chaud après deux écoutes sans creuser le sujet ? La brève était née.

Rangées parmi les chroniques, les brèves bénéficient d’un agencement légèrement différent pour qu’on ne les confonde pas avec des chroniques en bon et du forme. L’avantage, est bien entendu de couvrir plus d’albums, l’inconvénient, c’est de ne pas aller au fond de l’analyse, de survoler. Dans la mesure du possible, je ne le ferai qu’avec des promotions que l’on aurait pas chroniqué de toute façon, avec des achats perso et cela ne changera pas la fréquence des chroniques dites normales.

Crise de foie

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Crise foie ou crise de foi ? Après une overdose de Threshold, VUUR et Sons Of Apollo, je n’en peux plus du metal prog. Ecoeurement, dépression post metal, post coïtale, burn out musical, je l’ignore, ce qui est certain c’est que mes oreilles réclament de nouvelles sensations.

Mon unique religion se nomme la musique, mon alimentation, des morceaux de quinze minutes. Dès que je dispose de quelques minutes, j’allume la chaîne, le baladeur, branche le casque et écoute un album de progressif. Entre les promotions, les achats, et les anciens albums, je peux tenir une centaine jours en continu sans écouter deux fois le même morceaux.

Mais de temps en temps, je perds la foi, mon foie, ne supportant plus cette alimentation trop chargée. D’ordinaire la médicamentation était simple, après une forte dose de néo-progressif, une cuillerée de metal, un sachet de rétro prog et je repartais pour trois albums. Cette fois, foie, foi, l’heure est grave. La purge metal n’a pas réussi, la mono-diète catenbury non plus et pas question d’arrêter de m’alimenter de prog, il faut que le webzine tourne.

J’ai connu un gars qui traversait la même crise existentielle. Il polluait les forums consacrés au rock progressif, dénigrant systématiquement le métal prog, le rétro prog, le néo-prog, louant des groupes inconnus ayant sorti un seul EP avant de sombrer dans l’oubli. J’en suis presque là, mais pas encore. Plutôt que de tirer sur l’ambulance comme lui, j’essaye de nouvelles drogues, de nouveaux dieux et mon oreille se complet de plus en plus dans le prog fusion instrumental, m’entraînant vers des contrées dans lesquelles je n’osais guère m’aventurer il y a encore peu.

Si vous voyez fleurir des groupes improbables prochainement dans nos chroniques, ne prenez pas peur, je mange juste du radis noir afin de pouvoir à nouveau m’asseoir au banquet gargantuesque du rock progressif pour les fêtes.

Dans mon iPhone n°42

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Quoi de neuf dans mon iPhone ? D’ordinaire, je ne mets pas les albums que chroniquent les collaborateurs du webzine, n’ayant pas le temps de tout écouter. Cette fois je fais exception, curieux d’entendre ce Sons Of Apollo ainsi que … Continue reading