Le bilan 2022

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Chroniques en Images existe maintenant depuis mai 2020. Au menu chaque lundi, une vidéo accompagnée d’un article dans le blog. 

Sept jours d’écoute, une heure de rédaction, quinze minutes de tournage (les bons jours) et une autre heure de montage puis la publication pour de dix à sept cent vues en fonction du sujet. Voilà pour les chiffres.

Bon, en moyenne c’est plutôt une vingtaine de vues par vidéo, autant dire rien du tout, sorti du dernier Marillion, de Arena, Pendragon et quelques autres chroniques. La tendance est tout de même légèrement à la hausse depuis la chronique d’Arena, mais pour combien de temps ?

Je reçois encore quelques solicitations médias que je refuse poliment, car depuis le début, à quelques rares exceptions près, je ne parle plus que des albums que j’ai acheté. Évidemment je loupe beaucoup de sorties mais je me fais avant tout plaisir, sans pression et sans stress. Pour le stress j’ai le travail.

Je n’envisage pas de changer de formule ni de rythme en 2023. Ma routine me convient. Je travaille toujours un peu sur l’amélioration des éclairages et du son, je regarde un nouveau logiciel de montage sans avoir encore franchi le pas. Reste à prendre des leçons de communication. 

Croyez-le ou non, je suis très à l’aise devant un public, même en vidéo conférence, mais coincé devant l’objectif de la caméra avec mon script, je passe en mode robot avec un balais enfoncé dans le fondement. Aïe…

J’achète un peu moins de vinyles, toujours autant de CD et j’ai nettement augmenté ma collection d’albums numériques, principalement sur Bandcamp. En fait je pense que depuis que j’ai arrêté Neoprog, j’achète plus de musique, même si j’en écoute beaucoup moins.

J’ai conscience que le public de Chroniques En Images est très progueux mais je vais continuer d’écouter du métal et à en parler parce que j’aime la musique qui poutre, le folk, le classique et le prog. Même que des fois j’écoute de la pop.

Pour finir ce bilan je tiens à remercier Stéphane Gallay que je plagie honteusement depuis des mois ainsi que les quelques personnes qui regardent ces vidéos et les rares fanatiques qui commentent et mettent des j’aime. 

Passez de bonnes fêtes de fin d’année !

Ticket To The Moon – Elements

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Dans une autre vie, je faisais beaucoup la promotion des productions françaises, des groupes amateurs et de la scène locale. Aujourd’hui nettement moins. D’une part parce que je chronique à un rythme plus raisonnable, ensuite, parce que je me fais surtout plaisir.

Toutefois, quelques-unes de ces formations méconnues ont résisté au temps et à mon écrémage. Ticket To The Moon en est une. Le groupe est un quatuor franco suisse post-rock metal devenu sur ce dernier album Elements 100% instrumental.

Il faut dire que dans leurs précédents opus, le chant n’était pas leur point fort. Par contre, pour ce qui est de tisser des atmosphères, en studio comme en live, ils sont très forts.

Leur dernier bébé Elements propose onze pistes de une à neuf minutes pour trois quart d’heure de musique. Une coquille de nautile sur fond bleu illustre la pochette. Ses alvéoles dignes d’une suite de fibonacci abritent les éléments des alchimistes : l’air, le feu, l’eau et la terre. Un visuel très réussi qui donne envie d’écouter la musique qu’il enveloppe.

Ticket to the Moon c’est du cinématique post-rock metal progressif à la guitare, claviers, basse et batterie.

Elements, contrairement à ses prédécesseurs, n’a pas de chant, ni même de bruitages ou d’enregistrement audio pour raconter son histoire. Seuls les noms des onze titres vous guident tout au long du récit.

Deux pistes assez étranges vous mettent sur la voie : ‘Pulsar B0531+21’ et ‘Pulsar B2020+28’. ‘Pulsar Punta Jolinas Radar’ fournit peut-être la clé de cette histoire.

Un pulsar est une petite étoile hyper dense qui tourne sur elle-même à très grande vitesse en émettant un rayonnement intense. Et certains radars, comme celui de la base militaire de Punta Salinas à Porto Rico sont capables de les détecter. Ce sont ces émissions radio étonnantes que l’on entend dans les deux premiers titres précités.

Ticket to the Moon peut donner dans le metal rageur, limite tabasseur avant de lâcher un solo de guitare mélodique à souhait puis s’embarquer en électro-acoustique dans une plaisante balade. On appelle cela du metal-progressif.

Mais une autre facette de nos franco-suisses est un post-rock cinématique qui pose des ambiances avec quelques nappes de claviers. Le mélange est suffisamment varié pour ne pas tourner en rond pendant quarante-cinq minutes et proposer un agréable voyage musical.

Un de mes morceaux préférés est le titre album qui combine le metal progressif avec des éléments symphoniques. J’ai également un faible pour les envolées de guitares du magnifique ‘Crossing Skies’, pour le délicat ‘Xyz’ sans parler du long ‘Behind the Mist’ et ses presque neuf minutes.

Elements qui vient également de sortir en édition physique, est un nouvel album accrocheur de Ticket to The Moon. Il séduira les amateurs de metal progressif instrumental. Vous pouvez le trouver sur de nombreuses plateformes numériques en attendant de pouvoir écouter le groupe en live dans la région prochainement.

Dim Gray – Firmament

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Il y a peu de temps, je vous parlais de Flown du jeune groupe norvégien Dim Gray. Leur second album Firmament est dans les bacs depuis plusieurs semaines, alors pourquoi ai-je tant tardé à en parler ici ?

J’avoue que j’ai eu du mal à rentrer dedans, tout simplement.

Attention ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit. Firmament est un très bel album. Sauf qu’il est assez différent de son prédécesseur. Le folk s’est effacé à la faveur d’une pop progressive symphonique tout à la voix d’Oskar.

Du coup, j’ai été assez déstabilisé.

Firmament, ce sont douze titres pour une durée totale de trois quart d’heure. Des morceaux de trois à quatre minutes qui débutent par un ‘Mare’ assez abrupt pour ouvrir un album.

C’est le dernier morceau de Firmament, ‘Meridian’, qui a tout d’abord fait vibrer mes enceintes. Un croisement improbable entre la musique de Vangelis avec une orchestration symphonique et la voix d’Oskar. Une pièce majestueuse, intimiste et grandiose, peuplée de piano, de synthétiseurs et d’une orchestration numérique.

Rassurez-vous, ce n’est pas la seule. Il y a ‘Undertow’ par exemple avec son ambiance à la Tim Burton  qui monte en puissance avec force de cordes, orgues et percussions. Je pourrais l’écouter en boucle.

Mais la tendance de l’album est nettement plus pop que dans Flown. ‘Long Ago’ est un bon exemple. Cependant ‘My Barrel Road’ et ‘Iron Henry’ renouent avec les ambiances irlandaises de leur premier effort. Il y a également le chant assez étrange de Hakon qui tranche sur le morceau ‘Cannons’ comme lorsqu’il accompagne Oskar sur trois autres titres. Un morceau qui casse avec l’apparente homogénéité de Firmament. 

L’album est en effet plus lisse que son prédécesseur. Il ne possède plus l’effet nouveauté et fraîcheur que Flown avait pû avoir sur le public.

Firmament poursuit l’exploration des sentiments de solitude et de mélancolie déjà abordés dans Flown, une continuation de leur premier album aux coloris acoustiques du piano, de la mandoline, du violon, du violoncelle ainsi que de l’électronique avec les claviers, les orchestrations et les guitares.

Après plusieurs écoutes j’ai apprivoisé Firmament. La production très soignée rend sa découverte très agréable. Cependant, malgré de très beaux morceaux , je lui préfère toujours Flown.

Le nouveau studio

Il y a une semaine mon fils a enfin signé un bail pour un studio dans notre ville où la crise du logement se fait rage.

Il nous aura fallu près de six mois d’intenses recherches pour lui trouver un logement convenable à prix raisonnable dans le secteur qu’il désirait. Je dis nous car c’est moi qui ai consulté les annonces, contacté les personnes, planifié les rendez-vous, envoyé les documents et présenté l’appartement à mon fils. C’est vrai que son travail ne lui laisse pas trop de temps pour ça et que une fois rentré à la maison il joue sur son PC, imprime des dragons en 3D et peint des figurines en buvant mes bières. Le digne fils de son père en fait.

Les agences ne répondent pas aux messages, les bailleurs, dix minutes après avoir déposé une annonce la supprime, croulant sur les candidatures. Et les rares logements visitables sont des horreurs. Mon fils est un geek smicard aux cheveux longs gras portant des tee-shirts de Marillion percés, de quoi rebuter tout propriétaire un peu facho. Je précise : nous vivons en Alsace hop la !

Toujours est-il que nous avons trouvé la perle rare, un studio neuf, jamais occupé, de 26 m2 carrés avec un balcon de 9 m2 à 370 € hors charges avec frigo, plaques et hotte aspirante. Et le propriétaire a retenu la candidature de notre fils. Miracle !

Du coup, il a fallu aller chez Ikea commander des meubles, démonter ceux de sa chambre, faire des cartons, tout déménager dans le coffre et sur le toit de la voiture puis transporter, déballer et remonter. Trois journées intenses et harassantes.

Mais cette fois, il est installé et notre maison dispose maintenant d’une pièce vide. Le genre de pièce où je pourrais installer mon Mac, le matériel photo et où je pourrais poser à demeure le studio vidéo que je monte et démonte à chaque épisode de Chroniques en Images. Une pièce qui me permettrait également de revenir à l’enregistrement sans écran vert.

Bon, avant ça il faudrait rafraîchir la pièce, une sorte d’aquarium bleu, murs et sol (c’était sa période dauphin).  Au moins la nettoyer car c’est une porcherie (j’ai peur pour le pauvre studio tout neuf). Quand un gamer joue fenêtres fermées dans une pièce au sol recouvert de moquette, ça sent vite la bête surtout si l’animal possède un grand sens de la préservation des ressources en eau.

La moquette est bonne à jeter car entre la peinture de figurines Warhammer, l’impression 3D, les bonbons Haribo et la transpiration, la chose bleue ne sent plus vraiment la rose. La tapisserie bleue est fatiguée et la peinture bleue (si si) s’écaille (de poisson) un peu partout. Bonne nouvelle, le plafond blanc est propre.

Contrairement à mon fils à qui j’ai trouvé l’appartement, procédé aux diverses démarches, déménagé et prodigué moultes conseils, je vais devoir encore bosser pour mériter mon studio. Et si ça se trouve, lorsque j’aurais terminé, tel un fils prodigue ou un Tanguy, il reviendra s’installer à la maison.

Esthesis – Watching Worlds Collide

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Il n’ y a pas si longtemps, nous parlions ici des imitateurs de Porcupine Tree. Figurez-vous que le sujet revient sur la table avec le second album du groupe Esthesis.

Esthesis est un projet français qui après un EP en 2019 accouchait d’un premier album un an plus tard. Un projet ultra centré sur Aurélien Goude, chanteur, compositeur, guitariste et claviériste manifestement très influencé par Wilson et sa bande.

Pour ne pas vous mentir, The Awakening sorti en 2020 ne m’avait pas emballé. D’ailleurs, je n’avais pas l’intention d’écouter la suite après avoir vu leur concert Chez Paulette. Puis Watching Worlds Collide est sorti, sept morceaux pour près d’une heure de musique. 

La première écoute m’a beaucoup rappelé leur proximité avec Porcupine Tree ainsi que leur premier album alors j’ai décroché au quatrième morceau. J’ai quand même réessayé un peu plus tard pour finalement acheter l’album.

Oui, ne nous mentons pas. Watching Worlds Collide emprunte encore beaucoup à Porcupine Tree. La bande à Wilson hante tous les morceaux de manière plus ou moins prononcée et c’est sans doute sur le dernier titre jazzy que cela s’entend le moins. Toutefois, les maladresses de jeunesse semblent oubliées et Esthesis est allé un peu plus loin dans son approche jazzy et dans ses couleurs cuivrées.

Si ‘Amber’ est un quasi cover de Porcupine Tree agréable à écouter mais sans grand intérêt malgré le saxophone de Maceo et la batterie bluffante d’Arnaud, ‘57th Street’ est une pièce particulièrement originale. Un titre cinématique de douze minutes à l’atmosphère de film noir. Plus surprenant encore est ce ‘Skimming Stones’ au piano qui s’enrichit du violon de Mathieu Vilbert. Ce titre figure parmi mes préférés de l’album. ‘Place Your Bet’, un peu comme l’instrumental ‘Vertigo’ est une chose hybride entre funk, alternatif et jazz, qui malgré quelques passages très wilsonniens, tire bien son épingle du jeu.

Watching Worlds Collide se révèle finalement être une très belle surprise. Esthesis affirme son identité musicale et s’il n’y avait cette forte proximité avec Porcupine Tree, il aurait pu devenir l’album de l’année.

Uchroniques

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Une uchronie est récit fictif construit à partir d’un point de départ historique. Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que mes chroniques sont des formes d’uchronies.

Vous vous doutez bien que j’écoute beaucoup plus d’albums que je n’en chronique. Au début je résumais ces écoutes dans des Compressé qui n’ont pas eu beaucoup de succès. Alors j’ai arrêté.

Panem et circenses qu’il disait…

Je ne parle plus des albums moyens moins, des disques dont des confrères ont magnifiquement fait l’éloge, des EPs et des choses trop étranges pour intéresser un seul abonné YouTube. Il y a toutefois quelques rares entorses à cette charte de temps en temps.

Malgré cette sélection drastique, j’ai toujours un temps d’avance comme diraient certains collègues. Comprenez, j’ai plusieurs vidéos enregistrées prêtes à être mises en ligne et encore plus de scripts qui n’attendent qu’à être enregistrés. 

Pour tout vous dire, j’ai quatre vidéos en stock et six albums chroniqués à filmer. Du coup je pourrais publier à plus haute fréquence, genre deux fois par semaine. Mais je ne veux pas retomber dans le piège de la productivité du webzine Neoprog. Et puis il y a des semaines avec des baisses de forme où je suis trop à plat pour enregistrer une vidéo. J’aime bien avoir ce petit matelas de sécurité pour les vacances et les coups de pompe.

Le défaut, c’est qu’à partir du moment où la vidéo est enregistrée, elle devient une uchronie. Je m’explique : ce que j’y raconte se détache du flux temporel principal pour ne plus évoluer avec moi. Lorsque je mets en ligne la chronique, l’album que j’annonce prochainement acheter a déjà tourné en boucle pendant des heures sur ma platine, le concert prévu a été annulé, mon enthousiasme du moment est retombé, bref je suis parfois en total décalage avec ce que j’ai dit alors.

C’est pour cela que je n’annonce plus le prochain album, car plusieurs fois j’ai inversé la programmation à la dernière minute parce que le disque n’était pas arrivé à temps ou que, au contraire, je voulais rapidement faire la retape d’un nouveau coup de cœur.

Je pourrais y remédier en ré enregistrant la chronique mais voilà, je suis terriblement feignant. Il m’est arrivé de revoir le montage, de couper un passage, mais rien de plus. Je pourrais ne pas avoir de chronique en stock histoire de coller au plus près au flux temporel mais cela me stresserait trop et vous risqueriez d’être privé de votre YouTube du lundi. Donc vous devrez faire avec ces uchroniques. Certaines sautent aux yeux, d’autres sont plus subtiles.

Si vous vous ennuyez cette semaine, vous pouvez faire remonter dans les commentaires les plus flagrantes anomalies spatio-temporelles des Chroniques en Images. Ca me ferait quelques commentaires…

Leçon de choses

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Au tout début de Chroniques en Images, j’enregistrais le son avec le microphone de l’appareil photo. Le résultat était très parasité et lointain. 

Alors j’ai pris un micro cravate et le rendu s’est révélé bien meilleur. Sauf que le machin accroché au teeshirt déformait le col, que le fil était disgracieux et qu’à plusieurs reprises j’ai frôlé la catastrophe en me levant sans prêter au fil relié au Nikon.

C’est là que j’ai testé le micro-cravate accroché au pied du retour vidéo (comprenez mon smartphone). Plus de fil, plus de col disgracieux mais un son moins net fatalement.

Je me suis posé la question de l’achat d’un nouveau microphone. Mais il m’en fallait un câblé en mini jack pour se connecter avec le Nikon. Et on ne peut pas dire que j’en ai trouvé beaucoup, la majorité sont en USB.

Le premier que j’ai commandé avait un bras, un pied, une araignée et une mini jack, le tout pour une cinquantaine d’euros. Trop beau pour être vrai. Une fois déballé j’ai effectué un test et la chose était pire que le microphone de l’appareil placé à deux mètres. Autant dire épouvantable. J’ai immédiatement tout remballé et me suis fait rembourser l’horreur. Parfois Amazon a du bon.

J’ai cherché encore, lu plein de comparatifs plus ou moins partisans, sollicité des conseils et opté, un peu au hasard pour un Rode conçu pour la vidéo, un micro qui se fixe à la place du flash, posé sur une araignée et connecté à l’appareil en mini jack. 

Le second test fut nettement plus concluant, il faut dire que l’équipement coûtait trois fois plus cher. Moins de bruit, un son agréable et amplifiable, j’approchais du but mais je n’étais pas encore totalement satisfait. Le microphone restait trop éloigné de moi.

Pas question de changer d’équipement par contre, celui-là je ne pouvais le renvoyer et sincèrement je ne voyais pas quoi prendre à la place. L’idée était d’approcher le micro des poumons.

Pour cela il me fallait une rallonge mini jack de qualité. Je pensais en avoir une dans mon bazar, mais impossible de mettre la main dessus. C’était mon fils qui l’avait squatté. Merci Darty, pour moins de dix euros, j’ai trouvé mon bonheur. Il me fallait encore quelques chose pour tenir le microphone. Le pas de vis sous le Rode ne correspond pas à celui du pied photo et de ceux des projecteurs. Mais dans mes accessoires improbables, rangés au fond d’un placard, j’avais l’adaptateur magique. 

J’ai testé rallonge, pied et micro orienté vers moi à quelques centimètres, le son est infiniment meilleur, mais gaffe aux flatulences, là tout s’entend haut et fort.

Maintenant le studio vidéo est une véritable forêt. J’ai deux pieds pour les projecteurs, un pour l’appareil photo, un pour le retour vidéo et un pour le micro. Un véritable foutoir sans parler de l’écran vert dans mon dos. J’en suis maintenant à essayer d’améliorer l’éclairage, simplement en testant de nouvelles orientation des soft box. Il faut que l’écran vert soit uniformément éclairé et que mon visage soit bien illuminé. J’y travaille. Sur les dernières prises je descends à 160 ISO ce qui est plutôt pas mal. Le défaut c’est que pour l’instant je renonce à des jeux de lumières et d’ombres sur le visage.

This Winter Machine – Kites

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Il y a bien longtemps, j’avais découvert l’album The Man Who Never Was du groupe britannique This Winter Machine. Un premier effort néo-progressif d’assez belle facture qui m’avait enthousiasmé à l’époque. 

Si je me souviens bien, le groupe avait connu quelques déboires avec son label et aujourd’hui ce disque n’est pas disponible sur leur page Bandcamp, pas plus que le second album également épuisé A Tower Of Clocks. Il est cependant possible de découvrir The Man Who Never Was sur la page Bandcamp du label Progressive Gears. 

Bon, j’avoue, avec le recul, The Man Who Never Was sorti en 2017, ne me fait plus le même effet. Je le classerais dans les albums sympathiques, mais sans plus. Et c’est un peu la même chose pour leur troisième galette intitulée Kites. Toutefois j’étais curieux de voir comment avait évolué le groupe This Winter Machine en cinq années.

Kites développe dix morceaux en un peu plus de trois quarts d’heure. Des pièces de deux à sept minutes où se glissent quelques instrumentaux dont le premier titre ‘Le Jour d’Avant’, en français s’il vous plait, au piano, guitare et flûte.

On pourrait comparer This Winter Machine aux québécois de Mystery pour les morceaux les plus mélodiques comme ce ‘Pleasure & Purpose’, mais sans la délicieuse voix de Jean Pageau hélas. Celle de Al Winter, campée dans les médiums, est un peu plus basse et nasillarde. 

Le groupe joue de claviers nineties, de guitares progressives à souhait et d’une rythmique le plus souvent éloignée des carcans du neoprog sorti du bref instrumental tambour de machine à laver ‘Whirlpool’ et du ‘Kites’ très marillionesque.

Les influences de Pink Floyd et des polonais de Satellite sont palpables dans la seconde section instrumentale de ‘The Storm (Part 1)’ dominée par les claviers et les guitares électriques. 

La seule petite originalité de l’album se trouve dans la ballade folk acoustique ‘Sometimes’ ou un violon pointe le bout de son nez.

L’album reste assez tranquille, le plus souvent mélodique avec de plaisantes balades et quelques bruitages sorti des trois titres aux passages plus musclés que sont ‘The Storm’, ‘Whirlpool’ ou ‘Kites’.

Parmi mes pistes préférées il y a ‘Pleasure & Purpose’. Le titre est des plus classique avec du piano, des claviers et un solo de guitare mais lorsque Al Winter entame le refrain “Sometimes it seems like every second I forget a little more” j’ai des frissons le tout long de la colonne vertébrale. Comme quoi il me faut peu de chose pour grimper au rideau.

Kites n’est certainement pas l’album du siècle. Il ne saurait rivaliser avec un Misplaced Childhood, un Pure ou un Delusion Rain. Néanmoins, il se laisse écouter, rappelant que quelques groupes s’essayent encore au néo-prog avec bonheur. Alors si vous aimez le genre, ne vous privez pas de l’écouter, il est sur Bandcamp.

Teeshirt : Chris Luna

Happy birthday Mr President

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Chroniques en Images fête sa première année d’existence après la fermeture du webzine Neoprog. L’occasion de revenir sur les réseaux sociaux maintenant que l’on m’a oublié et de tenter de faire décoller l’audience.

Le rythme d’une vidéo par semaine me va très bien, me laissant assez de temps pour approfondir l’album que je vais chroniquer sans me mettre la pression. Par contre, j’avoue que je ne peux plus forcément parler de tout ce que je voudrais. J’ai tenté des brèves mais elles n’ont eu aucun succès alors je vais sans doute y renoncer.

J’ai été approché par quelques labels et artistes et je résiste toujours à l’envahisseur. Même si dans Neoprog je me sentais assez libre de m’exprimer, il y avait quand même une certaine pression insidieuse qui me poussait à mettre en avant des albums qui ne le méritaient pas forcément.

Maintenant, je fais vraiment ce qui me plait. Et si quelques fans outrés s’excitent dans les commentaires, ça n’a pas grande importance. 

L’investissement pour réaliser ces vidéos a été progressif et très raisonnable. J’avais la caméra, j’ai acheté les éclairages, le prompteur et l’écran vert, du matériel que j’utilise également pour la photographie. J’achète toujours autant de musique à côté de ça mais de plus en plus souvent en numérique ce qui divise les prix par deux ou trois en plus d’avoir un plus faible impact sur mon bilan carbone. Bref je fais des économies. Plus besoin de pub ou de donation pour équilibrer les finances. Par contre, je vais bientôt manquer de teeshirt, car je dois en avoir une soixantaine en tout et pour tout dans le dressing et certains ne sont plus mettables. Alors si vous voulez sponsoriser les Chroniques en Images, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Question audimat, je suis passé de 200 vues par jour à 20 par semaine. A croire que ce ne sont pas mes chroniques que l’on lisait à Neoprog mais celles publiées par le reste de l’équipe.

Pour les vidéos, j’écoute vos conseils avisés. Fais pas d’humour, sors toi le balais du cul, arrête de lire ton texte, évite les recadrages intempestifs, souri, cesse de gigoter, rigole un peu, bouge plus, parle avec tes mains, fais plus de gros plan, ne mets que ta voix, met la voix de quelqu’un d’autre. Des conseils que je suis à la lettre, merci à vous.

Filmés d’abord dans le salon, à côté du piano, j’ai migré rapidement devant un écran vert à cause du télétravail. Je suis revenu au boulot au bout d’une semaine mais je garde cette configuration. L’écran vert, même s’il donne une image moins belle, permet de changer de décor en faisant juste une photo. C’est pratique. Le montage par contre est plus complexe, surtout avec iMovie, mais après avoir testé plusieurs solutions logicielles, je vais rester sur cet outil qui est relativement stable et simple même s’il se révèle vite limité.

Je n’ai pas l’intention de changer la formule. Je vais juste essayer de l’améliorer comme cesser de filmer en iso auto ce qui est stupide mais j’oublie à chaque fois de changer les réglages. Pour l’instant je n’arrive pas à me passer du prompteur, j’ai essayé je vous jure, donc je vais garder mon air constipé. Pour ce qui est de sourire, n’y comptez pas, mes dents sont vraiment trop moches. Pour ce qui est de la musique dont je vais parler, cela dépendra de mes coups de cœur (vous avez échappé de peu à un récital classique y a pas si longtemps). Dans l’ensemble, j’écoute pas mal de métal progressif et un peu moins de prog. C’est l’âge qui veut ça, je deviens sourd…

Merci aux quelques personnes qui me suivent dans cette aventure. Vous avez le droit de lever le pouce, de commenter et même de vous abonner à la chaîne, ça le donnera l’impression d’être moins seul.

The Return

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Alors oui, après près d’une année sans Facebook, je suis revenu sur ce réseau social que je déteste tant. J’en ai même profité pour rejoindre Instagram. Une vraie crise sociale en fait.

Pourquoi se revirement ? Une des raisons principales est de faire la promotion des Chroniques en Images sur une page dédiée, car FB est une magnifique machine pour se faire connaître et étant donné le score minable des vidéos, il fallait faire quelque chose d’urgence.

Ensuite, en quittant Messenger, j’avais perdu contact avec des amis et des membres de ma famille. Bizarrement je suis plus à l’aise avec Messenger qu’avec le téléphone. De plus Elon Musk a racheté Twitter, c’est flippant.

Enfin, pour suivre l’actualité musicale, Facebook est un excellent média, il faut bien l’avouer. Presque tous les groupes que j’écoute possèdent une page ou un compte.

Le défaut du réseau social de Zuckerberg, c’est quand même l’épouvantable concentration d’imbéciles qui racontent n’importe quoi et qui commentent à tout-vat.

Alors se réinscrire en plein conflit ukrainien et deux jours avant le second tour des élections présidentielles, ce n’était pas forcément très malin. 

J’ai retrouvé des amis qui ne m’en ont même pas voulu de les avoir laissé tomber pendant un an, mes nièces adorées et même mon épouse que j’aperçois quelques heures par semaine. Il n’a pas fallu plus d’une heure de présence sur Facebook pour qu’un label musical me contacte via Messenger, et une semaine pour le second. Encore un point qu’il va falloir bien surveiller de près car je n’ai pas l’intention de replonger dans la promotion musicale. J’ai donné.

Je n’ai pas non plus tardé à partager sur ma page un dessin rigolo concernant les élections, comme quoi les mauvaises habitudes ont la vie dure. Il va falloir que je me discipline sérieusement.

Les réseaux sociaux et moi c’est compliqué, sauf avec Twitter et Flickr sur lesquels je n’ai jamais été vraiment ennuyé, si on excepte ma rencontre avec les lobbyistes de la filière nucléaire.

Une fois par semaine, je publierai la Chronique en Image sur la page Facebook. Après deux semaines et quelques abonnés, cela fait déjà remonter les vues et j’ai gagné deux nouveaux followers sur Youtube. Après une année d’expérimentation, les vues ne décollent guère au delà de quinze par semaine, sauf de rares exceptions comme Marillion ou Cris Luna. Alors c’est décidé, je vais promouvoir les vidéos.