Happy birthday Mr President

Image

Chroniques en Images fête sa première année d’existence après la fermeture du webzine Neoprog. L’occasion de revenir sur les réseaux sociaux maintenant que l’on m’a oublié et de tenter de faire décoller l’audience.

Le rythme d’une vidéo par semaine me va très bien, me laissant assez de temps pour approfondir l’album que je vais chroniquer sans me mettre la pression. Par contre, j’avoue que je ne peux plus forcément parler de tout ce que je voudrais. J’ai tenté des brèves mais elles n’ont eu aucun succès alors je vais sans doute y renoncer.

J’ai été approché par quelques labels et artistes et je résiste toujours à l’envahisseur. Même si dans Neoprog je me sentais assez libre de m’exprimer, il y avait quand même une certaine pression insidieuse qui me poussait à mettre en avant des albums qui ne le méritaient pas forcément.

Maintenant, je fais vraiment ce qui me plait. Et si quelques fans outrés s’excitent dans les commentaires, ça n’a pas grande importance. 

L’investissement pour réaliser ces vidéos a été progressif et très raisonnable. J’avais la caméra, j’ai acheté les éclairages, le prompteur et l’écran vert, du matériel que j’utilise également pour la photographie. J’achète toujours autant de musique à côté de ça mais de plus en plus souvent en numérique ce qui divise les prix par deux ou trois en plus d’avoir un plus faible impact sur mon bilan carbone. Bref je fais des économies. Plus besoin de pub ou de donation pour équilibrer les finances. Par contre, je vais bientôt manquer de teeshirt, car je dois en avoir une soixantaine en tout et pour tout dans le dressing et certains ne sont plus mettables. Alors si vous voulez sponsoriser les Chroniques en Images, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Question audimat, je suis passé de 200 vues par jour à 20 par semaine. A croire que ce ne sont pas mes chroniques que l’on lisait à Neoprog mais celles publiées par le reste de l’équipe.

Pour les vidéos, j’écoute vos conseils avisés. Fais pas d’humour, sors toi le balais du cul, arrête de lire ton texte, évite les recadrages intempestifs, souri, cesse de gigoter, rigole un peu, bouge plus, parle avec tes mains, fais plus de gros plan, ne mets que ta voix, met la voix de quelqu’un d’autre. Des conseils que je suis à la lettre, merci à vous.

Filmés d’abord dans le salon, à côté du piano, j’ai migré rapidement devant un écran vert à cause du télétravail. Je suis revenu au boulot au bout d’une semaine mais je garde cette configuration. L’écran vert, même s’il donne une image moins belle, permet de changer de décor en faisant juste une photo. C’est pratique. Le montage par contre est plus complexe, surtout avec iMovie, mais après avoir testé plusieurs solutions logicielles, je vais rester sur cet outil qui est relativement stable et simple même s’il se révèle vite limité.

Je n’ai pas l’intention de changer la formule. Je vais juste essayer de l’améliorer comme cesser de filmer en iso auto ce qui est stupide mais j’oublie à chaque fois de changer les réglages. Pour l’instant je n’arrive pas à me passer du prompteur, j’ai essayé je vous jure, donc je vais garder mon air constipé. Pour ce qui est de sourire, n’y comptez pas, mes dents sont vraiment trop moches. Pour ce qui est de la musique dont je vais parler, cela dépendra de mes coups de cœur (vous avez échappé de peu à un récital classique y a pas si longtemps). Dans l’ensemble, j’écoute pas mal de métal progressif et un peu moins de prog. C’est l’âge qui veut ça, je deviens sourd…

Merci aux quelques personnes qui me suivent dans cette aventure. Vous avez le droit de lever le pouce, de commenter et même de vous abonner à la chaîne, ça le donnera l’impression d’être moins seul.

The Return

Image

Alors oui, après près d’une année sans Facebook, je suis revenu sur ce réseau social que je déteste tant. J’en ai même profité pour rejoindre Instagram. Une vraie crise sociale en fait.

Pourquoi se revirement ? Une des raisons principales est de faire la promotion des Chroniques en Images sur une page dédiée, car FB est une magnifique machine pour se faire connaître et étant donné le score minable des vidéos, il fallait faire quelque chose d’urgence.

Ensuite, en quittant Messenger, j’avais perdu contact avec des amis et des membres de ma famille. Bizarrement je suis plus à l’aise avec Messenger qu’avec le téléphone. De plus Elon Musk a racheté Twitter, c’est flippant.

Enfin, pour suivre l’actualité musicale, Facebook est un excellent média, il faut bien l’avouer. Presque tous les groupes que j’écoute possèdent une page ou un compte.

Le défaut du réseau social de Zuckerberg, c’est quand même l’épouvantable concentration d’imbéciles qui racontent n’importe quoi et qui commentent à tout-vat.

Alors se réinscrire en plein conflit ukrainien et deux jours avant le second tour des élections présidentielles, ce n’était pas forcément très malin. 

J’ai retrouvé des amis qui ne m’en ont même pas voulu de les avoir laissé tomber pendant un an, mes nièces adorées et même mon épouse que j’aperçois quelques heures par semaine. Il n’a pas fallu plus d’une heure de présence sur Facebook pour qu’un label musical me contacte via Messenger, et une semaine pour le second. Encore un point qu’il va falloir bien surveiller de près car je n’ai pas l’intention de replonger dans la promotion musicale. J’ai donné.

Je n’ai pas non plus tardé à partager sur ma page un dessin rigolo concernant les élections, comme quoi les mauvaises habitudes ont la vie dure. Il va falloir que je me discipline sérieusement.

Les réseaux sociaux et moi c’est compliqué, sauf avec Twitter et Flickr sur lesquels je n’ai jamais été vraiment ennuyé, si on excepte ma rencontre avec les lobbyistes de la filière nucléaire.

Une fois par semaine, je publierai la Chronique en Image sur la page Facebook. Après deux semaines et quelques abonnés, cela fait déjà remonter les vues et j’ai gagné deux nouveaux followers sur Youtube. Après une année d’expérimentation, les vues ne décollent guère au delà de quinze par semaine, sauf de rares exceptions comme Marillion ou Cris Luna. Alors c’est décidé, je vais promouvoir les vidéos.

The Green Lantern

Alors oui, j’ai encore changé le visuel des Chroniques en Images au début de l’année. Et oui, quelqu’un à râlé, il faut dire que ce n’est pas très joli (de râler bien sûr). Mais croyez-le où non, ce n’est pas de ma faute, mais bien à cause de toutes ces personnes non vaccinées contre la COVID-19.

Ben oui, avec les nouvelle mesures sanitaires, je dois télé travailler de temps en temps. Et comme je l’ai expliqué mercredi, le télétravail implique une certaine organisation. Du coup, le salon est devenu un bureau et le transformer en studio de youtubeur chaque semaine impliquerait beaucoup de modifications. Alors je me suis installé devant l’écran du vidéo-projecteur, du moins pour deux chroniques, le temps de trouver une autre solution.

La nouvelle solution s’appelle l’écran vert, une technique du cinéma pour filmer dans un décors virtuel. Rien de très compliqué en fait. Les acteurs jouent devant un mur bleu ou vert et au montage vidéo, la couleur est remplacée par une image, une modélisation 3D ou une autre vidéo.

Mais pour se faire j’avais besoin d’un écran vert ou bleu et d’un support pour faire tenir tout le bazar. Par chance, cela se trouve assez facilement sur Internet à petit prix. J’ai trouvé un cadre avec trois écrans (vert, noir et blanc) ainsi que des pinces de fixation pour une cinquantaine d’euros. Certes, encore un achat de plus après les projecteurs, le micro et le prompteur, mais cela reste raisonnable vu l’audience des Chroniques en Images… Heu non en fait.

Peu importe. Le hic, c’est que cela prend beaucoup de place et installer l’écran demande un certain temps. Déjà que la mise en place du prompteur et des projecteurs m’occupaient une bonne demi heure, avec l’écran vert, il me faut maintenant près d’une heure pour mettre en place l’enregistrement.

Du coup, je me suis installé dans la chambre de mon petit dernier qui est parti étudier à l’autre bout de la France et qui ne revient que deux fois par an.

iMovie, le logiciel qui me sert au montage vidéo, n’est pas franchement armé pour la gestion de l’écran vert même s’ils expliquent comment procéder. Une chronique de quatre minutes me prend maintenant une bonne heure de post traitement pour un résultat, disons hasardeux. Et c’est mon ami Cris Luna qui en aura fait les frais, le pauvre, j’espère qu’il ne m’en voudra pas trop, mais je voulais parler très vite de son album The Musical War que j’ai adoré.

Idéalement il ne faut pas de plis sur l’écran, mais je ne suis pas doué pour le repassage et une fois que la toile est bien tendue en haut, c’est une toute autre paire de manches pour qu’elle le soit en bas, surtout avec trois pinces. Alors il existe d’autre solutions que mon machin pas cher comme le Elgato Green Screen ou le un super écran chez Manfrotto mais ça coûte un peu cher quand même.

Maintenant, je mets en fond d’image la pochette de l’album, une photo de musicien, un paysage, bref ce que je veux et je me pose devant, racontant mes inepties pour une dizaine de curieux. C’est vachement fun à faire, je m’éclate ! J’ai l’impression que c’est un peu mieux que la version écran blanc, on va voir vos réactions.

Mais dès le premier jours j’avais déjà 31 vues avec la chronique de Cris Luna, ce qui est un record pour mes chroniques en images. Bon ceci dit j’ai comme l’impression que Chris a partagé la vidéo.

Io Earth – Acoustic Vol 1

Image

Teeshirt : Transatlantic The Whirld Tour 2010

On ne peut pas dire que je sois un fan Io Earth. Pour preuve je n’ai que deux de leurs albums à la maison. 

Io Earth fait partie de ces formations assez méconnues du rock progressif, c’est-à-dire totalement invisible dans l’univers du rock. Le groupe propose un prog symphonique à chanteuse teinté de folk avec plein plein de musiciens et encore plus d’instruments. Rien de très révolutionnaire au final mais ils ont leurs fidèles.

Alors je me demande encore quelle mouche m’a piquée en commandant Acoustic Vol 1. Mais je ne regrette pas du tout ce coup de folie. C’est vrai, j’aime beaucoup les albums acoustiques et j’étais curieux de voir comment sept musiciens s’en sortiraient sur ce format allégé. Car j’ai toujours trouvé le prog de Io Earth chargé, limite too much, à l’image de leur artwork. 

Avec juste New World en CD et quelques titres glanés sur Youtube, je connais bien mal leur répertoire. Et ne comptez pas sur moi pour comparer avec vous ce que je n’ai jamais écouté. Je vous livre ici mes impressions sur un album acoustique un point c’est tout.

En version épurée, les morceaux de Acoustic m’ont tout de suite parlé. Piano, violon, flûte, saxophone, guitare acoustique, percussions et voix s’équilibrent harmonieusement. Les voix de Dave et Rosanna se prêtent très bien à l’exercice, libérées de la batterie, des guitares électriques et des claviers.

La pochette est également épurée, à l’image de ces mélodies revisitées par Io Earth. Les dix titres sont accompagnés de quelques mots pour nous en parler et plaisir suprême, le groupe à gribouillé à l’intérieur du digipack. 

Sans rentrer dans les détails, j’ai particulièrement aimé le lent et bluesy ‘Streets’ composé pour l’occasion je crois, le jazzy pétillant ‘Home’ et le mélancolique ‘Fade To Grey’ avec Adam qui accompagne Rosanna au piano. Que vous aimiez ou non Io Earth, je vous recommande chaudement ce très bel album. Il m’a donné envie d’approfondir leur discographie en attendant Acoustic Vol 2.

Pendragon – Love Over Fear

Image

Love Over Fear est mon premier Pendragon en 33 tours. Cela lui confère inévitablement un rang tout particulier dans ma collection, d’autant que son illustration aux tons bleus que l’on doit à Liz Saddington est juste sublime. Je ne suis pas pour autant un adulateur du surfeur d’argent mais quelques albums de Pendragon restent pour moi de purs joyaux.

Les deux vinyles marbrés de bleus font échos au double volet sur lequel la terre rejoint la mer. Sous un ciel étoilé, au pied d’un arbre blanc, coule une rivière qui se jette dans un océan rempli de créatures marines. Une peinture façon art nouveaux aux codes très hippie.

Pendragon c’est la voix légèrement éraillée et la guitare inimitable de Nick Barrett. C’est aussi les claviers d’Arena, la basse du pasteur Gee et depuis quelques années la batterie de Jan-Vincent.  Ce sont également onze albums studio depuis The Jewel (1985) où Pure (2008) tient une place toute particulière chez moi. 

Pour tout vous dire, lorsque j’ai entendu l’ouverture de ‘Everything’ j’ai cru que Nick avait pété un câble et que j’allais devoir jouer au frisbee avec les galettes sur la plage. Et puis l’orgue et la batterie se sont tus pour laisser parler la guitare, une superbe métamorphose qui se poursuit au piano sur le bref ‘Starfish and the Moon’. Arrivé au bout de la face A, j’étais sous le charme, surtout avec la section instrumentale de ‘Thruth and Lies’.

La première pièce de la face B crée également la surprise avec son air country au banjo et violon. Ce n’est pas franchement le genre de choses auquel Pendragon nous a habitué et que dire de ‘Soul and the Sea’ composé de quelques mots scandés : “Breath, Lise, Lose, Leave, Believe, Lise…”. Et puis il y a ce ‘Eternal Light’ qui nous replonge avec bonheur dans le prog symphonique des seventies à la sauce Barrett. 

Le point d’orgue de l’album, c’est certainement lorsque Nick nous parle de son rapport à l’eau dans le magnifique ‘Water’ : “cos back on dry land is where all the trouble is”. Il poursuit crooner au piano avec ‘Whirlwind’ où Julian l’accompagne au saxophone puis enchaîne avec ‘Afraid of Everything’. 

Si ‘Who Really are We’ reprend beaucoup les schémas de Pendragon, la pièce est suffisamment développée pour réussir à me surprendre au final mais ce n’est pas ma favorite. Je lui préfère sa version quasi acoustique qui clôture l’album. Et que dire de ‘Quae Tamen Onrnia’ sinon que l’on a déjà entendu l’air au début de ‘Everything’…

Si Pure restera probablement mon album préféré de Pendragon, Love Over Fear devrait pouvoir atteindre une belle seconde place dans mon cœur même s’il a pu déstabiliser plus d’un fan. L’édition vinyle est indispensable tant elle est belle.

Soen – Imperial

Image

Teeshirt : Soen – Imperial (2021)

Pas facile de parler de Soen. Aucun de leurs albums n’a sut m’atteindre à la première écoute, d’ailleurs en première approche, ils se ressemblent beaucoup, n’empêche que je les suis depuis Tellurian. 

Soen est un peu le pépère tranquile du metal progressif nordique, des disques que j’aime sans vraiment comprendre pourquoi. Le groupe écrit des albums relativement homogène, où la basse de Oleskï et la batterie de Martin posent une ossature sur laquelle les guitares lâchent quelques soli, toujours débordés par la voix de Joël.

Imperial ne chamboule pas la donne. Avec son petit air de Riverside bourinneur saupoudré de cordes, le groupe suédois poursuit, imperturbable, son petit bonhomme de chemin.

La pochette noire au serpent argenté m’a convaincu d’acquérir cette fois la version 33 tours, et si sur le papier elle fait belle impression, j’ai été quelque peu déçu par son aspect décalcomanie, d’autant que le vinyle et le tee shirt m’ont coûté un bras.

L’album huit titres, quatre pour chaque face, possède la durée idéale  pour un vinyle, une seulle galette de 180 grammes dans son écrin noir argent, glissé dans une pochette également anthracite avec les paroles imprimées sur des crânes. J’en suis revenu des disques marathon d’une heure trente et je goûte de plus en plus ces enregistrements ristretto qui vont à l’essentiel.

Si d’ordinaire, la présence d’un quatuor à cordes est un plus, ici j’avoue ne pas lui trouver de grande intérêt, le mixage noyant violon, alto et violoncelle dans les instruments électriques. On va dire que Soen s’est fait plaisir, ce qui après tout n’est pas si mal.

Fidèle à moi-même, c’est le chant qui a guidé mon exploration de Imperial. Écoute après écoute, le jeu de batterie éblouissant de Martin s’est imposé à mes oreilles, un toucher sec et nerveux qui permet de s’extraire de la voix de Joël pour mieux découvrir les nuances des guitares comme dans ‘Modesty’. 

Imperial se révèle, strate après strate pour dévoiler à la fin les claviers minimalistes de Lars. Reste alors à lire les textes et à revenir au chant pour appréhender l’ensemble de l’album. De nombreuses écoutes qui mettent à jour un diamant brut.