Sur la route (Dans mon iPhone n°11)

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Beaucoup de route prévue cette semaine, Lorraine, Vosges, Sundgau donc du temps pour écouter de la musique en théorie. En pratique l’autoradio de ma Logan ne s’interface pas  avec mon téléphone et la collègue de travail avec qui je vais … Continue reading

Y a du monde au balcon (dans mon iPhone n°11)

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Si la semaine dernière fut relativement calme, celle-ci est nettement plus agitée. La récolte des nombreux achats a débuté (Marco Ragni, Gleb Kolyadin, Lazuli) et les promotions vont en augmentant. Mes devoirs de la semaine débutaient par deux chroniques, celle … Continue reading

Persil, poivre et basilic

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Vous voyez le pic à droite sur le graphique juste en dessous ?

Cela se nomme l’effet Franck Carducci. Un truc comme les suites de Fibonacci. Tout a commencé par un innocent coup de sang sur un blog anonyme connaissant une dizaine de visiteurs les bons jours, un article partagé par un artiste sur Facebook et qui a rapidement été partagé à nouveau et commenté. Le “Pourquoi Ducros il se décarcasse” à fait un modeste buzz dans l’infosphère des musiciens et des amateurs de rock, avec près de  quatre cent lecteurs hier. Quand je disais que les gens passaient plus de temps sur internet et devant la télévision qu’aux concerts… Avec quatre cent personnes, Blind Ego aurait fait salle comble.

Je suis quand même content que cet article est rencontré un bon écho mais j’espère que ces lecteurs occasionnels n’iront pas plus loin dans l’exploration du blog, car ils pourraient prendre peur très rapidement.

Vous avez beaucoup de chance, tous mes billets commencent par des brouillons. Et régulièrement, je jette ces brouillons à la poubelle, soit parce qu’ils sont trop mauvais, soit parce qu’ils sont trop agressifs, soit parce que ce sont des torchons ou qu’ils sont franchement politiquement incorrects.

Il faudrait que le crée un second blog pour ces articles là, ce serait la Poubelle de Neoprog.

Que vous ai-je donc épargné ?

  • Mes fesses, tout d’abord, des auto portraits réalisés dans la plus stricte intimité dévoilant les fondements de ma personnalité.
  • Une longue diatribe sur l’athéisme suite au projet de loi tunisien sur la religion, des fois il y a des sujets qui m’agacent.
  • Mes états d’âme sur un aveu candide de bisexualité.
  • Un truc épouvantable reliant la souffrance et les amateurs de rock progressif.
  • Des poèmes d’amoureux transi écrits lorsque que j’étais puceau.
  • De nombreux billets sur la fonction publique moribonde que mon devoir de réserve m’empêche de publier.
  • Une compilation des retours de mon fan club, il faut dire que l’article ne contenait que le titre.
  • Des textes que j’ai imaginé en m’endormant et oublié le matin au réveil.
  • Mes diverses et hasardeuses expérimentations médicamenteuses pour soigner les migraines.
  • Un best of des doux messages envoyés par les artistes qui n’ont pas appréciés nos chroniques.
  • Le roman de science-fiction que j’ai écrit étant étudiant.
  • Une compilation des photos de concert ratées (faudrait que je le fasse celui là en fait)
  • Un billet sur les trucs que je vous ai épargné… ah ben non, celui-la je l’ai publié.
  • Les univers de jeu de rôle que j’ai imaginé, les suppléments pour Bitume MK5, les campagnes de Légendes Celtiques et autre œuvres majeures qui traînent dans le grenier.
  • La fois où j’ai gardé une sonde urinaire pendant une semaine.
  • Un nouveau billet qui vous expliquerait qu’écouter du mp3 sur un baladeur ou une chaîne de merde, c’est mal, parce que, j’ai beau l’écrire, j’ai l’impression que les gens ne comprennent pas.

À quoi ça sert que Ducros se décarcasse ?

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Sérieusement, je suis en colère.

À quoi ça sert que Ducros se décarcasse ?

Samedi dernier j’étais à un concert, à 200 km de la maison, pour voir un groupe de rock qui ne faisait qu’une seule date en France au cours de leur tournée.

Trois passionnés de musique, consacrent leur temps libre à organiser des concerts, faire venir des groupes, qui sinon ne joueraient jamais dans l’hexagone. Ils se démènent, ne comptent pas leurs heures, prennent d’importants risques financiers et le public n’est pas souvent au rendez-vous.

Une centaine de personnes seulement, dans une salle qui peut en contenir plus du triple. Une perte financière sèche pour leur association, une perte qui pourrait mettre en péril leurs prochains événements.

Ils ne gagnent rien, si ce n’est le plaisir d’accueillir les artistes qu’ils aiment dans une petite salle de concert conviviale mais les gens ne viennent pas.

Après ça j’entends les amateurs de rock se plaindre que les groupes ne se produisent pas en France, qu’il n’y a pas de concert près de chez eux, qu’en France, le rock c’est la misère.

Oui c’est la misère, le public ne vient pas aux concerts. Elle est là la misère… Le français va au concert comme à la messe, pour aduler son dieu, pas pour découvrir de nouvelles musiques, pas pour passer un moment convivial entre amis en écoutant un groupe et en buvant une bière comme en Allemagne. Si les artistes ne sont pas de leur paroisse, les français frileux restent au chaud chez eux à regarder la télévision ou à zombifier sur Facebook au lieu de découvrir de nouveaux horizons musicaux.

Ceux qui ne sont pas venus samedi aurait mieux fait de bouger leurs fesses. Le concert était fabuleux, même avec une audience réduite, le groupe a fait le show. Nous nous sommes retrouvés entre amis et passionnés de rock, fous furieux émerveillés, à écouter un groupe qui ne repassera probablement de sitôt en France, préférant d’autres contrées où le public répond présent.

Et ne me dites pas qu’un concert c’est cher. Au lieu de vous rendre un fois par an au Zénith écouter un Johnny ou un Polnareff en fin de vie, vous pourriez vous rendre cinq fois, pour le même prix, dans une petite salle afin de découvrir un jeune groupe talentueux.

Lorsqu’il arrive que des artistes me contactent pour organiser une tournée, je leur conseille des salles en Allemagne, en Suisse, en Belgique et très rarement en France. Pourquoi pas en France ? Parce qu’il est très compliqué, voir impossible, sans passer par un réseau professionnel, de réussir organiser un concert, et lorsque l’on y arrive, le public ne se déplace pas.

L’unique option, ce sont justement ces associations, celles qui louent les salles pour organiser des événements. Elles sont très sollicitées. Mais si personne ne vient à leurs concerts, elle finiront pas jeter l’éponge. Nous n’aurons plus qu’à nous rendre à l’étranger pour assister à des concerts ou bien nous convertir à la chanson française et au bal musette.

Et on vous paye pour ça ?

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Une journée à Neoprog débute bien avant 7h du matin par le démarrage de la cafetière puis de l’ordinateur et la publication des actualités, chroniques, live reports et interviews. Ensuite, il faut ouvrir les médias sociaux, Twitter, Facebook et Google+ afin de poster une de ces publications qui fera peut-être venir un nouveau lecteur sur le webzine. C’est également le moment de regarder les notifications et messages de ces médias sociaux pour y répondre plus tard si besoin. Je jette également un coup d’œil à la fréquentation du site, pour voir si tel ou tel article à cartonné la veille, qui sais…

De 7h jusque 16h30, la machine s’arrête, le rédacteur en chef est parti gagner sa vie sur les routes du Grand-Est ou dans les bureaux d’une administration en danger. La pause repas est souvent l’occasion de rouvrir les médias sociaux et le mail pour assister aux réactions des dernières publications.

Une fois rentré, fourbu, c’est l’heure du lait d’épeautre réconfortant au cacao avec une tartine beurrée comme les petits.

Puis on rallume l’ordinateur pour consulter une fois encore les médias sociaux, répondre aux messages et ouvrir la boite mail, la boite qui s’est remplie au fil des heures de vidéos, de promotions numériques, d’annonces de concerts, de sorties d’albums, de sollicitations d’artistes, la boite mail qui ne désemplit pas chaque jour, même le weekend et dont il faut consulter attentivement chaque message pour ne pas manquer une information essentielle. Les vidéos seront vites triées, s’il s’agit d’une sortie d’album, on garde, sinon on jette le plus souvent, après tout, tout le monde peut aller sur Youtube. Pour les promotions, il y a des labels et promoteurs qui auront notre priorité, le black metal arrivant en queue de peloton devant toutefois le punk, la pop française et la new wave. Un premier tri vertical avant de commencer à écouter quelques extraits et poursuivre l’écrémage jusqu’à ne garder qu’une ou deux promotions généralement sur la dizaine quotidienne. Ils faut également répondre aux sollicitations diverses, demande de chronique, d’interviews, de couverture de concert et que sais-je encore. Vers 18h, il est temps de préparer les actualités du lendemain, la chronique du jour, les dates de concerts, les albums à venir et de vider la boite mail. Il reste encore un peu de temps alors pour écouter de la musique tout en préparant le repas du soir et en partageant les  promotions. Vers 20h30 le WIFI se coupe dans la maison pour nous préserver des ‘ondes’ mais principalement pour déconnecter un peu, lire un livre, écouter de la musique pour le plaisir ou regarder une série télé et puis dormir.

Mais avec tout ça, je n’ai pas trouvé le temps d’écouter les promotions et de travailler sur la chronique en cours. Ce sera pour le weekend, à condition de ne pas courir sur les routes pour un concert, un tournois de tennis de table, une session photo, du bricolage dans la salle de bain, une ballade dans les Vosges ou une visite chez des amis. Reste qu’il faut relire et corriger les chroniques de l’équipe, les remettre en forme (mais je ne suis pas seul), préparer leur publication, mettre à jours les méta données (artistes, titres des morceaux…) titiller les rédacteurs pour qu’ils avancent dans leur travail, suggérer des choix d’albums, prioriser, prendre le temps de discuter avec tel artiste ou tel label, corriger un bug du site et toujours lire cette boite mail qui n’arrête pas de se remplir, même le weekend, pas vrai Roger ?

Le weekend en plus de chroniquer les albums que j’ai écouté, j’essaye également de m’offrir une écoute plaisir, généralement un vinyle pour ronronner devant ma Rega. Il faut également remplir mon iPhone d’où le post hebdomadaire “Dans mon iPhone n°x” et préparer les articles du blog, du moins les idées qui seront développées plus tard, en fonction de l’humeur et du temps libre. J’oubliais le backup intégral du site, base de données et fichiers, une opération de sauvegarde indispensable pour éviter toute douloureuse surprise, comme cela est déjà arrivé à d’autres confrères.

La réponse au titre, “Et on vous paye pour ça ?”, est non. En fait tout cela coûte de l’argent, au bas mot un mois de salaire par an. Hébergement, voyages, matériel, musique, ça va très vite, tel est le prix d’une passion dévorante, beaucoup de temps et un peu d’argent.

Purge stalinienne (Dans mon iPhone n°9)

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Il était temps que je fasse du ménage dans mon iPhone. Je traînais depuis quelques temps de nombreux albums que je savais pertinemment bien non chroniquables à Neoprog. J’appelle ça la purge. De fait, il ne reste plus grand chose … Continue reading

Les gros niqueurs

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En préambule, je voudrais avertir le lecteur : je suis très seul, je passe ma vie sur un blog et je recherche des amis. J’espère que cet édifiant article m’ouvrira de nombreuses amitiés dans l’univers impitoyable de la musique…

Les chroniqueurs seraient-ils tous des musiciens ratés ?

Prenons mon cas à moi qui parle de moi moi moi et qui est une bonne extrapolation de la population moyenne des chroniqueurs, parce que c’est moi quoi, encore que je me classe plutôt au sommet du tableau.

Clairement je suis un musicien raté. Tout jeune, je rêvais d’être Armstrong et Gabriel. Non pas Louis et l’ange mais Neil et Peter. Oui les deux à la fois, l’astronaute qui pose le premier pied sur la lune en chantant “Oh Biko, Biko, because Biko” habillé tout de blanc devant des millions de téléspectateurs. Contradictoire ? Franchement, je ne vois pas pourquoi…

Tout petit déjà je faisais de la musique sur un piano électrique, avec un Commodore 64 comme synthé. Je composais, j’écrivais des textes et je chantais : “la la lolo lili lu la la…”. Mes voisins étaient des saints. Inutile de vous le dire, j’étais très mauvais, surtout sur deux claviers, lançant des loops sur le C 64 pendant que je plaquais des accords mineurs sur mon piano. C’est à cette époque que j’ai composé un air inoubliable en trois accords septièmes, “Bouffer, boire, baiser”. Il a résonné dans la résidence universitaire les soirées de beuverie. Pathétique aurait dit Beethoven.
– Quoi ? qu’est-ce qu’il dit ?
Bref… Je me croyais musicien.

Un jour j’ai épousé une pianiste, la plus grave erreur de ma vie… (enfin bon pas tant que ça puisque cela dure depuis 25 ans). Dès lors j’ai compris que je ne serais jamais chanteur, encore moins claviériste de groupe de progressif, à leur rigueur dans une formation punk.
– Mais y a pas de clavier dans le punk ?
– Justement…

Je connais hélas nombre de chroniqueurs qui ratent de la guitare, pardon tâtent (putain de correcteur orthopédique), massacre du clavier, et cassent du petit bois à la batterie. Il y en a même qui chantent, enfin qui crient comme des gorets que l’on égorge. Musiciens ratés, ils sont devenus chroniqueurs. Mais pourquoi chroniquer lorsque l’on est incapable de faire le centième de ceux que l’on critique ? Pour se venger bien sûr !

Lorsque l’on est un musicien contrarié ou raté, quoi de plus jouissif que de mettre en boite ceux qui possèdent du talent et essayent d’en vivre ? Une fausse note, un quart de temps de retard, un accord un peu convenu, un emprunt à un des monstres sacrés et paf, c’est la sanction. “Heu l’autre il est trop nul, il ne sait même pas tenir à 4/7 sans se vautrer, quel bouffon, moi je suis sûr que si ma maman m’avait laissé aller au conservatoire et qu’à Noël, au lieu des playmobils j’avais reçu un Steinway, j’aurais fait mieux que lui.”. Mais oui bien sûr…

Les chroniqueurs détestent les musiciens, ils sont jaloux de leur aura, de leurs folles nuits sex drug & rock & roll, c’est à dire six cent kilomètres de voiture, tassés à cinq avec les claviers, les guitares, la batterie, les câbles et les sandwichs jambon beurre pour trente minutes de set dans un salle déserte et un cachet de cinquante euros les bons jours.

Plutôt que d’écouter la musique, le chroniqueur cherche la faille, l’enregistrement à bas prix, le manque d’inspiration. “Comment ça c’est dur de se renouveler ? Tu es un artiste non ?”.

Pour le chroniqueur, la critique est aisée. Pour l’artiste, elle est cruelle… Quelques mots piquants peuvent mettre à bas le travail de plusieurs mois. Il ne s’agit pas de cirer les pompes ni de porter aux nues les musiciens, il s’agit d’être juste, d’exprimer son ressenti sur la musique, de mettre en avant des coups de cœurs et expliquer pourquoi vous ne serez jamais capable d’être aussi inspirés qu’eux. Car pour la plus grande part, les musiciens sont des artistes, pas des commerçants. Ils vendent pour vivre et non l’inverse. Nous les chroniqueurs, nous ne sommes que vautours qui profitons de leur talent pour parler de nous, des artistes ratés, qui, avec nos mots dissonants, parlons de symphonies.

Dans mon iPhone n°8

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Je suis en plein déprime. J’attends un nombre considérable d’albums et ma boite aux lettres reste désespérément vide. Samedi matin, le facteur à glissé une grosse enveloppe cartonnée et j’ai prié, mais déception, ce n’était qu’un album photo testé chez … Continue reading