By night – gazoline

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Un jeudi par mois, mon épouse répète dans le salon avec son trio. Imaginez : dans une pièce de trente mètres carrés au plafond bas, un piano quart de queue, un violoncelle, un violon et un chat effrayé. Si j’aime la musique, je protège mes oreilles. Après plusieurs répétitions laborieuses, les œuvres jouées commencent à prendre forme, j’ai bien dit commencent. Le mois dernier, je me suis enfermé dans la chambre avec un casque à réduction de bruit pour écouter un podcast avec le chat. Cette fois, je suis parti en ville, à la nuit tombée, pour réaliser des photographies d’éclairages urbains et quelques pauses longues.

En revenant vers la maison (espérant secrètement que les artistes aient terminé de répéter), je me suis arrêté devant une de ces stations essence qu’un photographe que je suis sur Flickr aime photographier en noir et blanc. Sans trépied, au vingtième de seconde, j’ai capturé cette construction amenée à disparaître peut-être en 2035 et qui symbolise un mode de vie qui nous a conduit à notre perte. La photo est beaucoup retouchée sous Lightroom, en filtrant les couleurs, en assombrissant les ombres et en masquant quelques parties qui n’avaient rien à faire dans ma composition.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-70 5.0s, 1/20s, f/2.8, ISO 64, 31 mm

By night – hôtel de ville

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Un jeudi par mois, mon épouse répète dans le salon avec son trio. Imaginez : dans une pièce de trente mètres carrés au plafond bas, un piano quart de queue, un violoncelle, un violon et un chat effrayé. Si j’aime la musique, je protège mes oreilles. Après plusieurs répétitions laborieuses, les œuvres jouées commencent à prendre forme, j’ai bien dit commencent. Le mois dernier, je me suis enfermé dans la chambre avec un casque à réduction de bruit pour écouter un podcast avec le chat. Cette fois, je suis parti en ville, à la nuit tombée, pour réaliser des photographies d’éclairages urbains et quelques pauses longues.

L’hôtel de ville est éclairé de lumières colorées donnant un certain cachet au bâtiment. Pour le photographier, je devais reculer de l’autre côté de la route afin de le cadrer dans son intégralité. J’ai d’abord réalisé des photographies sans passage de véhicule devant l’objectif mais quand une première voiture est venu troubler l’image, j’ai décidé d’intégrer ce mouvement dans l’image. Il aura fallu plusieurs tentatives pour obtenir des trainées lumineuses un temps soit peu esthétiques. Celle-ci est ma préférée de la série.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-70 2.8s, 1.3s, f/2.8, ISO 64, 36 mm

22 joules

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Un objet de 1.5 Kg tombant de 1.50 m de haut possède, avant de se fracasser par terre, une énergie potentielle de 22 joules.

Epg=mgh

Epg représente l’énergie potentielle gravitationnelle en joules (J)
m représente la masse en kilogrammes (kg)
g représente l’intensité du champ gravitationnel en newtons par kilogramme (N/kg)
gTerre=9,81 N/kg
h représente la hauteur par rapport au sol en mètres (m)

Le nouveau firmware du Nikon Z8 vient de sortir. Mais j’ai bien failli ne jamais en profiter. 

Je vous ai parlé de la grande lunette du jardin Botanique de Strasbourg. Et bien j’avais envie de la photographier, non pas avec mon iPhone comme pour la photo qui illustre l’article, mais avec un Fisheyes et le Z8. 

J’ai donc préparé un sac avec dedans le boîtier Nikon, l’objectif Samyang et un petit trépied de voyage et je suis parti à vélo au club d’astronomie.

Arrivé à l’avance pour la conférence sur les origines de la vie présentée par un vieux chercheur barbu en géologie de Lyon, je me suis installé dans l’amphithéâtre pour préparer mon matériel. L’objectif sur le boîtier, le boîtier sur le pied, le pied sur le dossier du banc de l’amphi. 

Manifestement, j’avais mal serré la platine Arca Swiss du trépied, car lorsque j’ai voulu prendre le matériel en main, le boîtier et son objectif se sont désolidarisés de la base. Le trépied est resté posé sur le banc et le reste a réalisé un vol plané de 1.50 m de hauteur pour retomber lourdement sur le sol, au pied du conférencier horrifié.

J’ai gardé mon self control malgré un juron bien senti. Ce n’est pas la première fois qu’un appareil m’échappe des mains. 

Le Z6 II a perdu un petit bout de sa coque plastique en montagne, le D810 armé d’un 70-200 mm a chuté en concert, mon argentique est tombé de deux mètres sur du granite dans un monument mégalithique en Écosse. Bref j’ai l’habitude. Ce sont les risques du métier. Mais un Z8 tout neuf, bof, surtout chargé d’une optique assez lourde.

J’ai respiré un grand coup et suis descendu ramasser les morceaux alors que le vieux barbu remplaçait la pile de son peacemaker.

Les morceaux ? Non, le morceau, le Nikon et le Samyang toujours accrochés l’un à l’autre. Pas de bout de plastique manquant, pas de lentille brisée et à la mise en route, un Nikon Z8 manifestement opérationnel. Ouverture, vitesse, autofocus, mode, capteur, la bête ne semblait pas avoir souffert. 

Jetez n’importe quel bidule électronique contenant du verre de 1.5 kg de 1.50 m de haut pour voir comment il réagit et vous comprendrez ma chance et la robustesse du matériel.

Le plus drôle c’est que je n’ai pas pu réaliser la photo de la lunette ce soir là. Le membre de l’association qui ouvrait l’amphi pour la conférence n’avait pas les clés de la coupole. Je me suis rattrapé avec une conférence irrespectueuse, passionnante et drôle que l’on aurait pu intituler « Dieu Aime l’Alcool ». 

Bref le Z8 a survécu, du moins pour l’instant je n’ai pas découvert de séquelles de sa chute et bonheur suprême, il vient de passer avec succès la mise à jour du firmware 2.0 qui ajoute entre autre la reconnaissance des oiseaux et la photographie automatique, un panachage des nouveautés du Nikon Z9 et Zft.

Alors merci Nikon de fabriquer des boîtiers en titane robustes et de proposer des mises à jour qui enrichissent les fonctionnalités déjà fabuleuses du Z8. 

By night – TGV

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Un jeudi par mois, mon épouse répète dans le salon avec son trio. Imaginez : dans une pièce de trente mètres carrés au plafond bas, un piano quart de queue, un violoncelle, un violon et un chat effrayé. Si j’aime la musique, je protège mes oreilles. Après plusieurs répétitions laborieuses, les œuvres jouées commencent à prendre forme, j’ai bien dit commencent. Le mois dernier, je me suis enfermé dans la chambre avec un casque à réduction de bruit pour écouter un podcast avec le chat. Cette fois, je suis parti en ville, à la nuit tombée, pour réaliser des photographies d’éclairages urbains et quelques pauses longues.

Me voici devant l’enseigne lumineuse d’un centre commercial à quelques centaines de mètres de la maison. Le tram passe devant la façade illuminée. L’appareil est posé au raz du sol sur le mini pied photo, une exposition longue de deux secondes pour capturer la lumière sans monter dans les ISO et offrir cette impression de vitesse.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-70 2.8s, 2.0s, f/2.8, ISO 64, 24 mm

I want to ride my bicycle

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Ce week-end je suis allé me promener à Strasbourg avec la ferme intention de faire quelques photographie. Car à poster trois images par semaine, mon stock commence à se vider. J’ai déambulé dans les rues, principalement autour de la place du Château et Kléber car je voulais continuer dans la dynamique du Palindrome. Mais bon, on ne peut pas gagner à chaque fois.

Cette dernière photo a été prise à l’arrêt de tram Kléber où de nombreux vélo sont accrochés. Des vélos en piteux état pour certains qui gisent là depuis des mois, abandonnés par leur propriétaire. Un cimetière de deux roues.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-70 mm, 1/40s, f/11, ISO 200, 38 mm

Encore un câble broyé

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Je n’ai décidément pas de chance avec ma monture de télescope AM5 de chez ZWO.

Alors qu’il faisait -4°C dans le jardin, j’ai courageusement sorti le matériel pour essayer le trio monture, Celestron et boîtier photo. L’alignement polaire a duré moins de cinq minutes, la calibration du guidage une dizaine et ensuite j’ai pointé le setup sur la galaxie M 33 avec succès. En moins d’un quart d’heure mon télescope était opérationnel et réalisait sa première photo de deux minutes de pose. 

Juste génial ! 

Sauf que ce soir là j’étais installé dans le jardin et M 33 était assez proche de la Lune, des conditions assez mauvaises pour réaliser une longue série de photographies. Alors j’ai changé de cible, pointant l’horizon Est au lieu du zénith où se levait la constellation d’Orion. L’idée était d’essayer de photographier la nébuleuse obscure de la tête de cheval en ville. Ambitieux…

Je programme l’objet, la monture se contorsionne, le télescope s’oriente et crac, le câble de déclenchement de l’appareil photo se brise. Malgré sa conception étirable, la tension a été plus forte que la prise.

Si, avec le setup boîtier photo et objectif 500 mm, je maîtrisais bien les risques, avec le tube de 200 mm et l’adaptateur T2 pour l’appareil photo, je ne m’étais pas aperçu qu’il me faudrait peut-être des câbles plus longs. La manoeuvre vers la constellation d’Orion éloignait trop l’appareil photo fixé au télescope à l’Asiair, accroché lui à la monture.

Résultat, le câble est fichu et je b’en ai qu’un seul évidemment.

Dépité, je remballe tout le matériel et le range dans la salle de jeu.

Toutefois, afin de vérifier qu’il n’y a pas eu plus de casse, je fais un essai au chaud, et surprise, malgré l’absence de câble de déclencheur, l’Asiair Plus pilote mon APN via l’USB C !

Le câble du déclencheur ne sert en fait à rien ! Un petit câble propriétaire presque impossible à trouver dans sa version longue de plus de 20 cm qui m’a fait perdre un temps précieux sur les boutiques Internet spécialisées et qui manifestement est totalement inutile pour l’astrophoto.

Je suis maudit et débile. Pour une fois que le ciel voulait bien dévoiler se secrets.

Il faut vraiment que je pense à garder un oeil sur les câbles pendant la manoeuvre de la monture avec un doigt au-dessus de l’arrêt d’urgence de la tablette en cas de catastrophe.

Bubbles

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Ce week-end je suis allé me promener à Strasbourg avec la ferme intention de faire quelques photographie. Car à poster trois images par semaine, mon stock commence à se vider. J’ai déambulé dans les rues, principalement autour de la place du Château et Kléber car je voulais continuer dans la dynamique du Palindrome. Mais bon, on ne peut pas gagner à chaque fois.

Cette seconde photo a été prise place du Château. Une personne, pour gagner quelque menu monnaie, lançait des bulles dans le ciel. Trois jeunes filles se sont approchées et ont commencé à jouer avec les bulles de savon. Je n’ai pas résisté au déclencheur ce qui les a d’ailleurs incité à continuer pour l’objectif. J’aime beaucoup le sourire de la jeune fille à gauche retrouvant les joies simples de l’enfance. Ce que je n’avais pas vu par contre, et que je n’ai pas vraiment pu atténuer à développement, c’est le morceau de bulle éclatée au bout du nez de la jeune femme à droite. Je n’y peut rien, cela me fait songer à une scène du film Mary à tout prix.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-70 mm, 1/200s, f/7.1, ISO 90, 70 mm

Strasbourg – le sens de ma marche

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Ce week-end je suis allé me promener à Strasbourg avec la ferme intention de faire quelques photographie. Car à poster trois images par semaine, mon stock commence à se vider. J’ai déambulé dans les rues, principalement autour de la place du Château et Kléber car je voulais continuer dans la dynamique du Palindrome. Mais bon, on ne peut pas gagner à chaque fois.

Cette première photo a été prise place Kléber où deux nacelles de chez Distel étaient stationnées. Initialement le sujet était ces deux machines face au bâtiment et comme de nombreuses personnes passaient devant, j’ai songer à les intégrer dans l’image. Sauf que ce n’est pas si simple. Lorsque vous êtes en ville, l’objectif pointé vers quelque chose, les passants s’arrêtent pour vous laisser prendre la photo. Il a fallu donc ruser, donner l’impression d’avoir terminé et dégainer en douce pour capturer ces deux passants. C’est ensuite que j’ai remarqué les flèches sur les engins et je me suis dit que cela pourrait être amusant à publier.

Je voulais obtenir un effet de bougé sur les passants mais sans filtre ND je n’ai pas vraiment pu descendre suffisamment la vitesse d’obturation. J’ai compensé en fermant de diaphragme mais malgré cela je suis resté à 1/40s.

Nikon Z8, Nikkor Z 24-70 mm, 1/40s, f/16, ISO 64, 29 mm

Matthew Greywolf – vert

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Cette semaine, je recycle des photographies prises lors du festival Rock Your Brain Fest 2022 pour lequel j’étais accrédité. Le groupe Powerwolf est sur la scène principale dans un décor de ruines. Le guitariste Matthew Greywolf est particulièrement impressionnant avec ses tatouages et par chance bien éclairé avec des fumigènes, des rayons lumineux et des couleurs multiples. Je vous propose trois clichés du musicien en pleine action. Ce soir là, j’ai dû le shooter une bonne cinquantaine de fois.

Matthew est baigné de vert pour cette dernière image. J’ai doublé la montée en ISO mais avec le D8100 on pouvait raisonnablement aller jusqu’à 4000 ISO sans trop souffrir du bruit. La profondeur de champ à f/3.5 me permet ici de visualiser les détails du décor. Généralement j’ouvre à 2.8 pour maximiser la lumière entrante mais ici je pouvais me permettre un peu de profondeur de champ.

Nikon D810, Tarmron 70-200 mm, 1/60s, f/3.5, ISO 2200, 86 mm

Matthew Greywolf – rouge

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Cette semaine, je recycle des photographies prises lors du festival Rock Your Brain Fest 2022 pour lequel j’étais accrédité. Le groupe Powerwolf est sur la scène principale dans un décor de ruines. Le guitariste Matthew Greywolf est particulièrement impressionnant avec ses tatouages et par chance bien éclairé avec des fumigènes, des rayons lumineux et des couleurs multiples. Je vous propose trois clichés du musicien en pleine action. Ce soir là, j’ai dû le shooter une bonne cinquantaine de fois.

Cette fois Matthew me fait face, haranguant la foule. Il est baigné de lumières rouges, le cauchemar des photographes. Je suis sur le même réglages mais les ISO ont grimpé en flèche. Généralement en concert, je fixe certains réglages, vitesse, ouverture pour laisser les ISO en mode automatique et ne me concentrer que sur le cadrage, car il faut être rapide.

Nikon D810, Tarmron 70-200 mm, 1/60s, f/3.5, ISO 1100, 80 mm