Flash

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Nous ne parlerons pas, une fois encore, de la limitation de vitesse à 80 km/h, nous pourrions ne pas être d’accord.

Mais puisque l’on en parle, moi qui roule beaucoup, ça ne me dérange pas, pourtant j’emprunte nombre de petites départementales pour de longs périples bucoliques.

Se faire flasher à 81 km/h c’est rageant, je l’avoue.

Je vous inviterai bien à rouler juste en dessous de la vitesse autorisée, à utiliser le régulateur ou le limitateur de vitesse de votre voiture, mais je connais d’avance votre réponse alors je n’insiste pas.

Alors je vous propose une alternative écologique, économique et rapide à la voiture.

Installez-vous tranquillement à proximité d’un accélérateur de particules, le CERN par exemple, et attendez patiemment qu’il explose. Après un long coma, vous serez peut-être un heureux méta humain comme Flash ou un monstre fou doté de pouvoirs incontrôlables (oui il y a un petit risque quand même…) .

Flash court plus vite que la vitesse du son, vole sur l’eau, grimpe les immeubles à la verticale, arrête les méchants et mange beaucoup de pizzas. Encore un de ces supers héros à la Marvel que ma femme m’inflige régulièrement, elle est fan que voulez-vous. Sauf que là, j’ai moi aussi flashé pour cette série (oui je me mets aux jeux de mots pourris à force de trop regarder le 20h00 de la 2).

Flash est donc un jeune gars qui court très très très vite et est entouré de geeks scientifiques et flics. Il sauve le monde des méchants métas humains – ceux qui n’ont pas eu vraiment de bol pendant le Big Bang -, fait son travail de police scientifique, tente de draguer sa meilleurs amie qui n’est autre que la fille de son père flic qui n’est pas vraiment son père car son vrai père est en prison arrêté par son autre père pour avoir tué sa mère mais c’est pas lui en fait c’est peut-être un autre Flash à moins que ce ne soit lui-même dans un autre espace temporel, s’entraîne comme un dingue dans le labo du mec qui est l’autre Flash et qui l’a transformé en Flash en faisant exploser l’accélérateur pour qu’il devienne comme Flash. Bref une histoire tout ce qu’il y a de plus simple.

Un vrai monde de geeks, avec ses blagues (un « je suis ton père » prononcé par Marc Hamill), les supers tee shirts de Alex – je veux celui avec la galaxie et le point Google montrant la Terre -, avec un méchant à chaque épisode, des histoires d’amour et une intrigue qui explore le passé étrange de ce scientifique, le bienveillant, malveillant, dangereux docteur Harrison West.

La saison une a réduit considérablement notre quota de sommeil car chaque soir, quelque soit la fatigue, nous regardons au moins deux épisodes. Vu le nombre de saisons, si l’intérêt de la série ne diminue pas de trop, nous en avons pour quelques mois de grosse fatigue.

Solo

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Les dernières productions de la licence Star Wars n’avaient pas franchement soulevées mon enthousiasme (effet Disney ou vieillissement accéléré des neurones), alors, me rendre dans une salle obscure pour découvrir les aventures du jeune Yann (pardon Han, il n’est pas breton), ne m’emballais guère, surtout sans Harrison Ford.

J’ai tout de même acheté le Blu-Ray. Logique. C’est plus cher qu’une place de cinéma, on le regarde forcément sur un écran plus petit avec un son moins bon, mais c’est à la maison. Mais après tout avec deux mètres de diagonale Full HD en 5.1 c’est mieux que rien. Certains l’on vu sur un iPhone.

Je ne m’attendais à pas grand chose, à part revoir le Faucon Millénium, Chubaka jeune, Lando Calrissian sans sa mine et Han sans cicatrice sur le menton.

J’ai d’abord été agréablement surpris par Alden Ehrenreich (pas facile à porter comme nom) dans le rôle de Han Solo. Le jeune acteur a bossé la gestuelle et les mimiques du vieil Indiana Jones avec succès. Il nous livre un personnage crédible, dans la continuité des trois premiers Star Wars historiques (alors j’explique, les trois premiers Star Wars sont les épisodes IV, V et VI, c’est clair !).

J’ai ri, beaucoup ri, des gags potaches mais bons, comme celui Chewie sous la douche avec Hann, des deux manches du costume, je sais c’est con mais ça me fait rire. Le duo wookiee humain est décidément irrésistible. En parlant de duos, celui avec Woody Harrelson a également fait mon bonheur, un acteur que j’adore, et qui dans le rôle du contrebandier mentor est excellent. Même le couple improbable Lando L3-37 a redonné espoir à mon épouse, prouvant qu’une douce casse bonbons ayant besoin d’un petit coup de peinture peu séduire un beau gosse (toute notre histoire…), pardon chérie, je t’aime, en plus c’est toi qui l’a dit, enfin pas exactement comme ça mais c’était l’esprit non ? Pas taper !

Toujours en parlant des couples, je n’ai pas aimé celui qu’Emilia Clarke forme avec Alden Ehrenreich. Elle m’agaçait déjà furieusement dans Game Of Thrones, alors là… Mais bon ne peut pas plaire à tout le monde, même en brune.

Le film possède un bon rythme, l’histoire ne prend pas la tête, il y a de l’action, des vaisseaux, de l’humour, pas de sexe (ça c’est quand même dommage), de bons sentiments et un vrai salopard qui pour une fois n’a pas de sabre laser rouge (ok, ce sont deux poignards laser rouges).

Je l’ai vu seul, pendant que mon épouse écoutait un concert de piano et flûte (oui il faut savoir gérer ses priorités dans la vie), je l’ai revu le surlendemain avec elle, car entre les deux notre ado regardait le Simsons, osant bouder un Star Wars – mais quel petit con – et je compte bien me le refaire très bientôt, parce que le film me fait rire, et que j’y retrouve l’esprit de la première saga Star Wars, à savoir pour les gens qui seraient encore paumés, les épisodes IV, V et VI, ceux qui sont arrivés au cinéma en premier, avant le I, le II et le III (le meilleur des trois).

Donc finalement j’ai bien fait de ne pas aller au cinéma, l’achat est amplement rentabilisé. C’est tellement bon de voir le Faucon Millénium devenir une épave en quelques secondes grâce au pilotage tout en finesse de Han Solo.

Saison dix

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Machine à voyager dans le temps, téléporteur, vaisseau spatial, chambre de repos, cuisine, dressing, la cabine de police bleue du Docteur sert décidément à tout.

La saison dix pourrait se nommer « le dernier homme » car la réincarnation du docteur sera une femme. Quoi ? Non qui… Quand ? Lors de la saison 11 bien-sûr. Les puristes sexistes sont scandalisés. Moi j’attends de voir.

J’adore cette série geek de la BBC malgré ses effets spéciaux à deux balles et ses histoires décousues. C’est un chanteur britannique, Marc Atkinson, encore plus geek que moi, qui m’a transmis le virus des aventures du Docteur Who. Lui se rend régulièrement à son musée, posant avec le Docteur et un Dalek devant la célèbre cabine bleue.

Des épisodes sans queue ni tête, dans l’espace, dans la Tamise, dans  une pyramide et même parfois sur Terre, un docteur rockeur, un petit chauve non humain, une étudiante lesbienne aventureuse, il n’y a que les anglais pour produire de telles choses. Les épisodes décousus de cette saison suivent tout de même une certaine logique avec ce mystérieux coffre et son contenu caché dans les sous sols de l’université.

Cette saison est la première que j’aurai enfin pu regarder jusqu’au bout, car à la maison, il n’y a que moi à apprécier les docteurs. Il faut avouer à ma décharge que j’en consulte beaucoup. Ma femme étant absente ou écrasée de fatigue après des journées de plus de douze heures de travail, j’ai pu visionner de un à trois épisodes chaque soir, seul dans le salon, et arriver au bout de la saison sans interruption.

Je n’en suis pas sorti grandi intellectuellement mais j’ai pu vider mon cerveau des miasmes du travail et m’endormir presque serein, c’est déjà pas mal par le temps qui courent. 

Quand j’ai rendu le coffret à la médiathèque, à l’accueil , une sympathique rondouillarde aux cheveux bleus m’a regardé avec étonnement et m’a demandé : « Alors, impatient de découvrir la saison onze ? ». J’ai compris à ce moment que j’étais définitivement un vieux geek improbable.

Mes enfants me manquent

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Mes enfants me manquent. 

Oui je sais, j’ai écrit, dans un moment de faiblesse, qu’ils nous ruinaient, qu’ils étaient des boulets. Mais ne sont-ils pas la chair de ma chair, la moitié de mon âme ?

Lorsqu’ils étaient petits, nous nous promenions ensemble en forêt, dans les Vosges, nous visitions des châteaux, des musées et les jours de pluie nous regardions des films, au chaud dans le salon, nous envahissions la table de la cuisine pour une partie de Monopoly, Saboteur, Space Hulk en mangeant des biscuits et des bonbons Haribo.

Je suis maintenant l’enfant de la maison, un fils unique qui joue tout seul et n’a personne avec qui partager ses nouveaux jouets. C’était de chouettes copains quand même que ces deux bambins, toujours prêts à bâtir un château en Légos, des tours géantes en Kaplas, à s’affronter, wiimote en mains, devant l’écran, à Mario Tennis. A Guitar Hero j’avais le bassiste, le guitariste et la chanteuse, je jouais le batteur, un groupe d’enfer!

Aujourd’hui, les deux bonhommes aux bouilles rondes me dépassent de plusieurs centimètres et sortent avec leurs potes pour boire des bières. Ils ne m’invitent même pas alors qu’ils savent pourtant que je ne tiens plus à l’alcool et que donc je ne coûte pas cher à enivrer.

Je crois qu’ils ont honte de leur père, ce gamin éternel qui continue de regarder des Star Wars, porter des tee-shirts de rock et se faire des amis sûr Facebook.

Mes enfants me manquent. Mario Kart, Bomberman en solo passe encore, mais avec qui vais-je jouer à Super Mario Party ? 

Chérie, tu viens jouer ? Non je dois répéter mon violoncelle et j’ai un une pièce à travailler au piano.

Lâcheuse… Une manette dans chaque main peut-être ? Non, ça ne marche pas. Jouer en ligne ? Non, ça n’est pas drôle.

Alors je joue seul devant la télévision. Le dernier de mes fils passe derrière moi en ricanant, genre « pauvre petit vieux, je t’explose tous les jours à ce mini jeu si je veux, mais là désolé, je ne suis plus un gosse, il faut que je bosse mes maths et ma physique pour la colle de demain ». Le grand, lui, il est trop loin et bosse aussi. Le chat, lui, il ne sait pas jouer et s’en fou tant qu’on lui donne des croquettes.

Pourtant je vous l’assure, il est génial ce Super Mario Party. Rien que pour y jouer je serai capable de faire des jumeaux là tout de suite, des petits mais pas trop et surtout qui ne grandissent plus.

Je crois que je suis prêt à devenir grand-père.

Les garçons ! C’est quand que vous nous présentez vos copines ?

Nuraghes

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Avez-vous déjà caressé des pierres millénaires, agencées par l’homme, pour bâtir un temple, une maison ou une fortification ? 

Un voyage dans le temps par le simple contact de la main sur le minéral poli par des siècles. Au milieux de ruines d’avant le début de notre calendrier, vous fermez les yeux et imaginez comment vivaient ces hommes, vos ancêtres, ce en quoi ils croyaient, ceux contre qui ils luttaient.

Murets de pierres circulaires avec des bancs pour s’asseoir autour du feu, tours aux couloirs sombres, temples aux entrées dérobées, escaliers cachés dans la paroi, fontaines secrètes au cœur d’un lieu de culte, statuettes de bronze scellées sur la roche avec du plomb, toits en écorce de chêne liège, vous êtes en Sardaigne 1500 ans avant notre ère, au temps des nuraghes.

Avez-vous déjà voyagé sans vous déplacer ? Six mille ans. Tombes mégalithiques côtoyant un nuraghe entouré de maisons romaines et d’une hutte de berger sarde. Des peuplades mégalithiques, -4000 ans, en passant par les tribus nuraghiques, -1500 ans, les romains, +100 ans, puis les Sardes, +1800 ans, plus de cinquante huit siècle de voyage temporel. Les pierres résonnent de la vie passée sur ces sites occupés par l’homme sur des millénaires.

J’ai toujours aimé explorer les sites archéologiques, des menhirs de Bretagne aux crop circles d’Ecosse en passant par le néolithique Corse. Et puis j’ai découvert la Sardaigne et sa civilisation nuraghique éphémère dont nous savons si peu. Six siècles pour construire tours, villages, temples au quatre coin de l’île et sur les sommets. A quoi servaient ces châteaux aux tours de plus de vingt mètres de haut, avec leurs couloirs, leurs escaliers, leur cour centrale, leurs salles fraîches derrière d’épais murs de pierre ? Fortifications, grenier, réfrigérateur, maison de chef, tour de guet ? Personne ne détient la réponse, sauf eux.

Contempler ces ruines millénaires au milieu des chênes liège sous le soleil brûlant de la Sardaigne, au sommet d’un relief accidentée, après une longue marche dans le maquis chargé de parfums enivrants, suffit à combler mon âme. Et après le temps de l’archéologie, vient celle de la baignade dans une calanque désertée par les bronzeurs luisants de crème solaire qui cuisaient sur le sable.

Une vie de chien

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Paul Auster vous connaissez ? Oui cet écrivain américain qui dans presque chacun de ses romans transforme son personnage principal en SDF.

J’aime beaucoup sa plume même s’il faut espacer les lectures pour éviter des redites.
Généralement ses histoires ne respirent pas la joie de vivre et ses personnages sont souvent perdus dans la vie.

Avec Tombouctou, le narrateur est un chien, M. Bones, qui raconte la vie de son maître et sa propre existence de bohème, quand son bipède de compagnon passe l’arme à gauche.

M. Bones est un chien qui comprend l’anglais faute de le parler, même si certaines subtilités de langage lui échappe encore. Un vieux chien pouilleux de sept ans, plein de tiques, de vers, un bâtard intelligent qui aime son poète de maître.

La première partie du roman raconte la vie et la mort de l’écrivain maudit, vu d’un regard canin et sincèrement le récit part très vite en vrille, entre rêves, hallucinations et agonie. Le lecteur prend peur et se demande s’il va continuer l’histoire.

Puis le poète meurt pour de bon (il se loupe plusieurs fois) et M. Bones devient un chien errant, affamé, battant la campagne, traînant dans les rues, avant d’être recueilli par des gamins qui le maltraitent, un petit chinois dont le père ne veut pas d’animal à la maison et enfin une famille aisée qui s’occupe du bâtard comme ne le ferions avec notre animal de compagnie.

C’est alors notre monde vu par le chien, le traitement que nous réservons aux animaux de compagnie qui est raconté par Bones, une vision à quatre pattes qui ne manque pas de sel et de lucidité, toilettage, castration, interdits, chenil, solitude et orgie alimentaire. Après avoir lu Tombouctou, vous regarderez différemment votre chien, même s’il ne comprend pas l’anglais.

Et Tombouctou dans l’histoire ? Lisez le livre, vous comprendrez…

Le chronophage

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Un ver solitaire invisible se terre dans ma demeure. 

Il se manifeste le plus souvent lorsque le rez de chaussée baigne dans des ondes fluctuantes. Tout d’abord ce n’est qu’un spectre vert qui scintille au niveau du sol, non loin de la prise ADSL, comme une luciole.

La créature silencieuse reste tapie à patienter dans le noir, attendant son heure, que je ne m’installe dans le salon, sa pièce de prédilection. Je sais qu’il est là, aux aguets quand j’allume mon ordinateur et que j’ouvre le navigateur Chrome. Il piaffe, il espère.

Dès que j’ouvre Gmail il en profite et se jette avidement sur moi, la gueule béante, me volant quelques minutes de vie, l’air de rien. Quand je réalise ce qu’il a fait, il est trop tard, il s’est caché, attendant dans l’ombre une nouvelle occasion. Elle ne tarde d’ailleurs pas, lorsque plongé dans la lecture des actualités de Facebook, je me réveille hagard, ayant perdu une demie heure de ma vie.

Mais ce qu’il préfère par-dessus tout, c’est lorsque que je dé-zippe un album de rock progressif et que je lance VLC sur la chaîne. Il peut alors dévorer plus de soixante minutes d’un seul coup de mâchoire.

Je ne sais où il se cache, mais dès que le Wifi inonde la maison, je le sens prêt à bondir, affamé. Alors pour sauver le peu de temps qu’il me reste à vivre, je coupe la Box le soir. Mais le monstre est plein de ressources, il se gave également d’ondes sonores et lumineuses. Outre la musique, il aime les rayons puissants du vidéo projecteur. Que je regarde une série TV ou un film, la bête, insatiable dévore goulûment mes heures de vie. Et plus elle mange, plus elle a faim. Son enveloppe ectoplasmique translucide regorge des secondes que j’aurai du passer à tondre la pelouse, nettoyer la cuisine ou terminer la salle de bain.

Pour lutter contre ce voleur de temps, j’ai décidé pendant les vacances de ne plus allumer Internet et la télévision, de ne pas prononcer à voix haute le nom de Sardaigne afin qu’il ne se cache pas dans nos bagages, afin de disposer de quelques instants pour lire, me promener, profiter du temps qui passe lentement, regarder les nuages bouger dans le ciel, les vagues moutonner sur la mer et le vent souffler dans les branches.

Hélas, à peine revenu à la maison, le chronophage affamé s’est jeté sur moi, plus avide de temps que jamais, se délectant du courrier et des messages en retard. 

Au moment où j’écris ces mots, je découvre avec horreur qu’il m’a encore dérobé quinze nouvelles minutes de mon existence, pourtant Internet est coupé et je ne regarde pas de film. Elle m’attaque presque tout le temps maintenant.

Prenez garde, la bête est sournoise et se reproduit vite. Coupez votre Box, éteignez votre  smartphone, n’allumez pas la télévision, installez-vous avec un livre, une bière et méditez sur le temps qui passe. Laissez l’ennui venir, c’est son pire ennemi, le seul capable de vous rendre quelques précieuses secondes de vie.

Gag, pub

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Au début de la télévision, vous pouviez regarder une émission ou un film sans interruption publicitaire. Les années passant, les interludes commerciaux se sont fait de plus en plus nombreux et aujourd’hui, sur certaines chaînes, impossible de regarder un film sans passer plusieurs fois devant le frigo ou bien aux toilettes, le temps que les publicités se terminent.

Pour Internet, le même schéma se répète. Après une ère de gratuité absolue, les encarts publicitaires ont commencé à polluer les écrans, sous forme de bandeaux, puis de popup, voire de vidéo qui remplissent tout l’écran pendant quelques secondes.

Inévitablement, les réseaux sociaux s’y sont mis à leur tour, Facebook avec son bandeau droit dédié aux annonces, Twitter avec l’insertion d’un twitt sponsorisé sur dix en moyenne. Le bandeau Facebook, je l’ai rapidement oublié, pour Twitter, j’ai passé de longues heures à bloquer des centaines d’annonceurs. Mais aujourd’hui Facebook passe de nouveau à l’offensive, utilisant le modèle de son concurrent, il pollue votre page avec un post de publicité sur cinq en moyenne, et là pas question de bloquer quoique ce soit, tout au plus vous pouvez masquer la publicité, moyennant une opération assez laborieuse.

Je sais, les pauvres, ils vous offrent un outil gratuit, puissant, performant, permettant de se faire plein d’amis, alors il faut bien qu’ils vivent les malheureux, qu’ils nourrissent leurs enfants. Car manifestement le pillage de nos informations personnelles vendues à prix d’or à leurs partenaires (oups désolé, nous nous sommes fait pirater) ne suffit plus à payer leurs villas luxueuses.

Mais font-ils le bon calcul ? Pour ma part je suis hermétique à la publicité. Elle m’agace. Fut un temps, à la télévision, elle était impertinente et drôle, comme le racontait si bien Frédéric Beicbeder dans 99 francs. Aujourd’hui elle manque cruellement d’humour. Elle est même irritante. Du coup, j’ai de moins en moins envie de parcourir les posts et les twitt. A force de matraquage publicitaire, ils finiront par dégoûter quelques irréductibles de naviguer sur les réseaux sociaux et perdront des utilisateurs, donc de l’argent.  

Du métal et du blues

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La veille de partir en vacances, deux disques arrivèrent à la maison,  Redemption de Joe Bonamassa et Dhyana de MaYan. 

Il ne s’agissait pas forcément de la musique que j’écoute ordinairement, mais depuis quelque temps déjà, mes oreilles réclament de nouvelles émotions sensations.

Pour MaYan l’explication est simple, l’arrivée de Marcela Bovio dans le groupe, m’a donné envie de découvrir leur dernier album.

Pour Joe Bonamassa, l’histoire trouve son origine de mon inculture blues et dans le talent évident de l’artiste. J’avais écouté plusieurs titres de cet américain avec plaisir et Redemption me donnait l’occasion de mieux connaître ce guitariste et de m’initier un peu plus au blues.

Alors, dans mes bagages, coincé entre un Eschach et un Paul Auster, je glissais les deux albums. 

Car les vacances, outre le dépaysement, le tourisme, la bonne bière, c’est aussi l’occasion de se poser pour lire et écouter de la musique, rien que pour le plaisir. 

Entre un village nuraghique, une calanque azur, un expresso, un gelatto, un récit d’alchimiste et la vie d’un chien, résonnait entre mes oreilles du rhythm and blues et du dark metal mélodique. En évitant les trous de la chaussée, en nageant dans la Méditerranée, en écoutant le guide expliquer dans un anglais chantant la naissance d’une civilisation de l’âge de bronze, je songeais à la guitare de Joe et à la voix de Marcela.

Le vent de nord-est déchainant la mer, la vague explosant sur les rochers, le soleil brulant les yeux, le sel collant à la peau, la pastèque fondante dans ma bouche, la bière Ichunosa rafraîchissant le gosier, les biscuits Mulino Bianco pour patienter jusqu’au retour, les moutons sur la route, le tombeau des géants dans la campagne, le dolmen dans la montagne, le nuraghé se dressant au milieu des chênes lièges, le soleil rougeoyant à l’horizon, la lune se reflétant sur les vagues, le parfum du maquis… du métal et du blues pour tous les sens.

La grande braderie

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Mise à jour, 30 viennent de partir…

Conséquence directe de la mise en place de ma bibliothèque et ma Cdthèque idéale, je dispose d’une importante collection de livres de science fiction grands formats dont je désire me séparer. Des livres que j’ai aimé mais que je ne relirai sans doute plus, faute de temps. Je n’ai conservé quelques ouvrages que je juge essentiels. Alors avant de prendre en grand carton et de tout monter au grenier, je vous propose une grande braderie.

Voici la liste des ouvrages, vendus de 3 à 5 € selon l’état et le format plus frais d’expédition (la liste sera mise à jour bien entendu).

Pour tout renseignement contactez-moi en message privé sur Facebook ou par mail.

François BARANGER
Dominium Mundi Livre I – Pocket
Dominium Mundi Livre II – Pocket

Ayerdhal
Bestards – Au diable Vauvert

Graham JOYCE
En attendant l’Orage – Bragelonne

Robert Charles WILSON
A travers Temps – Denoël
Blind Lake – Denoël

Terry Prachett
La Huitième Couleur – L’Atalante

Hugh Howet
Silo Origines – Acted Sud
Silo Générations – Acte Sud

Karl Schroeder
Permanance – Denoël

Paolo BACIGALUPI
La Fille Automate – J’ai Lu

Ken Follet
Le Chute Des Géants Le siècle 1 – Robert Laffont

Raymond E. FEIST
Magicien l’Apprenti – Milady

David Zindell
Inexistance – espace infini

Suzanne COLLINS
Hunger Games I – Pocket Jeunesse
Hunger Games II – Pocket Jeunesse
Hunger Games III – Pocket Jeunesse

Joe HALDEMAN
La liberté éternelle – millénaires

James LOVEGROVE
Days – Bragelonne

Richard Paul RUSSO
La Bef des fous – Le Bélial

Johan Heliot
La Harpe des étoiles – Imaginaires

Jules Verne
Paris au XX sciècle – Hachette

Robert Zubrin
On a marché sur Mars – Presses de la cité

Robert SILVEBERG
Ciel Brulant de minuit – Robert Laffont

Hao JINGFANG
L’insondable Profondeur de la Solitude – Outrefleuve

Ben BOVA
Mars – Fleuve Noir

Nicolas BOUCHARD
L’Empire de Poussière livre I – Mnémos
L’Empire de Poussière livre II – Mnémos
L’Empire de Poussière livre III – Mnémos

Deborah INSTALL
Il y a un robot dans le jardin – Super 8 Editions

Lily Brooks-Dalton
Good Morning, Midnight – Presses de la Citée

Antonin VARENNE
Trois mille chevaux vapeur – Albin Michel

Connie WILLIS
All Clear -Bragelonne

Robert A HEINLEIN
L’ages des étoiles – Terre de Brume
Sixième Colonne – Terre de Brume

Philippe CURVAL
En souvenir du futur – Robert Laffont

Charles HARNESS
L’anneau de ritournel – Robert Laffont

John VARLEY
Gens de la Lune – Denoël