Photo mattons – le matériel – 7

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Parlons équipement, ça tombe bien, Noël approche…

Pour photographier, vous aurez besoin d’un minimum d’équipement. Vous pouvez très bien vous contenter de votre téléphone portable ou bien d’un compact entrée de gamme, mais si vous prenez goût à cette activité, rapidement, vous vous sentirez à l’étroit avec ce genre d’équipement.

Ceci dit, croyez-moi, il serait plus raisonnable d’en rester là tout de suite.

Peu de compacts ou de téléphones proposent des optiques interchangeables. Lorsque vous voudrez photographier un insecte en gros plan, un oiseau à 100 mètres, la lune à 400 000 kilomètres, faire un portrait, vous devrez utiliser des objectifs très différents. 

Les capteurs des téléphones sont de petite taille (une dizaine de mégapixels), difficile d’envisager un tirage papier A3 de qualité avec une photographie prise avec votre smartphone. 

Leurs réglages sont souvent limités ou inexistants, pas de gestion de la vitesse, de l’ouverture, de la sensibilité. 

Enfin, il y a le fameux format RAW que vous trouverez rarement sur un compact.

Il y a également un facteur important que l’on néglige souvent, si un boîtier reflex est lourd, il offre une excellente prise en main, et un appareil bien en main permet de mieux maîtriser sa photographie.

Pour photographier en amateur éclairé, je recommande un hybride ou un reflex. L’hybride montre via un viseur LCD, l’image vue par l’objectif. Le reflex montre l’image via un miroir qui se soulève au moment de la prise de photo. Depuis peu, les hybrides grignotent des parts de marché aux reflex, ils sont plus léger et aujourd’hui rivalisent techniquement avec les reflex professionnels et possèdent une gamme d’objectifs assez étendue, pour preuve les nouveaux Nikon Z qui sont des tueries.

Choisissez votre chapelle, je n’ai pas de religion pour ma part ni d’actions, mais ayant commencé avec un reflex, je continue, car changer de boitier coûte très cher.

Ne nous mentons pas, la photographie est un loisir onéreux. Boitiers, objectifs, sacs, pieds, logiciels, filtres, on en a jamais assez et il sort régulièrement un modèle bien meilleur que l’ancien. Si vous vous lancez vraiment dans la photo, évitez le matériel bas de gamme, commencez tout de suite avec un boitier semi pro ou pro. Vous arriverez très vite aux limites de votre matériel si vous démarrez trop bas.

Pour les objectifs c’est la même chose, et croyez mon banquier, c’est un poste de dépense conséquent, mais si comme moi vous faites des photographies de sport, de concert, vous allez avoir besoin d’un bon matériel. Il n’y a pas de secret, un objectif polyvalent entrée de gamme va vite révéler ses faiblesses dans des conditions limites (stabilisation, lumière, chromatisme, aberration sphérique etc…). Ceci dit, un objectif, contrairement à un boitier, est un investissement durable si vous prenez soin de votre matériel.

Reste un débat, plein format ou pas ? Les boîtiers plein format (24×36) sont un peu plus délicats à manipuler, plus techniques et plus lourds que les autres, mais une fois que vous y aurez goûté, vous ne reviendrez pas en arrière, même chose pour les bonnes optiques.

Combien de boitiers, combien d’objectifs ? Tout dépend de ce que vous faites comme photographie. Un boitier avec un objectif généraliste suffira à bien des personnes pour faire du paysage ou de la photographie de rue. Je me suis longtemps contenté d’un 18-140 mm que j’emmène toujours lors de mes promenades. Si vous voulez faire de la photo animalière, de la macro, du portrait, de l’astronomie, du sport, ça va se compliquer, car chaque objectif est prévu pour un usage spécifique. Vous ne faites pas du nu avec un 500 mm à moins d’étudier les poils pubiens, vous ne faites pas de la macro avec un Fish Eye, à moins de vous spécialiser dans les diplodocus. 

Nikon ou Canon ? En voila une bonne question. Là encore, suivez vos envies, les optiques blanches de Canon sont magnifiques et la robustesse des boîtiers Nikon a fait ses preuves. Je suis sur du Nikon parce que j’ai commencé avec cette marque et qu’un APN est suffisamment compliqué pour que je joue pas avec plusieurs technologies en même temps. Il n’y a pas que Nikon et Canon, il y a Sony, Leica et j’en passe. Faites votre choix mais regardez bien l’offre d’objectifs compatibles.

Il vous faudra un pied pour effectuer des pauses longues, un pied qui supporte le poids de votre boitier plus objectif, un monopod pour stabiliser si vous avez de gros téléobjectifs. Il vous faudra une télécommande pour déclencher à distance, un sac pour transporter votre matériel. Il vous faudra un kit pour nettoyer vos optiques (non pas le mouchoir cracra). Il vous faudra un flash, des réflecteurs si vous faites du portrait en studio ou en extérieur.

Il faudra également adapter votre matériel à votre activité, oubliez le pied pour un concert, comme le 600 mm sauf si vous êtes dans un stade. Il faudra réfléchir à ce que vous allez photographier et comment, pour ne pas emporter tout votre matériel à chaque fois.

Il vous faudra un ordinateur mais également un écran spécial pour développer, un grand écran avec une dalle qui ne brille pas et qui restitue des couleurs acceptables. Et si vous devenez pro, il vous faudra une sonde pour calibrer votre écran.

J’ai commencé la photo à 11 ans avec un Kodak Instamatic acheté à mon frère.

J’ai ensuite eu un 6×6 Lubitel, c’est tout ce que je pouvais m’offrir à l’époque, un truc étrange avec deux objectifs, un pour viser, un pour photographier (on visait par le haut, dans le soufflet métallique). 

Puis avec ma première paye, je me suis offert un reflex argentique Minolta avec un 50 mm et un téléobjectif Tamron. Le Minolta n’a pas résisté au savon sur gras avec qui il partageait la valise à la sortie de la maternité, lors de la naissance de mon premier garçon, alors je me suis offert un bridge Canon, car les reflex numériques étaient hors de prix et que la photo n’était plus vraiment ma priorité.

Le bridge a été remplacé par un compact Panasonic, avec un meilleur capteur et encombrement bien inférieur mais j’ai tout de suite détesté viser derrière un écran LCD. Enfin, des années plus tard, j’ai joué avec un Nikon D60, retrouvant enfin les sensations de la photographie reflex et je me suis équipé peu après d’un D7100 avant de passer au D7200. Deux boîtiers qui me suivaient dans les concerts avant que je monte en gamme chez Nikon avec un D810 plein format.

Enfin pour les optiques, je cherche des objectifs très lumineux car je fais beaucoup de photographie de concert. Je suis donc sur les ouvertures constantes à 1.8, 2.8 pour les zooms, et ça, ça a un prix, le prix du confort, par contre, c’est lourd, très lourd.

Dans un prochain article, je vous raconterai ce que j’emmène dans mon sac lorsque que je part faire de la photo. Vous verrez, c’est compliqué de choisir des fois.

Rétro pédalage

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La transition énergétique, voila le sujet à la mode, surtout depuis l’annonce d’une taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres.

Peut-on concilier petits salaires et écologie ? Je pense que oui, à condition de revoir notre mode de vie.

Commençons par la voiture qui a cristallisé bien des débats. On nous dit, passer à l’électrique. “Votre vieux véhicule pollue énormément, mettez-le à la casse, en plus vous recevrez une prime”. C’est vrai que le véhicule électrique n’émet pas de CO² par le pot d’échappement. Mais pollue-t-il moins qu’un bon vieux diesel crachant sa fumée noire ?

La construction d’un véhicule électrique est, à ce jour, plus polluante qu’un véhicule diesel. Ben oui, c’est comme ça, les batteries c’est sympa mais elles sont remplies de composants très polluants qui nécessitent des matériaux rares et complexes à produire. Lorsqu’un véhicule électrique roule, il consomme de l’électricité, c’est évident n’est-ce pas ? Mais d’où vient l’électricité ? De l’éolien, du solaire, des barrages ? Non, principalement du nucléaire ainsi que du thermique en France. Alors si dans l’hexagone nous disposons de beaucoup d’électricité venant de l’atome, ce n’est pas le cas de la Chine par exemple où des Etats-Unis. Et électricité, dit transport et pertes , beaucoup de pertes (de l’ordre de 10%). Si tout le monde passe à l’électrique, il va falloir la produire cette électricité. Va-t-on construire des éoliennes, des fermes solaires, des EPR, des centrales à charbon ? Gardez votre voiture pourrie qui pollue, vous polluez moins qu’en jetant votre caisse à la décharge et en vous offrant un calèche rutilant de chrome, et vous économiserez de l’argent. En plus, il est probable que l’on vous enfume un peu sur ses magnifiques performances énergétiques, l’autonomie et le taux de pollution des nouveaux véhicules. 

On nous demande d’être écolo mais qui a eu l’idée de relancer le transport en bus sérieusement ? Prenez le bus (vous savez le gros truc diesel qui se traîne pendant 6 heures pour faire un Strasbourg-Paris), le train c’est trop cher. Du coup nous avons plein de bus qui sillonnent la France, une belle idée. Sans parler des camions. Pourquoi favorise-t-on toujours ce mode de transport des marchandises, est-il si important d’encombrer la route avec des 38 tonnes alors que nous avons un réseau ferroviaire très dense et des canaux. C’est un choix politique, ne pas faire de vagues. Les routiers sont sympas, mais faut pas les énerver non plus.

Et si vous essayez de raisonner vos déplacements ? Covoiturer pour aller bosser, marcher à pied ou à vélo pour des petits trajets, utiliser les transports en commun lorsque c’est possible, éviter de prendre l’avion pour aller bronzer vos fesses aux Maldives. Je ne dis pas que tout le monde peut le faire, la SNCF supprimant à la pelle les petites lignes ces dernières années, mais cela vaut la peine d’essayer. Des petits efforts au quotidien, qui une fois encore, vous ferons faire des économies. Oui parce que entre l’achat, l’assurance, l’entretien, le carburant, une voiture, ça coûte une blinde !

Et que penseriez-vous de moins consommer ? C’est bête mais évident pourtant, si on consomme moins, on pollue moins, tout simplement. Pourquoi changer de smartphone tous les ans, pourquoi acheter une télévision 3D 4 K alors que celle qui trône dans votre salon fonctionne parfaitement ? Pourquoi s’offrir une paire de Nike à la mode alors que celles que vous portez sont en bon état ? Pourquoi changer de déco alors que celle que vous avez est encore très belle ? Pourquoi commander un truc sur Internet alors qu’il y a des boutiques près de chez vous, pourquoi demander la livraison pour demain alors que votre commande pourrait arriver dans une semaine ?

Nous sommes conditionné à acheter compulsivement. Nous sommes noyé sous les publicités pour alimenter nos insatisfactions. Nous sommes manipulés pour consommer. Il faut de la croissance pour créer de l’emploi nous dit-on. Connerie !

Et si nous fabriquions des produits réparables, des machines à laver qui durent dix ans, des voitures increvables, des appareils solides, résistants, qui lorsqu’ils tombent en panne, peuvent être amené dans une échoppe, pour être remis en état. Que faites-vous lorsque votre cafetière tombe en panne ? Vous la jetez non pour acheter le dernier modèle avec des LED bleues. La réparation créerait l’emploi perdu dans la fabrication. Des métiers valorisant en plus, il est toujours plus sympa de remettre en état un lave linge que de l’assembler à la chaîne.

Et si nous mangions mieux ? Je ne prône pas la culture végétarienne, loin de là, mais a-t-on besoin de manger autant de viande ? J’aime un bon steak saignant, j’ai dit  un bon steak, mais je ne suis pas obligé d’en manger un par jour. Un par semaine, c’est amplement suffisant et du coup, je m’offre de la viande de qualité, pas celle que vous trouvez dans un hamburger de chez McDo. Manger mieux c’est aussi ne pas gâcher. Pourquoi acheter des aliments infects pour les jeter à la poubelle ensuite ? Et si nous mangions d’abord les produits que nous cultivons chez nous, pas forcément dans notre jardin, mais des produits qui poussent en Europe, de préférence dans notre département pour limiter les transports. Pourquoi se gaver de soja, d’oranges, d’ananas, de bananes, d’huile de palme et j’en passe alors que localement vous pouvez manger des pommes, des poires, des prunes, des pommes de terre, des courgettes, des carottes, du choux ? Manger local en circuit court, idéalement bio, ça n’est pas forcément plus cher. Je ne parle pas d’autarcie soyons clair, je laisse ces idées à la con aux extrémistes, je parle juste de faire attention. Pas question par exemple de se passer de café et de cacao, sans café je suis mort, sans cacao, ma femme est invivable.

Chauffer moins, éclairer ce qu’il faut, débrancher ce qui est inutile. Oui c’est bête mais c’est facile à faire. Un pull, des chaussettes, des chaussons et à 18°C vous serez très bien chez vous et vous économiserez sur votre facture de gaz, d’électricité ou de pétrole. En plus ça vous rapprochera très vite de votre moitié sous la couette vous verrez. Attention, ne soyez pas des lapins non plus, nous sommes trop nombreux sur la planète. Alors oubliez les familles nombreuses et protégez-vous. Baissez les thermostat, mettez le chauffage en veille quand vous vous absentez. Éteignez les lumières dans pièces où vous n’êtes pas, ne laissez pas les appareils électriques en veille. C’est si compliqué ?

Et Internet, avez-vous conscience de l’énergie dépensée à chaque fois que vous êtes sur Internet ? Vous me direz, ça n’apparaît pas sur la facture, oui c’est vrai, mais indirectement, vous le payez forcément. Rien n’est gratuit sauf l’air que vous respirez, enfin, pour l’instant. A chaque recherche Google, à chaque Tweet, à chaque vidéo de chaton regardée, vous faites tourner la machine infernale des équipements web éparpillés sur la planète, routeurs, serveur, onduleurs, switchs, data-centers… A chaque action sur votre smartphone, tablette ou PC, vous brûlez de l’énergie. Alors raisonnez votre usage du net. 

Oui mais que va-t-on faire si on ne traverse pas la France en voiture, si on ne survole pas les océans en avion, si on se les gèle dans la maison, si on peut peut plus grignoter n’importe quoi, si on ne joue pas avec le dernier gadget inutile, si on ne surfe pas sur la toile ? On va s’ennuyer !

Faites du sport, revoyez vos amis, jouez avec vos enfants, lisez un livre, faites un potager, réparez les trucs en panne chez vous, reposez-vous, marchez, promenez-vous à vélo dans la campagne, vivez quoi !

Tout ça c’est bien joli, mais c’est plus facile à écrire qu’à mettre en pratique. Je ne suis pas pauvre, pas encore, mais la retraite approche… Ma voiture est pourrie et je ne vais pas la changer. Je chauffe peu ma maison (17°C) et je fais attention aux lumières et aux appareils électriques. Je roule très peu, j’utilise beaucoup les transports en commun, mes pieds, le vélo et je prends l’avion, au maximum une fois par an sur des trajets raisonnables (en fait je déteste voyager, mais chut !). Hélas tout le monde ne dispose pas non plus d’un réseau de transports en communs bien organisé, les citadins comme moi sont des privilégiés. 

J’achète beaucoup de musique, de jeux et de matériel photo, je l’avoue, des produits conçus et fabriqués dans des pays lointains le plus souvent et que je fais venir par des transporteurs pollueurs.

J’essaye toutefois de limiter ma consommation culturelle en livres et DVDs en empruntant dans les médiathèques, même si ça me fait mal au cœur pour les libraires indépendants. Et encore une fois, soyons honnête, tout le monde ne dispose pas de ces lieux de culture qui existent dans les grandes villes.

J’aime le jus d’ananas, le café et les clémentines mais je mange peu de viande.

Et pour Internet, je suis un très mauvais très élève, la preuve, j’en use et en abuse et c’est mal. Bon, il faut dire que mes enfants ne veulent plus jouer avec moi, que les galipettes sous la couettes c’est sympa mais fatiguant et surtout je ne peux plus faire de sport, alors bon, je compense.

Boudicca

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Je suis né en terre de Bretagne, il y a plus de cinquante années. Un royaume balayé par les vents d’ouest, chahuté par les tempêtes d’équinoxes et iodé par l’océan et la mer qui se rencontrent entre l’île de Sein et la pointe de Raz.

La Bretagne est une terre de légendes, dernier bastion de la culture celtique sur l’ancien continent. A l’adolescence, en pleine recherche de repères, je me suis plongé dans la musique celtique avec délectation, Dan Ar Braz, Gilles Servat, Tri Yann, Alan Stivel, Gwendal et également dans ces légendes venues d’Irlande où il est question de Tuatha Dé Danann, de Cuchulainn, de Kernunos et de Morrigan. J’ai lu des récits anciens, des contes et légendes, des essais sur la civilisation celtique et suis tombé dernièrement, par hasard, sur le livre de Jean-Laurent Del Socorro, Boudicca, la princesse guerrière.

C’est en me renseignant au sujet du livre, que j’ai découvert son existence historique. Elle a d’abord joué sur PS4 avant de devenir roman puis être cité par Tacite dans Agricola, ou l’inverse, je en sais plus.

Boudicca prit les armes contre l’empire romain lorsqu’au décès de son époux Prasutagos son royaume fut rattaché à Rome. D’abord, princesse, elle devin guerrière puis reine avant de prendre le commandement d’une armée, qui pendant quelques mois, tint têtes aux légions romaines.

Le roman de Jean-Laurent Del Socorro raconte, avec une belle plume, l’histoire de Boudicca, de sa naissance jusqu’à se mort, et contrairement à certains auteurs, il a fait un réel travail de documentation sur la civilisation celtique, son panthéon, ses rituels et l’esprit celtique lui-même avec ses différents protagonistes, druides, guerriers, rois, leur relation à la nature, à la vie, la délicate cohabitation qui s’installa avec l’envahisseur venu de Rome. Entre roman historique et onirique, l’auteur nous dépeint une femme avec ses faiblesses, ses souffrances et sa rébellion bouillonnante. Inutile d’être un érudit en celtisme pour apprécier ce roman bien écrit, entre aventure, amour, combat, politique et histoire, vous vous évaderez en découvrant une civilisation méconnue.

L’interview

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Depuis mon adolescence, j’écoute du rock progressif. Genesis, Peter Gabriel, Steve Hackett firent vibrer mes tympans des années durant et encore aujourd’hui.

J’ai continué avec Marillion, Pendragon, Arena, Big Big Train, Izz, Dream Theater, et me suis lancé un jour dans un webzine sur le rock progressif.

J’ai reçu mes premières promotions, ai été  convié à mes premiers concerts en tant que presse et j’ai réalisé des interviews, d’abord par mail, puis via Skype ou au téléphone et même parfois en tête à tête.

J’ai discuté avec Weend’ô, Neal Morse, Franck Carducci, Daniel Gildenlow, Cris, Arjen Lucassen, Lazuli et un jour, un jour, j’ai reçu un coup de fil de Steve Hackett.

D’accord, il ne me téléphonait pas pour savoir ce que je pensais de son dernier album ni pour s’inviter à boire un verre à la maison, mais quand même, je parlais au guitariste du groupe qui avait radicalement révolutionné ma perception du rock, j’avais alors 14 ans.

Après avoir écouté son dernier album, At The Edge Of Light, je demandais à son agent, si je pouvais réaliser une interview par mail avec lui. Par mail, car soyons honnête, mon anglais est misérable,  pathétique même, alors à l’oral, imaginez la honte, surtout avec le trac.

On me répondit que Steve préférait une discussion en direct au téléphone. En … Au téléphone… En anglais… ouille, aille, ouille !

Dans ces cas là, mieux vaut ne pas réfléchir, je répondis : “Ok, go go go !”.

Rendez-vous fut pris et commença une semaine de pure terreur.

  • Phase une, caser 40 ans de questions en moins de trente minutes.
  • Phase deux, le rédiger en anglais.
  • Phase trois, le répéter sans trop bafouiller.
  • Phase quatre, essayer de dormir alors que toutes les heures je me sortais d’un rêve où je parlais anglais à Steve.

Le weekend précédent l’interview, je passais mon temps à essayer des mécanismes pour enregistrer un appel téléphonique, enregistreur Zoom, PC, iPhones côte à côte, applications de l’Apple Store, bref la panique.

Je passais un long moment avec mon père au téléphone, à tester, sans qu’il le sache, plusieurs de ces technologies, pardon papa…

Enfin le jour J arriva. Une journée commencée à 4h du mat, en mode panique, pour une interview à 18h30.

C’est long, plus de quatorze heures d’attente. Extrêmement long. Quatre révisions de mon interview plus tard, dix essais plus loin avec mon enregistreur, l’estomac noué, la vessie taquine, les intestins en vrac, l’heure du crime arriva.

L’iPhone sonna. « Hello Steve Hackett calling, are you Jean-Christophe Le Brun ? ». « Heu, yes. ».

C’était parti pour les trente minutes les plus courtes de ma vie. Trente minutes pendant lesquelles le guitariste me parla d’engagement, de musique, de littérature, de peinture. Une personne passionnée et passionnante avec laquelle j’aurai rêvé de discuter toute une soirée. Il me parla, sans le savoir, de mes peintres préféré, d’un romancier que j’adore, de choristes qui ont fait vibrer mon âme, d’idées avec lesquelles je suis complètement d’accord. Un artiste, cultivé, simple, gentil, accessible.

Je venais de discuter avec Steve Hackett.

En transcrivant laborieusement l’interview, je découvre avec stupeur des détails qui m’avaient échappés pendant la conversation, des mots sur lesquels j’aurai pu rebondir, la façon qu’il a eu d’intégrer mes remarques à ses réponses. Je suis affreusement frustré et confus d’être si mauvais en anglais.

J’ai discuté avec l’artiste qui se trouve au sommet de ma pyramide progressive, dans mon panthéon des dieux des seventies, j’en suis encore abasourdi.

Hélas, il y a toujours un prix à payer.

Le prix, ce sont plus de dix heures de travail, casque sur les oreilles, à retranscrire l’interview en anglais puis à la traduire, à entendre un français à l’anglais minable s’empêtrer lamentablement dans les conjugaisons et le mots de liaison de la langue de Shakespeare pendant que son interlocuteur, presque imperturbable, tente de décoder la question cachée dans ce charabia pitoyable…

Merci Monsieur Hackett pour votre patience, votre gentillesse. Même si vous faites la promotion de votre nouvel album, vous le faite avec panache.

Une heure plus tard, c’était une toute autre interview qui passait à la télévision. Une homme cultivé lui aussi, mais assurément méprisant.

Vous voulez des valeurs sûres ?

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Je vous ai déjà parlé de ma discothèque idéale, ces CDs rangés à part dans la maison et qui constituent les albums que j’ai envie d’écouter en ce moment. 

Une collection fluctuante, au gré des saisons, des humeurs et des nouveautés, où ne figure qu’un seul album par groupe, celui que j’ai envie d’écouter, qui comporte de préférence, des albums récents et qui ne reflète pas exactement mes goûts puisqu’il reste quelques vinyles (de plus en plus nombreux) et quelques enregistrements numériques qui deviendront souvent des vinyles à leur sortie.

Comme je sais que vous brûlez d’envie de découvrir ce qu’écoute un chroniqueur lorsqu’il ne chronique pas, j’ai listé ma collection temporaire idéale avec un lien vers la chronique qui va bien lorsqu’elle existe (pour booster l’audimat). Vous découvrirez peut-être des écarts entre mes goûts actuels et les évaluations de l’époque.

Les goûts changent…

Pour les cadeaux de Noël, tous ces albums sont des valeurs sûres, croyez moi, enfin, à condition que vous partagiez un temps soit peu mes goûts…

Amplifier – Trippin’ With Dr Faustus

anasazi – playing ordinary people

Anathema – weather systems

anima mundi – Insomnia

Anneke Van Giersbergen – Symphonized

Archive – Axiom

Aisles – Hawaii

Anubis – The Second Hand

Arena – Double Vision

Ayreon – The Theory of Everything 

Marc Atkinson – Home Grown

Big Big Train – Folklore

Marcela Bovio – Through Your Eyes

Davie Bowie – Space Oddity

Tim Bowness – Lost In The Ghost Light

Kate Bush – Before The Dawn

Franck Carducci – Torn Apart

Cloud Cukoo Land – Somewhere In Between 

Collapse – The Sleep In Me

Cosmograf – The Heay-Man Dreams

Chris – Phoenix

Dream Theater – Octavarium 

Fish – A Feast Of Consequences

Flying Colors – Second Nature

Frost – Experiments In Mass Appeal

Peter Gabriel – Back to the Front – Strasbourg 

Serge Gainsbourg – L’homme a tête de chou

David Gilmour – Rattle That Lock

Grand Jacques – Live Au Presbytère 

Brieg Gerveno – Valgori

Haken – Vector

Steve Hackett – Genesis Revisited II

IQ – Road of Bones

Karmamoi – The Day Is Done

Katatonia – The Fall Of Hearts

Dave Kerzner – Static

Kino – Picture

Klone – Unplugged

Kyros – Vox Humana

Lazuli – Saison 8

Lifesigns – Cardington

Philippe Luttun – The Taste Of Wormwood

Magenta – We Are Legend

Marillion – Anoracknophobia 

Maschine – Naturalis

Mayan – Dhyana

Monnaie de Singe – The Last Chance

Muse – The Origin Of Symetry

Mystery – Lies And Butterflies

Neal Morse – The Grand Experiment

Nemo – Le ver dans le fruit

Nosound – a sense of loss

Old Fire – Songs From The Haunted South

Opeth – Sorceress

Pain – Coming Home

Pain of Salvation – Falling Home

Pendragon – Pure

The Pineapple Thief – Your Wilderness

Porcupine Tree – The Incident

Queenryche – Operation Mindcrime

Riversea – The Tide

Riverside – Shrine Of New Generation Slaves

RPWL – god has failed

Steve Rothery – The Ghosts of Pripyat

Sanguine Hum – Now We Have Power

Satellite – Evening Games

Scarlean – Ghost

Seven Steps To The Green Door – Fetish

Southern Empire – Civilisation 

Solstafir – Berdreyminn

Spiral – Bullets

Spock’s Beard – The Oblivion Particle

Sting – The Soul Cages

Sylvan – Posthumous Silence 

Symphony X – Underworld

Tesseract – Polaris

The Tea Party – The Ocean At The End

Devin Townsend – Epicloud

Transatlantic – Kaleidoscope

Vanden Plass – Netherworld II

Roger Waters – Amused To Death

Ray Wilson – makes me think of home

Steven Wilson – To The Bone

Wolve – Lazare

Photo mattons – le développement – 6

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Je vais vous expliquer la manière dont je procède avec Lightroom. Ce n’est qu’une aide pour débutant, surtout pas une bible, de toute façon je ne suis pas croyant.

Importation des photos

Oui, la première chose à faire, c’est d’importer ses fichiers RAW. Une fois Lightroom lancé et la carte SD glissée dans le lecteur, allez dans le menu Bibliothèque pour importer vos images. Des miniatures de vos images s’affichent presque immédiatement à l’écran et là déjà, vous pouvez faire un premier tri et décocher les images manifestement moisies. Lancez alors l’importation véritable, le temps de boire un café ou deux, vos fichiers RAW seront sur votre ordinateur et vous pourrez travailler.

J’importe toutes mes photographies dans un répertoire de travail portant la date de prise des images. C’est le bac à sable dans lequel je vais travailler.

Tags et sélection

Ensuite je sélectionne toutes les images et je leur ajoute des tags, c’est à dire des petits textes qui me permettront plus tard de les rechercher, de les classer. Par exemple je mets l’année, “2018”, je mets, “concert”, “noir et blanc”, “portrait”, “Strasbourg”, “paysage”, “vacances”, “chat”…

La seconde étape est le tri, je regarde chaque photo minutieusement. Celles qui sont ratées je leur donne le drapeau non retenue, celles qui sortent du lot, le drapeau retenue. Je peux ainsi, ensuite, ne me concentrer que sur les photos retenues à l’aide d’un filtre. Les photographies non retenues passeront à la corbeille, mais plus tard, après une relecture de la pellicule à froid (c’est très important). Celles n’ayant pas été classées repasseront au tri un autre jour où finiront à la poubelle en fonction de mon humeur.

Développement

Allez dans le menu développement de Lightroom. A droite se trouvent les outils de correction de votre photographie, à gauche des pré réglages.

Le cadrage

Occupons-nous de ce charmant raton laveur qui fait une sieste si vous le voulez bien.

La première chose, c’est de recadrer, redresser, la photographie, si elle en a besoin. Pensez à la règle du tiers, aux diagonales, à la symétrie, la perspective, ce que vous voulez montrer.

Ici je recadre pour la démonstration, je ne suis pas forcément convaincu de l’utilité en fait.

La balance des blancs

Si les couleurs ne vous semblent pas conformes à ce que vous avez photographié, visages gris ou roses, ciel vert, murs jaune, c’est que votre appareil s’est fait piéger par l’éclairage.

Pour faire simple, chaque type de lampe possède une certaine température, du bleu au rouge. L’éclairage dominant va donner une teinte à votre sujet.

Si vous voulez corriger cela, vous pouvez jouer sur la température de l’image, plus froid, plus chaud, et même jouer sur la teinte. Ici, il s’agit d’une photo en plein jour, en extérieur donc Lumière naturelle me semble tout à fait appropriée, l’image perd de sa dominante bleue et devient plus chaude.

La lumière

Maintenant regardons cette image. Elle comporte beaucoup d’ombres et une zone de hautes lumières centrale. Équilibrer ces deux paramètres la rendrait peut-être plus harmonieuse. Nous allons jouer sur quatre curseurs pour y parvenir, Hautes lumières, Ombres, Blancs et Noirs, et ceci avant de jouer sur le contraste.

Vous le voyez, le centre lumineux est atténué et le tronc est moins sombre.

Présence

Donnons un peu de peps à l’image maintenant, cela se trouve juste en dessous dans la colonne de droite. Ajoutons de la vibrance (le soleil), de saturation dans les couleurs et un peu de clarté.

Comparons maintenant les deux photographies, l’image issue du fichier RAW et celle traitée avec Lightroom, elles sont manifestement très différentes, même si je ne suis pas persuadé qu’au final j’aurais choisi ces réglages pour un vrai développement.

Avant Lighroom
Après Lightroom

Ceci est un très rapide aperçu de ce que l’on peut faire avec Lightroom, juste pour vous convaincre qu’une photo peu gagner beaucoup à être retouchée avec un logiciel avant de la présenter à vos amis.

Rangement

A la fin de la séance de développement, je déplace les photos retravaillées dans un répertoire qui n’est plus celui de travail, l’arborescence de toutes mes photographies, classées par années, thème etc… Je note également les meilleures, pour constituer plus tard une collection de mes photographies préférées et j’exporte quelques images au format JPEG pour les publier sur Flickr, Facebook ou préparer un album photo papier.

Docteur, j’ai mal

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Moi – Docteur, j’ai mal.

Mon docteur adoré – Le rein est rétabli non ?

Moi – Oui mais j’ai mal.

Mon docteur adoré – Mal comment ?

Moi – Une douleur sourde tout le temps et quelques crises plus violentes.

Mon docteur adoré – Où est cette douleur ?

Moi – Sur le flanc gauche, vous savez, depuis mon accident.

Mon docteur adoré – Votre accident est loin.

Moi – Oui mais c’est la même douleur depuis la sortie de l’hôpital docteur, un peu moins violente, mais toujours là.

Mon docteur adoré – Vous avez des antécédents de cancer du colon non ?

Moi – Heu oui pourquoi ?

Mon docteur adoré – Nous allons faire une coloscopie.

Moi – Nous ?

Mon docteur adoré – Non vous !

La lune se lève.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Vous venez pour une coloscopie de surveillance ?

Moi – Oui et non.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Oui ou non ?

Moi – Oui, parce que il y a des antécédents de cancer du colon chez et moi…

Le spécialiste mondial du touché rectal – Donc oui.

Moi – Et non, parce que je viens pour une douleur au flanc gauche.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Bon, je note coloscopie de contrôle.

Les chiens aboient.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Coloscopie claire, pas de polype, vous allez bien.

Moi – Mais mes douleurs ?

Le spécialiste mondial du touché rectal – Aucun rapport, c’est mécanique, sans doute le dos.

La caravane passe.

Mon docteur adoré – Bonne nouvelle, vous voyez, tout va bien. On en prévoit une nouvelle en 2022.

Moi – Oui, mais j’ai mal.

Mon docteur adoré – Pas de polypes, pas de cancer et votre rein doit être rétabli depuis le temps.

Moi – Heu j’espère, mais j’ai mal depuis deux ans quand même.

Mon docteur adoré – Vous devriez reprendre le sport.

Moi – Je voudrais bien mais ça me fait encore plus mal.

Mon docteur adoré – Vous avez fait des radios ?

Moi – Oui, le dos, les hanches, échographie du rein, analyses sanguines, recherche de sang dans les urines.

Mon docteur adoré – Et ?

Moi – Et rien.

Mon docteur adoré – Donc votre rein est quasi fonctionnel et votre dos va bien.

Moi – Oui mais j’ai mal tout le temps.

Mon docteur adoré – Tout, tout le temps ?

Moi – Oui.

Mon docteur adoré – Depuis l’accident ?

Moi – Oui, c’est ce que je me tue a vous dire depuis deux ans.

Mon docteur adoré – Quand vous bougez ?

Moi – Quand je me lève, que je monte des marches, que je me penche, quand je suis allongé.

Mon docteur adoré – Vous prenez des antidouleurs ?

Moi – Non ça ne fait pas assez mal, c’est supportable, sauf pendant les crises.

Mon docteur adoré – Elles surviennent avec les changements de temps ces crises ?

Moi – Heu non.

Mon docteur adoré – Vous portez des vêtements en cuirs moulants, des strings, vous avez une cravache ? Vous aimez les gladiateurs ?

Moi – Heu… Non !!!

Mon docteur adoré – Bon dommage. Et les patchs antidouleurs que vous mettez durant les crises enlèvent la douleur ?

Moi – Un peu, c’est plus confortable.

Mon docteur adoré – Vous êtes tombés comment déjà ?

Moi – Un soleil au dessus du vélo et chute sur le flanc gauche docteur… c’est dans le dossier.

Mon docteur adoré – Oui. La colonne aurait pu prendre un coup.

Moi – Peut-être, c’est ce qu’à dit le spécialiste du touché heu…

Mon docteur adoré – Qui ?

Moi – Le gastro truc…

Mon docteur adoré – Ok. Et à l’hôpital ils ne vous ont pas fait d’examens.

Moi – Non, juste quatre scanners en une semaine, la pression toute les quinze minutes, une prise de sang par jour et une analyse d’urine toutes les heures. Ils ont juste sauvé mon rein, c’est déjà pas mal.

Mon docteur adoré – Et là vous avez mal.

Moi – Oui docteur, j’ai mal tout le temps, depuis plus de deux ans, 24 heures sur 24, mais on s’habitue à tout à la longue.

Mon docteur adoré – Et là si j’appuie là ça fait mal ?

Moi – Non

Mon docteur adoré – Et là, et là ?

Moi – Non, non.

Mon docteur adoré – Et vous avez mal là tout le temps ?

Moi – Oui.

Mon docteur adoré – Et comment vont vos migraines ?

Moi – Mes migraines ? Comme d’habitude, une crise par semaine en moyenne.

Mon docteur adoré – Vous avez eu des traitements ?

Moi – Oui plein, ceux que vous m’avez donné d’ailleurs, ça marche un peu pendant quelques mois puis ça revient comme avant, sans parler des effets secondaires des molécules.

Mon docteur adoré – Vous avez pris du Dodoziryladictifradioactif ?

Moi – Oui, j’étais un légume.

Mon docteur adoré – Du Nepasavalerçadonnelamort ?

Moi – Oui sans effet et ça bousille les synapses a ce qu’il paraît

Mon docteur adoré –  Mais non.

Moi – Vous êtes certaine ?

Mon docteur adoré – Oui oui, pas plus que les OGM. Du Situveuxteflinguerprendsçamongars ?

Moi – Oui, résultat des migraines permanentes pendant un mois.

Mon docteur adoré – Le Trucpassepartoutmaissuperdangereux avait marché un peu, non ?

Moi – Oui pendant trois mois.

Mon docteur adoré – Bon, vous allez en reprendre, ça va peut-être soulager vos douleurs.

Moi – Les migraines ? 

Mon docteur adoré – Oui aussi peut-être.

Moi – Et pour les autres douleurs ?

Mon docteur adoré – Vous allez passer une IRM, nous avons peut-être loupé quelque chose.

Moi – Loupé quoi ?

Mon docteur adoré – Une vertèbre fêlée, un nerf coincé, une sonde oubliée, que sais-je ?

Moi – Ha, bon bon, merci docteur.

Mon docteur adoré – Portez vous bien !

Moi – Heu… vous aussi.

Critique, vous avez dit critique ?

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A partir de quel moment devient-on un critique ? Et de quel droit peut-on s’autoproclamer critique ? Au verbe critiquer je préfère celui de chroniquer, car pour être critique, il ne suffit pas de pondre un papier et de donner son avis, il faut disposer de sérieuses connaissances sur le sujet que l’on traite pour en parler.

Critiquer, c’est donner son avis en pleine connaissance de cause, s’appuyer sur des éléments de comparaison, maîtriser son sujet, être objectif. Chroniquer, c’est donner son ressenti, plus ou moins étayé d’expériences passées.

Avec l’avènement d’Internet, de nombreux inconnus s’autoproclament critiques. Sont-ils diplômés des Beaux Arts, musiciens, peintres, écrivains, ont-ils poursuivi de longues études littéraires, philosophiques, journalistiques ou bien sont-ils juste en manque de reconnaissance ?

Sur Neoprog.eu, je me permets de donner un avis sur tout et sur rien, un concert, un riff de guitare, le mastering d’un album, la voix d’une chanteuse, l’éclairage d’une salle, la pochette d’un album, l’accent anglais d’un chanteur. Je ne suis pas ingénieur du son, ni même musicien, encore moins chanteur ou professeur d’anglais. Mon avis ne reflète que mon ressenti et la comparaison avec des expériences passées. 

Je ne suis pas critique, même si, avec assurance, je donne mon opinion et la publie sur Internet. Tout au plus, je rédige une chronique qui parle de ce que j’ai ressenti. Lorsque je discute avec les musiciens, je leur dis souvent “ne lisez pas mes chroniques, elles ne reflètent souvent que mon ressenti à un instant donné”, ressenti qui peu varier en fonction de mon humeur, de ma fatigue, de mes envies du moment.

A Neoprog.eu, nos avis sur les groupes, les albums, les concerts ne reflètent que notre ressenti et divergent parfois entre nous. Nous ne sommes pas des professionnels, à peine des amateurs éclairés qui rédigeons nos chroniques sur notre temps libre. Nous essayons autant que faire ce peut, de soutenir la scène progressive, même si certains jours, nous ne sommes pas forcément emballés. Nous ne cherchons pas pour autant à ne parler que des bonnes choses, quand nous n’aimons pas, nous le disons aussi car après tout nous avons une responsabilité, parfois nos mots guident les écoutes de certains d’entre vous.

C’est celui qui chronique qui donne le ton et il n’est pas question d’afficher nos diverses sensibilités, nos désaccords, nous l’avons fait, ça n’a rien donné de bon. Si vous lisez une actualité, une chronique, un live report publié à Neoprog.eu, le texte reflète l’avis, à un moment donné, de la personne qui l’a écrite. Ce n’est en aucun cas parole d’évangile. Toutes opinions, religions, tendances politiques ont le droit de s’exprimer. Prenez nos avis pour ce qu’ils sont et ne les confondez pas avec des critiques, même si les critiques, elles aussi sont critiquables.

Photo mattons – le développement – 5

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En photographie, l’action de transformer ses photographies avec un logiciel comme Lightroom ou Photoshop s’appelle la retouche, pour ma part je lui préfère le mot développement. 

Pourquoi photographier en RAW plutôt qu’en JPEG ?

Le format RAW transporte toutes les informations relatives à la prise de vue (exposition, ouverture, sensibilité, heure, lieu, balance des blancs…). Il permet également des modifications non destructives de votre image. Car quand vous modifiez un JPEG, un PNG ou un TIFF, chaque changement altère définitivement l’image et le retour arrière n’est plus possible une fois que vous avez quitté le logiciel de retouche.

En RAW, c’est un petit fichier annexe qui contient les transformations et celles-ci sont appliquées à la volée devant vos yeux. Vous pouvez revenir sur une transformation, la supprimer, la modifier, même plusieurs jours après. Vous pouvez même recommencer à zéro votre travail, essayer plusieurs versions de la même images, ceci à condition de conserver bien entendu le précieux fichier.

Un fichier RAW n’est pas une image, même si certains systèmes d’exploitations, comme Windows 10, savent maintenant afficher une vignette de la photographie. Un fichier RAW, c’est l’enregistrement brut, le signal numérisé par le capteur de votre appareil, sans retouche, avec toutes les informations relatives aux réglages de votre boitier et objectif.

Pour transformer un fichier RAW en image présentable, il vous faudra passer par un outil de développement, un peu comme à l’époque de l’argentique, où l’on transformait une pellicule en épreuve finale avec un agrandisseur et des bains chimiques, révélateur, fixateur.

Les outils sont nombreux, certains sont livrés avec votre appareil, d’autres s’achètent dans le commerce ou se téléchargent librement. J’en ai essayé plusieurs : DXO, RAWTherapie, Lightroom, ACDSee, Nikon Capture NX-D.

J’ai commencé avec Nikon Capture, il fait le travail mais reste assez limité et d’une ergonomie hasardeuse. J’ai joué avec RAWTherapie avant de renoncer rapidement car je ne comprenais rien (mais j’étais tout débutant). J’ai utilsé DXO mais mon PC ne tient pas la distance face aux ressources exigées par le monstre. Finalement, j’ai opté, comme beaucoup de monde, pour Lightroom.

Chacun de ces outils possède avantages et inconvénients.  Lightroom est cher, super cher, environ 144 € par an, car oui c’est un abonnement. Mais il est presque complet, sauf si vous désirez faire de la retouche avec des calques, dans ce cas là il vous faudra Photoshop en plus.

Ces outils permettent de transformer un RAW en JPEG. Ils permettent de convertir une images couleurs en noir et blanc mais également de jouer sur une quasi infinité de paramètres de l’image, balance des blancs, cadrage, format, contraste, exposition, lumières, saturation, clarté, netteté, bruit, luminances et que sais-je encore.

Lightroom permet tout cela et plus encore : le classement des photographies et quelques retouches locales très utiles, à condition de ne pas en abuser.

La Longue Terre

Aside

Prenez deux auteurs de science fiction réputés, Terry Pratchett connu pour son humour franchement décalé et Stephen Baxter, connu pour sa science fiction très scientifique. Enfermez-les quelques mois dans un bureau et attendez qu’il en sorte quelque chose. Vous obtiendrez un roman, La Longue Terre.

Le livre développe l’idée des mondes parallèles. Un jour, les humains découvrent qu’ils peuvent voyager d’un univers parallèle à un autre, moyennant une pomme de terre et un peu d’électronique. Brutalement l’économie mondiale s’effondre et les habitant de la Terre s’éparpillent d’est en ouest dans des mondes vierges d’humanité.

Avec la rigueur scientifique de Baxter et l’humour de Pratchett, nous aurions pu espérer un roman délirant et inventif, mais non. La Longue Terre s’enlise très rapidement dans un road trip en dirigeable, dans lequel un ordinateur et un jeune homme s’embarquent, objectif, parcourir ces mondes. Je me suis très très vite ennuyé avec le bouquin et si j’ai lu quelque part, que les dix dernières pages donnent envie de lire la suite, je n’ai pas eu le courage de dépasser la moitié du bouquin.

D’accord Pratchett ne m’a jamais fait beaucoup rire mais je suis un grand fan de Baxter. Pas grave, j’avais emprunté le bouquin.