Plus grande, plus fidèle, plus robuste. J’ai commandé des pièces chez le fabricant puis j’en ai recherché d’autres sur Internet. Ce qui n’était qu’un challenge amusant au début est devenu mon activité principale le week-end et le soir en rentrant du travail.
Je consulte des photographies de la NASA, recherche des informations techniques sur Wikipedia, m’inspire de MOCs, assemble, démonte, expérimente, casse, emboite, déboite et recommence encore et encore.
L’objet de ma nouvelle folie s’appelle le vaisseau Apollo composé du module de commande, ce cône dans lequel prenaient place trois astronautes et le module de service, un cylindre de cinq mètres par quatre qui abritait les réservoirs et les moteurs. Si vous ne voyez pas de quoi je parle regardez l’Etoffe des Héros, Le Premier Homme, Apollo 13, For All Mankind, lisez Mary Robinette Kowal, Charles Frankel, Tom Wolfe ou ce blog.
Réaliser un cylindre de 13 cm de diamètre n’est pas une chose facile mais concevoir un cône de 11 cm de haut est un enfer. Il faut ruser tout le temps.
Version 3
Le vaisseau Apollo fait finalement 32 cm de haut et pèse 1 kg sans le carburant et les astronautes contre 11 mètres et 30 tonnes pour la version qui a été autour de la Lune. Un modèle réduit au 1/30 réalisé en Lego.
Comme ne nombreuses activités de ma vie, d’autres on fait la même chose en mieux avant moi. Il s’agit donc d’une nouvelle occupation gratuite et inutile qui sera certainement remplacée bientôt par une autre encore plus futile.
Mes enfants m’aident, proposant leurs idées, des assemblages audacieux et recherchent des pièces dans les 20 kg de briques répartis dans dix boites, ma femme regarde son vieux bébé avec tendresse jouer sur le tapis et moi je me détends des longues journées éprouvantes en patouillant des briques multicolores avec les mains. Car les constructions en Lego me vident la tête.
La quatrième version a d’abord consisté à remettre à l’échelle le module de service, redistribuer les briques, revoir le propulseur principal ainsi que les antennes. Puis je me suis attaqué au module de commande en revoyant toute sa conception, il ressemble maintenant un peu plus à l’original. Reste à aménager l’intérieur d cela capsule maintenant…
Soit les gouvernements nous mentent depuis plus d’un an, soit les gens sont des crétins. Je pense qu’il y a un peu des deux en fait, mais c’est une autre histoire.
Un vendredi, dans notre boîte aux lettres, un papier manuscrit nous informait que le samedi, la fille de nos voisins, organiserait son anniversaire, et qu’il pourrait avoir un peu de bruit.
D’ordinaire, ces sympathiques voisins, sont affreusement bruyants. Ils possèdent un chien qui gueule tout le temps, passent leurs soirées dehors sur les vingt mètres carrés de goudron qui leur servent de jardin, à discuter très fort au téléphone portable sur haut parleurs, en fumant des clopes et en buvant des canettes de bières. Non, je n’exagère même pas.
Donc imaginez ce que peut signifier pour eux, faire du bruit… Non, vous ne pouvez pas. Ce ne sont pas vos voisins.
J’ai sérieusement envisagé de prendre une chambre à l’hôtel ce soir là, c’est tout vous dire, et il n’y aurait pas eu le couvre-feu et un temps de chiotte, nous serions parti nous ressourcer dans un coin tranquille des Vosges.
Au lieu de quoi, j’ai déplacé mon lit côté rue, à l’opposé du lieu des festivités.
Malgré la pluie, des petits jeunes masqués ont débarqué vers 20h, beaucoup de petits jeunes, au moins une trentaine en fait. Eh ! le couvre-feu les gars ? Passé le portail, ils se sont débarrassé de leur déguisement sanitaire et ont commencé la tef. Musique, cigarettes, boisson, cris, pleurs, des jeunes quoi en pleine poussée hormonale. Pendant ce temps, les parents semblaient partis ailleurs, peut-être à l’hôtel, qui sait ?
Comme la maison de mes voisins est minuscule, la moitié de la troupe restait dehors (je ne sais pas comment ils ont géré la file d’attente devant les toilettes). Une bonne quinzaine d’ados, fumant, buvant, criant sous nos fenêtres.
Nous avons regardé un long film d’action pour échapper un moment au vacarme du voisinage. Vers 23h, nous avons tenté de dormir, mais pas facile avec le portail qui claquait contre notre mur tous les quarts d’heure, le boum boum de la techno et les hurlements à peine étouffés par un double vitrage et une porte.
L’enfer à duré jusqu’à 5h du matin et à 6h les parents de la gamine sont arrivés avec le chien qui comme d’habitude s’est mis à gueuler. J’ai du dormir un peu, entre deux claquements de portail et hurlements de rire.
J’aurais pu appeler le 17, mais ils sont débordés par des appels de violences conjugales en ce moment. Et puis bon, seraient-ils seulement passés ? J’ai testé une fois, c’est peine perdue. Peut-être qu’en leur parlant d’un cluster potentiel de trente adolescents ivres, ça les aurait motivé. Mais je l’avoue, j’ai surtout eu une pensée pour ces jeunes isolés depuis plus d’un an, privés de fiestas, à leur âge j’aurais pété un cable. Je suis trop con en fait. Depuis quand n’ai-je pas fait la fête, été à concert, fait une bonne bouffe avec les amis ? Je ne sais plus… La prochaine fois, je leur pourris la vie, à condition qu’aucun des trente ne soit porteur de la COVID-19, sinon il n’y aura pas obligatoirement de prochaine fois.
La fille a pécho ce soir là. Depuis elle a un petit copain. Pour ne pas se plotter devant les parents, les ados s’installent sur la rue, contre une barrière, devant nos fenêtres. Ils ne feraient que mélanger leurs langues de vingt-deux heures à deux heures du matin ça ne me dérangerait pas. Mais pas de chance, au lieu de partager du plaisir à deux, ils s’engueulent comme des poissonniers. Décidément, les chiens ne font pas des chats.
Cet été, je n’ai pas une seule fois utilisé ma pompe à eau au fond du jardin. Il pleut quasiment chaque après-midi, sous forme d’orage, d’averse, de front, il pleut. Les températures sont fraîches la nuit et le ciel reste couvert toute la journée.
Mes tomates étaient pourries dès la mi juillet alors que d’ordinaire elles tiennent jusque fin octobre, mes semis se sont noyés dans leurs pots, la vigne se meurt du mildiou, les herbes folles prospèrent et les poireaux deviennent des arbustes.
La saison débutait pourtant bien avec plusieurs kilos de fraises à la chantilly et de groseilles en tartes meringuées et gelées. Il y aura sans doute des pommes à croquer, des prunes en confiture et des poires tatin mais pour les cucurbitacés c’est mort.
Ce n’est pas moi qui vous parlais du réchauffement climatique il y a peu ? Il est où ton réchauffement bouffon ? En Espagne, en Grèce, au Groenland, au Canada et ailleurs avec des canicules records, la fonte des glaciers et la sécheresse sans parler de quelques endroits au monde devenus inhabitables pour l’homme à cause de la conjugaison des effets de la température et de l’humidité.
L’augmentation des précipitations en Europe du Nord fait partie des prédictions des modèles climatiques. Ce n’est pas parce que chez nous le temps est pourrit qu’il n’y a pas de réchauffement climatique global sur Terre.
Ceci dit, j’aime bien ce temps frais et humide, j’ai l’impression d’être en Bretagne, ma terre natale. Pour une fois je ne suffoque pas la nuit, les voisins ne plongent pas dans la piscine et leur chien reste au sec. Je dors comme un bébé, bercé par le bruit de la pluie sur la fenêtre.
Tout à commencé pour mes cinquante-cinq ans. Mon grand m’offrait la fusée Saturn V en Lego, un cadeau d’un mètre-vingt de haut et 1969 pièces. Ce que j’avais longtemps refusé d’acheter est arrivé dans un paquet cadeau. Ensuite Lego a eu la bonne idée de sortir la navette spatiale, une maquette de 2354 briques à laquelle je n’ai pas su résister. Et puis un Lego store s’est ouvert à Strasbourg, et là, j’ai tout fait pour ne pas y aller. Vraiment, j’ai été fort. Jusqu’à un vendredi après-midi oisif où je me suis dit que j’allais y faire quand même n tour. Je ne risquais pas grand chose, je en voulais acheter que des constructions de la NASA et leur déclinaison de la station internationnale est vraiment moche. Pour le Lunar Lander Apollo 11, j’hésitais depuis longtemps, pas trop satisfait de son visuel. Je suis rentré dans la boutique de mes rêves, j’ai vu la machine à écrire, le piano, et au fond du magasin, le Lunar Lander assemblé. Il était magnifique ! Cinq minutes plus tard, je repartais avec un sac Lego (la classe) et le Luna Lander. 1087 pièces, une partie de plaisir assemblé en moins de quatre heures, trop facile !
Voila, l’article aurait pût s’arrêter là si, si je n’avais cherché à fabriquer le V2, la Redstone et la fusée Atlas, les précurseurs du programme Apollo. J’ai bien trouvé des tutoriaux sur la toile our réaliser ces modèles mais hélas les briques nécessaires à leur construction n’existe plus. Quel dommage ! Pourtant en effectuant une nouvelle recherche il y a peu, je suis tombé sur un fondu et son site Lego Rocket Collection. Le gars avait construit presque toutes les fusées, pas de tir, navettes, stations ayant existé où imaginés par l’homme un jour. Je regardais ces photos avec avidité lorsque j’ai découvert que pour financer sa passion, le gars vendait des kits pour nombre de ses créations. Au catalogue la V2, la Redstone et l’Atlas. Je n’ai hésité qu’une seconde, juste à temps pour ne pas commander les fusées russes dans la foulée. Je n’ai pas encore reçu les briques et je piaffe d’impatience.
Redstone Mercury
Mais je me suis souvenu que mes enfants jouaient beaucoup aux Lego lorsqu’ils étaient petits, comme moi d’ailleurs. Alors je suis monté au grenier voir le trésor et j’ai exhumé vingt kilogrammes de briques multicolores. J’ai eu soudain envie de tout trier, une pure folie. Dans dix boites j’ai classé pendant des heures les roues, les personnages, les plaques, les briques, les barres, les mécanismes, les pièces spéciales, les portes, les fenêtres, les tuiles, une activité reposante pour le cerveau pendant laquelle je plongeait mes mains dans les petites pièces en écoutant de la musique.
Lunar Rover
Et là, l’idée m’est venue de copier le modèle de la Redstone/Mercury de Lego Rocket Collection. Ma première réalisation, assez complexe au final à cause de la base de la fusée. Une fois lancé, j’ai cherché à construire le Lunar Rover à l’échelle du Lunar Lander et sur Youtube je suis tombé sur la chaine de Jerry Builds Bricks et son MOC #102 traitant de la chose. J’ai compté autant que faire se peu, adaptant l’assemblage en fonction des pièces dont je disposais. Il reste du travail pour améliorer le résultat mais c’est déjà pas mal pour un début.
Arrivé là, je me suis dit, j’ai la Saturn V, le Lunar Lander, le Lunar Rover, que me manque-t-il ? Le module de service évidemment ! Cette fois pas de MOC, pas de tutorial, des photographies, les astuces d’assemblage de la Saturn V, une longue recherche de briques (des tuiles principalement) et de nombreux essais. La chose est en chantier, cette fois pas à l’échelle, je n’ai pas assez de Lego hélas malgré vingt kilos et dix caisses mais ça prend forme.
Module de service Apollo
Un nouveau prototype, à l’échelle cette fois est en chantier mais pour le réaliser, j’ai dû cette fois par passer une commande de plus de deux-cent briques, en espérant que j’ai bien compté. On se détend comme on peu.
Depuis dix-huit mois je me suis replié sur moi-même, limitant mes contacts sociaux avec une poignée de collègues restés en présentiel, la boulangère, le médecin et la caissière. De longs mois de solitude à discuter par écrans interposés, derrière un masque étouffant, les mains desséchées par le gel hydro alcoolique.
Après deux piqûres et quelques jours d’attente, je reprends tout doucement une vie sociale quasi normale comme boire un café entre collègues, manger à la même table et retrouver mes amis.
Pas question de fiesta à cinquante à poils autour d’une piscine mais juste une bière en terrasse en discutant de tout et de rien, un barbecue arrosé d’une bonne bouteille, en restant responsables. Il est nécessaire alors de retrouver ses marques, même avec des amis de longue date, de faire preuve de confiance, poser son smartphone et retrouver le plaisir de discuter face à face. La plaisanterie consistant à demander son pass sanitaire à l’autre n’en est pas totalement une, on efface pas un an et demi de psychose d’un simple regard.
J’ose encore difficilement demander des nouvelles des proches de peur de d’apprendre la perte d’une personne connue. Le « Tu l’as eu ? » commence bien des conversations avant de comparer nos symptômes imaginaires ou réels. La marque du vaccin et ses effets secondaires poursuit la discussion avant de revenir à des sujets moins triviaux.
Nous ne sommes pas sortis d’affaire avec les anti vaccins, les anti pass, les inconscients, les imbéciles et les partisans de la théorie du complot mais depuis quelques semaines, il est possible de retrouver une vie sociale minimaliste en restant très prudent. Une reprise de contact qui fait du bien après cent ans de solitude.
J’ai des voisins qui ont une piscine dans leur jardin. Pas la maison d’à côté mais celle d’après.
L’été, lorsqu’il fait chaud, ils font la fête autour de la mare, des fêtes avec sono en plein air, plongeons et hurlements de rire, jusqu’à deux trois heures du matin.
Leur dernière nouba datait d’il y a quinze jours et s’était achevée par chaos à une heure du matin, du moins c’est l’heure à laquelle j’ai enfin trouvé le sommeil.
Alors quand dimanche soir les hostilités ont reprise de plus belle, j’ai pris mon courage à deux mains pour leur demander poliment d’envisager de calmer le jeu à une heure raisonnable. Il était 20h30. Je suis allé chez eux et j’ai sonné à la porte pendant quinze minutes sans succès. Il faut dire qu’il y avait du bruit dans le jardin, musique, rires, plongeons, hurlements. A priori ils n’étaient pas dans la maison. Alors j’ai fait le tour pour aller devant leur portail situé plus près de la piscine. Là, ils m’ont entendu, et ça les a manifestement énervé.
Je leur ai expliqué mon problème et là c’est parti direct en cacahuète. Trois gars en slip de bain accompagnés de leurs délicieuses compagnes m’ont littéralement agressé. J’ai été traité de chieur du quartier (c’est sans doute vrai au passage), de pervers sexuel, si si, (bon ok un peu), c’est parce que je photographie la lune (ils croient que je matte leurs épouses). L’un d’entre eux ma insulté, m’a menacé physiquement et moi je suis resté étonnamment calme et poli face à ce débordement de violence. Il faut dire que contrairement à eux, j’étais sobre.
J’ai fini par leur souhaiter une bonne soirée, couvert d’insultes (va machiner ta mère, expression particulièrement vulgaire dans la bouche d’un quadra ventripotent), et je suis rentré à la maison poursuivi par le gars qui voulait me cogner. Il m’a menacé une dernière fois, disant que je n’avais pas intérêt à sonner chez lui la prochaine fois. Effectivement, je ne sonnerai plus vu qu’ils ne l’entendent pas.
La bonne nouvelle c’est qu’après ma visite de courtoisie, ils ont coupé la sono et arrêté de hurler.
Mais une demie heure plus tard, devine qui sonne à la porte ? Nan vous n’allez pas le croire. Pas l’un des trois gars, ni une des dames, mais la police. Trois agents en uniforme, polis et propres sur eux, venant me demander ce qui s’était passé. Le monde à l’envers…
Alors je leur ai raconté ce que je viens de vous raconter, calmement. Ils ont écouté, pris des notes, mes coordonnées et ils m’ont conseillé d’appeler le 17 la prochaine fois plutôt que d’aller voir mes voisins.
Je pensais bien faire en allant discuter calmement avec eux, leur expliquer qu’ils faisaient du bruit et que j’aurais besoin de dormir un peu avant d’aller travailler. Manifestement j’ai eu tord.
Après c’est clair que j’ai un problème avec le bruit, particulièrement les voix auxquelles je suis très sensible. Je dors avec des bouchons en silicone, j’ai du double vitrage, et malgré cela, fenêtres fermées, la tête sous la couette, j’entends encore des voix. Je vais finir sur le bûcher si ça continue. Vivement l’hiver !
Vous avez déjà assisté à l’agonie d’une tortue ? Renversé suite à une audacieuse acrobatie au ralenti ou retourné par un sadique, le chélonien, pattes en l’air, se débat vainement sous le soleil brûlant, tentant de se remettre debout. Cruelle fin vous ne trouvez pas ?
Sachez qu’il existe pire torture encore, et ce sont les ingénieurs d’Apple qui l’ont conçue.
Torture, Apple, tortue ?
Non je ne vous parle pas du Logo, ce langage de programmation graphique inventé en 1967 par Feurzeig et Papert mais d’un accessoire de mon ordinateur.
Je suis sous Mac depuis trois ans et je ne reviendrai plus jamais en arrière sauf ruiné. La machine semble aussi performante qu’au premier jour alors que chez Krosoft c’est la durée de vie maximale d’un PC pour qui utilise des logiciels gourmands. Un Mac donc avec un clavier et une souris sans fil. Super pratique. Grande autonomie, faible encombrement, avec plein de fonctionnalités bien vues et hors de prix comme il se doit.
Grande autonomie oui, mais de temps en temps il faut bien les recharger avec un cable USB Lightning. Pour le clavier, pas de problème, il suffit de le brancher au Mac et continuer à travailler. Certes ce n’est plus un clavier sans fil le temps de la recharge, mais c’est acceptable.
Pour la souris, c’est une autre paire de manches. Le connecteur Lightning se trouve sous la souris, si si, dessous. Pour la recharger, il faut la placer sur le dos et la brancher, rendant toute utilisation de cet accessoire indispensable, impossible.
Vous voyez l’analogie maintenant ?
Mais quel est le bougre d’imbécile d’ingénieur qui a eu cette idée stupide ? Mon Mac vient de m’informer que je devais recharger ma souris alors que je suis en plein travail. Pouf, plus de souris, autant dire plus de Mac. Le chélonien gît sur le dos, un harpon planté dans sa carapace et moi je suis comme un con à attendre que ses accus se rechargent pour reprendre mon travail.
Alors en attendant, j’ai écrit ce billet sur le smartphone car je suis un homme plein de ressources.
J’ai donc commencé à enregistrer des vidéos dans le salon. Et croyez-moi, filmer dans une pièce donnant sur une rue passante, ça n’est pas de tout repos.
Il y a tout d’abord les bus qui font un vacarme épouvantable en roulant à tombeau ouvert devant la maison, des passants qui s’arrêtent devant la fenêtre pour discuter pendant un quart d’heure, le facteur qui sonne à la porte, la chatte qui miaule parce qu’elle est toute seule, le chien des voisins qui se met à gueuler comme un dément et ma bêtise légendaire qui pimente l’expérience.
En vidéo, celle-ci s’exprime librement. Après avoir enregistré une chronique de bout en bout, je m’aperçois que j’ai scalpé ma tête, laissé ma braguette ouverte, un poil sur l’oreille gauche, oublié d’ouvrir le micro ou pire encore, omis de lancer l’enregistrement.
Pour trois minutes d’images, il aura fallu près d’une demie heure de prise de vue. Je coupe à chaque phrase, bafouille sur des mots improbables, râle, peste, hurle et explose de rire, un grand moment de solitude commenté ensuite, sans indulgence, par ma douce et tendre lorsqu’elle regarde le montage final.
Pour enregistrer une chronique, je profite qu’il n’y ait pas trop de monde à la maison, idéalement personne à part moi bien sur et le chat que je tente de flanquer dehors.
Je m’occupe tout d’abord des projecteurs. Leur montage n’est pas des plus simple à cause des réflecteurs vraiment pénibles à fixer. J’installe un premier pied photo, celui qui supportera la caméra, ni trop loin, ni trop près, juste dans l’axe du fauteuil où je vais poser mes fesses. Ensuite j’installe fixe le boitier Nikon dessus. C’est alors une délicate opération de cadrage qui commence pour filmer le bon décor et me placer correctement dans l’image. Il faut ensuite un second pied photo, plus léger cette fois pour porter un premier smartphone. Celui-ci me sert de prompteur avec une application gratuite bien pratique. L’écran de l’iPhone doit être au plus près de l’objectif du Nikon, juste au-dessus en fait, pour que mes yeux se posent au bon endroit et ne donnent pas trop l’impression de lire un texte. Je place alors les projecteurs de façon à maximiser la lumière sans provoquer trop d’ombres et de reflets, et croyez-moi, avec des lunettes sur le nez, les reflets ça n’est pas du gâteau. Enfin je branche le micro-cravate, j’essaye de penser à le mettre en marche puis je lance l’application SnapBridge du second iPhone pour piloter la caméra. Je bois de l’eau, vérifie ma mise en plis et je me lance.
C’est généralement à ce moment que je réalise que j’ai oublié le vinyle à présenter, que la caméra n’a pas de carte SD, que le portable sonne, que j’ai une envie pressante. Alors je me lève, je me prends les pieds dans les câbles, oublie que j’ai un micro attaché à mon teeshirt et au boitier Nikon et que tout ça est en train d’être filmé. Le projo vacille, le Nikon bouge sur son pied, je trébuche avant de me rattraper de justesse et j’oublie sous le coup du stress, la raison pour laquelle je m’étais levé.
Une fois deux ou trois prises réalisées, je débranche le micro, arrête la caméra, récupère la carte SD et je passe au montage avec iMovie qui suffit toujours à mes besoins. J’utilise une sorte de modèle afin à ne pas devoir à chaque fois fabriquer les génériques, choisir les polices et les effets visuels. J’ai juste besoin de quelques images et bien entendu du film. Le montage consiste tout d’abord à couper les horreurs, les temps morts, les passages de bus, les miaulements du chat puis à choisir la meilleur des séquences lorsqu’il y en a eu plusieurs. Reste enfin à assembler tous ces petits morceaux, à ajouter le son, gérer les transitions et visionner l’ensemble une dernière fois pour supprimer toute coquille. C’est là généralement que je m’aperçois que l’objectif à effectué la mise au point sur la bibliothèque au lieu de ma trombine. Il n’y alors plus qu’à tout recommencer. Par prudence, tout le matériel est en place pour une nouvelle prise, je suis devenu très prudent.
Une fois satisfait du clip, je le montre à mon épouse, la juge arbitre, qui ne prend pas de gants pour me dire ce qu’elle pense de mes digressions, de mon humour merdique et de mon côté épouvantablement prétentieux. Du coup souvent, je retourne au montage effectuer de nouvelles coupes.
Reste enfin à ranger tout le matériel, car bizarrement, mon épouse me trouve quelque peu envahissant avec mes vidéos à deux balles. Franchement je ne vois pas pourquoi. Ok j’occupe le salon pendant plus d’une heure avec deux projecteurs allumés, deux pieds photos dans le passage, un silence absolu exigé et un piano inaccessible, mais bon, ça sert à quoi un piano sérieusement, sinon à décorer mes vidéos ?
Sincèrement je me demande pourquoi je me casse la tête avec ces vidéos. Elles sont vues par une trentaine de personne et j’ai droit à deux « j’aime », le mien et celui de Stéphane Gallay. Je n’aime pas être devant une caméra, je n’aime pas mon image avec ma peau rouge, mes dents déchaussées, mon gros tarin (vous avez remarqué que j’ai une narine plus grosse que l’autre ?) et ma voix haut perchée. Mais je m’entête. Pour quelle raison ? Le challenge ? Possible. Passer le temps ? Certainement. Le besoin d’exister après Neoprog ? Sans doute aussi.
Ce n’est pas moi qui l’écrit mais le GIEC, la Terre se réchauffe depuis le début de l’ère industrielle, et le phénomène va en s’aggravant. Selon les projections, nous pourrions voir la température moyenne de l’atmosphère augmenter de 0.2°C à 3.3°C d’ici la fin du siècle selon les scénarios. Je ne vous demande pas de me croire sur parole mais plutôt de lire le Résumé à l’intention des décideurs du rapport GIEC dans sa version française.
Pourquoi tant d’écarts entre les cinq scénarios proposés ? Un des scénario (en orange) part du postulat que nous cessons tout de suite de produire des gaz à effets de serre (plus de moteurs thermiques, voitures, camions, bateaux, avions, plus de centrale à charbon, plus de chaudière à fioul et gaz), bref ce n’est pas gagné. En rouge, nous continuons gaiment nos conneries.
Vous me direz, 3.3°C c’est peanuts, entre l’hiver où il fait -5°C et l’été où ça cogne à 30°C, il y a trente-cinq degrés d’écart, alors trois degrés de plus ou de moins… Oui mais non, on parle ici de températures moyennes. La température moyenne en France en 2020 était de 14°C. Si nous prenons l’hypothèse pessimiste, elle pourrait aller jusqu’à 17,3°C. Trois degrés de plus en moyenne peuvent avoir des conséquences catastrophiques, fonte des glaciers, du permafrost, de la banquise, changement de circulation des courants marins, augmentation des phénomènes violents comme les cyclones.
Elévation du niveau de la mer en 2050
Vous me direz, vous ne vivez pas sur la banquise et les cyclones c’est pour les autres. Oui mais non. La fonte de la banquise entraine l’augmentation du niveau de la mer, donc la disparition de zones habitables (New York, une partie des Pays-Bas). Vous pouvez chercher votre plage préférée sur Climate Central pour voir ce qu’elle deviendra en 2050. Les courant marins eux régulent énormément notre climat comme Le Gulf Stream qui donne à l’Europe un climat tempéré ou El Nino et La Nina qui affectent les régimes de précipitations. Pour les cyclones, ouf, nous sommes épargnés. Ben non justement, en mer Méditerranée il y a ces Médicanes comme Ianos en 2020.
Plus près de nous il y a les sécheresses, les canicules, les fortes précipitations, les supers orages, tous ces phénomènes violents et rares qui deviennent de plus en plus fréquents avec le réchauffement climatique. Vous pouvez par exemple consulter le site des Pluies Extrêmes de Météo-France pour vous faire une idée.
Alors bien entendu, vous pouvez dire, tout ça c’est des conneries, on nous enfume comme pour le COVID-19, les températures n’augmentent pas. En fait si, regardez :
Voici l’augmentation de la température moyenne en France depuis 1900. On part d’une température moyenne calculée sur trente ans, ce que l’on appelle une normale (1961 à 1990) et on calcule l’écart à cette température pour chaque année depuis 1900. En bleu c’est plus froid, en rouge, c’est plus chaud. Regardez ce qui se passe depuis 1990, c’est rouge tous les ans. Et ça ce sont des mesures, vous pouvez même récupérer les données et faire les calculs vous même si vous doutez encore.
Et puis n’avez-vous pas remarqué que les hivers sont plus doux et les étés plus chauds ? Oui je sais, ce printemps a été particulièrement frais cette année, mais cela n’enlève rien à la tendance générale climatique. Et puis, la fin du printemps 2021, moi je l’ai trouvé plutôt caniculaire, pas vous ?
Il y a des hauts et des bas par rapport à la moyenne des températures, des petits incidents, plus froids en bleu ou plus chauds en rouge, mais qui ne remettent pas en question l’augmentation de la température planétaire globale.
Quelle est la cause du réchauffement climatique ? La Terre se rapproche du soleil ? Non. C’est lié à l’activité solaire ? Non plus. Enfin je ne suis pas astronome même si ça m’intéresse mais d’autres scientifiques se sont penchés sur le problème. « L’activité du Soleil ne peut donc être le facteur dominant de ce réchauffement, même si des corrélations entre l’activité solaire et certaines variations à court terme de la température terrestre ont été mises en évidence, qui pourraient être le signe d’un couplage. », le pouvez lire le rapport de l’Académie de Sciences si vous avez un doute. Alors c’est quoi ? C’est lié au pêts des vaches ? Oui entre autre. C’est lié aux gaz à effet de serre et le méthane (les prouts) en est un.
Voila ce que montrent les statistiques (source GIEC), quand les émissions de C02 augmentent, la température augmente. C’est ce que l’on appelle une corrélation statistique, un peu la corrélation entre la consommation de bière et le développement d’un bidon au fil des années.
Alors vous me direz, on peut faire tout dire aux statistiques, oui effectivement, lorsque l’on utilise pas des ensembles de données significatifs ou qui comprenant des données erronées ou biaisées. Mais là pour le coup l’Organisation Mondiale de la Météorologie dispose de données quotidiennes fiables sur plus d’un siècle et sur la Terre entière alors voila quoi, l’échantillon statistique est suffisamment grand et de bonne qualité, j’en sais quelque chose, j’ai travaillé à collecter ces données et à les valider.
Bon si ça se réchauffe vraiment, que peux-t-on faire ? Installer des climatisations pour rendre ça supportable ? Non ça c’est juste crétin. Les clims rejettent de l’air chaud et consomment beaucoup d’énergie. Elles ont tendance à augmenter le phénomène d’ilot de chaleur urbain, c’est à dire ces zones de plus fortes chaleurs dans les zones habitées. Nous allons donc devoir faire avec l’augmentation des températures, s’adapter, fermer les volets la journée, aérer tôt le matin, au minimum de température, éviter de bétonner les sols, planter des arbres pour ombrager les rues, végétaliser les toits et les façades.
Il va surtout falloir réduire notre consommation en énergies fossiles afin de diminuer notre production de CO2. Le pétrole, le gaz, le charbon, les constructions en béton. Remplacer le pétrole par l’éolien, le solaire et l’hydroélectrique est une douce utopie, du moins pour l’instant, car nous consommons trop et ces installations ne possèdent pas que des bons côtés, loin de là. Je ne dis pas qu’il faut arrêter les énergies « vertes », mais plutôt que nous devons réduire notre consommation énergétique.
La grande solution que nous font miroiter les industriels et politiques est la voiture électrique. Ok, d’après le Parlement européen la voiture individuelle représenterait 43% des émissions de CO2 en Europe pour les transports. C’est pas mal. Mais avec quoi allons-nous faire rouler les voitures électriques, avec de l’électricité non ? Et avec quoi va-t-on produire de l’électricité, nos éoliennes, du charbon ?
Je ne parle même pas de l’impact carbone de la construction d’une voiture électrique car tout le monde n’est pas d’accord mais vous pouvez lire cette article. « la fabrication d’une voiture électrique pèse plus lourd en bilan carbone : 32 g/km éqCO2 pour la Mercedes Classe C 220d, contre 51 g/km éqCO2 pour la Tesla Model 3, dont 23 grammes pour la batterie de 75 kWh de capacité énergétique » mais « Selon les chercheurs, il ne faut que 30.000 kilomètres pour compenser les gaz à effet de serre libérés spécifiquement lors de la fabrication du pack 75 kWh de la Model 3. ». Après, j’ai roulé en Zoé, pas longtemps parce que l’autonomie annoncée de 370 km s’est réduite comme peau de chagrin à 200 km. J’habite une région pluvieuse, froide et montagneuse. Il y a un simulateur optimiste sur Automobile Propre si ça vous tente. Je ne suis pas certain que nous tenons là la solution miracle, si ce n’est relancer l’industrie automobile artificicellement.
J’ai discuté il y a peu avec des pro nucléaires qui voient dans les centrales la solution ultime à nos problèmes énergétiques et climatiques. Ils ne m’ont pas convaincu, sans doute parce que je suis farouchement opposé au nucléaire, une source d’énergie que je trouve un tantinet dangereuse, il n’y a qu’à voir le dernier incident en date. Mais c’est clair, nous, nous sommes les meilleurs, les américains, les russes, les chinois et les japonais sont des débiles. N’est-ce pas ?
Donc la Terre se réchauffe et c’est un peu tard pour renverser la vapeur. C’est cool (non justement). Si vous n’êtes pas d’accord, reprenez la lecture de l’article depuis le début et essayez d’ouvrir les yeux cette fois.
Maintenant que peut-on faire sans bâtir des EPRs aux quatre coins de la France ? Parce que le but est bien de baisser notre production de gaz à effet de serre pour limiter la casse et espérer atteindre seulement une augmentation de 1.5°C (les accords de Paris) d’ici la fin du siècle (je ne vais pas vous mentir, c’est très mal barré).
La clim ? Non. La voiture électrique ? Bof. Partir vivre au Groenland ? Nous sommes quand même sept milliards d’habitants, on va être serrés. Ne manger que du quinoa et du tofu ? Pas enthousiaste désolé.
Nous pouvons commencer par rouler moins, par ne prendre l’avion que lorsque c’est indispensable, manger moins de viande, nous déplacer à vélo ou à pied, utiliser les transports en commun, changer moins souvent de gadgets électroniques, limiter notre temps sur Internet (on peut lire des livres à la place, c’est sympa), chauffer moins (il suffit de mettre des pulls en hiver), acheter local pour limiter les transports longue distance, favoriser l’achat d’occasion pour donner une nouvelle vie aux produits, végétaliser autant que possible les zones urbaines, sanctuariser les portions de territoire non bétonné, et pourquoi pas voter pour des politiques aux réelles sensibilités écologiques histoire de faire réagir ceux qui nous gouvernent.
En attendant, je vous souhaite une bonne prochaine canicule.
Milan Kundera a écrit un très beau roman sur le sujet il y a bien longtemps: la lenteur.
Dans notre société connectée, aux distances raccourcies par les jets et trains à haute vitesse, où vous pouvez commander le soir et recevoir le lendemain, il est bon de s’arrêter et prendre le temps.
Pendant plusieurs années je me suis jeté dans une course effrénée pour tout écouter, tout juger, tout publier. Trois chroniques par semaine et plus de cinquante albums survolés dans le mois. Une fuite éperdue en avant qui ne me laissait plus de temps pour vraiment apprécier.
Adolescent, limité par mes faibles ressources financières, je n’écoutais au mieux qu’un seul disque par mois, autant dire qu’il tournait en boucle et que j’en connaissais les moindres subtilités par coeur. Une poignée d’albums qui ont forgés ma sensibilité musicale actuelle.
Aujourd’hui, avec les plateformes de streaming, nous accédons à presque tout le catalogue des albums publiés. Certains abonnements proposent même la qualité hifi maintenant. Combien de disques sont édités chaque jour ? Assurément plus que je ne peux en écouter, même dans le petit univers du rock progressif.
Je n’ai pas de compte sur Deezer, Spotify, Apple, Amazon, Google YouTube ou autre. Avant, je n’en avais pas besoin, je recevais gratuitement la musique sur de multiples plateformes de promotions comme Haulix et le plus souvent quelques semaines avant la commercialisation des albums. Aujourd’hui comme monsieur tout le monde, je jette une oreille aux clips publiés sur YouTube, aux titres proposés sur Bandcamp, lis des chroniques et ensuite je fais mon marché, en fonction de mes envies, sans donner dans l’orgie.
Je choisis le temps de la lenteur, de préférence avec un vinyle qui m’oblige au rituel de l’écoute. Choisir l’album, contempler sa pochette, sortir la galette, la poser sur la platine, allumer le pré ampli, l’ampli, lancer la platine, poser le diamant sur les sillons et m’installer confortablement pour quinze à vingt minutes dans le canapé avec un livre ou les paroles des chansons.
Le temps ralentit jusqu’à devenir épais. Il n’y a plus que la musique et les mots. Une musique et des paroles qui chaque jour vont me livrer un peu plus leurs secrets, leurs émotions pour devenir intimes, jusqu’au moment où le disque n’est plus indispensable pour ressentir ses sensations.
J’explore un nouvel album par semaine, rarement plus, ce qui le laisse le temps d’en réécouter d’autres oubliés sur les étagères, des CDs et vinyles qui ont fini par prendre la poussière, faute de temps à leur consacrer. J’ai cessé de consommer de la musique pour l’écouter.
J’ai également retrouvé le temps de la lecture. M’installer au calme avec un livre, ce magnifique écran passif sans lumière bleue qui aide à se détendre, un écran de mots et de phrases sans images animées, qui vous entraîne dans des rêves et des pensées infinis.
Toutes ces heures passées devant des écrans à interagir de manière virtuelle avec les gens, à zapper la musique, à alimenter la grande bibliothèque mp3, sont aujourd’hui disponibles pour ne rien faire, laisser l’ennui m’approcher, ouvrir un livre, écouter un album, discuter.
Nous sommes sans cesse hyper sollicités par les bruits agressifs, les couleurs criardes, les parfums artificiels, le matraquage des publicités, les SMS, les notifications, les images, les musiques, les appels téléphoniques, les envies, les faux besoins, les courriels, les nouveautés, les bonnes affaires que cela en devient épuisant. Autrefois mon unique îlot de quiétude possible se trouvait à mille cinq cent mètres d’altitude, dans un village perdu des Alpes de Haute Provence, un chalet sans Internet, téléphone juste l’électricité, l’eau courante et trois chaînes de TV neigeuses, un lieu où je réapprenais l’ennui une semaine par an, entouré de montagnes et de silence.
Partiellement déconnecté de la toile, sans pression, un pied dans le jardin, l’autre dans le salon, je redécouvre le plaisir de l’oisiveté et du silence. Mais après trois semaines de zénitude, l’enfer s’est à nouveau manifesté, sous la forme d’un groupe allemand qui a tenté de me séduire avec une promotion vinyle. Comment résister à la tentation d’un vinyle sérieusement ? Et puis je me suis souvenu que le webzine avait commencé ainsi, par des propositions sympathiques de groupes de rock, une, deux puis trois, puis cent, puis mille. Alors j’ai décliné l’offre. J’opte définitivement pour la lenteur.