Critique, vous avez dit critique ?

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A partir de quel moment devient-on un critique ? Et de quel droit peut-on s’autoproclamer critique ? Au verbe critiquer je préfère celui de chroniquer, car pour être critique, il ne suffit pas de pondre un papier et de donner son avis, il faut disposer de sérieuses connaissances sur le sujet que l’on traite pour en parler.

Critiquer, c’est donner son avis en pleine connaissance de cause, s’appuyer sur des éléments de comparaison, maîtriser son sujet, être objectif. Chroniquer, c’est donner son ressenti, plus ou moins étayé d’expériences passées.

Avec l’avènement d’Internet, de nombreux inconnus s’autoproclament critiques. Sont-ils diplômés des Beaux Arts, musiciens, peintres, écrivains, ont-ils poursuivi de longues études littéraires, philosophiques, journalistiques ou bien sont-ils juste en manque de reconnaissance ?

Sur Neoprog.eu, je me permets de donner un avis sur tout et sur rien, un concert, un riff de guitare, le mastering d’un album, la voix d’une chanteuse, l’éclairage d’une salle, la pochette d’un album, l’accent anglais d’un chanteur. Je ne suis pas ingénieur du son, ni même musicien, encore moins chanteur ou professeur d’anglais. Mon avis ne reflète que mon ressenti et la comparaison avec des expériences passées. 

Je ne suis pas critique, même si, avec assurance, je donne mon opinion et la publie sur Internet. Tout au plus, je rédige une chronique qui parle de ce que j’ai ressenti. Lorsque je discute avec les musiciens, je leur dis souvent « ne lisez pas mes chroniques, elles ne reflètent souvent que mon ressenti à un instant donné », ressenti qui peu varier en fonction de mon humeur, de ma fatigue, de mes envies du moment.

A Neoprog.eu, nos avis sur les groupes, les albums, les concerts ne reflètent que notre ressenti et divergent parfois entre nous. Nous ne sommes pas des professionnels, à peine des amateurs éclairés qui rédigeons nos chroniques sur notre temps libre. Nous essayons autant que faire ce peut, de soutenir la scène progressive, même si certains jours, nous ne sommes pas forcément emballés. Nous ne cherchons pas pour autant à ne parler que des bonnes choses, quand nous n’aimons pas, nous le disons aussi car après tout nous avons une responsabilité, parfois nos mots guident les écoutes de certains d’entre vous.

C’est celui qui chronique qui donne le ton et il n’est pas question d’afficher nos diverses sensibilités, nos désaccords, nous l’avons fait, ça n’a rien donné de bon. Si vous lisez une actualité, une chronique, un live report publié à Neoprog.eu, le texte reflète l’avis, à un moment donné, de la personne qui l’a écrite. Ce n’est en aucun cas parole d’évangile. Toutes opinions, religions, tendances politiques ont le droit de s’exprimer. Prenez nos avis pour ce qu’ils sont et ne les confondez pas avec des critiques, même si les critiques, elles aussi sont critiquables.

Photo mattons – le développement – 5

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En photographie, l’action de transformer ses photographies avec un logiciel comme Lightroom ou Photoshop s’appelle la retouche, pour ma part je lui préfère le mot développement. 

Pourquoi photographier en RAW plutôt qu’en JPEG ?

Le format RAW transporte toutes les informations relatives à la prise de vue (exposition, ouverture, sensibilité, heure, lieu, balance des blancs…). Il permet également des modifications non destructives de votre image. Car quand vous modifiez un JPEG, un PNG ou un TIFF, chaque changement altère définitivement l’image et le retour arrière n’est plus possible une fois que vous avez quitté le logiciel de retouche.

En RAW, c’est un petit fichier annexe qui contient les transformations et celles-ci sont appliquées à la volée devant vos yeux. Vous pouvez revenir sur une transformation, la supprimer, la modifier, même plusieurs jours après. Vous pouvez même recommencer à zéro votre travail, essayer plusieurs versions de la même images, ceci à condition de conserver bien entendu le précieux fichier.

Un fichier RAW n’est pas une image, même si certains systèmes d’exploitations, comme Windows 10, savent maintenant afficher une vignette de la photographie. Un fichier RAW, c’est l’enregistrement brut, le signal numérisé par le capteur de votre appareil, sans retouche, avec toutes les informations relatives aux réglages de votre boitier et objectif.

Pour transformer un fichier RAW en image présentable, il vous faudra passer par un outil de développement, un peu comme à l’époque de l’argentique, où l’on transformait une pellicule en épreuve finale avec un agrandisseur et des bains chimiques, révélateur, fixateur.

Les outils sont nombreux, certains sont livrés avec votre appareil, d’autres s’achètent dans le commerce ou se téléchargent librement. J’en ai essayé plusieurs : DXO, RAWTherapie, Lightroom, ACDSee, Nikon Capture NX-D.

J’ai commencé avec Nikon Capture, il fait le travail mais reste assez limité et d’une ergonomie hasardeuse. J’ai joué avec RAWTherapie avant de renoncer rapidement car je ne comprenais rien (mais j’étais tout débutant). J’ai utilsé DXO mais mon PC ne tient pas la distance face aux ressources exigées par le monstre. Finalement, j’ai opté, comme beaucoup de monde, pour Lightroom.

Chacun de ces outils possède avantages et inconvénients.  Lightroom est cher, super cher, environ 144 € par an, car oui c’est un abonnement. Mais il est presque complet, sauf si vous désirez faire de la retouche avec des calques, dans ce cas là il vous faudra Photoshop en plus.

Ces outils permettent de transformer un RAW en JPEG. Ils permettent de convertir une images couleurs en noir et blanc mais également de jouer sur une quasi infinité de paramètres de l’image, balance des blancs, cadrage, format, contraste, exposition, lumières, saturation, clarté, netteté, bruit, luminances et que sais-je encore.

Lightroom permet tout cela et plus encore : le classement des photographies et quelques retouches locales très utiles, à condition de ne pas en abuser.

La Longue Terre

En passant

Prenez deux auteurs de science fiction réputés, Terry Pratchett connu pour son humour franchement décalé et Stephen Baxter, connu pour sa science fiction très scientifique. Enfermez-les quelques mois dans un bureau et attendez qu’il en sorte quelque chose. Vous obtiendrez un roman, La Longue Terre.

Le livre développe l’idée des mondes parallèles. Un jour, les humains découvrent qu’ils peuvent voyager d’un univers parallèle à un autre, moyennant une pomme de terre et un peu d’électronique. Brutalement l’économie mondiale s’effondre et les habitant de la Terre s’éparpillent d’est en ouest dans des mondes vierges d’humanité.

Avec la rigueur scientifique de Baxter et l’humour de Pratchett, nous aurions pu espérer un roman délirant et inventif, mais non. La Longue Terre s’enlise très rapidement dans un road trip en dirigeable, dans lequel un ordinateur et un jeune homme s’embarquent, objectif, parcourir ces mondes. Je me suis très très vite ennuyé avec le bouquin et si j’ai lu quelque part, que les dix dernières pages donnent envie de lire la suite, je n’ai pas eu le courage de dépasser la moitié du bouquin.

D’accord Pratchett ne m’a jamais fait beaucoup rire mais je suis un grand fan de Baxter. Pas grave, j’avais emprunté le bouquin.

On a marché sur la Lune

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-200 avant notre ère, Ératosthène prouvait que la Terre est ronde et en calculait la circonférence.

Au dix-septième siècle, Galilée posait les bases de l’héliocentrisme et connu quelques déboires avec l’église catholique.

En 1907, Albert Einstein affirma que la vitesse de la lumière était l’ultime limite.

Dans les années cinquante, les deux plus grandes puissances mondiales, se lancèrent dans une folle compétition,  celle de la course à l’espace.

Le 4 octobre 1957, les russes envoyaient dans l’espace le premier satellite de l’histoire et moins de quatre ans plus tard un homme dans l’espace.

Les américains enragèrent, mais le 21 juillet 1969, Neil Armstrong, posait le pied sur la Lune.

En 2018, le GIEC annonce que la température sur Terre augmentera le 1.5°C d’ici la fin du siècle.

Non mais sérieusement ? Vous croyez à toutes ces bêtises ?

La Terre est plate, si elle était ronde, l’horizon ne serait pas plat, il devrait former un cercle autour de nous. Et sachez que les images de la NASA ne sont que des montages.

La théorie officielle veut que la rotation de la lune s’effectue en simultanéité parfaite avec celle de la terre. Sa période de rotation orbitale sur 27,5 jours serait la même que la période de sa rotation sur elle même, de sorte que nous ayons l’impression que celle-ci soit immobile, du coup la lune présenterait tout le temps la même face. Vous ne trouvez pas ça gros comme coïncidence ?

Héliocentrisme ? Foutaises. Selon le modèle héliocentrique, la terre est censée effectuer des spirales dans l’espace (rotation autour du soleil, qui lui même tourne en même temps autour du centre de la galaxie). Mais avez-vous déjà photographié le déplacement des étoiles dans le ciel la nuit ? Elles tournent autour de l’étoile polaire, dessinant un cercle parfait. Où est notre spirale dans cette histoire.

Et depuis quand la lumière se déplace ? Le son passe encore, on l’observe lors d’un orage, mais la lumière ? Quand on éteint l’interrupteur, il fait immédiatement noir, un point c’est tout. Les scientifiques ont annoncé que si un homme passait les 100 km/h,  son corps exploserait. Nous savons depuis l’invention du train que c’est une énorme erreur. Les scientifiques ont affirmé également que le mur du son était infranchissable, parlez-en aux pilotes de chasse. Albert Einstein a finalement écrit que la vitesse de la lumière était infranchissable, qu’en déduisez-vous ?

Et si même, en poussant l’absurde jusqu’à son extrême, l’espace existait, comment donc serait-il possible de lancer un objet sans qu’il ne retombe immédiatement sur Terre. Lancez donc un caillou en l’air, aussi fort que vous le pouvez, que fait-il ? Bon, et vous croyez encore qu’il a été possible lancer un objet dans le ciel pour qu’il tourne ensuite autour d’une terre plate ? Tout ça est ridicule.

Un an avant l’alunissage d’Apollo 11, Stanley Kubrick sortait le film 2001 Space Odyssey, des images extraordinaires de l’espace et d’une base lunaire, un film de science-fiction qui est encore à ce jour une référence du genre. Des décors prêts à recevoir les équipes Apollo, histoire de donner le change à nos amis russes. Oui, l’homme n’est jamais allé sur la lune, comment voulez-vous poser le pied sur une petite lumière pendue au bout d’un fil ?

Alors quand on me parle de réchauffement climatique, je rigole. La planète ne se réchauffe pas évidemment. Ce sont des racontars de pseudos scientifiques à la solde de politiques cherchant à favoriser de nouvelles industries comme le nucléaire, voulant plomber la prospection pétrolière, l’économie américaine et interdire ces magnifiques SUV si confortables.

Cessez de croire tous les mensonges dont on vous abreuve chaque jour. La terre est plate, nous ne sommes jamais allé dans l’espace et la femme est sortie de la cuisse d’Adan, alors continuez de polluer gaiement la planète, nous ne risquons rien, pas vrai Donald ?

Et la chat de Schrödinger a fait pipi, si ça ce n’est pas une preuve !

Photo mattons – Le classement – 4

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Que faites-vous de vos photographies ? 

Une fois que vous avez sorti votre téléphone portable pour photographier votre assiette au restaurant, un coucher de soleil en vacances, une scène insolite dans la rue, les premiers pas de votre bébé, que vous l’avez posté sur Facebook, Instagram, Twitter, montré à des collègues, des amis, que faites-vous de vos photos ?

Comme beaucoup vous laissez le cloud se remplir d’images. Doublons, images floues, ratées, moches, en contre jour, et vous infligez ça à vos amis qui, en regardant la centaine présentées, dira peut-être, tiens celle-là est jolie.

Après avoir photographié frénétiquement n’importe quoi, vous pourriez au moins faire l’effort trier, de jeter les moches, les ratés, les doublons. Soyez critique sur votre travail et n’encombrez pas trop le Cloud.

Faites un tri et améliorez les plus intéressantes. Il existe une multitude d’outils gratuits pour donner du peps à vos images, pour recadrer, redresser, changer de format, ajouter un peu de contraste, d’éclat, de saturation et transfigurer une scène banale en jolie photographie que vous serez fier de présenter.

Votre appareil photo dispose de ces outils de base, comme de nombreux logiciels gratuits comme paint.net, gimp et autres. Essayez, c’est magique et si vous y prenez goût, peut-être irez-vous plus loin avec Lightroom ou Photoshop.

Depuis longtemps, je suis passé de l’image jpeg fabriquée par mon appareil au format RAW, c’est à dire l’image brute du capteur photo sans les traitements que peut apporter le boitier un peu à l’aveuglette. Les images RAW sont plates, moches même, sans éclat, c’est à vous de leur donner vie, comme au bon vieux temps de l’argentique et de les « développer », une activité chronophage mais qui vous permet d’obtenir l’image que vous recherchiez en faisant la photo.

La valeur ajoutée à une photographie par Lightroom peut être très importante. A tout moment, même des mois plus tard, vous pourrez revenir sur votre travail en conservant les fichiers RAW sur votre disque dur.

Lightroom, comme d’autres outils, permet un classement des clichés par tag, note, couleur etc, en créant des librairies virtuelles, mon Best of 2018, tag « 2018 » et note 5/5 par exemple. Bon je parle de cet outil car c’est celui que j’utilise, mais il en existe d’autres, moins cher, qui font également assez bien le travail

Mais que faire de vos photos au final ? Est-ce que vous les regardez souvent sur votre PC ? Moi jamais ou presque.

Vous pouvez les exposer sur Internet sur Facebook mais tant qu’à faire déposez-les sur Flickr en pleine résolution.

Régulièrement je fais imprimer un livre photo chez Photobox, mes vacances en Sardaigne, mon Best of 2018, des photos de concert, une ballade dans un parc animalier. Ces livres ont un prix, une trentaine d’euro pour un format A4, mais je les regarde régulièrement, narcissiquement. Je n’en suis pas encore à imprimer de grands formats, je ne suis pas assez content de mon travail pour cela, mais qui sait, qu’un jour peut-être…

Le liseur du 6h27

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Lorsque ma pile de livres à lire est épuisée, que les librairies sont fermées, il me faut tout de même quelque chose à bouquiner.

Alors je fouine dans la bibliothèque, inspecte la pile d’emprunts de ma femme et finis par piocher, toujours un peu au hasard, un roman d’un auteur inconnu. Souvent je tombe sur un livre que ma femme a commencé sans aller jusqu’au bout, ce qui est bon signe car elle aime l’action et moi la lenteur.

Cette fois, le destin a guidé ma main innocente vers le livre d’un novelliste vosgien, Jean-Paul Didierlaurent, champion du quadruple prénom inconnu de notre bibliothèque avant ce jour.

Son bouquin, Le Liseur Du 6h27. Une banquette rouge de RER et un plan de réseau pour couverture, nous sommes bien loin des Vosges.

C’est une histoire de livres dans le livre où l’écrivain parle d’écrivains. Un grand classique. Une histoire qui se déroule à Paris, l’histoire d’un homme qui broie du noir, qui broie des livres. Plutôt qu’un roman, ce sont plusieurs nouvelles qui se chevauchent, le lecteur du RER, l’histoire de cette machine qui broie les livres, le journal de la dame pipi et la quête des livres de jardinage.

Plusieurs récits dont aucun n’arrive à la fin et qui constituent un roman facile à lire, que l’on dévore en quelques heures et qui donne envie d’en lire plus de cet auteur.

Photo mattons – technique – 3

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La photographie peut sembler au premier abord, un sport compliqué, et comme tous les sports, pour devenir, bon il faut s’entraîner et maîtriser les techniques comme l’équipement. 

Vous me direz, avec un smartphone, on peut faire de bonne photographies. Oui et non, c’est souvent beaucoup de chance à moins de bien connaître son téléphone, car il décide quasiment de tous les réglages à votre place.

Car sur un appareil photo, il y a plein de réglages possibles, et quand je dis plein, c’est vraiment plein.

Nikon D810

Il y a la vitesse d’obturation, l’ouverture du diaphragme, la sensibilité de la pellicule, la mise au point, la focale, la balance des blancs, la correction d’exposition, le calcul de la luminosité… Bref c’est l’enfer ! Par chance il existe des modes semi-automatiques pour simplifier l’existence, mais je n’en parlerai pas, car mon but est de vous pourrir la vie (non je rigole, j’en parle plus tard). Je ne photographie qu’en mode manuel, le mode M. Pour quelle raison ? Pour tout maîtriser ou presque et pire encore, je photographie en RAW pour ne laisser que très peu de marge de manœuvre à mon boitier. Des fois je débraye même l’autofocus, c’est à dire la mise au point automatique pour passer en manuel histoire de contrer ses choix douteux. Bref je suis un gros malade.

Les trois réglages de base sont la vitesse d’obturation, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité de la pellicule.

La vitesse d’obturation est un des paramètre les plus intuitif, c’est le temps pendant lequel, l’image va recevoir la lumière. Le rideau s’ouvre clic, comptez quelques centièmes de seconde, puis se referme, clac. Le fameux « clic clac ». En fait le bruit vient soit d’un haut parleur (smartphone, compact, bridge), soit du miroir qui se lève et redescend (reflex). Plus de temps sera bref, moins vous recevrez de lumière et plus vous saisirez un instantané. Pour saisir un sujet en mouvement il faut un temps de pose très court 1/400 de seconde par exemple, sinon le sujet sera bougé sur l’image. Alors idéalement on ne ferait que des photographies au 1/800, histoire de ne pas avoir de loupé, sauf que, il n’y a un tout petit problème : plus de temps d’exposition est court, moins il y a de lumière qui imprègne la pellicule ou le capteur de l’appareil, les images risquent d’être trop sombres. Il va donc falloir s’adapter et jouer sur deux autres paramètres essentiels, l’ouverture et la sensibilité.

1/3 de seconde – bougé sur la voiture
1/50 de seconde – la voiture est plus nette

L’ouverture du diaphragme, c’est le petit trou de serrure par lequel rentre la lumière dans l’objectif. Plus le trou est grand f  1.4, plus la lumière rentre en abondance, plus le trou est petit, f 11, moins… bon vous avez compris. Mais l’ouverture ce n’est pas qu’une histoire de lumière, sinon on réglerait son appareil sur 1/800 et f 1.4 et le tour serait joué. L’ouverture détermine également la profondeur de champ (de quoi qu’il me cause le gars là ?).

La profondeur de champ, c’est, pour simplifier, la netteté des sujets sur la photo, ceux qui sont près et ceux qui sont loin de vous. Plus vous avez de profondeur de champ, plus l’image va être nette du premier plan jusque l’arrière plan (on ne parle pas de mise au point). Et la profondeur de champ et dictée principalement par l’ouverture. Ben oui… A f 11, c’est à dire un tout petit trou qui laisse passer très peu de lumière, vous avez une belle profondeur de champ, à savoir que le premier plan et l’arrière plan sont bien nets. A f 1.4, c’est à dire un gros gros trou, un seul plan sera franchement net, celui sur lequel vous avez fait la mise au point, tout le reste risque d’être flou, surtout si votre sujet est proche de vous.

f 11 – toute la pièce est nette
f 1.8 – seul le premier plan est net

Selon vos choix artistiques, vous pourrez vouloir un temps de pause long (sujets bougés et flous), une grande ouverture c’est à dire un petit nombre (f 1.8 par exemple) pour portrait sans arrière plan net ou tout l’inverse. Mais le réglage de la vitesse d’obturation et l’ouverture du diaphragme vont vous obliger à régler la sensibilité de votre capteur, ceci afin que l’image ne soit ni trop sombre, ni trop claire.

En numérique c’est assez simple, puisque vous pouvez changer la sensibilité du capteur d’un seul bouton. En argentique, il faudra changer de pellicule, c’est à dire rembobiner le film, ouvrir le boitier, déballer une nouvelle pellicule, la mettre en place, armer le système,  et généralement, vu le prix du film argentique, on termine la pellicule avant de passer à la suivante… La sensibilité se note en ISO, de 64 à 256000 voir plus. 64 c’est une pellicule peu sensible à la lumière, idéale pour le plein soleil d’été, 400 pour un temps gris pluvieux, les faibles lumières, 4000 pour lieux très sombres (ici j’use d’un abus de langage, la sensibilité d’une pellicule se note en ASA en réalité et le capteur d’un appareil numérique n’a pas plusieurs sensibilités, c’est le signal du capteur que l’on amplifie en vérité, mais on s’en moque pour l’instant.

Vous me direz une fois de plus, dans ce cas je règle mon appareil à 1/800, f 11 et 4000 ISO, problème réglé. Oui mais non. Car votre capteur a toujours la même sensibilité (je me répète là), l’image est juste plus ou moins amplifiée en fonction de votre réglage en ISO. Et amplification dit bruit (non pas un « bang » mais du bruit électronique, bref un signal parasite), et plus vous amplifiez, plus vous augmentez ce signal parasite qui donnera un aspect granuleux à l’image (un peu comme le grain des bonnes vieilles photos argentiques). Bref pour faire une belle image, mieux vaut rester dans des ISO bas, surtout si vous avez l’intention de faire un tirage papier de 1 mètre de diagonale.

Regardez les trois photographies qui suivent, elles sont quasi identiques à vos yeux non ?

1/100, f 1.8, ISO 2200

La première est prise avec une vitesse assez rapide, 1/100 de seconde et une grande ouverture f 1.8, beaucoup de lumière mais une exposition courte, je suis obligé de monter à 2200 ISO pour avoir assez de lumière.

1/10 s, f 1.8, 250 ISO

Pour la seconde, j’ai utilisé un temps d’exposition dix fois plus long avec la même ouverture. Du coup j’ai besoin d’amplifier nettement moins mon capteur, juste 250 ISO mais je risque le bouger, par chance j’ai un pied photo.

1/10 s, f 5.6, 2200 ISO

Pour la troisième, je suis resté à la même vitesse mais j’ai ouvert le diaphragme à f 5.6, du coup le capteur reçoit moins de lumière et je dois de nouveau amplifier plus l’image, avec 2200 ISO, notez au passage que le sommet de mon photophore est plus net, comme la poussière dessus…

Laquelle des trois est la meilleure ? Tout dépend de ce que vous vouliez en faire. Mais moins vous montez dans les ISO, mieux c’est.

Je résume pour saisir un sujet mobile en conservant un fond net et sans avoir une image bruitée, il faut que j’utilise un temps de pause bref, une petite ouverture et une sensibilité faible… ça va être compliqué, ne nous mentons pas, l’image risque d’être très sombre, car peu de lumières (pause courte), peu de lumière (petit trou) et image peu amplifiée (ISO bas), ça signifie peu de lumière peu amplifiée, le noir quoi ! Alors il va falloir faire des compromis, baisser la vitesse, ouvrir un peu plus le diaphragme, amplifier un peu plus l’image, tout est une question de choix.

Alors bien entendu vous pouvez vous simplifier la vie et utiliser le mode Auto qui choisit tout, dans ce cas n’achetez pas un boitier reflex haut de gamme ou le dernier hybride de chez Nikon. Un compact fera l’affaire, ou même votre smartphone. C’est peu encombrant et ça fait de belles photos, non maîtrisées certes, mais cela suffit à 95% de la population mondiale.

Entre le mode manuel et automatique, existent d’autres modes moins contraignants. Le mode priorité vitesse, où vous choisissiez la vitesse et la sensibilité du capteur et l’appareil règle l’ouverture. Idéal pour des sujets en mouvement. Le mode priorité ouverture, où vous réglez l’ouverture et la sensibilité et le boitier fait le reste. Vous pouvez même laisser le boitier choisir la sensibilité, ISO Auto et là vous n’agissez plus que sur un seul paramètre. Cela permet de photographier vite, mais vous aurez sans doutes quelques surprises à l’affichage, image floue, bruitée, sans profondeur de champ…

Coup de pompe

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Le carburant va augmenter pour inciter à moins polluer.

Bravo ! J’approuve des deux mains (il faut dire je vais à vélo au travail, ça aide à défendre les idées écolos).

Donc l’état s’est enfin décidé à sanctionner les pollueurs, quel courage ! Nous allons revenir rapidement, grâce à cette brillante initiative, à une stabilisation des températures du globe après de vaines tentatives pour contrer le réchauffement climatique.

Mais qu’entends-je ? L’état va également inciter les employeurs à indemniser leurs employés qui roulent en voiture pour venir au travail, il y aura des chèques énergie pour les plus démunis et des primes pour acheter de nouveaux véhicules ?

Là, je l’avoue, je ne comprends plus. Donc, on augmente le prix du carburant et on aide à le brûler, c’est ça l’idée ?

Attention, une grosse partie sera payée par les employeurs, car en France nous avons assez peu de pauvres qui roulent en voiture ou qui connaissent les subtilités des chèques énergie, et de toute façon une bonne partie crève de froid dans des tentes au bord de la route ou meurt broyée sous les décombres d’immeubles insalubres.

Donc on augmente le prix du carburant, une bonne affaire pour les caisses de l’état providence qui va certainement réinjecter cet argent le développement durable, on demande aux entreprises de payer une partie de la facture, on s’offre cinq nouveaux EPR et on affiche une belle conscience écologique.

Comme la colère gronde, pour étouffer le mécontentement, Jupiter glorifie le passé militaire d’un général quelque peu controversé. Le tour est joué. La polémique se déplace ailleurs.

Suis-je une bûche en politique ? Serions-nous manipulés ou bien nos gouvernants feraient-ils n’importe quoi ?

Je vais acheter un bonnet rouge, accrocher mon gilet jaune à l’arrière du vélo et partir chaque matin, ainsi affublé, pour aller travailler sur un poste qui bientôt n’existera plus. C’est vrai, plus de réchauffement climatique, donc plus besoin de météorologues après tout…

La planète se réchauffe, vous en êtes conscient ? Nous en sommes tous responsables, ça aussi vous en êtes conscient ? Votre discours, je le connais, « ce sont toujours les mêmes qui payent », « il faut bien que nous allions au travail gagner notre vie », c’est vrai, mais c’est aussi notre responsabilité d’essayer de limiter la casse. Covoiturez, prenez le train, venez à vélo, limitez vos déplacement en avion, chauffez moins, surfez moins, consommez moins, arrêtez de demander des livraisons pour le lendemain.

Les mesures du gouvernement me laissent septique, samedi je ne serais pas sur la barricades à brûler des pneus dégageant un peu plus de CO² dans l’atmosphère.

Et si samedi, personne ne roulait, une journée morte, sans voiture, que des piétons et des vélos, même avec des gilets jaunes sur le dos si ça vous fait plaisir ? Ce serait une belle manifestation, une manifestation pour une cause juste, la sauvegarde de notre planète, pas celle de notre pouvoir d’achat.

Westworld

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Vous aimez les westerns ? Pas moi.

A part « Il était une fois dans l’ouest » et quelques autres, ce genre cinématographique me laisse de marbre. Alors pourquoi Westworld ? D’abord parce que c’est ma douce et tendre qui écume les médiathèques de Strasbourg à la recherche de films et de séries afin d’égayer nos mornes soirées de petits vieux. Ensuite parce que je suis une feignasse et qu’au lieu de chercher des nouveautés, je suis capable de me revoir une centaine de fois l’intégrale de Stargate Atlantis.

La série Westworld commence comme un parc d’attraction futuriste où les visiteurs se mettent dans la peau de cow-boys et où les figurants sont des androïdes. Les visiteurs peuvent violer et tuer à volonté, se prendre pour des chasseurs de primes, tout leur est permis dans ce parc presque sans limite. Un Red Dead Redemption sans la console de jeu.

Saloon, filles de joies, méchants, duels, train à vapeur, poussières, whiskey, piano mécanique, chevaux,  indiens, mexicains, tout est là pour plonger l’aventurier du dimanche dans le Far West. Les épisodes pourraient ressembler à « Un Jour Sans Fin », débutant sur la musique du piano mécanique du saloon, et rejouant le même scénario à quelques détails près.

Mais, par chance, l’intrigue de Westworld ne se limite pas à cela. Le meilleur, ce sont les dessous du parc, son administration, les développeurs, les concepteurs, les agents de sécurité et le grand manitou, le fondateur, le Dr Ford. On y découvre ses machines et leurs petits problèmes, les scénaristes débordés, les techniciens de maintenance, les intrigues de pouvoir et j’en passe.

Niveau casting il y a clairement du lourd, des acteurs venus du monde du grand écran comme Anthony Hopkins, Ed Harris. Même chose pour les moyens, c’est une série à gros budget avec un rendu visuel assez bluffant. Si je suis archi fan des deux acteurs précités et de leur prestation dans la série, j’ai beaucoup plus de mal avec le personnage de Dolores incarné par Evan Rachel Wood. Pas de chance pour moi, elle est partout.

Pour l’originalité scénaristique, ça pêche un peu. Passé la première surprise, nous découvrons des classiques du genre, les employés ne seraient-ils pas eux aussi des androïdes (vous avez lu Philip K. Dick ?), le patron Ford était-il vraiment ce vieux gâteux que l’on voudrait bien nous faire croire, la machine se retournera-t-elle contre son créateur, le gentil visiteur restera-il fidèle à ses principes, blablabla blablabla.

La série m’a fait penser à un bouquin de Robert-Charles Wilson que j’ai lu il y a quelque temps, La citée du futur, et qui parlait de visiteurs de l’avenir, explorant le vrai Far-West. Le livre était pas mal, plus palpitant toujours que cette série.

Est-ce que je regarderai la saison 2, non, je ne pense pas, j’ai déjà failli décrocher pendant la une, malgré tous les nichons et fesses à l’air. Je pense que je vais retourner à la saison 2 de Flash car l’hiver arrive.

Photo mattons – Lumières et emplacement – 2

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Au sommet de la cathédrale de Strasbourg

Une bonne photographie c’est également être au bon endroit au bon moment.

Lumières du soleil sur les immeubles

En fonction du moment de la journée, de la saison, les lumières diffèrent énormément. A midi, en été, vous aurez des lumières dures et peu d’ombre alors qu’à l’automne, au coucher du soleil (l’heure dorée), vous aurez un éclairage doux et des longues ombres.

Nuages au dessus d’un champ

Jouez avec le ciel. Un ciel nuageux est souvent préférable à un grand bleu. Utilisez les ombres, les contres-jours, les clairs obscurs. Vous pourrez toujours tricher un peu en post production, mais si, dès la prise d’image, vous obtenez le rendu désiré, c’est encore mieux.

Avant post traitement
Après post traitement

Lorsque que vous photographiez, avant de sortir le gros zoom, essayez de vous rapprocher du sujet, la qualité de votre photo n’en sera que meilleure. Déplacez-vous, changez d’angle. N’hésitez pas à prendre de la hauteur ou à vous allonger par terre pour changer de point de vue sur le sujet, soyez créatif, après oui, c’est un peu la honte de vous rouler par terre pour faire une photo, surtout quand le sol est boueux, mais ça fait pro…

Je vous l’accorde, se rapprocher de la Lune, c’est compliqué

Une photo peu se penser, se préparer. Repérez les lieux à l’avance, revenez même à plusieurs reprises si vous le pouvez pour varier les prises de vues avec des lumières différentes. Bien entendu, pour des photos de vacances, vous serez à un endroit donné, pas forcément à l’heure voulue et sans possibilité de revenir, à moins de casser les pieds de ceux qui vous accompagnent. Il vous faudra donc improviser et être rapide. Je vous conseille d’emmener un objectif passe partout  genre 18-140 mm même si la qualité des photographies s’en ressentira forcément.