Ça devient compliqué

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Comment visser un tube de 42 mm de diamètre au filetage femelle dans un tube de 48 mm au filetage femelle tout en respectant précisément une longueur totale de 94 mm ? C’est le genre de défis que nous pose régulièrement le matériel de photo en astronomie.

Mettre une caméra au bout d’un télescope requiert des compétences de plombier. Il y a les diamètres, les filetages et les longueurs à respecter. Et chaque instrument est différent, sans parler des caméras.

Prenez un télescope Celestron 8 couplé à un réducteur et à un porte filtre. Ben vous partez d’un filetage de 54 mm mâle pour arriver en 42 mm mâle avec une longueur de tube de 104 mm à respecter impérativement. Et là dedans vous devez caser un porte filtre de 20 mm et un adaptateur Celestron long de 49 mm. L’enfer !

Lorsque vous avez trouvé la solution à l’équation, acheté les pièces qui vont bien et tout assemblé, vous réalisez que pour le setup suivant, il va falloir procéder tout autrement.

J’ai aujourd’hui trois instruments et deux caméras pour photographier les étoiles. Chacune des combinaisons me permet de sélectionner un champ différent, c’est à dire de grossir plus ou moins ce que je veux capturer. C’est la combinaison instrument caméra qui détermine la zone de ciel visible.

J’ai un télescope pour les petits objets comme la nébuleuse du Crabe, une première lunette pour photographier la chaine de Markarian et une toute petite pour capturer la galaxie d’Andromède. Chacun de ces télescopes requiert une distance spécifique entre le porte oculaire et le capteur de la caméra, donc des bagues adaptées pour chacun des setups.

Jusqu’à présent je travaillais avec une seule caméra. C’était relativement simple. Avec l’arrivée de la seconde, qui possède une meilleure définition, l’équation se complique avec trois nouvelles inconnues.

Cette caméra possède un pas de vis femelle alors que la première est dotée d’un filetage mâle. Pourtant il s’agit d’un équipement de la même marque, de la même gamme et elles sont prévues pour fonctionner avec les mêmes accessoires.

Du coup j’avais besoin de huit configurations différentes de tubes d’allonge en fonction de la caméra, de l’instrument et du réducteur utilisé. Et pas question de me tromper, sinon je ne pourrais pas fixer la caméra ou réaliser la mise au point correctement.

Après des heures d’essais, d’assemblage et la commande d’un second porte filtre, j’ai réussi à n’avoir que quatre configurations pour huit combinaisons. Sur une caméra, j’ai vissé une bague femelle 42 mm vers femelle 42 mm sur laquelle j’ai fixé le porte filtre en 48 mm. Mes deux lunettes présentent maintenant la même allonge en 48 mm et pour le télescope j’ai assemblé un tube de 66.5 mm de long et de 48 mm de diamètre qui s’adapte sur les deux caméras.

Vous n’avez rien compris à ce billet de blog ? Normal… Quand je disais que ça devenait compliqué.

Demandez le programme !

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Cet été je ne mourrai pas d’ennui. Déjà parce que je travaille, ensuite parce que j’ai vraiment un planning chargé.

Les dimanches après-midi, je monte au Champ du Feu pour tenir la permanence d’une exposition. Certains vendredi soir, je donne des conférences devant un public clairsemé. Les nuits claires, je monte dans les Vosges pour ajouter des heures à des projets astronomiques. Et lorsque le soleil se lève, je retourne au travail, un peu fatigué.

Cette année, en plus de la traditionnelle Nuit des Étoiles que nous organisons au Jardin Botanique à Strasbourg, il y a l’éclipse partielle de soleil du 12 août. Un évènement très médiatisé qui risque d’attirer nombre de visiteurs.

Et je suis sur le pont pour ces deux évènements, dans la coupole de la grande lunette le 7 août et sur le parking du Vieux Pré au Champ du Feu pour l’éclipse solaire. Et pas de chance pour moi, il fait beau. Donc aucune des dates n’est annulée.

Pour l’éclipse, sorti de gérer la foule, il ne devrait pas avoir de problème majeur. L’association m’a confié un superbe instrument solaire pour l’occasion, il faudra juste canaliser le public et expliquer sans cesse les consignes de sécurité aux gens.

Cela risque toutefois d’être une grosse journée. Arrivée vers 14h au Chalet du Champ du Feu avec probablement beaucoup de monde, installation des instruments vers 17h sur le parking, éclipse de 19h à 21h et pour finir une conférence de nouveau au chalet. Et le lendemain, je pars pour trois nuits de métal comme photographe à Colmar et Guebwiller.

La nuit des étoiles m’angoisse nettement plus. Car c’est moi qui serai aux commandes de la grande lunette de l’observatoire. Je connais assez mal l’instrument et cette nuit là, il n’y aura pas de cible facile à pointer. Pas de lune, pas de planète, rien. Je devrais chercher les rares les objets bien visibles dans la lunette à l’aide de leur coordonnées, ascension droite et déclinaison. Tout ça en tournant de grosses roues et en vérifiant les graduations dans un oeilleton.

Une partie de rigolade. Si je ne trouve pas la cible, j’aurais 15 personnes devant moi qui risquent d’être assez frustrées. Pendant ce temps, mes copains seront dans les jardins à utiliser leur matériel alors que je jouerais avec un tube de 7 mètres et une coupole de 34 tonnes classée monument historique. La troisième plus grande lunette astronomique française et la seule encore en activité. Grosse pression quand même.

Je me plains mais, je ne suis pas peu fier en vérité.

Les inscriptions pour la Nuit de Etoiles sont complètes pour Strasbourg, donc vous n’aurez aucune chance de me voir me planter en manipulant la grande lunette si vous n’êtes pas déjà sur les listes.

Pour l’éclipse de soleil, il y aura probablement beaucoup de monde, donc préparez-vous au bain de foule et probablement à des embouteillages pour monter au Champ du Feu. Mais je serai là. Avec un peu de chance, il y aura plus de dix personnes pour la conférence du soir…

Aimez-moi !

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Depuis tout petit j’ai un vrai problème. Peut-être plusieurs en fait. J’ai besoin d’amour, ou plutôt de reconnaissance.

Lorsque j’étais gamin, il fallait toujours que j’inflige aux invités mes gribouillages et les jeux que j’inventais. Il faut dire que mes parents ne s’intéressaient pas beaucoup à moi, peut-être parce que j’étais le petit dernier.

Le problème, c’est qu’en grandissant, la chose ne s’est pas vraiment améliorée, bien au contraire, elle a empiré.

J’ai toujours eu besoin de créer et d’avoir un retour. Textes, photos, critiques, nouveaiu jouet, tout est bon à publier. Par chance, les réseaux sociaux me permettent d’exposer mes horreurs sur des murs, histoire de recevoir quelques louanges.

J’ai été un des pionniers de l’Internet français avec un site web 1.0, ancêtre du blog. J’y publiais déjà des photos, des critiques d’albums, un peu comme aujourd’hui mais avec moins de frénésie.

Depuis que je dispose des médias d’internet, j’éprouve moins le besoin de harceler des amis de la famille avec mes oeuvres. Internet m’a offert une scène et un public. Sans doute pas celui que j’espérais, mais un public tout de même.

Les gens réagissent à mes créations, photos, chroniques, humeurs, critiques, live report, un petit public qui me suffit souvent et me renvoie de rares commentaires ou compliments.

En parlant de ça, je suis vraiment mal à l’aise avec les compliments, sans doute est-ce le syndrome de l’imposteur. Donc lorsque quelqu’un salue mon travail, comme des photos, je trouve cela totalement injustifié et lorsque personne n’aime ce que je fais, je me sens frustré et incompris.

La photo que je trouve géniale fait un bide et le portrait de chaton cartonne. Du coup je râle et je me plains, je suis un artiste incompris.

Le modèle économique comme le public des réseaux sociaux rend cela un peu inévitable. Cela n’en reste pas moins frustrant. Alors quand une pointure salue mon travail, je suis mal à l’aise et très fier à la fois. J’ai toujours l’impression d’être aimé pour de mauvaises raisons.

Tout dernièrement un couple d’amis de longue date, a retrouvé ma trace grâce à un article publié sur le blog. Nous avons repris contact après des décennies de silence et j’ai trouvé deux nouvelles victimes à inonder avec mes bêtises. Ils parcourent le blog pendant leurs vacances et commentent par SMS les billets qu’ils ont aimé. En plus d’avoir retrouvé des amis, j’ai maintenant deux nouveaux lecteurs, soit une augmentation de dix pour-cent de mon audimat quotidien.

Fort de cette expérience édifiante, je pense sérieusement à ressortir mes vieilles photos de classes maternelles et primaires pour identifier et recontacter plein de nouveaux followers potentiels.

Followers

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Il y a une question que l’on me pose régulièrement, lorsque je demande une accréditation photo pour une concert, c’est quel sont les médias que j’utilise et combien ai-je de followers.

La réponse est beaucoup pour la première question et pas beaucoup pour la seconde. J’ai donc pris l’habitude de totaliser les abonnés de tous mes réseaux sociaux pour donner l’illusion que je suis suivi par quelques personnes et je ne cite que les médias qui possèdent le plus grand auditoire.

Je suis sur Facebook, Bluesky, Mastodond, RedIt, Flickr et Youtube en plus d’avoir un blog. J’ai trois comptes Flickr, deux pages Facebook, deux chaînes Youtube et je totalise moins de 1500 followers. C’est un peu désespérant.

C’est avec la photographie que je rencontre le plus de succès (tout relatif), quelques clichés atteignent les 7000 vues mais ce ne sont généralement pas ceux que j’aimerai mettre en avant. La chaine Youtube Chroniques en Images fait un bide depuis ses débuts avec un peu plus de 300 abonnés et des vidéos qui atteignent péniblement les 40 vues.

Clairement, je suis un influenceur raté, déjà parce que je ne cherche pas à placer des produits, que je ne fait pas de pub et que surtout, je n’ai pas de public. Le blog est tellement parasité par des tentatives de piratage que je suis incapable aujourd’hui de déterminer le nombre de visiteurs réguliers. Disons que lorsque les attaques se calment, j’ai une vingtaine de visites par jour.

Alors à quoi bon tout cela ? Faut-il que j’optimise mes réseaux ou faut-il que je me résigne ? Faut-il que je suive des formations pour améliorer mon e réputation, faut-il que je fasse une campagne de pub ? Je pourrais cesser de me disperser afin de me concentrer mon activité autour de la photographie, je pourrais retravailler le blog pour qu’il gagne en visibilité, écrire des chroniques où je dis que tous les albums que j’écoute sont extraordinaires. Mais voila, je n’ai pas envie.

Je vais continuer de travailler en dilettante, juste pour le plaisir, regarder mon nombre d’abonnés augmenter de 1 ou 2 par semaine et continuer d’écrire n’importe quoi sur les réseaux sociaux sur lesquels je passe trop de temps.

Canicula

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Il fait chaud n’est-ce pas ? Vraiment trop chaud en fait. Nous venons de vivre notre seconde canicule de l’année et l’été vient de commencer. Les températures dépassent les 40 degrés et ne descendent plus en dessous des 20 degrés, des incendies se déclenchent partout, certaines centrales nucléaires sont déjà à l’arrêt, les agriculteurs moissonnent le blé, des abrutis se battent pour un ventilateur devant les magasins LIDL et le peuple fustige enfin le gouvernement pour son inaction climatique.

Vous n’avez pas idée du nombre de personnes qui soudain se sentent concernées par le réchauffement climatique. Bon, ce n’est pas comme si, depuis les années soixante-dix, les scientifiques tiraient la sonnette d’alarme pour avertir les pouvoirs publics et les habitants de la terre.

N’empêche, combien quidam m’ont interpellé pour savoir si le réchauffement allait durer, si c’était lié aux étoiles ou bien la faute à Donald Trump. Que leur répondre ?

Oui, le réchauffement climatique est une réalité. Oui, il est du aux activités humaines et pas au soleil, encore que s’il n’y avait plus de soleil, nous aurions moins chaud… Oui, cela va durer et s’aggraver parce que, malgré les accords de Paris, le GIEC et plein d’autres réunions inutiles en avion aux quatre coins du monde, globalement, personne n’a vraiment rien fait pour endiguer le problème.

Oui, il va y avoir des morts et des réfugiés climatiques, en fait il y en a déjà beaucoup. Oui, il va falloir s’adapter et pas qu’en se cachant dans les cinémas par grosse chaleur. Oui, nous devons changer notre mode de vie. Et oui, nous allons mourrir, mais ça n’aura pas forcément de rapport avec le changement climatique.

Les élections présidentielles arrivent à grand pas. Mais qui se souviendra dans quelques mois des personnes âgées décédées, des feux de forêt et de la pénurie de climatiseurs lorsqu’il s’agira d’élire notre chef d’état ? En plus si ça se trouve, notre président sera un repris de justice qui n’en a rien à carrer du réchauffement climatique. Parce que, c’est bien connu, c’est de la faute des chinois et des immigrés s’il fait chaud sur notre belle planète.

Hyper activité

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Calendrier

J’ai du mal à rester en place. Au travail, ma collègue me reproche souvent d’avoir terminé de traiter un dossier alors qu’elle n’a pas encore lu le titre du mail le concernant. Et pour m’occuper le week-end je chronique de la musique, pratique la photographie, fais de l’astronomie, couvre des concerts et soigne le potager.

Cette année, je me suis un peu plus engagé dans l’association d’astronomie en rejoignant son conseil d’administration. Sorti de quelques réunions, il n’y pas grand chose à faire, alors je participe à plusieurs groupes de travail.

De fil en aiguille je me suis retrouvé engagé dans plusieurs événements, conférences, soirées, sorties, commissions et permanences. Et lorsque je consulte mon agenda de l’été, pour aller voir les amis, partir en balade ou profiter d’un concert, je découvre que je suis pris tout le temps.

Je manque de temps pour mes chroniques, je ne fais plus de photo sauf pendant les vacances, mes amis me manquent et je suis en permanence par monts et par vaux. J’ai même dû partager mon agenda avec mon épouse pour qu’elle sache quand je suis libre.

Au programme de l’été, il y a on the Moon Again, la nuit des étoiles, l’éclipse solaire, deux soirées dans un centre socio culturel, des conférences, la recherche d’un terrain d’observation, l’achat d’un nouveau véhicule pour le télescope, une exposition au Chalet du Champ du Feu sans parler des sorties pour photographier les étoiles.

Il y a également un festival de metal sur trois jours qui suit l’éclipse de soleil et pour lequel des gens aimeraient bien que je fasse quelques photos. Je n’ai pas encore donné ma réponse mais vu que le dernier soir, il y a Alcest à l’affiche, je vais sans doute dire oui.

Entre le manque de sommeil à cause de la chaleur, des nuits blanches et de cette hyper activité, je me traîne tel un zombie dans la maison bouillante, je prends du retard sur mes publications, j’enregistre mes chroniques à l’arrache et découvre souvent à la dernière minute que je dois partir pour une réunion, une soirée ou une observation. Je ne lis plus beaucoup faute d’un manque évident de concentration et je fais de plus en plus de micro siestes au travail.

Jeudi soir je monte à Fréconrupt photographier les Dentelles du Cygne et observer le ciel. Vendredi soir, je monte pour une conférence au Champ du Feu. Samedi nous fêtons les 26 ans de notre ainé. Dimanche je mon au Chalet du Champ du Feu assurer la permanence de l’exposition. Lundi, je vais essayer d’aller faire un coucou à un amis mais ma fille aimerai bien que l’on aille se promener en montagne. Et mardi, je pars tester le chargement du télescope dans un nouveau véhicule.

Il faudrait que je lève le pied, mais voilà, je crois que j’en suis incapable.

ET wants fresh air

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Le mercure dépassait les quarante degrés à l’ombre. Nous suffoquions dans notre maison brulante et le stock de glace était épuisé.

Alors j’ai proposé à mon épouse de l’emmener au cinéma l’après-midi. Car les salles obscures disposent de la climatisation et vendent des glaces.

J’avoue que je n’avais pas mis les pieds au cinéma depuis Dune 2, oui quand même. La faute aux plateformes de streaming et surtout à ma flemme légendaire.

Donc nous voilà installés en amoureux dans une petite salle bien fraîche où tous les petits vieux s’étaient donnés rendez-vous pour renouer avec leur enfance, à savoir le dernier film de Steven Spielberg, Disclosure Day.

J’avais entendu tout et n’importe quoi sur le film, mais sincèrement, je ne m’attendais pas à ça. Quelle fraîcheur, quel confort, quel calme malgré le truc débile qui passait à l’écran. Il n’y aurait pas eu la climatisation, nous serions certainement partis au bout d’un quart d’heure.

Où étaient donc passés les rêves de Spielberg ? A la place nous avons eu des acteurs mal dirigés dans une intrigue paranoïaque complotiste américaine avec des grosses voitures noires. Effets spéciaux, courses poursuites, men in black, bonnes soeurs, Roswell, artefacts aliens ridicules, match de catch, motels minables sans parler de Blanche Neige et les Sept Nains, le film coche toutes les cases des clichés auxquels il faut ajouter le message qu’un réalisateur gâteux tente de faire passer.

Les trois premiers quarts du film furent une torture à vingt-cinq degrés, c’est à dire tout à fait acceptable en fermant les yeux. Après ça – le film dure quand même deux heures et vingt-cinq minutes – vient la grande révélation qui a le mérite de raconter quelque chose. Mais cela ne dure pas longtemps et le final est assez pathétique.

Nous sommes sortis reposé après presque trois heures passées au frais. Reposés mais pas franchement enthousiastes. Lors de la prochaine canicule, il s’agira de choisir un bon film tant qu’a faire.

Orgie mégalithique

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Avec deux amis de l’adolescence, nous avons pris l’habitude de nous réunir une fois par an en Bretagne. En 2025 nous étions au bord de la Rance et cette année près du Golfe du Morbihan. Deux jours de vacances pour deux jours de voyage, enfin pour moi.

Le Golfe du Morbihan est un haut lieu du mégalithisme européen. Les alignements de Carnac, le Cairn de Gavrinis, la Table des Marchands, le tumulus Saint-Michel, des sites d’une richesse archéologique inouïe sur un tout petit territoire. C’est une région où j’ai séjourné déjà à deux reprises avant nos retrouvailles et pourtant j’éprouve toujours autant de plaisir à revoir ces monuments.

Deux jours c’est peu pour tout voir, alors nous y avons été au pas de charge, ajoutant au programme des cimetières marins, le village de Saint Cado, Etel, la presqu’île de Quiberon, Auray et bien d’autres merveilles.

Un voyage éco responsable malgré les kilomètres parcourus puisque j’ai pris le train, roulé en voiture électrique, marché à pied et mangé local, du beure, des galettes et du cidre. Par contre, bonjour le cholestérol !

Lorsque nous ne visitions pas la région, nous parlions de nos vies, des dernières découvertes archéologiques, de livres, de musiques, de nos passions. Pas de nostalgie malgré plus de quarante-cinq années d’amitié, beaucoup de souvenirs et encore plein de projets pour les années à venir.

L’année précédente, j’avais immortalisé notre séjour avec quelques photographies que mes deux compères avaient bien aimé, alors cette année, ils ont passé commande pendant nos promenades. Un bateau, une maison, un menhir, un oiseau, un portrait de groupe, la mer déchaînée et plein d’autres paysages. Par contre, pour photographier les gravures à l’intérieur des allées couvertes, mon Nikon été battu à plat de couture par l’iPhone d’un de mes amis. C’est incroyable ce que réussissent à faire ces nouveaux smartphones aujourd’hui.

Le soleil a brillé toutes les trente minutes sur la Bretagne. Entre ces magnifiques éclaircies nous avons eu droit à un grain en bord de mer, des averses, du crachin, de la pluie et du vent soufflant à plus de soixante kilomètres heures.

Cela ne nous a pas empêché de prendre le bateau pour Gavrinis, de marcher autour des alignements de Carnac, de visiter les monuments du site de Locmariaquer, le dolmen de Kerlutu, un cercle de pierre et bien d’autres cailloux.

Mais force est de constater que nous n’avons plus vingt ans. Après deux journées d’aventures et trois nuits à discuter, je suis revenu sur les rotules à la maison. La reprise du travail a été difficile…

Qu’importe, l’année prochaine nous explorerons le nord Finistère, les abers et l‘île de Carn, si nous vivons jusque-là.

Nuit blanche à Fréconrupt

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J’aime bien partager mes passions avec le grand public. J’aime pérorer devant un auditoire, quitte à parler pendant des heures d’une tour Eiffel en allumettes. 

Justement, un club d’astronomie scolaire organisait un séjour à Fréconrupt pour une vingtaine d’élèves. L’association m’avait initialement sollicité pour y amener le télescope de 600mm. Finalement l’option grosse artillerie a été abandonnée et après plusieurs échanges avec le prof de physique, responsable de ce camp astro, il a été convenu que je viendrai présenter l’astro photographie aux adolescents.

J’ai préparé à l’arrache une présentation de la photographie du ciel profond relativement abordable et j’ai chargé la voiture avec deux instruments, un pour le visuel, l’autre pour la photo. 

Je suis arrivé le jeudi après-midi à la Maison des Amis de la Nature de Fréconrupt où résidaient les astronomes en culottes courtes. J’ai rencontré Mathieu, le professeur de physique, et ses élèves puis nous avons convenu d’un programme que nous n’avons pas vraiment respecté au final. J’ai installé plusieurs dizaines de kilos de matériel sur la terrasse de la maison pendant que les jeunes jouaient au volley sous le soleil puis j’ai mis en place l’ordinateur pour la conférence sur l’astro photographie.

Comme le soleil était de la partie, j’ai lancé une observation improvisée de notre étoile pour les élèves que cela intéressaient. Tout de suite les questions ont fusé, de l’explication des tâches solaires au type d’instrument utilisé en passant par le fonctionnement d’une monture équatoriale. Du coup nous avons pris un peu de retard.

Autant dire que pendant la présentation qui suivit sur la photo astronomique, j’ai largement dépassé le temps imparti. Je ne m’attendais pas à avoir des ados intéressés, intelligents, attentifs, posant des questions pertinentes. Du coup nous n’avons pas pu aller jusque bout afin d’assister à la démonstration d’un SOLEX sur les derniers rayons du soleil. Non le SOLEX n’est pas qu’un deux roues à traction avant, c’est aussi un petit spectromètre abordable pour étudier le soleil.

Ensuite, après un repas préparé par les jeunes, nous sommes allés dehors pour mettre en place le matériel astro du lycée avec les élèves sur le terrain de volley reconverti en ferme à télescope. C’était l’occasion pour les ados de mettre en pratique une partie de la présentation de l’après-midi. Il fut assez compliqué de leur imposer la rigueur d’un astronome amateur qui s’est cassé les dents à maintes reprises en bâclant sa mise en station. Mais nous y sommes arrivés. J’ai même du réaliser l’alignement polaire sur une monture que je ne connaissais pas, un véritable enfer !

Nous avons ensuite observé la lune, Jupiter et quelques objets du ciel profond. Mais vers minuit, les jeunes sont allés se coucher alors que les plus anciens, le professeur de physique et les astronomes amateurs, ont continué la photo et l’observation jusqu’à 4h du matin.  J’en ai profité pour ajouter quelques heures supplémentaires à la Chaine de Markarian. Après quoi nous avons remballé le matériel et pris la route du retour.

Ce fut une belle expérience humaine et pédagogique à laquelle j’ai pris grand plaisir. Il devrait y en avoir d’autres cet été avec On The Moon Again au Champ du Feu le 20 juin, une sortie avec un centre socio culturel en juillet et l’éclipse de Soleil le 12 août, toujours au champ du feu, parce que je n’ai pas l’intention de descendre en Espagne pour une minute de plaisir.

L’hébergement

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Mon prestataire internet, OVH, a eu la délicieuse idée de doubler les tarifs de mon hébergement web. Les montants mensuels passent de 3.59 € à 7.19 € TTC pour une offre Cloud Perso sans parler de la location du nom de domaine neoprog.eu.

L’an passé ils avaient déjà procédé à une hausse des tarifs. Bien sûr ils proposent à chaque fois plus de puissance, plus d’espace, plus de bases de données, mais pour que faire ? Mon blog attire vingt à quarante visiteurs quotidiens et deux cents spammeurs.

Donc je me suis dit, pourquoi ne pas m’auto héberger ? Après tout j’ai un serveur NAS à la maison qui pourrait faire le boulot, à condition de le laisser tourner vingt-quatre heures sur vingt-quatre. 

Oui sauf que, je n’ai pas fait d’administration système depuis des années, sans parler du codage en PHP. Alors c’est compliqué.

J’ai rapatrié ma base de données OVH et le code de mes trois sites via FTP. Déjà ça, ce fut long. Ensuite j’ai installé sur mon NAS Synology un service web Apache et une base de données compatible avec MySql. J’ai installé la dernière version de PHP et j’ai déployé mon code ainsi que la base sur le NAS.

Evidemment, ça n’a pas fonctionné du premier coup. J’ai dû me replonger dans le code PHP et placer des drapeaux echo ‘coucou’; un peu partout pour trouver où le code plantait. J’avais par exemple oublié de monter l’extension MySql sous PHP 8.2, mis les mauvais comptes de connexion et une de mes classes PHP s’appelait Attribute, un mot qui est réservé en PHP 8.

Après il y a eu quelques erreurs détectées par PHP que la version 6 laissait passer sans problème, genre des débordements de tableaux. Mais après quelques heures, l’ancien site Neoprog (l’ancien webzine) tournait à nouveau sur mon NAS. 

Ce que je n’avais pas anticipé, c’est qu’un site internet comme Neoprog, cela prend de la place, beaucoup d’espace disque en fait, et j’ai clairement dimensionné mon NAS à l’économie.

Alors après avoir passé des heures à bidouiller pour que cela fonctionne, j’ai tout désinstallé. Je n’avais plus d’espace disque pour lancer les sauvegardes du Mac. Et entre augmenter la capacité du NAS et payer l’abonnement OVH, le choix a vite été fait.