Progressive Music Awards

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Le matraquage médiatique des awards vient de commencer. Mails, posts, tweets ne cessent d’inonder nos médias numériques, nous proposant de voter pour untel ou untel. Quel sera le meilleur groupe de l’année, le meilleur album, le meilleur concert, le meilleur batteur, le meilleur chanteur, la plus belle guitare, le stick le mieux cassé ? Le suspens est insoutenable.

En réalité je m’en moque.

L’an passé le nouvel Anathema avait été couronné album de l’année, Marillion groupe de l’année, sérieusement ? Marillion y a vingt ans je ne dis pas, mais aujourd’hui, et puis le Anathema, il est sympa, mais pas de quoi grimper au rideau. Et si on votait pour des gens moins connus pour une fois ?

Pas besoin de vote pour savoir quel est le meilleur album, c’est Letters to Maro de Frequency Drift, le meilleur groupe, Perfect Beigns, le meilleur batteur, Gavin Harisson, le meilleur chanteur, Mark Atkinson.

La seule question qui se pose est donc: qui est le meilleur chroniqueur de tous les temps ?

Dans les nominés il y a Neoprog, Metalleux, Alter, Classico et Iron Man. Le choix va être délicat. Ou pas. Oui, tous les nominés ont couché avec le jury, mais c’est la règle du jeu aussi. Les autres personnes qui auraient pu concourir, sans doute bien plus talentueuses au demeurant, J-N, YesIam, Loloprog et Illegaume, ne couchant pas avec les membres du comité, ont été de fait, exclus, de la compétition. Les nominés couchent tous les soir avec le jury.  Car derrière ces pseudonymes et brillantes chroniques se cache un seul homme, Moi !

Donc j’ai gagné !

“Je voudrai remercier ma mère qui a toujours cru en moi, mon chat qui partage aimablement son fauteuil avec mon postérieur, mes oreilles presque infaillibles, ma merveilleuse chaîne Hi-fi, mes enfants qui ne font pas trop de bruit, les voisins qui ne pètent pas un câble après avoir entendu dix fois de suite le même morceau à fond, mon épouse pour ses conseils avisés, Laurent qui relit avec patience mes fautes d’orthographe, Fraunhofer pour avoir libéré les brevets du mp3 ce qui nous permet d’écouter un son de merde, Triangle pour ces enceintes, Atoll pour son DAC, Marrantz pour son ampli, Rega pour sa platine, Cambridge pour son préamp, Hewlett Packard pour son PC, Bic pour ces stylos qui glissent sur le papier, Clairefontaine pour ses blocs A4 à feuilles détachables, Lotus pour ses cotons tiges, Evian pour ses bouteilles d’eau 50cL, Haribo pour ses paquets Worldmix, Astrazeneca pour ses triptans, Quies pour ses bouchons d’oreilles, Senseo pour son café corsé et EDF pour l’électricité.”.

Non, les Progressive Music Awards ne sont pas qu’une affaire d’argent.

Des choix, toujours des choix (dans mon iPhone n°22)

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Cette semaine, j’ai réceptionné en quelques heures trois albums, le second Alco Frisbass, commandé en vinyle, The Gift (si si, il est arrivé) et Anubis qui traverse les océans en ce moment. Pendant ce temps j’écoutais Art Of Illusion dont … Continue reading

La pochette la plus moche (dans mon iPhone n°21)

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Des fois, les groupes manquent de goût. Pour preuve ces cinq premières pochettes alors que les cinq suivantes sont magnifiques. Celle de Frayle a déchaîné (si je puis dire) les passions à la rédaction, Laurent et François se sont lâchés. … Continue reading

Dans mon iPhone n°20

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Un peu de ménage et de nombreuses chroniques plus tard, mon iPhone se retrouve légèrement moins encombré que d’ordinaire. Les deux semaines à ponts m’ont laissées de temps pour écouter de nombreux albums et même de m’offrir le luxe de … Continue reading

Neoprog

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Pour qu’il n’y ait aucun malentendu, il faut que je vous raconte une histoire.

Aux temps lointains du freeware et du shareware, avant l’open source, le Creative Commons,  vivait un informaticien, programmeur, qui pendant son temps libre, fabriquait des logiciels qu’il vendait sur Internet.

Sa maison d’édition se nommait JCLB Soft (il était jeune) et son pseudonyme était Zébulon. Sur son site web zéro,, chez Multimania, il proposait ces sharewares, parlait musique et présentait ses œuvres argentiques très médiocres. Comme quoi, peu de choses changent malgré le temps qui passe.

Ce site avait un nom, Neoprog, comme néo programmeur. Il est vrai que j’écoutais déjà Marillion, mais à l’époque, j’ignorais qu’il s’agissait de rock néo-progressif. Quand la musique prit le pas sur l’argentique (appareil détruit par de l’huile d’amande douce à la naissance de mon second garçon) et que l’ère du shareware fut tuée par Linus Torvalds, il ne me resta plus que la musique, Marillion, Sting, Kate, Gary Moore, Queensryche…, je conservais ce nom Neoprog et m’offrais même un domaine en .net. Neoprog.net était né. La musique devint mon unique obsession et j’élargis mes horizons avec IQ, Arena, Pendragon, toujours sans savoir qu’il s’agissait de néo-prog.

Quand je le compris, il était trop tard, Neoprog était devenu un webzine connu et le malentendu persista. Nous fument inondé de propositions de rock néo-progressif alors que mon cœur battait de plus en plus pour le metal prog. Nous fumes même conspués par une macédoine niçoise pour avoir osé parler de black metal dans nos colonnes. Que répondre poliment à ça ? Et ta sœur ?

J’ai pensé à changer de nom, de domaine, mais je ne suis ni metal prog, ni neo-prog, ni prog fusion, ni prog, j’aime juste la musique en dehors de toute cases, des étiquettes, des castes. Alors Neoprog, comprenez-le bien, est un webzine qui parle de musiques, celles qui nous font vibrer, un point c’est tout.

Ubique

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Je ne vais pas vous parler d’un célèbre roman de Philipp K. Dick aujourd’hui, je vais vous parler de mes problèmes. Vous doutiez-vous que j’avais des problèmes ? Si vous suivez ce blog, vous avez la réponse depuis longtemps. Pour les nouveaux venus, jugez par vous-même.

Je suis totalement débordé. J’ai un travail très prenant qui me conduit sur les routes de la région Grand Est plusieurs fois par semaine, de l’autoroute au chemin forestier en passant parfois dans des chemins agricoles, j’ai une famille, deux ados bougons, une épouse fantasque, plusieurs passions et je gère un webzine de rock progressif.

J’ai sur le feu quatre-cent-cinquante photographies que je n’ai même pas prises à développer, une interview franco-anglaise-espagnole de trente minutes à retranscrire en anglais puis à traduire en français, une autre à préparer, deux chroniques de rock progressif à finaliser, plusieurs albums à écouter, des textes à relire, d’autres à publier, des promotions à écouter/trier/jeter, des chroniqueurs fatigués à remotiver.

Si j’étais plusieurs, je pourrais traiter mon travail, le webzine, ma famille, le ménage, les courses, le potager, la photographie de grenouilles, les concerts, la préparation de l’anniversaire de ma femme, les repas chez les amis, les concerts classiques, metal et progressif, les livres à lire, les films à voir, le shopping, mon nouveau reflex et mon sommeil sans problème.

Mais je suis un. Tant mieux d’ailleurs, parce que sincèrement je ne supporterais mes doubles. Je suis certain qu’ils me laisseraient le travail rebutant, car je connais bien l’original. Ils critiqueraient ce que je fais, fanfaronneraient sur le blog au lieu de se consacrer à 100% à leur activités et pire que tout, ils seraient comme moi, imbus, prétentieux, grognons, migraineux, distraits, pénibles.

Je suis certain que eux aussi voudraient des doubles. Mettons que je me dédouble deux fois, un photographe, un chroniqueur et moi, qu’ils fassent de même à leur tour le lendemain, nous serions déjà sept en deux jours, quinze en trois jours, trente et un à l’aube du quatrième jour… Non ce n’est pas possible.

Alors, je me laisse déborder, je fais mon travail du mieux possible, enfin j’essaye, la vaisselle pour ne pas manger sur la nappe qui est sale, je dors un peu parce que je suis épuisé et je prends du retard sur tous mes dossiers, chroniques, photos, lecture, cinéma, jardin. Le webzine fonctionne encore, mais de justesse. La maison est vivable, mais à la limite de l’acceptable. Les ados nous rappellent les urgences, l’argent pour manger, le paquet de céréales vide, les slips au sale, la caisse du chat qui sent très très mauvais. Avec un coupecoupe, je me rends dans le potager où des plantes carnivores dépérissent faute d’arrosage et claquent un coup de mâchoire sur mon passage dans un dernier sursaut avant de mourir. Les moutons courent le plancher du salon, la salle de bain est en chantier, les CDs s’empilent sur la platine, le disque dur déborde de fichiers RAW et ma boite mail ne désemplit pas.

Vous croyez que je me plains ? Alors vous n’avez rien compris à rien. J’adore ça, être au taquet, ne plus savoir où donner de la tête, être sollicité de toute part. J’ai alors la sensation illusoire d’exister, d’être utile. Avec une passion supplémentaire pour occuper mes nuits, je suis certain d’atteindre le Nirvana.

Faites place (Dans mon iPhone n°14)

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Il fallait faire de la place dans mon iPhone, d’autant que de nouveaux albums arrivaient cette semaine, des choix cruels. Dans les nouveautés vous trouverez anasazi, Burntfield, The Dame et Tryo, autant dire des univers musicaux très différents. Je suis … Continue reading