Avez-vous déjà visité la Palestina ? Non ? Normal. C’est un territoire où le peuple juif s’est installé en Afrique Centrale avant la monté en puissance du nazisme.
Uchronie, univers parallèles, Aucune terre n’est promise est un roman étrange, décrivant les tensions géopolitiques induites par l’exode du peuple juif, dans le monde que nous connaissons aujourd’hui, où Hitler a provoqué l’holocauste, comme dans des univers parallèles qui ont connu des destins très différents.
Tout commence par le voyage d’un berlinois dans son pays natal, la Palestina. Un retour au pays pour voir son père, le général Tirosh, qui est mourant. Mais à peine le pied posé sur le tarmac, les choses dérapent et le roman bascule dans un thriller d’espionnage avant de virer au fantastique.
Un vieil ami meurt empoisonné après avoir supplié Tirosh de retrouver sa nièce Déborah qui a mystérieusement disparu. Entre souvenirs de son enfance en Palestina, arrestations, rencontres littéraires, enquêtes et sauts dans des réalités parallèles, le roman nous égare peu à peu dans l’univers de l’auteur.
Il y a du Philip K. Dick dans l’écriture de Lavie Tidhar et ce n’est pas forcément un compliment de ma part. Les histoires qui partent totalement en vrille dans d’autres réalités non explicitement nommées ont tendance à perdre le lecteur et rendre le roman très confus. Pour couronner le tout, l’auteur y mêle probablement ses propres traumas, comme la perte d’un enfant, un divorce, les conflits avec son père, complexifiant une intrigue déjà très chargée.
Cerise sur le gâteau, le roman fait référence à lui même. L’auteur parle d’un obscur écrivain de SF, Lior Tirosh, qui aurait écrit un livre intitulé Aucune terre n’est promise.
Dire que j’ai apprécié le roman serait exagéré. Il a eu au moins le mérite de m’intriguer.
45 millions de pixels et 20 images par seconde tout ça dans 910 grammes de technologie, Nikon vient de dégainer le Z 8.J’attendais un Z 6 sur vitaminé, Nikon a sorti un Z 9 allégé. Évidemment, ce n’est pas le même budget, car à 4599 euros, il y a de quoi rebuter plus d’un photographe amateur.
Le Z 8 est l’alter ego hybride du reflex D 850. Un boîtier robuste, dédié aux amateurs exigeants comme aux professionnels, qui sur le papier, se classe parmi les hybrides les plus performants.
L’annonce tombait le 10 mai même si nous savions déjà à quoi nous attendre. Le soir même les premières présentations fleurissaient sur YouTube et dans la presse.
Mais à ce prix là, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de la folie et commander un Z 9, après tout, le haut de gamme n’est que 1500 euros plus cher. Oui mais. Je vous ai déjà parlé de voyager et 400 grammes de moins, c’est toujours ça de gagné.
Le truc que j’attendais, c’était la présence d’un rideau de protection du capteur comme sur son grand frère, car Kase filter ou pas, l’encrassement du Z 6 est un véritable problème pour moi qui change régulièrement d’objectif sur le terrain.
Le Z 8 traine le même défaut que le Z 9, un pré focus en JPG au lieu du RAW contrairement à la concurrence. On espère toujours qu’une mise à jour viendra corriger ce gros défaut, car la fonctionnalité intéresse grandement les photographes animaliers ou de sport mais j’ai peur que ce soit une contrainte matérielle qui impose ça.
L’autonomie pourrait être un autre problème. Avec un tel processeur, il risque d’être plus gourmand que le Z6. Du coup le grip s’impose et la question de passer au gros monobloc du Z 9 se pose à nouveau.
Après 24h de réflexion, j’ai décidé de me lancer dans le pré commande du Z 8. D’ici la fin du mois, si tout va bien, je pourrai faire mes premières armes avec l’engin. Et comme je ne collectionne pas les boîtiers, je vais essayer de revendre le D 810 avec le seul objectif qui n’est pas compatible avec la bague FTZ, un zoom 24-85 qui possède un mode macro. Cela va alléger la facture.
Monture d’objectif : Z
Capteur d’image : FX, CMOS, 35.9 mm x 23.9 mm
Nombre total de pixels : 52.37 million
Système anti-poussière : Image sensor cleaning, Image Dust Off reference data (requires NX Studio)
Je vais vous parler d’un très sérieux candidat à l’album de l’année, ils ne sont pas si nombreux en fait.
Aisles est un groupe chilien d’art rock progressif qui m’avait ébloui, n’ayons pas peur des mots, en 2016 avec leur concept album Hawaï. Si j’avais bien aimé 4:45 am en 2013, Hawaï constitue un vrai virage dans leur carrière en proposant un univers sonore original sans parler de l’histoire.
Et puis les chiliens ont changé de chanteur et pour tout vous dire, les premières reprises de Israel Gil ne m’ont pas convaincu outre mesure, mais l’expérience de Marillion l’a amplement prouvé, il n’est pas aisé de changer de lead singer dans un groupe. Le premier single, ‘Thanks to Kafka’, m’avait peu emballé à sa sortie en 2021. Le phrasé d’Israël m’avait quelque peu dérangé comme son look adolescent pré pubère face aux cinq autres vieux barbus quadra du groupe. Cela ne m’a pas empêché d’écouter les titres suivants au gré de leurs publications sur Bandcamp comme le génial instrumental ‘Game Over’ qui conclut en beauté l’album.
Lorsque la pré commande fut disponible, je me suis encore lâché et cette fois, je ne le regrette aucunement. Beyond Drama raconte en neuf morceaux la pandémie de COVID-19 et la crise politique qu’a traversé le Chili ces dernières années. Aisles joue d’un rock progressif latino à la rythmique turbulente, aux claviers aux sonorité eighties et aux guitares omniprésentes sans donner pour autant dans le gilmourish. Bref c’est un groupe à part dans le paysage progressif.
Pour parler chiffres, l’album dure pas loin d’une heure avec des morceaux allant de deux à onze minutes. Pas d’édition vinyle pour l’instant et c‘est bien dommage car la pochette, cet écorché vif aux couleurs très glauques est plutôt réussi. Je me suis donc contenté du digipack et du tee shirt qui ont traversé l’océan Atlantique à la nage, passant entre les mailles des douaniers.
Dans Beyond Drama je retrouve beaucoup l’univers musical coloré de Hawaï ce qui n’est pas pour me déplaire évidemment. Il y a toutefois moins de bruitages et un seul monologue dans ce dernier album.
La pièce de choix n’est pas forcément la plus longue de l’album. C’est en effet ‘Megalomania’, un titre de seulement 6 minutes 25 qui a ma préférence ici avec l’instrumental ‘Game Over’. Et si j’ai eu du mal au début avec ‘Thanks to Kafka’, je trouve aujourd’hui qu’il s’intègre bien à l’album. ‘Megalomania’ au tempo relativement apaisé, brille par ces notes quasi aléatoires, façon Game Boy Advance, sur lesquelles se pose la voix plaintive d’Israël. Un texte, qui, il me semble, parle des personnes transgenres.
Certains grincheux pourraient reprocher la proximité de Beyond Drama avec Hawaï, d’ailleurs peut-être avaient-ils quelques enregistrements à recycler malgré le précédent double album. Pour ma part je trouve que Aisles a assis son style et que ce nouvel album est un des meilleurs de leur discographie. Vous pouvez l’écouter sur Bandcamp ou l’acheter en digipack au même endroit. Ne passez pas à côté, il rentre de ce pas dans mon top 2023, au sommet de la pile.
Voici un pavé de huit cent pages qui est tombé entre mes mains un jour où je n’avais plus rien à lire. Un roman de fantasy écrit par Patrick K. Dewdney qui n’est que le premier du Cycle de Styffe qui en comporte trois.
Styffe est un orphelin de sept ans vivant dans une ferme avec trois autres enfants en bordure de la ville fortifiée de Corne-Brune. Comme ces congénères, il est livré à lui-même toute la journée, errant de la Cuvette à la ville, mangeant une soupe maigre le soir et dormant dans une grange la nuit. Pendant huit cent pages, ce sont ses aventures que vous allez lire, jusqu’à ses treize ans.
Le roman se compose de trois parties principales :
La première se passe à Corne-Brume et c’est celle que j’ai préféré. Elle me rappelle beaucoup le roman Le Sang de la Cité. L’enfant évolue dans une ville avec ses intrigues, découvre le monde et grandit.
J’ai failli abandonner le livre au cours de la seconde partie. Styffe part avec un redoutable guerrier qui l’initie à l’art du combat. Cette partie est longue et relativement ennuyeuse au final, même si elle nécessaire pour aborder la troisième, la guerre.
L’auteur n’est pas avare en descriptions et si ses explications géo politiques me sont clairement passées au dessus de la tête, l’univers décrit est cohérent. Un monde médiéval où pointe de la sorcellerie, mais comme dans Capitale du Sud, celle-ci est juste évoquée à demi mot.
J’ai été au bout de ce premier tome, non sans mal, la question est de savoir si je vais me lancer dans la suite. Ce qui est certain, c’est que ce ne sera pas tout de suite. Une pause s’impose.
Trouver un créneau pour partir en vacances est une gageure chez nous. Entre le planning musical infernal de mon épouse et les contraintes du travail, cela relève clairement de l’exercice d’équilibriste. J’ai quand même mis en demeure ma chérie de me dégager une semaine rapidement parce que j’avais furieusement besoin d’une pause.
Restait à trouver une destination de rêve, et là c’était compliqué. Pour moi le rêve c’est une semaine à la maison à jardiner, me promener et faire de la photo. Pour elle, c’est partir de préférence vers le soleil alors que pour ma part j’aurais tendance à me reprocher du Pôle Nord.
Toutefois, nous rêvions depuis longtemps de visiter les ruines de Pompéii, comme quoi nos rêves ne sont pas si inaccessibles. Alors, d’un commun accord, nous avons choisi Naples, le Vésuve, Herculaneum et Positano pour poser nos bagages. Après avoir trouvé un vol jusqu’à Rome, une location de voiture, un hébergement à Castellammare di Sabia, une carte de la côte amalfitaine et un guide de la région, nous sommes partis pour l’Italie.
Cependant, avant de monter dans l’avion, il fallait programmer la semaine d’absence du célèbre influenceur que je suis. En effet, pas question de renoncer à mes précieux revenus publicitaires issus de YouTube et du blog. C’est vrai quoi, avec une centaine d’abonnés, une vingtaine de vues, mon activité Internet génère facilement cinquante pour-cent des revenus familiaux.
Il me fallait une chronique en images, trois clichés et deux articles de blog pour passer la semaine en douceur. Pour les chroniques, j’ai toujours un temps d’avance, ça ne posait pas de problème, il fallait juste que je m’assure qu’il n’y aurait pas une réclamation à la noix pour droits d’auteur comme avec Riverside. Floor Jansen n’a pas crié. Tout allait bien. Pour les articles de blog, j’avais également un peu de réserve, quelques brouillons en attente que je pouvais terminer et mettre en ligne.
Restaient les photos, et là, c’était plus compliqué. Car depuis quelques mois, sorti des concerts, des tentatives astronomiques, je n’ai pas grand chose en stock. Par chance il a beaucoup plu ce qui m’a permis de faire enfin une sortie arrosée en ville, objectif les reflets dans les flaques d’eau, un exercice au raz du sol et trempé pour des résultats finalement intéressants.
J’ai développé quatre photographies en noir et blanc, parmi les plus pertinentes de l’exercice, pour figurer sur mon compte Flickr. J’étais sauvé même si j’ai fait un bide total avec ces images.
Restait à arriver Naples. Et comme toujours, la galère commença dès Strasbourg avec un vol Volotea annoncé avec trente minutes de retard. Comme d’hab… Et trente minutes annoncées, c’est au moins une heure effective. Vivement la téléportation. Étrangement, l’avion arriva avec cinq minutes d’avance à Rome. Par contre il nous fallut une heure pour récupérer les bagages dans l’immense dédale de l’aéroport international et atteindre le parking où nous attendait la voiture de location.
Au lieu d’une Clio diesel, nous répartîmes avec un SUV hybride confortable ce qui n’était pas pour me déplaire étant donné la route à parcourir. Vers minuit trente et quelques errements, nous arrivâmes enfin au pied du Vésuve dont le cône se détachait dans la nuit noire.
Si l’avion et la voiture remplirent leurs promesses, la location fut plus décevante. Méfiez vous des photos sur les annonces. Notre deux pièces avec vue sur mer était en fait en sous-sol avec une cour à poubelles et mouches où un petit coin de grande bleue pointait le bout de son nez en haut des escaliers, le long d’une plage grise et très sale. Pour couronner le tout, la cloison entre notre chambre et celle de nos voisins devait être papier mâché. Le moindre bruit filtrait. Question pour intimité, bof.
Le premier jour, après une courte nuit, nous partîmes pour les ruines millénaires de Pompéii. Découvrir cette ville figée dans le temps depuis l’éruption cataclysmique du Vésuve est tout simplement incroyable. Rues, maisons, fresques, mosaïques, jardins, statues, commerces, temples, sépultures et habitants, tous figés dans la cendre pour l’éternité. Quatre heures de marche, une centaine de photographies, les premiers coups de soleil, les milliers de touristes, les guides, le soir nous étions sur les rotules.
Qu’à cela ne tienne, le lendemain, après une nuit ponctuée de sirènes d’alarmes, nous grimpâmes sur le Vésuve sans pouvoir accéder jusqu’au cratère faute de réservation en ligne. Puis nous suivîmes la coulée de lave jusqu’à Herculaneum où nous attendait une seconde cité romaine disparue, plus petite mais beaucoup mieux préservée que Pompéii. Une pizza napolitaine, un expresso et trois heures de marche plus tard nous nous écroulâmes sur le lit, vaincus par l’épuisement. Mais quel spectacle ! Des villas parfaitement conservées, du mobilier, des fresques couvrant les murs, des mosaïques, des barreaux aux fenêtres, il était aisé d’imaginer les romains vivant dans cette petite ville bâtie au bord de la mer, sur les premières pentes du Vésuve.
La troisième nuit fut sans sirène mais secouée par un feu d’artifice aussi bref qu’intense. Les Napolitains jouaient un match de foot de la coupe d’Italie le lendemain et comptaient bien le faire comprendre à tout le monde. Les rues étaient décorées aux couleurs bleues et blanches de l’équipe, banderoles, fanions, maillots, un vrai festival.
Nous, nous abandonnions les romains pour aller à la rencontre de la Grèce antique, un peu plus au sud de Salerne. Paestum, trois temples grecs et une ville dans un magnifique site classé par l’Unesco, les ruines grecques les mieux préservées au monde à ce qui paraît, des colonnes qui se dressent dans les prés fleuris non loin de la mer. Encore un site archéologique unique en son genre.
Après une quatrième nuit presque paisible, les averses calment les ardeurs des italiens, des chiens, des scooters, des alarmes et des feux d’artifices, nous partons sous la pluie pour la côte escarpée amalfitaine équipés de Kway. C’est le déluge ! Pour les belles lumières, on repassera. 70 km en trois heures sur des routes sinueuses et étroites où des voitures garées sur le bas côté bloquent la circulation. Un chaos total et impossible de s’arrêter à Positano où Amalfi à cause du manque de place de stationnement au bord de la route. L’enfer d’un premier mai pluvieux, en dehors de la saison touristique. Je pense qu’il faut le faire en bus pour ne pas se trouver à devoir rouler tout le temps. Nous avons pu nous arrêter tout de même deux fois, mais dans des villages nettement moins touristiques, qui malgré tout valaient le détour, même sous une pluie battante.
Après une nuit diluvienne, la météo ne semble pas s’arranger le matin. De très fortes averses inondent la cour intérieure de la location. Au programme Napoli, à condition d’arriver jusqu’à la gare sans se noyer. Une heure de train de banlieue dans des friches industrielles pour arriver au cœur de Napoli, des klaxonnes, du CO2, des cris et des rues vivantes.
Pourquoi en train lorsque l’on conduit un SUV hybride dernière génération ? Parce que c’est un gros SUV neuf et que les napolitains n’ont pas la même manière d’interpréter la signalétique routière qu’un Alsacien. Un stop signifie passe en force, la ligne blanche sert de médiane pour le châssis, les feux tricolores sont des restes des décoration de Noël, la voie de droite sert à circuler dans les deux sens, l’accélérateur se situe sur le klaxonne, les clignotants décorent les manèges des fêtes foraines et les rayures sur la carrosserie font partie des options gratuites du constructeur.
Pas de chance, c’est jour de grève, problèmes de transports, musées fermés, il va falloir improviser ce qui n’est finalement pas si mal car nous découvrons les rues milanaises qui regorgent de vie. Nous arrivons tout de même à visiter la magnifique église Gésu Nuovo, le musée religieux à proximité (les curés ne font pas grève) et à monter en funiculaire au château Sant Elmo qui domine la ville. Pour le retour, après une longue marche, il nous restait encore le train. Sachez que deux lignes de transport, la une et la deux, avec deux gares différentes et plusieurs compagnies déservent Castellemmare di Sabia où nous logions. Autant au départ ce fut relativement simple, autant au retour ce fut l’enfer. A la gare centrale nous avons acheté les billets mais lorsque nous avons cherché notre train, nous ne savions pas d’où nous partions, avec quelle compagnie et à quelle heure. Heureusement pour nous les napolitains sont affables, serviables et patients. En France, on nous aurait certainement envoyé paitre depuis longtemps.
Il ne restait plus qu’une journée à passer en Italie sans parler du retour sur Rome avec encore une fois une météo maussade au programme. Allions-nous visiter Capri, la villa de Poppée, retourner à Pompéii, tenter la côte ? Suspens… Il fallait déjà sécher nos guêtres dans un appartement mal aéré, au sous-sol, sans chauffage avec deux clims poussives.
Le matin, après avoir écouté le film et les rires de nos voisins allemands jusqu’à 00h30, nous avons voté pour un retour à Pompéii, afin de visiter des parties du site que nous avions négligé de voir le premier jour. Et finalement, la météo était nettement plus clémente que prévue. Une longue promenade de 10h30 à 15h30, de l’amphithéâtre jusqu’au forum en passant par des palais et villas romaines, en empruntant les rues pavées, bordées de publicités datant d’il a plus de deux millénaires. Dépaysement garanti malgré les groupes de touristes.
Il fallait bien neuf heures pour visiter ce site d’exception. On y serait bien resté encore une journée d’ailleurs si nous avions pu. Car oui, nous aimons les ruines, les mégalithes, les vestiges romains ou grecques, sans doute plus que les plages de sable fin et les mers azurées. Nos vacances, nous les passons ainsi, sans pour autant nous cultiver réellement, juste pour le plaisir des yeux, pour cette sensation de voyage dans le temps.
Le lendemain, nous répartîmes au 21eme siècle, ses autoroutes et ses aéroports. Deux heures trente de route sous le soleil printanier et un avion à l’heure à Rome. Les vacances étaient terminées.
En 2019, le groupe Shores of Null m’avait fait très forte impression avec Beyond The Shores, un titre album de trente-huit minutes accompagné d’un film qui racontait les étapes du deuil. Alors, lorsqu’ils ont annoncé leur nouvel album studio The Loss Of Beauty, je n’ai pas hésité une seconde et j’ai commandé la totale.
Quand je dis la totale, c’est la totale. L’enregistrement numérique, le digipack, le tee shirt et deux éditions vinyles différentes limitées respectivement à 100 et 300 exemplaires. Oui des fois je déconne complètement, surtout ici, parce que je n’avais pas vu qu’il y avait deux fois le même vinyle sorti de la couleur.
Et pour tout vous dire, je regrette un peu la dépense. The Loss Of Beauty ne possède pas la puissance évocatrice de Beyond the Shores. Il faut dire que cette fois, nous avons à faire à onze morceaux de une à six minutes avec seulement deux instrumentaux et pas de violon ni de chant féminin en contrepoint du growl.
Il s’agit d’un album doom gothique et sombre on ne peut plus classique au final qui manque de caractère. The Loss Of Beauty parle de la beauté que l’on découvre dans tous les petits moments éphémères et imparfaits de la vie. Un thème à l’image de la pochette minimaliste , ces branches dépouillées où ne subsistent que quelques fruits rouges.
Au milieu de ce doom post-metal hurlé, deux titres brisent la monotonie ambiante : l’instrumental ‘The First Son’ où pointe un violoncelle et du piano et ‘Nothing Left To Burn’ où la voix de Davide sort un peu du registre habituel. Chant clair un tantinet théâtral et growl se partagent les paroles sur des guitares électriques mandolines, riffs chargés et double pédale trépidante. Une musique qui se rapproche plus du post metal que du doom du fait de son tempo infernal.
Je serai tenté de dire que cela manque de nuances et que sans la voix de Davide qui sait m’émouvoir parfois comme dans ‘Darkness Won’t Take Me’, j’aurai été vraiment déçu. Il est vrai que dans le cas ‘Beyond The Shores’, le support visuel du clip contribuait pour une bonne moitié à la fascination de cet album. En plus la musique flirtait nettement plus avec un doom qui convient mieux à ma mélancolie naturelle.
J’aurai aimé un peu plus de ‘The First Son’ et un peu moins de ‘Destination Woe’ dans ce nouvel album même si à gré des écoutes, un titre comme ‘A Nature In Disguise’ se détache agréablement de l’ensemble.
Bon, ça m’apprendra à acheter sans lire la composition sur l’étiquette. Mais si je ne vous ai pas dégoûté, vous pouvez l’écouter sur Bandcamp.
Comment ça, vous ne connaissez pas Pavel Bahtinov ? Vous n’avez jamais lu Guerre et Paix, Anna Karénine ou La Maison Russie !
Bon je l’avoue, ces ouvrages n’ont rien à voir avec l’astronome russe Pavel Bahtinov. D’ailleurs, la semaine dernière je ne connaissais même pas son nom.
J’ai entendu parler de lui dans un article traitant de la mise au point en photographie astronomique sur le blog Astronomie Pratique que je vous recommande au passage. Pavel Bahtinov à conçu un masque à installer sur sa lunette ou son télescope pour faciliter la mise au point.
Comment ça marche ?
Si vous avez fait un peu d’optique, vous avez probablement entendu parler des diffractions. La lumière étant une onde, lorsqu’on lui oppose des obstacles d’une certaine taille, elle se comporte d’étrange manière, créant des figures géométriques caractéristiques. Les diffractions.
Le masque de Bahtinov, une simple grille en plastique placée au sommet de votre instrument, permet de dessiner des figures qui vont vous aider à faire la mise au point de votre instrument. Dans l’illustration ci dessus vous pouvez voir le masque à gauche et la figure de diffraction à droite obtenue en pointant une étoile lorsque la mise au point est bonne.
Mais je ne suis pas là pour plagier l’article de Astronomie Pratique. Par contre, lorsque j’utilise mon appareil photo au cul du télescope, j’ai pas mal de difficulté à faire une bonne mise au point sur l’écran du Z6 II. Donc la méthode du masque de Bahtinov m’interagissait au plus au point.
Sauf que, sur Astroshop.de, un masque de Bahtinov pour mon instrument se vend 39,90 euros et dans l’article il conseillait celui de Vincent, réalisé avec une imprimante 3D, qui lui est vendu 34,90 euros. Un peu cher pour un bout de plastique.
C’est alors que j’ai eu une illumination, si le masque pouvait être imprimé en 3D, il devait exister des fichiers pour le réaliser sur la toile. Et en effet, sur Guithub vous trouvez un générateur SVG de masque de Bahtinov et sur Mito3D vous trouvez également des fichiers d’impression.
Sauf que je n’ai pas d’imprimante 3D. Par contre j’ai un fils très geek qui dispose de trois imprimantes, deux à résine et une à filament et qui ne désire qu’une chose, imprimer des trucs pour ses gentils parents. Il nous a déjà réparé le pommeau de douche, imprimé un système d’irrigation pour le potager alors quand je lui ai demandé de m’imprimer un masque de Bahtinov en lui promettant une bière, il revenait à la maison, trois heures plus tard avec un machin rond de couleur orange que j’allais pouvoir fixer au sommet du télescope et deux bières locales pour se réhydrader.
J’avoue, il a fallu poncer le masque pour le mettre en place, mais c’est de ma faute, je lui avais fourni un modèle pour un instrument dont le miroir secondaire était plus petit. Il va m’en imprimer un nouveau plus adapté.
D’après mon fils, le masque a couté 1.80 euros en matière plus deux heures d’utilisation de son imprimante à filament soit environ 0,17 euros. Allez, on va arrondir tout ça à 2 euros sans parler des deux bières offertes. Une très bonne affaire, surtout que la bière était très bonne.
Par contre, vu la météo de ces derniers jours et celle à venir, impossible de tester le masque, le nouvel oculaire réticulé et les filtres planétaires récemment achetés. Je piaffe d’impatience de pouvoir sortir à nouveau le télescope pour réaliser de nouvelles images de meilleur qualité. En attendant, voici mes derniers essais qui ne demandent qu’à être améliorés, l’amas M 37 en haut et la galaxie M 82 en bas.
En photographie, la préparation de son sac est primordiale. Il ne faut pas se retrouver sur le terrain avec l’image de rêve devant les yeux et pas la bonne focale pour la capturer. Il y a bien entendu des sacs spécialisés comme pour l’astronomie, la photographie animalière ou encore les concerts, mais pour le quotidien, j’ai deux recettes qui couvrent presque tous les situations.
Idéalement je dois couvrir une focale allant de 24 mm à 200 mm pour mes besoins principaux. C’est même vrai en concert. Au delà de 200 mm, autant s’approcher du sujet sauf s’il est très farouche ou accroché aux étoiles.
Pour couvrir cette plage de focale je dispose de plusieurs optiques. Un zoom Nikkor 24-85 mm f 2.8-4 monture F, un zoom Nikkor Z 24-200 mm f 4-6.3, un zoom Nikkor Z 24-70 mm f 2.8 et un zoom Tamron 70-200 mm 2.8 en monture F. Bien évidemment les deux derniers sont mes préférés même s’ils sont lourds et encombrants.
Le premier, le Nikkor 24-85 possède l’intérêt de disposer d’un mode macro en plus d’être compact. Mais il ne fonctionne pas avec mon adaptateur FTZ pour être monté sur le Nikon Z6 II et possède pas mal de défauts optiques.
Le Nikkor Z 24-200 couvre toute la focale requise et est léger, mais lui aussi ne brille pas par ses performances optiques même s’il est nettement meilleur que le précédent. Je l’utilise avec le Nikkon Z6 II pour voyager léger, pendant les promenades et les voyages. Il tient dans petit étuis Manfrotto. Autant dire la solution compacte et légère, c’est ma première configuration.
Le Nikkor Z 24-70 2.8s (il en existe un autre ouvert à f 4) est une petite merveille, lumineux et au piqué irréprochable, mais il est lourd à mon goût. Je l’emporte lorsque je désire vraiment une belle image ou que je suis dans des environnements sombres. Son compagnon de route est naturellement le Tamron 70-200 fixé avec la bague FTZ. Une belle optique qui complète la focale.
Cela donne un sac avec deux objectifs et un boîtier, un peu plus de trois kilogrammes sans l’emballage ce qui reste relativement raisonnable pour crapahuter longtemps en montagne. C’est cette seconde configuration que j’emmène pour mes promenades dédiées à la photographie en solitaire.
Ne me jugez pas si hâtivement et ouvrez plutôt vos oreilles. D’accord, ce n’est pas un album de prog, encore moins de métal, c’est presque de la variétoche en fait. Mais voilà, j’adore Floor Jansen depuis qu’elle a poussé pour la première fois la chansonnette avec Arjen Lucassen.
Je reconnais ma faiblesse mais je suis sûr que plein de gros métalleux tatoués vont acheter l’album en cachette de leur chérie occupée à boire des fûts de bière. J’apprécie les belles voix capables de m’éblouir en studio comme en live. Et Floor est de cette trempe comme Marcela ou Annecke. D’ailleurs, si j’ai écouté le dernier Nightwish, c’était principalement pour la voix de Floor.
Paragon est un petit album narcissique de dix titres. Narcissique car c’est Floor qui pose sur la pochette. Petit car il ne dure que trente cinq minutes. Ça nous donne des morceaux format radio entre le court 2 minutes et 55 secondes et un grand format de 3 minutes et 49 secondes.
Tout ça est bien entendu furieusement commercial faut quand même l’avouer, mais c’est si bon. Paragon me fait penser au tout premier Evanescence avec Amy Lee. Une voix fabuleuse au service d’une musique entre variété et métal.
J’avoue que le troisième titre ‘Invicible’ est un peu too much pour mon seuil de tolérance habituel. Mais noyé dans la chantilly, ça passe crème.
L’album offre tout une palette d’atmosphères, de l’éclectro soft ‘Paragon’ au symphonique ‘The Calm’ en passant par l’acoustique ‘Hope’ sans oublier le très eighties ‘Invicible’ et un ‘Come Full Circle’ à la Barbra Streisand.
Evidemment, Floor fait énormément à la réussite de cet album par ses performances vocales éblouissantes. Mais les compositions ne sont pas en reste ici loin de là. Et si je devais ne retenir qu’un seul morceau, ce serait sans doute ‘Storm’ ou ‘Fire’.
Avant de recevoir le vinyle crème, ne pouvant patienter plus longtemps, j’ai commandé l’album sur iTunes (oui je sais, c’est mal).
Floor Jansen possède bien un acompte Bandcamp mais hélas Paragon ne figure pas dessus. Sans doute encore un bataille de distribution et de droits à con chez les majors.
Toujours est-il que Paragon passe en boucle à la maison en attendant de recevoir la galette mais j’avoue que l’enthousiasme débordant du début s’est tout de même un peu émoussé au fil des écoutes.
Amis esthètes, prenez peur, car Paragon figurera probablement dans mon top 2023 et j’attends le vinyle avec impatience. J’espère seulement que pour son prochain album solo, Floor prendra un peu plus de risques histoire de nous éblouir tous et toutes.
Oui, c’est triste à dire mais la troisième saison de Mandolorian est terminée. Il s’agit toujours du même format que pour les deux premières, huit courts épisodes d’une trentaine de minutes chacun. Ça fait seulement quatre heures de visionnage, c’est plus que Avatar 2 mais c’est nettement moins chiant.
The Mandolorian raconte l’histoire d’un mercenaire ou plutôt un chasseur de prime qui s’entiche d’un bébé Yoda qu’il devait au départ capturer. Et comme ce petit machin vert appellé Grogu est relativement convoité, la vie du mandalorien va notablement se compliquer.
Cette nouvelle saison s’attache principalement à décrire les mandaloriens, de plein de manières différentes : la planète détruite de ce peuple presque toujours revêtu d’un casque, les factions rivales (port du casque obligatoire ou pas), les rituels de leur civilisation (tu prends comment tes repas avec un casque), la répartition du pouvoir (si tu n’a pas le sabre noir, tu ne commande pas), leur emblèmes etc…
On y retrouve notre mandalorien taciturne avec sa creature jedi verte ‘’vraiment trop mignonne’’ qu’il trimballe presque partout. La saison débute d’ailleurs par une visite sur la planète Mandalore ruinée pour une purification rituelle.
Cette saison trois est l’occasion de belles batailles avec des vaisseaux, de vols en jet packs, de combats et de quelques gags. Sans allez jusqu’à dire que c’est la meilleure des trois, je la classe, disons, dans mon top trois…
C’est comme ça que j’aime Star Wars, des vaisseaux, de la baston, de l’exotisme et des bon acteurs masqués. En plus ils ont enfin trouvé une armure qui résiste au lance pierre pour les storm troopers, c’est pas trop tôt.